Cloud Native Days France 2026
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Journée unique au CENTQUATRE-PARIS, 4 salles (Monet, Piaf, Dumas, Debussy), ~50 talks et lightning talks ; organisée par une quinzaine de bénévoles (association à but non lucratif). Fréquentation annoncée entre 1 500 (Zwindler) et « près de 2 000 » (organisateurs).
Kubernetes n'est plus le sujet, c'est l'infrastructure : l'édition 2026 a parlé souveraineté (Kubo, Scaleway, contribution open source), plateformes internes à l'échelle (Capsule, Cluster API, IDP) et REX de production massifs (Mistral AI, Winamax, CERN) — avec un rappel appuyé que l'humain (astreintes, héros de la prod, doc) reste le maillon fragile.
26 sessions résumées · 26 vidéos · mise à jour le lundi 28 septembre 2026
Sources lues et limites de cette synthèse
Corpus : 8 comptes-rendus de blog publiés entre le 04/02 et fin février 2026 (Denis Germain / Zwindler, Antoine Mayer, Harold Bourge pour Daveo, François Berthault pour FG Tech, Ippon en deux parties, Thomas Samson pour Les-Tilleuls.coop, Cockpit io, ITS Services), 1 post LinkedIn de speaker (Maxime Calvès) et le communiqué de bilan des organisateurs, complétés par le programme officiel, la playlist YouTube officielle (51 vidéos publiées les 17-18/02/2026) et 12 transcripts de sessions (dont Sellsy, DINUM, INSEE, Decathlon, Renault et les deux REX SNCF, ajoutés le 28/09/2026).
Limites : Synthèse à J+8 mois ; les retours participants viennent de blogs, souvent d'entreprises de conseil, et presque pas de LinkedIn : la recherche n'a remonté que des posts d'organisateurs ou de speakers, et aucun fil Bluesky n'a été lu (API publique inaccessible). Le billet du blog Cilium reste illisible (rendu côté client). Une partie des sessions n'est résumée que d'après une phrase de blog. 26 sessions, surtout des lightning talks, restent sans retour. Les transcripts sont auto-générés (noms propres corrigés d'après le programme).
Synthèse globale
1. La souveraineté comme fil rouge, portée par l'open source
La plénière a donné le ton : Jérôme Petazzoni part de l'extraterritorialité du droit américain pour conclure que l'open source fait partie de la réponse, à condition d'y contribuer. La DINUM et la DGFIP y annoncent Kubo, une distribution Kubernetes « namespace-as-a-service » qui doit être publiée en open source fin 2026. Scaleway affirme que « le cloud souverain en France, c'est possible sans compromis », et le TOSIT plaide pour des communs co-construits entre organisations publiques et privées. Harold Bourge (Daveo) retient que la souveraineté numérique « définira la compétitivité » des organisations ; Antoine Mayer relève la phrase de Scaleway. Le communiqué des organisateurs parle d'une communauté « prête à relever les défis de souveraineté ».
2. De DevOps à la plateforme : Kubernetes devient une affaire de produit interne
La thèse la plus nette vient de François Berthault (FG Tech) : « le DevOps est stabilisé, ce n'est plus un sujet de transformation mais un acquis ». Le centre de gravité passe au platform engineering. Les REX le confirment. Kubo (DINUM) et Ubisoft construisent du multi-tenant sur Capsule. Mistral AI empile Cluster API, Metal3 et Kamaji derrière un opérateur et une API maison. CA-GIP transforme un Grafana « organique » en plateforme d'entreprise, et la table ronde débat des IDP et des frameworks applicatifs qui évitent aux devs d'écrire des Helm charts. Ubisoft et la table ronde se rejoignent sur un point : l'expérience utilisateur fait le succès d'une plateforme, pas la richesse fonctionnelle. Une plateforme trop restrictive pousse au shadow IT.
Les transcripts des REX de l'après-midi confirment la tendance. Renault a remis à plat son offre pendant environ un an pour exposer clusters, namespaces et ouvertures de flux via une API maison. Un cluster s'y obtient désormais en une heure au lieu de trois semaines, et les speakers disent que le plus dur était « la négociation inter-équipes ». La SNCF a mis quatre ans à rendre son on-premise « aussi automatisé que le cloud » (Talos, Cluster API, Argo CD). Capsule revient chez la DINUM, Ubisoft et Renault. Decathlon tire la leçon inverse de celle d'un outil imposé : son Flagger livré aux devs sans eux a reçu une « erreur 500 », et l'équipe plaide désormais pour co-construire la plateforme avec ses utilisateurs.
3. Des REX d'échelle industrielle, surtout tirés par l'IA et la data
Le programme était dense en retours d'expérience de grandes organisations, et c'est ce que les blogueurs ont le plus apprécié. Les chiffres qui ont marqué :
- 4 600 nœuds GPU par cluster chez Mistral AI ;
- 10 fois plus de données à venir au CERN, à budget constant ;
- 700 microservices et des topics Kafka proches du To un soir de Ligue des Champions chez Winamax ;
- 430 clusters chez Ubisoft ;
- 50 000 bases migrées chez Sellsy, sur 50 clusters CloudNativePG ;
- 400 TGV équipés de K3s pour déployer leurs applications non critiques à distance (SNCF).
Ces REX racontent autant les galères que les réussites : les sondes de supervision de Sellsy saturaient le CPU et le cache ZFS, le rate limiting de Datadog provoquait de faux rollbacks chez Decathlon, et Mistral AI a perdu une journée à cause d'un serveur DHCP. Ippon et Sellsy insistent aussi sur le soutien de la direction et la vigilance face à l'épuisement des équipes pendant les migrations.
Pour Berthault, l'IA rend la frontière entre éditeur d'IA et fournisseur cloud poreuse, et une nouvelle fracture Data / Plateforme remplace l'ancienne fracture Dev / Ops. Le talk de l'INSEE le dit lui-même : le MLOps y est d'abord un problème d'organisation, entre des data scientists en Python et une DSI « 100 % Java ». Ippon en retient qu'« un data scientist n'est pas un développeur, et inversement ».
