AI Engineer Paris 2026

IA & data23–24 septembre 2026Paris, Station F2e édition

Thème : AI engineering : agents en production, software factories, inférence, voix, IA ouverte et souveraine

2e édition, 23 (soirée d'ouverture) & 24 septembre 2026 à Station F, organisée avec Mistral. ~1 000 participants annoncés, ~55 speakers, 6 salles (Main Stage, deux Discovery Tracks, Creativity Room, Expo Stage, workshops).

Le goulot n'est plus la génération (code, images, voix) mais tout ce qui l'entoure : revue, garde-fous, évaluation, sécurité des agents, latence et coût de l'inférence ; en parallèle, Mistral pousse une IA européenne souveraine de bout en bout, du datacenter au harness.

16 sessions résumées · 15 vidéos · mise à jour le jeudi 8 octobre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Programme officiel complet (57 sessions sur ai.engineer) et transcriptions automatiques des deux lives officiels de la Main Stage (1 h 13 le 23/09, 8 h 44 le 24/09) sur la chaîne YouTube AI Engineer, lus intégralement le 25/09. Complément du 25/09 : recherche Bluesky (4 posts, dont 2 de Matt Pocock (speaker) et 1 d'un sponsor, Descope) et 7 recherches web (LinkedIn, blogs, hashtags) sans aucun post ni article de participant trouvé. Au 26/09 : vidéo individuelle de Matt Pocock (transcript), nouvelle recherche Bluesky et 6 recherches web, toujours sans retour de participant. Au 27/09 : 5 recherches web supplémentaires (LinkedIn, blogs, hashtag) sans nouveau retour ; 7 vidéos publiées le 26/09 sur la chaîne vérifiées puis écartées (talks du World's Fair 2026, absents du programme de Paris). Au 28/09 : 6 recherches web (LinkedIn, blogs, X, hashtag) sans nouveau retour ; les 80 dernières vidéos de la chaîne comparées au programme, aucune nouvelle vidéo de Paris (les 10 publiées le 27/09 viennent d'autres éditions). Au 29/09 : 160 dernières vidéos et 15 derniers lives de la chaîne comparés au programme (aucune nouvelle vidéo de Paris), recherche YouTube (live Jour 2 de la chaîne Mistral, identique au live AI Engineer ; résumé vidéo en chinois de la soirée d'ouverture par Jim AI Notebook, fait d'après le live), recherche Bluesky (aucun post depuis le 25/09) et 6 recherches web sans nouveau retour de participant. Au 30/09 : 60 dernières vidéos, playlists et lives de la chaîne AI Engineer, chaîne Koyeb (hôte des vidéos 2025) sans vidéo de Paris 2026 ; recherche Bluesky (1 nouveau post : impression générale d'Erica Pisani, speaker Sentry, 29/09) et 3 recherches web sans retour de participant. Au 01/10 : 5 recherches web, dont le premier compte-rendu de participant (article de Job Rietbergen sur le blog de Kilo, 30/09) ; 4 vidéos publiées le 30/09 sur la chaîne (Reock, Khalaf, Voss, Luzin) vérifiées puis écartées (étiquetées « AI Engineer World's Fair », speakers absents du programme de Paris). Au 03/10 : 9 vidéos publiées les 02 et 03/10 sur la chaîne (Docker, Traversal, DatologyAI, Meticulous, Browserbase, Cast AI, Exa, Apify, Qdrant) vérifiées puis écartées (descriptions « Recorded at the AI Engineer World's Fair 2026 in San Francisco », speakers absents du programme de Paris) ; playlists et lives de la chaîne relus, toujours sans playlist Paris 2026 ; 8 recherches web (LinkedIn, blogs, Medium/dev.to/Substack, hashtags, X/Bluesky) sans nouveau retour de participant (les autres résultats concernent l'édition 2025). Au 04/10 : 7 vidéos publiées les 03 et 04/10 sur la chaîne (Srivastava/Oracle, Nebius, Crusoe, Google DeepMind, Neo4j, VS Code, Datadog) vérifiées puis écartées (descriptions « Recorded at the AI Engineer World's Fair 2026 in San Francisco » ; la vidéo Crusoe porte sur un sujet proche de la session parisienne de Connor Guerrero, mais avec trois speakers et enregistrée à San Francisco) ; chaîne Koyeb, playlists et lives relus sans vidéo de Paris 2026 ; 5 recherches web (LinkedIn, blogs, Medium/dev.to/Substack, titres de sessions parallèles) sans nouveau retour de participant. Au 05/10 : 6 vidéos publiées le 04/10 sur la chaîne (AWS, Sourcegraph, PayPal, Temporal, AssemblyAI, Composio) vérifiées puis écartées (descriptions « Recorded at the AI Engineer World's Fair 2026 in San Francisco », speakers absents du programme de Paris) ; 40 dernières vidéos et playlists de la chaîne AI Engineer et chaîne Koyeb relues sans vidéo ni playlist Paris 2026 ; recherche Bluesky (aucun post depuis le 29/09) et 6 recherches web (LinkedIn, blogs, Medium/dev.to/Substack, speakers des sessions parallèles) sans nouveau retour de participant. Au 07/10 : 12 vidéos publiées les 06 et 07/10 sur la chaîne (Stigg, Resolve AI, Akamai, PlanetScale, Braintrust x2, Langfuse, Tessl, OpenAI, PayPal, Docker, Modal) vérifiées puis écartées (9 décrites « Recorded at the AI Engineer World's Fair 2026 in San Francisco », 3 dans la playlist « Full Workshops: AI Engineer World's Fair 2026 », dont le workshop d'une heure de Charles Frye, distinct de son talk parisien) ; playlists de la chaîne relues sans playlist Paris 2026 ; recherche Bluesky (aucun post depuis le 04/10) et 4 recherches web (LinkedIn, blogs, slides) sans nouveau retour de participant. Au 08/10 : 8 vidéos publiées les 07 et 08/10 sur la chaîne (AWS, Snyk, Factory, BAND, Google DeepMind, Sonar × McKinsey, Runlayer, LlamaIndex) vérifiées puis écartées (toutes décrites « Recorded at the AI Engineer World's Fair 2026 in San Francisco » ; les vidéos Factory et Sonar ne sont pas les sessions de l'Expo Stage parisienne) ; playlists des chaînes AI Engineer et Koyeb relues, toujours sans playlist Paris 2026 (les playlists « AIE Europe 2026 » concernent une autre édition) ; 4 recherches web (LinkedIn, blogs, hashtags) sans nouveau retour de participant.

Limites : Synthèse fondée surtout sur ce qui a été dit sur scène : hors réactions de l'MC captées dans le live, un seul compte-rendu de participant (Kilo, éditeur d'outils d'agents de code, donc non neutre). Seule la Main Stage est filmée ; les ~40 sessions des Discovery Tracks, de la Creativity Room, de l'Expo Stage et les workshops ne sont connues que par leur descriptif. Au 08/10, un seul talk de Paris publié en vidéo individuelle (les vidéos récentes de la chaîne viennent du World's Fair 2026) et aucune playlist Paris 2026 ; en 2025, les vidéos individuelles n'avaient été publiées que les 23/10 et 05/11 (chaîne Koyeb). Transcriptions automatiques (noms propres parfois déformés, début du talk d'ouverture absent du replay AI Engineer ; le live Jour 1 de la chaîne Mistral, plus long, n'a pas pu être transcrit : 429 YouTube les 26, 28, 29, 30/09, 01/10, 03/10, 05/10, 07/10 et 08/10), J+1 à J+14.

Synthèse globale

1. Software factories : le mot de l'édition, et son revers

Le terme revient dans presque tous les talks de la Main Stage et dans une demi-douzaine de sessions parallèles (Factory, Alpic, Otto Group côté programme). L'animateur le présente comme le thème de la soirée d'ouverture ; Matt Pocock le qualifie de « plus gros buzzword de la journée ». Mais le discours sur scène est nettement moins euphorique que le mot : Kitze parle de « slop factories » et décrit des organisations faites de « meat proxies » qui relaient des sorties de LLM sans les lire, et Pocock prévient qu'une usine sans freins devient un « slop cannon ». Côté programme, Alpic annonçait un retour d'expérience au titre explicite, « Why Software Factories fail », sur une tentative de faire écrire 100 % du code par des agents ; selon le seul compte-rendu de participant trouvé, l'agent y a échoué sur le travail d'exigences produit (Job Rietbergen, blog Kilo). Ce même participant résume l'ambiance : « tout le monde construit une software factory, et tout le monde cherche encore ». Et Otto Group rappelait que « le greenfield est facile, le brownfield paie les factures ».

2. Le goulot se déplace vers la revue et l'attention humaine

C'est le fil le plus net entre les sessions. Pocock en fait tout son talk : les agents rendent trivial le fait d'ouvrir une PR, la revue humaine devient le point d'étranglement, et la réponse passe par des checks plus difficiles à contourner, une revue automatique séparée de l'implémentation et des PR lisibles par un humain. Côté programme, Mistral consacrait une session au « Human Attention Budget » et Crash Override à « la longue traîne du done » : plus de tokens, de lignes et de PR, sans forcément livrer plus vite. Cognition aborde le même problème sous l'angle du contexte : un agent seul ne passe pas à l'échelle d'un codebase entier. Point commun : le travail utile se déplace de la génération vers la vérification, et cela se conçoit comme un système (règles, rétrospectives, sélecteurs déterministes) plutôt que comme une vigilance individuelle.

3. Sandboxes, permissions, injections : la sécurité des agents devient un sujet d'infrastructure

Plusieurs intervenants sont arrivés au même endroit par des chemins différents. Chez Kitze, c'est l'anecdote vécue : un agent qui efface une base de production depuis un worktree, d'où des mini-VM jetables par tâche. Chez Mistral (Lélio Renard Lavaud), c'est la démo d'une injection de prompt via une issue GitHub, bloquée par une politique réseau définie par l'admin, avec des privilèges accordés dynamiquement. Dans le panel, Yann Léger fait des sandboxes une nouvelle catégorie d'infrastructure, qui ramène les CPU dans l'équation. Les sessions parallèles non filmées allaient dans le même sens : Škoda Auto (limites d'outils, chaîne d'approvisionnement MCP et skills), AuthZed (autorisations ReBAC pour agents), Cast AI (« paranoid sandbox »), Cloudflare (« a computer, not a container »), E2B (machines forkables).