4. L'humain, maillon fragile d'une infrastructure « résiliente »
Deux moments ont remis l'humain au centre. Dans la table ronde, les panélistes jugent qu'on ne peut pas rendre les devs responsables de ce qu'ils ne comprennent pas, que la doc est un « glue work » à valoriser et que les silos persistent (Shérine Khoury). Le talk de Luckas Bosch sur les SRE parle de héros de la prod, de bus factor de 1 et de charge invisible. Antoine Mayer en retient la formule « on mesure très bien ce qui casse, on mesure très mal ceux qui s'usent ». Bosch ajoute un angle IA : la base de code générée explose alors que la bande passante cognitive de ceux qui l'opèrent ne bouge pas.
5. Tensions et critiques
- Format de la plénière : 1h15 à 1h30 d'enchaînements (CERN, DINUM, Scaleway, NumSpot, TOSIT, table ronde, organisateurs), jugée « fatigante » par Antoine Mayer. Zwindler, panéliste, a trouvé la table ronde trop courte pour aller au fond.
- Pédagogie : le talk sur l'autoscaling a perdu une partie de la salle avec les maths, et la démo participative n'a pas généré assez de charge (Bourge).
- Du déjà-vu : pour Berthault, le discours sur les équipes n'a pas changé depuis 2016. Pour Zwindler, le REX Winamax était solide mais sans grande surprise pour qui pratique déjà OpenTelemetry.
- Des communs fragiles : l'appel de Petazzoni à contribuer trouve des échos concrets dans la journée. La DINUM a dû abandonner HNC, archivé faute de mainteneurs. La SNCF dépend d'un provider Cluster API pour Talos délaissé au profit de l'offre propriétaire de l'éditeur. À l'inverse, Mistral AI et Sellsy racontent avoir fait remonter leurs correctifs aux projets.
- Des choix qui divergent : Mirakl déploie ses modèles avec KServe, alors que l'INSEE l'a écarté à cause de sa dépendance à Istio.
- L'organisation comme plafond : le speaker SNCF du TGV constate que la solution, pourtant éprouvée, ne s'étend pas au reste du matériel roulant (96 % du parc) faute de structure pour la mutualiser.
- Discours sponsors : la plénière intégrait plusieurs prises de parole de sponsors (Scaleway, NumSpot). Petazzoni l'assume en rappelant que les sponsors financent l'essentiel de l'événement.
6. Un événement communautaire qui change d'échelle
L'événement est passé de ~1 000 participants au KCD France 2023 à 1 500 (Zwindler), 1 700 ou près de 2 000 (organisateurs), avec ~50 talks et 40 partenaires. Le nom a changé pour sortir du cadre CNCF des KCD. L'organisation est unanimement saluée (« aux petits oignons, sans aucun accroc », Zwindler), tout comme le lieu, « atypique et très beau » mais un peu labyrinthique. Parmi les gestes relevés : coaching et dry-runs pour les nouveaux speakers, un village communautaire et un nouveau groupe annoncé dans le sud de la France. Plusieurs speakers donnaient leur premier talk (Winamax, Ubisoft).
7. Biais du corpus
Les retours proviennent de huit blogs, dont cinq publiés par des entreprises de conseil ou de services (Daveo, FG Tech, Ippon, Les-Tilleuls.coop, Cockpit io), plus celui d'ITS Services, employeur d'un speaker. Tous sont positifs sur l'organisation, et un seul post LinkedIn de speaker a été retrouvé. Plusieurs sessions ne sont connues que par une ou deux phrases de blog. Aucun retour n'a été trouvé pour 26 sessions, dont beaucoup de lightning talks sponsors. Les résumés des talks phares reposent donc surtout sur les transcripts des vidéos officielles.
Actions concrètes citées
- Contribuer à l'open source qu'on consomme — y compris par la documentation et l'aide aux nouveaux venus — sous peine de revivre l'abandon d'un projet critique (Petazzoni).
- Ne jamais faire piloter la même ressource par plusieurs autoscalers : HPA ou KEDA pour les réplicas, VPA en mode off/initial pour le sizing, et scaler sur le throttling CPU ou le backlog plutôt que sur le CPU moyen (Vermande).
- Configurer CPU pinning, affinité NUMA et partitionnement GPU (MIG, DRA) pour les workloads HPC/IA : les réglages par défaut coûtent 20-30 % de performance (CERN).
- À grande échelle, surveiller etcd : déporter Events (et Leases) dans un etcd dédié et héberger le monitoring hors du cluster surveillé (Mistral AI).
- Pour du multi-tenant « namespace-as-a-service », évaluer Capsule + capsule-proxy avant de sortir l'artillerie lourde (vCluster, KCP) et soigner l'expérience utilisateur (Ubisoft, DINUM).
- Instrumenter le tracing distribué avec OpenTelemetry en mode gateway, un tampon Kafka et un stockage objet type Quickwit pour garder les coûts bas (Winamax).
- Traiter les « héros de la prod » comme une dette : escalade obligatoire après 15 min, post-mortem émotionnel, reconnaissance explicite du travail de prévention (Bosch).
- Standardiser une pratique organique (Grafana, templates, Helm charts) pour en faire un produit de plateforme, sans masquer ce qu'il faut savoir pour déboguer (CA-GIP, table ronde).
- Co-construire l'outillage de plateforme avec les développeurs plutôt que le leur livrer clé en main, et caler les analyses de canary sur le volume de trafic et le délai d'ingestion des métriques (Decathlon).
- Pour une migration de bases massive, découper par client, rendre chaque bascule réversible et tester la restauration tous les jours ; CloudNativePG ne dispense pas d'un DBA (Sellsy, Enix).