4. L'inférence, chantier d'ingénierie à part entière

La moitié de la journée du 24 parlait de latence et de coût plutôt que de modèles : le playbook de Modal (décodage spéculatif, quantification validée par évals, routage tenant compte du KV cache, kernels en dernier), le backend Transformers de vLLM (Hugging Face), l'efficacité de Gemma 4 (DeepMind), le serving voix sous 300 ms (Gradium), la diarisation à 400 ms (pyannoteAI). Le panel Mistral × NVIDIA ajoute la vue « usine » : le rack NVL72 comme unité d'allocation, la convergence des pools d'entraînement et d'inférence, le cache distribué comme prochain goulot. NVIDIA oppose l'« outcome maxing » au token maxing, et Mistral note que certains workflows consomment une quantité anormale de tokens pour leur résultat : la sobriété en tokens redevient une question d'ingénierie. Job Rietbergen (Kilo) en tire une règle côté participants : les petits modèles décident, les gros écrivent le code, en citant un « modèle de décision » (Jev, de TypeSafe) lancé deux semaines avant la conférence, qui renvoie une décision et une probabilité plutôt que du texte.

5. Voix et multimodal : l'identité, la latence et la conversation réelle

L'édition fait une large place à la voix, avec ElevenLabs, pyannoteAI, Gradium et les modèles audio de Mistral. Les messages se complètent. La latence brute est presque résolue, mais pas la conversation réelle : parole superposée, back-channels, plusieurs locuteurs, outils. C'est la « couche manquante » selon Olivier Teboul, et la raison du passage au temps réel chez Hervé Bredin. Côté génératif, BFL et ElevenLabs racontent la même bascule : concevoir le système qui produit les sorties plutôt que les sorties elles-mêmes, avec la modération et la revue à grande échelle comme surfaces produit. FLUX 3 Action (un modèle vidéo qui pilote un bras robot) et la démo du Reachy Mini (Arm) prolongent le thème vers l'IA physique et l'edge.

6. Une conférence très européenne et très « souveraine »

Organisée avec Mistral, l'édition en porte la marque : keynote de clôture du jour 1 par Mistral, panel Mistral × NVIDIA, une Creativity Room largement occupée par des sessions Mistral (OCR, agents SDK, Own Your Agent, modèles locaux). Le récit de la souveraineté est chiffré sur scène : datacenter de 10 MW près de Paris, 200 MW annoncés pour l'an prochain et 1 GW d'ici 2030. En toile de fond, Clemens Rawert (Langfuse) apporte une mise en perspective économique : l'infrastructure IA représente déjà ~1,8 % du PIB US, et les révolutions techniques mettent des décennies à apparaître dans la productivité, parce qu'il faut réorganiser le travail. Stripe ajoute la vue marché : des entreprises IA mondiales dès la première année, et des agents qui lisent déjà davantage la documentation que les humains.

7. Tensions et limites du corpus

  • Tension non résolue : la même scène vante l'autonomie des agents (factories, orchestrateurs, harness unifié) et accumule les garde-fous (revue, sandboxes, politiques, évals). Personne ne prétend que l'autonomie complète fonctionne aujourd'hui ; Kitze reconnaît « je n'ai toujours pas beaucoup livré » malgré son empilement d'outils.
  • Discours d'éditeurs : presque tous les talks de la Main Stage sont donnés par des entreprises qui vendent la solution au problème qu'elles décrivent (Stripe, Modal, Arm, Cognition, Gradium, Mistral). Les chiffres (croissance, latence, gains de coût) sont ceux annoncés sur scène, non vérifiés.
  • Biais du corpus : un seul compte-rendu de participant a pu être lu (Job Rietbergen, publié le 30/09 sur le blog de Kilo, éditeur d'outils d'agents de code qui conclut sur ses propres produits). Il retient cinq thèmes (software factories, goulot des PR, taille des modèles, garde-fous, souveraineté) qui recoupent ceux de la scène, et conclut qu'« une usine qui livre 10 fois plus de code n'aide que si l'on peut faire confiance à ce qui en sort ». Pour le reste, cette synthèse reflète ce qui a été dit, pas ce qui a été retenu. Seul regard extérieur trouvé : un résumé vidéo en chinois (Jim AI Notebook), réalisé d'après le live, qui lit les trois talks d'ouverture comme une réponse à une même question : pourquoi le modèle progresse vite alors que le travail change lentement. Seule impression publiée d'une intervenante de l'Expo Stage : Erica Pisani (Sentry, speaker) retient la variété de ce que les gens construisent avec l'IA et de « ce qu'ils attendent de leur plateforme d'observabilité », et salue l'organisation de Mistral (Bluesky, 29/09). Les sessions parallèles, dont celles qui annonçaient des REX en contexte réglementé (Škoda, Datadog), ne sont connues que par leur descriptif.

Actions concrètes citées

  1. Ne pas mettre ses standards de code dans l'agent qui implémente : les confier à un agent de revue séparé, qui committe ses corrections (Pocock).
  2. Qualifier chaque PR en one-way / two-way door et en rayon d'impact pour concentrer la revue humaine là où elle compte (Pocock).
  3. Transformer chaque commentaire de revue récurrent en check automatique ou en règle via une rétrospective régulière des sessions d'agents (Pocock).
  4. Donner à chaque tâche d'agent un environnement jetable et isolé : un worktree Git n'est pas un sandbox (Kitze).
  5. Pour les tâches à l'échelle du codebase, découper par sélecteurs déterministes et sous-agents à contexte borné (map-reduce agentique, Cognition).
  6. Traiter l'agent comme un acheteur et un lecteur : docs et onboarding conçus pour lui (Stripe).
  7. Anticiper la fraude dès le lancement (multi-comptes, abus du pay-as-you-go) et rapprocher usage et facturation (Stripe).
  8. Optimiser l'inférence dans l'ordre : charge et matériel, décodage spéculatif, quantification validée par évals, routage par KV cache, kernels en dernier (Modal).
  9. Outiller la revue à grande échelle quand un pipeline génère des millions de sorties (ElevenLabs).
  10. Bloquer les injections de prompt par des politiques définies au niveau de l'entreprise plutôt que par la vigilance de chaque utilisateur (Mistral).

Session par session

Mercredi 23 septembre

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What Can Economic History Teach Us About the AI Moment?

Clemens Rawert — Langfuse

  • L'IA comme « GPT » au sens des économistes (general purpose technology) : technologie pervasive, améliorable longtemps, à fortes complémentarités — et en même temps une technologie qui accélère l'invention elle-même.
  • Les révolutions techniques mettent des décennies à apparaître dans la productivité : machine à vapeur inventée en 1712, effets visibles vers 1830 ; électrification des usines US en 30-40 ans parce qu'il fallait redessiner l'usine (un moteur par machine) ; paradoxe de Solow (1987) résolu seulement fin des années 1990 par le changement organisationnel. Idée de courbe en J : l'investissement initial freine la productivité avant de l'accélérer.
  • Ordres de grandeur d'investissement cités : railway mania britannique à 5-7 % du PIB dans les années 1840, fibre à 1-1,5 % du PIB US en 1999, infrastructure IA à ~1,8 % du PIB US cette année, ~3 % projetés en 2028. Pas de verdict sur la bulle, mais l'infrastructure surconstruite (rails, fibre noire) a souvent servi plus tard.
  • Message de fin : la technologie avance à « deux horloges » (invention rapide, diffusion lente) ; la valeur viendra de ceux qui « recâblent » les organisations — « ce que la plupart d'entre nous faisons toute la journée ».
  • Limite : le début du talk manque dans le replay (le live démarre en cours de présentation).

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The next level of AI engineering

Kitze — Sizzy

Retours : Job Rietbergen (Kilo), article de blog du 30/09

  • Suite de son talk précédent « from vibe coding to vibe engineering » : on passe maintenant aux « software factories » (qu'il surnomme aussi slop factories).
  • Typologie provocatrice : les « slop grenade throwers » (on génère, on ne relit pas, on jette la PR au collègue), les « meat proxies » (on recopie la demande du manager dans un LLM et on renvoie la réponse sans la relire) — il prédit des licenciements pour ces derniers —, et les vrais AI engineers qui construisent un système autour de leur process.
  • Retour d'expérience très concret : harness minimaliste (Pi), sessions persistantes dans le terminal, laptop réduit à une « télécommande » vers des machines distantes (Proxmox, VM isolées pour ses agents), quatre abonnements à 200 $ derrière un load balancer, un MCP unique qui agrège ses connecteurs, des skills servis par MCP plutôt qu'en fichiers Markdown dispersés.
  • Leçon principale : un worktree Git n'est pas un sandbox — un agent a effacé sa base de production (restaurée depuis une sauvegarde). D'où le modèle « une tâche = une mini-VM jetable » avec base, seeds et navigateur, file d'attente limitée à quelques instances.
  • Garde-fous anti-slop : linters stricts (Oxlint, etc.), une CLI « police » maison pour les règles non exprimables en lint, et une revue par règles en langage naturel ; sinon « l'agent désactive la moitié de ta config ESLint pour finir ».
  • Démo (écourtée) de son orchestrateur « Bench » : pipeline code → revue → test par agents avant la revue humaine.
  • Côté participants, Job Rietbergen (Kilo) reprend le vocabulaire : il faut en finir avec les « slop grenades » et le « meat proxy que nous connaissons tous », qui jette du code généré par-dessus la barrière à ses collègues (blog Kilo, 30/09).