Session par session
Mardi 3 février
Keynote▶ vidéo + transcript
Keynote d'ouverture Cloud Native Days France 2026
Jérôme Petazzoni — Enix (animateur), Ricardo Rocha — CERN, Julien Dauphant — DINUM, Renaud Fleury — DGFIP, Jean-Baptiste Kempf — Scaleway, NumSpot (CPO), TOSIT, Équipe d'organisation CNDF
Retours : Antoine Mayer (blog), Harold Bourge (blog Daveo), Denis Germain / Zwindler (blog, panéliste), communiqué Solutions Numériques, Blog Ippon (partie 1), Blog Cockpit io (M. R. Larbi Youcef, A. Himeur)
- Plénière d'1h15 à plusieurs voix (et non une keynote unique) : Jérôme Petazzoni ouvre sur la souveraineté — une loi extraterritoriale américaine permet d'exiger d'un fournisseur cloud les données de clients français ; pas de solution magique, mais l'open source en fait partie… à condition d'y contribuer (code, argent, mais aussi documentation et aide aux nouveaux venus). Exemple cité : le contrôleur Ingress utilisé sur « à peu près la moitié des clusters », abandonné par sa poignée de mainteneurs bénévoles faute d'aide, et qui va coûter « des dizaines de milliers d'heures » de migration (transcript).
- CERN (Ricardo Rocha) : le LHC produit ~1 Po/s par expérience, ×10 après l'arrêt de 3 ans qui commence en 2026, à budget constant. ~5 000 nœuds et ~30 000 applications pour le filtrage d'ATLAS ; modèles de deep learning compressés à quelques Mo pour FPGA. Démo d'une plateforme Kubeflow où l'utilisateur garde son UID, accède en SSH à son pod (« ça change complètement l'acceptation »), GPU partitionnés (MIG). Sans CPU pinning / affinité NUMA, Kubernetes par défaut fait perdre « 20-30 % de performance sans le savoir » ; un H100 inutilisé consomme encore ~60 W → DRA et infrastructure « composable » (transcript).
- DINUM + DGFIP : annonce de Kubo, distribution Kubernetes en namespace-as-a-service managée, basée sur Cluster API pour tourner sur l'OpenStack interne comme sur les clouds SecNumCloud ; constat de départ : « une vingtaine d'infrastructures différentes pour une quarantaine d'apps » à la DINUM. Labellisation CNCF visée et publication open source (code et doc) fin 2026 (transcript ; repris par Bourge et Zwindler).
- Scaleway (Jean-Baptiste Kempf) : tout compilé en interne ou open source, « pas de stack étrangère », API unique générée → « le cloud souverain en France, c'est possible sans compromis » (phrase retenue par Antoine Mayer). Puis NumSpot (sponsor) et le TOSIT (25 membres publics et privés, communs numériques open source).
- Organisation : ~15 bénévoles, association à but non lucratif ; passage de KCD à « Cloud Native Days » pour dépasser le cadre CNCF (ambition 2 000 personnes) ; coaching et dry-runs proposés à tous les speakers ; annonce d'un nouveau groupe dans le sud de la France. Petazzoni rappelle qu'en 2023 les sponsors finançaient ~90 % du budget (transcript).
- Retours : Ippon retient la même idée (« contribuer financièrement, par du code, de la documentation ou du temps est indispensable »), Cockpit io surtout le CERN et ses modèles d'IA filtrant les données sous terre ; Harold Bourge retient la contribution open source au-delà du code et la souveraineté comme facteur de compétitivité ; critique d'Antoine Mayer : une plénière trop longue (1h30) avec trop d'intervenants, « fatigante ».
Table ronde▶ vidéo + transcript
Table ronde : quels savoir-faire et technologies les équipes doivent-elles acquérir pour l'ère Cloud Native ?
Jérôme Petazzoni (modérateur), Shérine Khoury — Red Hat, Laurent Bernaille, Victor Boissière, Sébastien Blanc, Denis Germain (Zwindler)
Retours : Denis Germain / Zwindler (panéliste, speaker), François Berthault (blog FG Tech), Blog Ippon (partie 1)
- Intégrée à la plénière d'ouverture ; question de départ de Petazzoni : faut-il encore former les gens à Kubernetes si des plateformes font tout ?
- Recrutement : regarder moins la technique que la responsabilité et la conscience de la prod (haute dispo, observabilité) ; équipes diverses (data, backend, sécu). Un panéliste de Datadog : la réponse dépend de la maturité — quand l'entreprise grandit et se spécialise, des abstractions rendent la connaissance de Kube moins nécessaire (transcript).
- « You build it, you run it » : défendu (tout le monde d'astreinte, mais jamais seul face au problème) et nuancé — on ne peut pas demander aux devs d'être responsables de ce qu'ils ne comprennent pas ; proposition de faire vivre des incidents aux devs en binôme avec un SRE. Référence à Team Topologies (transcript).
- Plateformes / IDP : ne pas résoudre par l'outil un problème de responsabilité, d'onboarding ou de connaissance ; mais à l'échelle, les frameworks applicatifs sont « un très gros succès » car « rien que les développeurs détestent plus qu'écrire des Helm charts » — à condition de savoir défaire l'abstraction pour déboguer. Risque d'une plateforme trop restrictive → shadow IT (transcript).
- Documentation : la doc fausse est pire que pas de doc ; privilégier la doc générée, supprimer l'obsolète, valoriser ce « glue work » souvent porté par des femmes (transcript).
- Ippon résume le consensus : former les devs à Kubernetes reste utile malgré les services managés, soigner la doc et éviter les plateformes « cage dorée ».
- Lecture critique : François Berthault (FG Tech) y voit un discours DevOps « inchangé depuis 2016 », seul le vocabulaire (« enabling team ») a changé ; Zwindler, panéliste, aurait voulu plus de temps pour creuser.
Conférence▶ vidéo + transcript
Stop the Fight : doper et unifier HPA, VPA et KEDA avec des métriques avancées
Nicolas Vermande — Staticvoid
Retours : Antoine Mayer (blog), Harold Bourge (blog Daveo), François Berthault (blog FG Tech)
- Sur scène : les trois autoscalers sont « trois bonnes intentions sans coordination ». Démo en conflit (HPA sur CPU + KEDA sur file NATS + VPA auto) : les réplicas font du « yoyo », KEDA scale up pendant que le HPA manuel scale down, le backlog ne se vide jamais (transcript).
- Pourquoi le CPU moyen est un mauvais signal : metrics-server rafraîchit toutes les 60 s quand le HPA boucle toutes les 15 s → « 60-75 % des cycles HPA regardent des données périmées » ; ~1 min de retard alors que le throttling CPU est visible quasi immédiatement. Le VPA (histogramme à demi-vie de 24 h) est « inondé » quand le HPA multiplie les pods et recommande trop bas (transcript).
- Règles d'or : un contrôleur par dimension ; HPA/KEDA sur des métriques « leading » (throttling, backlog + tendance via
deriv/predict_linear, P99) ; VPA en mode off/initial pour le sizing ; ne pas scaler sur la mémoire ; KEDA pour l'événementiel (transcript). - Participants : Antoine Mayer retient la règle « HPA ou KEDA pour les réplicas, VPA seulement pour le sizing » ; Harold Bourge salue la démo interactive (générateur de mèmes) mais note que les explications mathématiques ont perdu une partie de la salle et qu'il a fallu basculer sur la vidéo de secours, faute de charge suffisante générée par le public.
Conférence▶ vidéo + transcript
REX DINUM - Les ingrédients multitenancy et authentification pour une distribution k8s open-source française
Vincent Piard — Freelance (pour la DINUM)
Retours : François Berthault (blog FG Tech), renvoi depuis la plénière (DINUM/DGFIP), Blog Ippon (partie 1), Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop)
- Sur scène : Kubo est une distribution Kubernetes open source créée par la DGFIP, infogérée aujourd'hui sur Nubo (cloud interministériel OpenStack), avec des déclinaisons prévues chez des clouds commerciaux ; « namespace-as-a-service », pas de droits cluster-admin, un catalogue d'opérateurs pour les installer quand même. Mise en production annoncée pour octobre 2026 (transcript).
- Pourquoi Capsule : l'équipe a d'abord testé HNC (SIG multi-tenancy), qui tenait la charge, mais le projet a été archivé faute de mainteneurs et d'adoption. Capsule (CNCF Sandbox) donne « l'impression d'être cluster admin » sans l'être : tenants, propriétaires, préfixe de namespace forcé, protection contre la suppression, propagation de secrets (
GlobalTenantResource, synchronisée), quotas délégués (ResourcePool/ claims) (transcript). - capsule-proxy sert d'intermédiaire devant l'API server pour que
kubectl get nsne montre que ses namespaces ; authentification OIDC via Keycloak et kubelogin, avec la nouvelleAuthenticationConfiguration(plusieurs émetteurs, pas de redémarrage de l'API server). Démo en « parc d'attractions » à personnages (Albator, Luffy…) (transcript). - En Q&R : chaque administration pourra brancher son propre fournisseur d'identité ; ProConnect n'est pas encore intégré mais le sera « sûrement » (transcript).
- Participants : Ippon retient capsule-proxy comme la brique clé du namespace-as-a-service et y voit la preuve qu'une infrastructure souveraine est faisable avec des composants open source ; François Berthault (FG Tech) y lit Kubernetes utilisé comme PaaS, signe que les IDP sont devenues une réalité dans le public.
Conférence▶ vidéo + transcript
REX INSEE - De l'expérimentation à la mise en production de modèles d'IA : le MLOps dans une administration
Hugo Simon — INSEE, Nathan Randriamanana — INSEE
Retours : François Berthault (blog FG Tech), Blog Ippon (partie 2)
- Cas d'usage : coder automatiquement l'activité principale (code APE, nomenclature NAF à 732 sous-classes) à partir du libellé libre saisi par les entreprises, ~3 millions de libellés par an. Avec le guichet unique (loi Pacte, 2023), les libellés sont devenus du texte brut et le taux de codification automatique est tombé à ~30 % fin 2022, d'où un premier modèle mis en production en urgence ; le bon code figure dans le top 5 proposé aux gestionnaires dans 95 % des cas (transcript).
- Le problème était d'abord organisationnel : data scientists en Python côté métier, DSI « 100 % Java », « on ne parlait pas du tout la même langue ». Réponses : conteneurs et Python admis dans le cadre d'architecture, MLflow comme standard d'artefact, formations croisées (initiation ML pour les devs, Python pour les Javaistes) (transcript).
- Outillage : datalab sur Onyxia (open source, INSEE), transfert du modèle entre clusters par Argo Workflows avec scan de l'artefact (ModelScan, jugé vieillissant), chart Helm générique et API FastAPI générée depuis la signature MLflow. KServe écarté pour sa dépendance à Istio. Modèle fastText réécrit en PyTorch, sur CPU, sans GPU (transcript).
- Surveillance : distinguer observabilité technique et fonctionnelle ; un réseau d'experts métier fait remonter les dérives, une campagne d'annotation (Label Studio) a produit un gold standard pour arbitrer taux d'automatisation et précision (transcript).
- Participants : Ippon retient « un data scientist n'est pas un développeur, et inversement » et le besoin de profils passerelles. Lecture critique de François Berthault : « l'histoire se répète presque à l'identique », une nouvelle fracture apparaît « non plus entre Dev et Ops, mais entre Data et Plateforme ».
Conférence▶ vidéo + transcript
REX Mistral AI - Construire un fournisseur cloud de zéro : ClusterAPI dans le datacenter
Léonard Suslian — Mistral AI, Antoine Roy — Mistral AI
Retours : François Berthault (blog FG Tech)
- Mistral Compute : cloud européen orienté IA (GPU NVIDIA), du bare metal au Kubernetes managé jusqu'à Mistral AI Studio. Projet lancé en septembre 2025 ; premiers clusters dès le 17 septembre « grâce à l'open source », premiers clusters GB200 en février 2026 (transcript).
- Stack : Cluster API + Metal3 (Ironic, PXE) + Kamaji (control planes en pods dans le cluster de management, pour ne pas immobiliser 3 serveurs de centaines de cœurs par cluster), opérateur maison (Kubebuilder) et API REST devant ; monitoring hors cluster (Grafana/Loki/Mimir côté management, Alloy dans les clusters, déployés par Sveltos) ; Slurm via Slinky pour les habitudes HPC (transcript).
- Galères racontées : support ARM64 (CPU Grace) absent de Metal3/CAPI, ajouté et upstreamé ; etcd saturé par Leases et Events sur des clusters de ~4 600 nœuds GPU → contribution upstream à Kamaji (
dataStoreOverrides) pour déporter les Events dans un etcd séparé ; reboot d'un nœud à plusieurs To de RAM ≈ 15 min ; une journée perdue faute de… serveur DHCP (transcript). - Q&R : pas de virtualisation car un job d'entraînement consomme 100 % de la machine ; OS non immuable pour garder le support NVIDIA certifié (Ubuntu 24.04) (transcript).