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Building Frontier AI

Lélio Renard Lavaud — Mistral

Retours : Job Rietbergen (Kilo), article de blog du 30/09

  • État de Mistral présenté par son VP Engineering : ~1 300 personnes trois ans et quatre mois après la création, positionnement « pas l'AGI, l'utilité » ; rappel du rachat de l'équipe sandbox/infra présente à l'édition 2025 et d'un tour de série D présenté comme le plus gros d'une entreprise tech européenne.
  • Vision produit « future of work » : un harness unifié (Vibe) commun aux développeurs et aux « bricoleurs d'entreprise » non développeurs (exemple de Steven, en finance), capable de lancer des agents asynchrones, construire, tester, déployer et partager une app interne avec contrôle d'accès. Démo : agent d'investigation d'incident qui part d'une alerte Sentry et poste ses pistes dans Slack ; les skills s'auto-corrigent à partir des traces.
  • Sécurité agentique : privilèges dynamiques, sandboxes, garde-fous à l'exécution à partir des traces système/réseau ; démo d'une injection de prompt via une issue GitHub qui exfiltre un secret, puis bloquée au niveau réseau par une politique définie par l'admin — « l'utilisateur n'a rien eu à configurer ».
  • Souveraineté (données, modèles, compute, opérations) : datacenter de 10 MW près de Paris équipé de B300 NVIDIA pour les charges critiques et les clients sensibles.
  • Modèles spécialisés mis en avant : audio (TTS avec clonage de voix, STT avec diarisation temps réel, démo de traduction live), OCR 4.1 (manuscrits, documents anciens, bounding boxes). Pas d'annonce de nouveau grand modèle : « je ne l'annoncerai pas aujourd'hui ».
  • Ce qu'en retient un participant : une sécurité en trois couches, durcir le modèle, ne donner à l'agent que l'accès nécessaire (en pratique un sandbox) et des garde-fous qui bloquent une violation pendant qu'elle se produit ; le risque vient d'agents qui lisent des entrées contrôlables par l'utilisateur (tickets, logs, rapports) tout en ayant des accès privilégiés (Job Rietbergen, blog Kilo, 30/09 ; l'article ne nomme pas l'orateur).

Jeudi 24 septembre

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From Pixels to Robots: How we customize FLUX for production to make it steer robots and play games

Jakob Pörschmann — Black Forest Labs

  • Présentation de la « boîte à outils » des forward deployed engineers de BFL, sur les six étapes du pipeline d'inférence (entrée, prompt upsampling, modération, poids, post-traitement, serving).
  • Prompt upsampling : un LLM/VLM réécrit la demande pour coller aux contraintes de design du client (cas réel : illustrations générées à partir de sujets machine, sujet à droite, espace pour texte à gauche). « Le modèle n'est plus le goulot, ce sont les exigences de design » ; itération rapide, sans entraînement.
  • La modération est une surface produit : configurations par client (plateforme enfants, retailer, studio) ; quand le modèle est déployé chez le client, modération intégrée aux poids via un « slider LoRA » appliqué en alpha négatif (cas de la désexualisation). Leçon : c'est faisable mais coûteux et statique, la configuration modulaire gagne dans la plupart des cas.
  • FLUX 3 Action (poids ouverts publiés la veille) : le modèle vidéo, mid-trained et fine-tuné, prédit à la fois les frames et le vecteur d'action d'un bras robot LeRobot, et joue à un shooter façon Quake.
  • Maxime de fin : une bonne personnalisation est « aussi spécifique que nécessaire, aussi générale que possible ».

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Generating Identity at Scale, ElevenLabs' AI-Driven Orb

Dorian Lods — ElevenLabs

  • L'auteur de l'« orb » de la voix OpenAI (faite à la main en shader) raconte le passage à 40 millions d'orbs, une par voix chez ElevenLabs : « je ne fais plus la chose, je fais la chose qui fait la chose ».
  • Pipeline : analyse audio de chaque voix (hauteur, énergie, expressivité, calibrée sur 200 000 voix populaires) → image générée avec une LoRA entraînée sur un jeu synthétique et pilotée par des mots-clés de caption → couche temps réel en shader WebGL (simulation fluide, bruit, grain de marque), portée en rendu serveur.
  • Contrainte de coût : générer une image par voix était trop cher ; solution d'un grand atlas recadré/tourné par voix, présentée comme 10 à 15 fois plus rapide, moins de 3 secondes par voix. Backfill de 40 M de voix en quelques jours via un service interne dédié.
  • Leçons : outiller la revue à grande échelle (un bon exemple de debug ne garantit rien sur 40 M de sorties), posséder chaque sortie « comme si on l'avait faite », le savoir-faire se déplace vers les données et les règles ; parallèle explicite avec les software factories côté code.

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How a Transformers Model Loads in vLLM

Harry Mellor — Hugging Face

  • Talk très technique d'un mainteneur vLLM : le backend Transformers de vLLM permet de servir une implémentation Hugging Face sans la réécrire, à la vitesse d'une implémentation dédiée.
  • Trois raisons de l'utiliser : code écrit une fois pour l'entraînement (y compris RL) et réutilisé dans vLLM/SGLang, prototypage, et parfois seule voie de support (14 architectures ne sont supportées que par ce backend).
  • Mécanique : détection des capacités depuis la config (MoE, multimodal, causal), mixins, remplacement récursif des couches par celles de vLLM (ce qui donne accès au parallélisme tenseur/expert), attention et KV cache gérés par vLLM, compilation torch des tours texte et vision.