- Lecture de François Berthault : « les entreprises spécialisées dans l'IA deviennent des fournisseurs de cloud à part entière ».
Conférence▶ vidéo
Du chaos à la clarté : booster votre pipeline de logs avec VictoriaLogs et LogsQL
Diana Todea — VictoriaMetrics
Retours : Harold Bourge (blog Daveo), François Berthault (blog FG Tech)
- Présentation de VictoriaLogs, binaire compact pour l'ingestion, le stockage et la requête de logs (LogsQL) en environnement cloud native (Berthault).
- Harold Bourge retient l'argument de sobriété mis en avant par l'intervenante (« 90 % d'économies d'énergie » annoncés — chiffre du speaker, non vérifié).
Conférence▶ vidéo + transcript
REX Sellsy - Migrer 50 000 BDDs sans coupure vers PostgreSQL et K8s : mission impossible ?
Quentin Loupot — Sellsy, Alexandre Buisine — Enix
Retours : Denis Germain / Zwindler (blog, vu en partie), Blog Ippon (partie 2)
- Sur scène : une app de 15 ans, un MariaDB monolithique d'1 To (400 tables, 6 000 requêtes/s) en fin de vie, et une première migration déjà ratée à cause de la base. Choix final : découper en une base par client, soit 50 000 bases réparties sur 50 clusters CloudNativePG de 1 000 bases, en triple AZ chez Scaleway, sur bare metal NVMe local, Proxmox, Talos et ZFS (transcript).
- Projet de 12 mois : un trimestre de sharding du code, un trimestre de réécriture des requêtes MariaDB vers PostgreSQL, puis 3 mois de bascule progressive (pgloader, 5 à 10 min de coupure par client, procédures réversibles) (transcript).
- Incidents racontés : les sondes de supervision calculant la taille des bases (appel
statsur chaque fichier, ×1 000 bases) faisaient doubler le CPU et 3 000 IOPS à vide, contournées par un patch « à la grosse rache » puis remontées à l'équipe CNPG ; le cache ZFS ARC prend par défaut la moitié de la RAM hors des limites des pods, à régler ; latence du tunnel WireGuard entre hébergeurs (transcript). - Bilan : plus de lags de réplication, incidents « plus courts, maîtrisés », une modification de schéma sur 50 000 bases en 5 minutes au lieu d'un week-end, restauration testée chaque jour ; au moins 120 000 €/an d'économie revendiqués face aux clouds, la prévisibilité des coûts comptant davantage (transcript, chiffres des speakers).
- Facteur humain : soutien de la direction, projet d'entreprise suivi par les équipes non techniques, et vigilance sur l'épuisement de l'équipe (« est-ce que tu vas bien ? » chaque semaine). En Q&R, Enix rappelle que CNPG ne remplace pas un DBA (transcript).
- Participants : Ippon retient que l'engagement du management et le bien-être de l'équipe ont compté autant que la technique ; Zwindler a trouvé le récit des incidents « très intéressant » mais a dû partir avant la fin.
Conférence▶ vidéo + transcript
REX Winamax - De zéro à des milliards de traces : le tracing distribué à grande échelle
Anthony Maffert — Winamax, Nicolas Fidel — Winamax
Retours : Antoine Mayer (blog), Denis Germain / Zwindler (blog)
- Contexte : ~700 microservices full JS sur AWS ECS (pas de Kubernetes, assumé), 1 M d'utilisateurs uniques/mois ; déboguer une chaîne de services relevait de « l'archéologie et la spéléologie » dans des To de logs (transcript).
- Architecture en 4 piliers : auto-instrumentation OpenTelemetry via un wrapper « plug and play » (+ middleware JSON-RPC) ; collecteurs en mode gateway à deux étages (load balancing par trace ID pour permettre un sampling intelligent, pas encore activé : 100 % des traces gardées) ; Kafka en tampon (topic passant de ~300 Go à près d'1 To un soir de Ligue des Champions) ; stockage Quickwit sur S3, recherche via Jaeger (transcript).
- Coûts : ~7-8 k€/mois pour les traces, index de 45 To (7 jours) compressé à ~7 To sur S3 pour ~300 $/mois de bucket ; déploiement progressif depuis l'authentification (mai-juin 2025) via feature flags ; une requête MySQL lente trouvée « en 30 secondes chrono » (transcript). Limites citées : Jaeger manque de filtres (regex) et rame sur les très grosses traces.
- Participants : Antoine Mayer souligne l'intérêt du tracing pour 700+ microservices à fort trafic ; Zwindler, qui utilise aussi OpenTelemetry, y retrouve son approche « sans grosse surprise » mais avec « une ou deux bonnes idées » à piocher.
Conférence▶ vidéo + transcript
REX Ubisoft - Quand et comment partager un cluster : retour d'expérience sur Capsule chez Ubisoft
Vincent Behar — Ubisoft, Corentin Closs — Ubisoft
Retours : Denis Germain / Zwindler (blog), Blog Ippon (partie 2)
- Contexte : ~430 clusters sur ~30 régions et 3 clouds (OpenStack interne, AWS, Azure) ; jusqu'à six plateformes Kubernetes concurrentes avant une convergence décidée « top-down » autour du produit historique, retenu pour la meilleure expérience utilisateur ; l'ancienne offre multi-tenant sur Rancher (5 clusters, 700+ namespaces, 10 000+ pods, un seul admin) est bloquée sur une vieille version sans isolation réseau (transcript).
- Modèle « 3/3 » : clusters dédiés (chers), cluster global partagé (pas d'opérateurs), et cluster partagé par département où des SRE installent les opérateurs. Comparaison Kubernetes natif + Kyverno / Capsule / vCluster / KCP → Capsule, car pas besoin d'isoler les CRD, code lisible, API stables, mainteneurs réactifs (transcript).
- Killer feature : capsule-proxy, qui donne à l'utilisateur une vue « comme sur un cluster dédié » (kubectl, k9s) ; add-ons Argo CD et OpenCost ; opérateur maison Workspace + plugin kubectl ; démo live réussie. Leçons : bon outil pour le bon besoin, focus UX, frontières claires entre cluster admin / SRE / utilisateur (transcript).
- Zwindler reconnaît avoir sous-estimé Capsule : « l'outil a sa place dans plus de cas d'usage que je ne pensais » (plugins, capsule-proxy, RBAC, network policies et quotas automatisés). Ippon en tire qu'à grande échelle, « la réussite d'une plateforme Kubernetes repose autant sur les choix d'architecture que sur le pragmatisme ».
Lightning talk▶ vidéo
Le jour où nous avons cassé Kubernetes... et comment nous l'avons réparé !
Christophe Jauffret — Nutanix
Retours : Antoine Mayer (blog)
- Idée retenue par Antoine Mayer : une supervision complète (infrastructure, control plane, réseau) est un prérequis à toute optimisation — comprendre avant d'améliorer.
Conférence▶ vidéo + transcript
SRE sous pression : santé mentale, charge invisible et fatigue du « héros de la prod »
Luckas Bosch — La Tangente podcast
Retours : Antoine Mayer (blog), Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop), Blog Cockpit io
- Sur scène : le dashboard est tout vert, mais « Jean-Michel » a passé son week-end d'astreinte à absorber l'entropie de l'infra. Paradoxe : « on mesure très bien ce qui casse, on mesure très mal ceux qui s'usent » ; on traite l'humain comme s'il était stateless (transcript ; citation reprise par Antoine Mayer).
- Asymétrie du feedback : l'incident est public, immédiat et bruyant ; la prévention est invisible → perte de motivation, quiet quitting vu comme un ROI négatif rationnel, rupture du « deuxième contrat » (reconnaissance, impact) (transcript).
- Le héros est une dette technique : un « worker humain », patch temporaire d'un process défaillant, bus factor de 1 — on dépense des centaines de milliers d'euros pour éliminer les SPOF techniques mais on accepte les SPOF humains. L'IA générative fait exploser la base de code à opérer sans augmenter la bande passante cognitive (transcript).
- À faire dès lundi : valoriser l'invisible (une semaine sans incident), escalade obligatoire après 15 min sur un problème critique (« un devoir, pas un droit »), post-mortem émotionnel (« comment tu l'as vécu ? »), gratitude granulaire (dire l'impact plutôt qu'un pouce). « L'empathie n'est pas un supplément d'âme, c'est une infrastructure critique » (transcript).
- Q&R franche : le speaker reconnaît avoir quitté le métier de SRE en décembre et ne pas disposer de mesure de l'effet de ces pratiques ; un participant pointe le problème organisationnel du SRE « en bout de chaîne ».
- Le talk le plus repris par les blogs : Thomas Samson, SRE aux Tilleuls, retient que « le travail de prévention (sécurité, mises à jour) est invisible et ne génère aucun feedback positif » et conclut, avec le speaker, que l'empathie est une infrastructure critique ; Cockpit io le range parmi les sessions marquantes.
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REX CA-GIP - Construire la plus grande plateforme Grafana on-premise d'Europe
Maxime Calvès — Crédit Agricole (CA-GIP)
Retours : Harold Bourge (blog Daveo), speaker (post LinkedIn, 133 réactions ; commentaires de Guillaume Gill et du modérateur Thierry Chantier)
- Point de départ : un Grafana « complètement organique » entre équipes — versions hétérogènes, pas de conventions de nommage, accès gérés à la main, « pas de vision globale » (speaker) ; le déclic est venu de la direction constatant l'absence de stratégie produit.
- Harold Bourge retient la trajectoire : d'un usage artisanal (~10 utilisateurs) à ~5 000 dashboards et ~2 200 utilisateurs mensuels, et la leçon : la standardisation transforme une initiative artisanale en plateforme d'entreprise.
- Talk salué pour sa qualité malgré le stress d'un format court (commentaires LinkedIn).
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REX Decathlon - Ne plus avoir peur du vendredi aprem' et déployer sereinement avec Flagger
Maxime Véroone — Decathlon, Johann Lore — Decathlon
Retours : Blog Cockpit io (M. R. Larbi Youcef, A. Himeur)
- Sur scène : la refonte du front e-commerce passe d'un déploiement par pays à une application multi-tenant (un tenant par pays). On ne peut plus tester une nouveauté sur « la Hongrie » : une heure de site en panne, c'est l'équivalent de 40 magasins fermés, des click & collect ratés et des entrepôts au chômage technique (transcript).
- Tester en prod avec de vrais clients plutôt que multiplier les tests de préprod : Flagger (écosystème Flux, d'où son choix sans comparatif poussé avec Argo Rollouts) duplique le déploiement en primary, puis mirroring, blue/green, A/B testing ou canary progressif (paliers de 5 à 50 %), analyse des métriques et rollback automatique (transcript).
- Pièges rencontrés : le rate limiting de l'API Datadog (un HTTP 429 compte comme une erreur et peut déclencher un rollback), les métriques inconnues de Flagger non renommées pour le primary,
skipAnalysisà laisser àfalseà l'initialisation sous peine de coupure, des modifications d'HPA non propagées, et un intervalle d'analyse à caler sur le volume de trafic et le délai d'ingestion des métriques (jusqu'à une minute avec Datadog, 15-20 s après ajout d'un Prometheus alimenté par un collecteur OpenTelemetry) (transcript). - Leçon principale, humaine : l'outil livré aux devs sans eux a reçu une « erreur 500 » (rollback instantané, métriques dans Datadog). « Fournir un outil seul, c'est pas idéal » : mieux vaut le co-construire avec les utilisateurs (transcript).
- Participants : Cockpit io retient la duplication du trafic réel, les points d'attention (rollback, conduite du changement, duplication des ressources) et juge l'approche « très intéressante et encourageante ».
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REX Renault - Kubernetes as a Service : sécurité, innovation et self-service à grande échelle
Vincent Ledan — Renault, Ismaël Kaboubi — Renault
- Sur scène : après des années d'« hyper-mutualisation » (700 à 1 000 applications de toutes criticités sur quelques gros clusters), les upgrades et les périodes de gel d'une direction bloquaient tout le monde, et créer un cluster prenait deux à trois semaines de négociations entre équipes (transcript).