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Inside the AI economy: What Stripe's data reveals

Arielle Le Bail — Stripe

Retours : MC de la Main Stage (Replit), réaction à chaud captée dans le live

  • Cinq tendances vues dans les données Stripe : vitesse, vente mondiale dès le jour 1, pricing hybride, nouveaux canaux de go-to-market, fraude.
  • Chiffres annoncés sur scène : croissance des top entreprises IA en forte accélération en 2026 ; top entreprises IA présentes dans 42 pays dès la 1re année (contre 25 pour les SaaS à croissance rapide) et 120 en 3e année ; 48 % du revenu hors marché domestique ; prix localisés = +18 % de revenu transfrontalier, +7 % de conversion par moyen de paiement local ajouté ; deux tiers du Forbes AI 50 en tarification à l'usage, souvent hybride (abonnement + crédits).
  • Démo d'intégration Stripe « agentique » depuis Claude (MCP + skills, sandbox créée en CLI sans credentials).
  • L'agent comme acheteur : la documentation Stripe est, depuis l'été 2026, plus lue par des agents que par des humains → concevoir produit, docs et onboarding pour être découverts et achetés par des agents.
  • Fraude : une inscription sur six relèverait d'abus multi-comptes ; abus du pay-as-you-go (consommation de tokens puis carte invalide) → rapprocher usage et facturation, « si vous n'avez pas pensé à l'attaque, vous n'êtes pas prêts à livrer ».
  • Réaction de l'MC : l'idée retenue est qu'il faut concevoir ses produits pour les humains et pour les agents.

Conférence▶ vidéo + transcript

From research to production: How we rebuilt a streaming model for Voice AI

Hervé Bredin — pyannoteAI

  • Pédagogie de la diarisation (qui parle quand) : détection d'activité vocale, segmentation (changements de locuteur, parole superposée, back-channels), puis attribution sans connaître le nombre ni l'identité des locuteurs. Le toolkit open source pyannote est annoncé à ~10 M de téléchargements mensuels.
  • Pourquoi le temps réel : réunions (signaler qui interrompt ou monopolise), et bientôt robots domestiques qui doivent savoir à qui ils répondent.
  • Chemin vers le streaming : clustering incrémental (première version à ~5 s de latence), puis segmentation causale avec un modèle plus gros — même précision que le batch à ~400 ms de latence de bout en bout, dont ~200 ms de look-ahead incompressible.
  • Messages : batch et temps réel sont deux problèmes de ML différents ; la latence n'est pas un chiffre unique (réseau, inférence = arbitrage coût/latence, algorithmique = arbitrage précision/latence). Démo live à deux voix.

Table ronde▶ vidéo + transcript

Building the infrastructure behind the next-generation of AI

Yann Léger — Mistral, Adolf Hohl — NVIDIA

  • Constat de Yann Léger (déjà sur scène en 2025, sa société a été rachetée entre-temps) : l'ère agentique annoncée l'an dernier est arrivée plus vite que prévu ; une grande partie du logiciel est écrite par des agents, ce qui fait exploser l'inférence et remet les CPU dans l'équation (sandboxes, exécution des agents).
  • Convergence entraînement/inférence : plutôt que des pools statiques (gaspillage), un pool global réalloué dynamiquement ; l'inférence tolère des générations de GPU plus anciennes, d'où une infrastructure hétérogène à gérer dans la durée.
  • Le rack devient l'ordinateur : NVL72 présenté comme l'unité d'allocation économique ; côté tokens de raisonnement, le prochain chantier est le cache distribué (mémoire pour contextes longs).
  • Économie : NVIDIA préfère parler d'« outcome maxing » plutôt que de token maxing ; pour Mistral, la valeur se capte dans les couches hautes (harness, usage) et certains workflows consomment une quantité anormale de tokens pour leur résultat.
  • Europe : Mistral annonce 200 MW de capacité l'an prochain et 1 GW d'ici 2030, en grande partie en Europe. Tendance surcotée selon Adolf Hohl : le « self-healing everything » ; sous-cotée selon Yann Léger : le logiciel qui fait fonctionner l'infrastructure.

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The low-latency inference engineering playbook

Charles Frye — Modal

  • Méthode en ordre strict : comprendre la charge et le matériel, puis viser les gros gains, puis le grind côté hôte, et seulement ensuite les kernels GPU (déjà proches de l'optimum).
  • Pour la faible latence, huit GPU datacenter au plus suffisent en général, un vrai gain opérationnel.
  • Gros gains : décodage spéculatif (ne change pas la distribution de sortie ; un spéculateur entraîné sur la charge du client fait une grande différence), puis quantification (change le comportement → nécessite des évals applicatives).
  • Grind hôte : éviter que le CPU bloque le GPU (profilage, consommation électrique comme signal) ; routage tenant compte du KV cache, décisif pour les agents (hit ≈ 500 ms contre ≈ 30 s en miss sur un déploiement mesuré).
  • Résultat client cité : ~5,5× plus de tokens par GPU et ~3× plus rapide par utilisateur. Bonus : un moteur qui génère des prompts depuis des requêtes SQL, présenté comme ~14× plus rapide que vLLM de base et open-sourcé le jour même.