- Changement de cap : un cluster par value stream (12 blocs métier), par exposition et par criticité, ce qui mène vers plus de 200 clusters. D'où une remise à plat d'environ un an pour repenser l'offre en produit de plateforme : une API maison (Renault Cloud Native Platform, protobuf, gRPC, SDK Go et CLI) devant des contrôleurs Kubebuilder, sur GKE et VMware (transcript).
- Briques : Config Connector pour les ressources GCP, Sveltos pour distribuer les add-ons par profils de cluster (gel possible par value stream), Capsule pour cloisonner l'accès à l'API, liaison avec la CMDB ServiceNow, Argo CD, Argo Rollouts et Kargo fournis d'office, CAST AI pour le FinOps (transcript).
- Microsegmentation poussée par la sécurité : tout le trafic refusé par défaut, puis une ressource
ServiceAccessPolicyen self-service avec garde-fous (pas de wildcard, pas en dessous d'un /28), ouverture automatique vers Cloud SQL, et exceptions validées par un ticket Jira (transcript). - Résultats annoncés : un cluster prêt pour la production en ~1 h au lieu de 3 semaines, l'exposition d'un service en 5 minutes au lieu de plusieurs semaines. « La chose la plus compliquée étant la négociation inter-équipes » (transcript, chiffres des speakers).
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REX SNCF - Des rails aux nuages : comment Kubernetes à l'Edge révolutionne les systèmes embarqués des TGV
Yann Rotilio — SNCF
- Sur scène : mettre à jour une application embarquée dans un TGV prenait plusieurs années, avec une homologation identique à celle d'un changement de freins et des équipes qui parcourent la France pour mettre à jour les 400 rames (transcript).
- Solution : un matériel déjà en cours d'homologation, un OS maison avec K3s, la 4G du train et des cartes SIM sur APN privé, un VPN avec auto-configuration et un gestionnaire de flotte dans le cloud (Rancher et Fleet). Seules les applications non critiques (télémétrie, télésurveillance, confort) y sont déployées (transcript).
- Bilan : projet livré dans les délais annoncés à la KubeCon 2024, généralisation à tout le parc TGV prévue d'ici la fin de l'année ; de plusieurs années à quelques mois, l'homologation restant incompressible. La solution est 100 % open source, avec le coût de suivre son cycle de vie (transcript).
- Lecture critique du speaker : le frein est organisationnel. Les autres matériels roulants (96 % du parc) dépendent de structures indépendantes qui n'ont jamais envisagé de mutualiser ce type d'infrastructure (transcript).
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REX SNCF - Smells like Cloud Kubernetes : notre Kube managé on-premise
Yann Rotilio — SNCF (introduction), Mathieu Strohl — SNCF, Étienne Germain — ITS Services (pour SNCF)
Retours : Blog ITS Services (employeur d'un speaker)
- Contexte : une équipe de 14 personnes héberge environ 30 % du SI de la SNCF ; en juin 2025, 200 clusters cloud contre 7 on-premise. L'objectif est de rééquilibrer vers 70 % cloud et 30 % on-premise avec une offre on-premise aussi automatisée que le cloud (transcript).
- Quatre ans d'itérations : une première stack RKE2 sur un OS générique, en air gap, a demandé un an de développement et un mois pour livrer un cluster. Sont venus ensuite OpenStack, Talos (préféré à Kairos), Argo CD en app of apps repris de l'équipe cloud, puis Cluster API pour l'autoscaling et l'auto-healing des nœuds (transcript).
- Outillage maison : providers Cluster API distribués en OCI via ORAS et Harbor, un fichier HCL unique converti en valeurs Helm, et un contrôleur CAPX qui transforme le kubeconfig généré en secret Argo CD. Son ouverture en open source est annoncée (transcript).
- Démo : montée de version de Kubernetes et de Talos, changement de gabarit et ajout de nœuds en même temps, en 14-15 minutes sans coupure (transcript).
- Risque signalé en Q&R : le provider Cluster API de Talos est « entre guillemets abandonné » au profit d'Omni, l'offre propriétaire de l'éditeur ; l'équipe envisage de le reprendre (transcript). Le blog d'ITS Services, employeur d'un des speakers, retient « pas de théorie, seulement du concret sur comment on industrialise ».
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REX Mirakl - Déployer nos modèles : c'est simple avec KServe !
Alexandre Nguyen — Mirakl, Yannick Lambruschi — Mirakl
Retours : Blog Cockpit io
- D'après Cockpit io : il s'agit de déployer des modèles de ML pour des plateformes e-commerce et de « choisir le bon modèle pour le bon client », avec Knative pour le serverless, Istio pour le réseau et KServe pour déployer les modèles « indépendamment des technologies sous-jacentes ».
- Une partie du talk porte sur l'usage des GPU : comment l'optimiser et en réduire le coût.
- Contrepoint dans la même journée : l'INSEE explique avoir écarté KServe à cause de sa dépendance à Istio (transcript du talk INSEE).
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REX Numberly - Automatiser la gestion des identifiants DB dans k8s avec Vault et vault-db-injector
Solvik Blum — Numberly, Guillaume Legrain — Numberly
Retours : Blog Cockpit io
- D'après Cockpit io : l'objectif est d'« éliminer le besoin de rotation de secrets ». L'outil maison vault-db-injector « surveille les événements Kubernetes et utilise les mutation webhooks » pour fournir à chaque pod des identifiants de base de données temporaires issus de Vault.
- Les speakers insistent sur la haute disponibilité de ce type de composant, qui se trouve sur le chemin de démarrage de chaque pod.
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Chaos Engineering Escape Game : sauvez le cluster avant qu'il ne s'effondre !
Hervé Leclerc — Alter Way
Retours : Blog Cockpit io
- Format interactif : des pannes injectées et suivies sur un dashboard Grafana (pod qui sature le CPU, panne réseau après un déploiement, nœud défaillant), et le public vote pour la meilleure action (Cockpit io).