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Eyes Up: Edge AI Innovation

Dominic Pajak — Arm

  • Thèse : des modèles open-weight toujours plus petits (autour d'un milliard de paramètres) + du matériel accessible (Raspberry Pi, DGX Spark) = des objets qui comprennent l'intention, sans cloud. Raisons de passer à l'edge : efficacité, latence d'interaction, vie privée.
  • Démo avec le robot Reachy Mini (Pollen Robotics / Hugging Face) et une app d'un collègue Arm ; choix pragmatique d'embeddings + correspondance sémantique plutôt qu'un LLM quand la latence prime.
  • IA hybride : orchestrer ce qui tourne sur l'appareil ou part au datacenter (routage par similarité avec un jeu de calibration, incertitude calibrée) ; idée d'agents « superviseurs » pour les systèmes embarqués.
  • Côté Arm : kernels SME2 intégrés en amont dans llama.cpp et ONNX Runtime (Gemma 4 optimisé dès sa sortie), programme d'accès anticipé aux outils d'optimisation.

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Closing the Distance: Agentic map-reduce for large-scale coding tasks

Yannis Psorakis — Cognition

  • Distinction clé : tâches localisées (un agent trouve seul le bon voisinage du code) contre tâches à l'échelle du codebase (audit sécurité, extraction de logique commune, code mort) où un agent seul brûle des tokens en recherche, pollue son contexte et ne sait pas quand s'arrêter.
  • Agentic map-reduce : l'agent principal planifie et écrit des sélecteurs déterministes qui découpent le code en zones candidates ; des sous-agents parallèles analysent chacun un contexte borné (map) ; l'agent principal déduplique, priorise et raisonne sur l'ensemble (reduce).
  • Cas sécurité (Devin Security Swarm) : le reduce détecte des vulnérabilités chaînées (plusieurs failles mineures qui composent un exploit critique) et tente de les reproduire avant de proposer des PR, pour éviter l'avalanche de faux positifs.
  • Gain revendiqué : moins cher et meilleur rappel grâce aux contextes bornés, évalué sur 50 vulnérabilités issues de GitHub dans plusieurs langages ; approche devenue une fonctionnalité du produit.

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Fixing the PR Bottleneck

Matt Pocock

Retours : MC de la Main Stage (Replit), réaction à chaud captée dans le live, Matt Pocock (speaker), post Bluesky du 25/09, Job Rietbergen (Kilo), article de blog du 30/09

  • Constat : les agents rendent trivial l'ouverture d'une PR, pas celle d'une PR qui vaut la peine d'être relue. Dans une software factory, il faut des « freins » qui améliorent la qualité pour aller plus vite, sinon on obtient un « slop cannon ».
  • Trois couches : checks automatiques (tests, types, lint : peu coûteux, à multiplier), revue automatique, revue humaine. Mais « les checks peuvent mentir » : tests tautologiques qui réaffirment l'implémentation, tests qui lisent le fichier source, mocks qui empêchent tout échec.
  • Remèdes : concevoir des modules profonds (Ousterhout) pour que les tests passent par une petite interface (un skill propose ces « approfondissements » et un vocabulaire commun : localité, levier, seam) ; ne pas mettre les standards de code dans l'agent d'implémentation (déjà surchargé) mais dans un agent de revue en sous-agent, avec un fichier coding-standards.md : « implement, make it work, then code review, make it good », une forme de red-green-refactor sur deux fenêtres de contexte ; construire sa propre revue plutôt que l'externaliser ; le reviewer doit committer ses corrections, pas ajouter des commentaires.
  • PR lisible par un humain : qualifier chaque PR en one-way door ou two-way door et en rayon d'impact (on relit à fond les portes à sens unique, pas tout le reste), résumer par pseudo-code et diagrammes.
  • Skill « retro » : faire une rétrospective des sessions et PR de la semaine pour transformer chaque commentaire de revue en check automatique ou en règle — « ne jamais écrire deux fois le même commentaire ».
  • Réaction de l'MC : « I love that retro skill » ; le sujet a visiblement résonné avec la salle.
  • En partageant le replay, Pocock résume lui-même son talk comme l'annonce de deux skills, /retro et /pr, pour « faire passer plus de PR plus vite dans son organisation » en stoppant le slop et en rendant les PR plus faciles à relire (speaker, Bluesky).
  • Job Rietbergen (Kilo) en retient le couple accélérateurs / freins : les accélérateurs sont les entrées de l'usine (« bug reports, tickets de support, requêtes lentes, logs, métriques »), les freins les checks et la revue automatique ; et la rétro hebdomadaire sur chaque PR d'agent pour savoir quels checks et standards ajouter (blog Kilo, 30/09).

Conférence

Why Software Factories fail: how we failed to make 100% of our code built by autonomous agents

Nikolay Rodionov — Alpic

Retours : Job Rietbergen (Kilo), article de blog du 30/09

  • Session non filmée (track Agentic Engineering & Agents in Production). D'après le descriptif officiel : retour d'expérience sur une initiative interne visant à faire écrire 100 % du code par des agents autonomes, de l'exigence au déploiement : structure du pipeline, capacités et garde-fous des agents, tests conçus contre le surapprentissage, leçons tirées.
  • Thèse annoncée dans le programme : « les harness de code sont excellents entre les mains d'humains, mais avec une autonomie totale et assez de cycles de tokens, les agents de code finissent toujours par écrire du slop ».
  • Ce qu'en retient un participant : l'équipe a tenté d'automatiser toute la boucle du SDLC, mais l'agent a échoué sur le travail d'exigences produit (Job Rietbergen, blog Kilo, 30/09).
  • Seul retour d'échec documenté de l'édition, à contre-courant du discours « software factory » de la Main Stage.

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The Efficiency of Gemma 4

Maarten Grootendorst — Google DeepMind

  • Un modèle ouvert devient contraint dès qu'il tourne sur téléphone ou laptop : l'efficacité se joue sur la taille, la vitesse, la complexité et l'architecture.
  • Innovations détaillées : embeddings par couche (table de lookup stockable hors VRAM), QAT « mobile » à précision mixte selon les couches, drafters MTP (prédiction multi-tokens) partageant le KV cache du modèle cible, variante sans encodeurs audio/image (projection linéaire directe), et DiffusionGemma, un modèle de diffusion sur un canevas de tokens.
  • La diffusion est présentée comme adaptée aux usages de décision/classification rapides, en lien avec un modèle de décision très discuté dans les semaines précédant la conférence.
  • Message : l'efficacité est « pour la communauté » ; un modèle qu'on ne peut pas faire tourner n'a pas de sens.

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The Missing Layers of Conversational AI

Olivier Teboul — Gradium

  • Gradium, startup d'un an issue du laboratoire parisien Kyutai (Moshi), entraîne et sert des modèles STT, TTS et speech-to-speech.
  • Historique : du Siri « à six couches » aux agents vocaux en cascade (STT → LLM → TTS), utilisés selon lui par ~99 % des agents vocaux, puis au speech-to-speech full-duplex (codec neuronal ramenant l'audio de 24 kHz à 12,5 Hz, transformers multi-flux qui écoutent et parlent en même temps).
  • La couche qui manque : un modèle speech-to-speech isolé reste un gadget tant qu'il ne sait pas appeler des outils ; en conditions réelles, plusieurs locuteurs, bruit et sessions longues cassent encore les agents.
  • Serving sous 300 ms : régions multiples (et synchronisation de caches), plusieurs fournisseurs et architectures de GPU face à la pénurie, taille de batch dynamique en cas de pic ; démo d'un nouveau TTS présenté comme ~3× plus rapide que les meilleurs (~150 ms), et d'un modèle embarqué de 100 M de paramètres avec clonage de voix.

Sessions sans retour trouvé (38)

  • Do you love wasting money? Agent tracing (Sergiy Dybskiy, Sentry)
  • A Computer for Every Idea: trees of live machines (E2B)
  • Stop Telling Your Agent Where to Look (Ina Koleva, Mistral)
  • Building Your Own Software Factory — workshop (Ben Miller, Factory)
  • Optimizing Small VideoLLM (Moments Lab, NVIDIA)
  • Dangerous by Design: restricted tool boundaries (Tomáš Barczi, Škoda Auto)
  • 10mn to save hours on incident investigation (Colin Frisch, Mistral)
  • AI Agents Move at Machine Speed (Cockroach Labs, Expo Stage)
  • Never Lose a Trace (Erica Pisani, Sentry, Expo Stage)
  • How to Prevent AI Agents from Accessing Unauthorized Data (Sohan Maheshwar, AuthZed)
  • Fault-Tolerant GPU Clusters on Kubernetes (Connor Guerrero, Crusoe)
  • OCR for Business documents (Mistral)
  • Killing the Cold Start Tax on LLM Inference — workshop (NVIDIA)
  • Tabular Foundation Models for agents (Tuana Çelik, Prior Labs)
  • SGLang and Miles (Alex Nails, RadixArk)
  • The Model Is Probably Innocent (Han Héloir, Mistral)
  • Pricing AI Products without Destroying your Margins — workshop (Jérôme Tomasini, Stripe)
  • Building the first reliable model for on-device agents (Leonie Monigatti, Liquid AI)
  • Software Factories: Greenfield Is Easy. Brownfield Pays the Bills (Theresa Bradford, Otto Group)
  • The Human Attention Budget (Octave Raimbault, Mistral)
  • Debugging Agents in different environments — workshop (Sentry)
  • GraphRAG: The Definitive Guide (Stephen Chin, Neo4j)
  • Own Your Agent: a fully sovereign stack (Henry Lagarde, Mistral)
  • Detecting Gender Bias in AI Agents (Algolia)
  • Fantastic environments and where to find them (Ben Burtenshaw, Hugging Face)
  • Evaluation harness and observability loop (Mistral, Microsoft)
  • Build a Knowledge Graph — workshop (Neo4j)
  • The Zero-Temperature Lie (Valeria Zuccoli, Intella)
  • The Long Tail of Done (Theofilos Petsios, Crash Override)
  • In agents we trust (Sonar, Expo Stage)
  • Fundamentals to build your Software Factory (Factory, Expo Stage)
  • The Harness Is the Product (Dat Ngo, Arize AI)
  • Your agent needs a computer, not a container (Fayaz Ahmed, Cloudflare)
  • Code for free, LLM on your laptop (Ben Morss, Mistral)
  • Hands-on Gitar: AI code review — workshop (Sonar)
  • Building Agents to Investigate Security Alerts at Scale (Anes Bendimerad, Datadog)
  • Anatomy of a paranoid sandbox (Ali Akca, Cast AI)
  • Mistral's model catalogue through demos (Joffrey Thomas, Mistral)

Sources