- Cockpit io salue le soin mis à « expliquer chaque détail dans les pannes » et parle d'une « très bonne expérience ».
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REX Ledger - Le réseau multi-cluster, enfin simplifié : guide pratique de Cilium ClusterMesh
Arthur Outhenin-Chalandre — Ledger, Quentin Swiech — Ledger
Retours : Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop)
- D'après Thomas Samson : un retour d'expérience sur un maillage Cilium ClusterMesh entre deux datacenters, avec une démonstration des
ServiceExport/ServiceImportpour répartir la charge entre pods de clusters distincts, et desCiliumNetworkPolicypour contrôler les flux.
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Inside Cilium : deep dive sur DSR (Direct Server Return)
Alexis La Goutte
Retours : Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop)
- D'après Thomas Samson : comment Cilium, via l'encapsulation Geneve et le Direct Server Return, « achemine la réponse directement au client, réduisant la latence » et économise un saut réseau.
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Sécuriser la PKI de vos clusters Kubernetes avec ClusterAPI et OpenBao
Victor Coutellier — NumSpot, Mohammad Amla
Retours : Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop)
- D'après Thomas Samson : sortir les trois PKI de Kubernetes du cluster grâce à OpenBao, avec des clés conservées en mode internal (non exportables). Un extrait de post LinkedIn (non lu en entier) situe le talk dans un contexte SecNumCloud.
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Tokyo Drift Containers : immuabilité au service de la sécurité cloud native
Dan Maher
Retours : Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop)
- D'après Thomas Samson, trois principes : réduire la surface (« minimiser le nombre d'outils, utiliser des images distroless »), déployer avec
readOnlyRootFilesystem: truequitte à ajuster la gestion des fichiers temporaires, et détecter à l'exécution toute modification en production.
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K3s : état des lieux en 2026
Paul Gonin
Retours : Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop)
- D'après Thomas Samson : K3s reste « une distribution Kubernetes certifiée et simple (un seul binaire) », avec un écosystème enrichi récemment (k3sup, Traefik, Spegel, eStargz, k3k).
- Illustration le jour même : la SNCF embarque K3s dans ses TGV (transcript du talk SNCF).
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Docker Bake, élégance et standardisation pour le build de vos images Docker
Mazlum Tosun
Retours : Thomas Samson (blog Les-Tilleuls.coop)
- D'après Thomas Samson : Docker Bake standardise les builds d'images entre poste local et CI, parallélise le build et intègre les tests unitaires dans la définition HCL.
Sessions sans retour trouvé (26)
- GitHub Actions : une bombe à retardement pour la supply chain (T. Abalea)
- kro : la révolution déclarative (S. Allamand)
- Scaler des charges GPU avec Karpenter et Argo Workflows (A. Saboni)
- Admission Control 2.0 (Y. Kouki)
- Cluster IA air-gapped (S. Robert, C. Morvan)
- Résilience avec Plakar (G. Chehade)
- La famille k0s (L. Juggery)
- Architecture Universal Mesh (B. Assmann)
- Sécurité cloud native et contexte runtime (D. Vassilopoulos)
- Attestation à distance d'un cluster Kubernetes (T. Ravier, A. Frosi)
- REX Air France-KLM - Des chaînes applicatives aux chaînes OPS (C. de Vasson, A. Alaoui Echerif)
- OS immuables et systemd-sysext (M. Tortuyaux)
- kube-image-keeper (P. Laffitte)
- Challenge : 0 CVE en 10 min (M. Koreissi)
- 100 000 sessions de labs réseau et sécurité (R. Pinson)
- Kagent sur Kubernetes (A. Ait Aazizi)
- Mobilité des workloads Kubernetes (C. Pouthier)
- Workloads stateful sur Kubernetes (V. Jamois, S. Delmotte)
- Sous le capot de Cluster API (T. Guichard)
- REX bpifrance - FinOps, de la visibilité au chargeback (H. Ben Farhat)
- Topomatik (A. Buisine)
- Uptime Kuma (W. Ahilé)
- Questions pour un conteneur - édition Supply Chain (A. Vache, S. Khoury)
- Kyverno au service de l'IA (L. Chmielowski)
- Passons au cloud-native durable (H. Rexed)
- REX Skello - Data Platform Engineering (E. Halbert)
Sources
- Programme officiel 2026 (nouvel onglet) ↗
- Playlist YouTube officielle 2026 (51 vidéos) (nouvel onglet) ↗
- Denis Germain (Zwindler) — Cloud Native Days France 2026 : mon retour sur l'événement (nouvel onglet) ↗
- Zwindler — annonce de la table ronde et des dédicaces (nouvel onglet) ↗
- Antoine Mayer — Une journée avec moi aux Cloud Native Days 2026 (nouvel onglet) ↗
- Daveo (Harold Bourge) — De Kubernetes à la souveraineté numérique : les insights du CNDF 2026 (nouvel onglet) ↗
- FG Tech (François Berthault) — DevOps n'a pas bougé… mais tout a changé, la plateforme a pris le pouvoir (nouvel onglet) ↗
- Solutions Numériques — communiqué de bilan des organisateurs (nouvel onglet) ↗
- Post LinkedIn de Maxime Calvès (replay CA-GIP) (nouvel onglet) ↗
- Blog Cilium — Cilium at Cloud Native Days France 2026 (non lu : contenu rendu côté client) (nouvel onglet) ↗
- Ippon — Une journée riche aux Cloud Native Days France 2026 (partie 1/2) (nouvel onglet) ↗
- Ippon — Une journée riche aux Cloud Native Days France 2026 (partie 2/2) (nouvel onglet) ↗
- Les-Tilleuls.coop (Thomas Samson) — Notre retour sur Cloud Native Days 2026 (nouvel onglet) ↗
- Cockpit io (Mohamed Reda Larbi Youcef, Amayas Himeur) — Cloud Native Days France 2026 : notre retour d'expérience (nouvel onglet) ↗
- ITS Services — Cloud Native Days 2026 (employeur d'un speaker SNCF) (nouvel onglet) ↗
- LinkedIn : seuls des posts d'organisateurs (Jérôme Petazzoni, page Cloud Native Days France) et de speakers (Denis Germain, Maxime Calvès) retrouvés