DEVOPS REX 2025
Thème : Gouvernance & souveraineté, IA en production, DevSecOps, DevOps
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6e édition, 10 & 11 décembre 2025, Cité des Sciences et de l'Industrie (Paris), en parallèle d'Open Source Experience. Bilan de l'organisateur : 600 participants, 30 exposants, 25 speakers, 20 conférences et talks, en français.
Une 6e édition 100 % REX et en français où la souveraineté devient un critère de choix d'infrastructure assumé (quitter AWS, S3NS, Scaleway, Clever Cloud, SecNumCloud) et où l'IA passe du POC à la production (plateformes, code review, RAG, LLMaaS), le tout sur fond de pragmatisme : standardiser plutôt qu'empiler des outils, et ne pas mettre du Kubernetes partout.
17 sessions résumées · 17 vidéos · mise à jour le mardi 29 septembre 2026 · synthèse à compléter
Sources lues et limites de cette synthèse
Corpus : 3 comptes-rendus de blog publiés après l'événement (Onepoint sur dev.to, 15/12/2025 ; Synapsys, 17/12/2025 ; Bpifrance.IO, 24/12/2025), le post bilan de DEVOPS REX et le post de remerciement de Jérôme Galais (speaker, 15/12/2025) sur LinkedIn, les articles du blog officiel (replays, table ronde, Codeshift), le programme archivé sur devopsrex2025.eventmaker.io et les annonces Mastodon de l'organisateur (jours et horaires), les 17 replays YouTube de talks (descriptions officielles) et 4 transcripts complets (keynote d'Ophélie Coelho, Orange, Julien Maitrehenry, Rémi Verchère).
Limites : Aucun post LinkedIn de participant lu : les retours viennent de trois blogs d'entreprises (ESN, cabinet, fonds d'investissement), centrés sur une poignée de talks (Kaliop, Accure IT, Datadog, BPCE, iMSA, Anyshift), plus le post d'un speaker sur son propre talk. Les jours de toutes les sessions sont désormais vérifiés sauf celui de Rémi Verchère (talk absent des pages du programme archivé), et une partie des talks n'est résumée qu'à partir de la description officielle de la vidéo.
Synthèse globale
1. La souveraineté passe du discours au chantier
C'est le fil rouge de l'édition, du premier au dernier jour, avec un temps fort le 10 décembre après-midi : keynote, REX Kaliop et Matmut puis table ronde s'y enchaînent (programme archivé). Ophélie Coelho l'a posé en keynote : pas de stratégie de souveraineté sans cartographie fine des dépendances, service par service, alors que personne ne la fait faute de « culture du risque ». Les REX ont ensuite montré des migrations réelles : Kaliop d'AWS vers Scaleway, Matmut vers S3NS, un LLMaaS sur SecNumCloud chez Cloud Temple, un RAG « 100 % français » sur Clever Cloud chez Accure IT. La table ronde a réuni la DGFiP (Nubo), Groupama, Theodo et Couchbase. Onepoint en conclut que la souveraineté « devient un critère de choix assumé » ; Synapsys note que les enjeux géopolitiques « dominent » les échanges. Nuance commune aux REX : la motivation est autant économique et réglementaire (coûts AWS, RGPD) que politique.
2. L'IA quitte le POC, sans béatitude
« L'IA en production » est l'un des quatre axes de l'édition, et les talks la montrent en production : une plateforme d'ingénierie à 11 000 utilisateurs (Sopra Steria), un agent de code review sur GitLab avec n8n et des LLM open source, un graphe d'infrastructure pour donner du contexte aux agents (Anyshift), un LLMaaS qui aide à construire sa propre infrastructure. Le ton reste prudent : Antoine Durand rappelle que 70 à 88 % des POC IA n'arrivent jamais en production et met en garde contre le « CV Driven Development ». Roxane Fischer insiste sur le fait que l'IA échoue sans contexte.
3. Standardiser plutôt qu'outiller, co-construire plutôt qu'imposer
Plusieurs REX racontent la même histoire. Chez Orange, des templates GitLab CI adoptés par le bouche-à-oreille (« le pot de miel ») jusqu'à 22 000 projets, sans imposition hiérarchique. Chez BPCE-IT, une grille de maturité A à E et des équipes de coaching. Chez Datadog, une équipe sécurité qui co-conçoit les accès avec les équipes produit plutôt que de les restreindre. Chez iMSA, les métriques Accelerate appliquées à un parc COBOL. L'organisateur résume en relisant Codeshift : « le vrai sujet n'est pas l'outil […] mais le niveau de standardisation ». Bpifrance.IO y voit un passage du « tool-stacking » à la collaboration humaine.
4. Pragmatisme d'infrastructure : Kubernetes, oui, mais pas par défaut
Julien Maitrehenry défend VM, systemd et Ansible pour une équipe de 3, et n'adopte Kubernetes qu'après un an et demi, quand les SLA l'imposent. À l'opposé, Rémi Verchère montre la réalité d'une flotte d'une vingtaine de clusters « presque » identiques sous ArgoCD, avec des umbrella charts pour rester peu dépendant de l'outil, et reconnaît que la gestion des values YAML reste « un enfer ». Onepoint relève comme message récurrent la dette Kubernetes : mettre à jour régulièrement, ne pas tout conteneuriser, refactoriser tôt pour éviter les « macroservices ». Synapsys décrit Kubernetes comme le standard de fait, « parfois sur-dimensionné ».
5. Vie de l'événement, tensions et biais du corpus
- Format : 2 jours, 100 % REX et en français, à la Cité des Sciences, en parallèle d'Open Source Experience. Bilan de l'organisateur : 600 participants, 30 exposants, 25 speakers, 20 conférences. Tout a été filmé, avec des replays publiés dès le 16 décembre.
- Accrocs visibles dans les vidéos : la keynote d'Ophélie Coelho (après le déjeuner du premier jour) a dépassé son créneau, à cause d'un minuteur mal réglé selon elle, et s'est terminée sans questions.
- Poids des sponsors : huit pitchs sponsors sont intégrés au programme filmé, et deux talks sont portés par des sponsors (Kaliop, Exoscale).
- Côté speakers : Jérôme Galais (Kaliop) dit sur LinkedIn avoir été « profondément touché » par les retours reçus après son talk ; les speakers se répondent aussi d'un jour à l'autre (Julien Maitrehenry cite sur scène le talk « ascenseurs » de la veille).
- Biais du corpus : aucun post LinkedIn de participant n'a été lu. Les trois comptes-rendus (Onepoint, Synapsys, Bpifrance.IO) sont positifs et convergent sur les mêmes sessions (Kaliop, Accure IT). Plusieurs sessions (Matmut, Cloud Temple, WeScale, Exoscale, table ronde) n'ont aucun retour public trouvé ; seuls quatre transcripts ont été lus.
Actions concrètes citées
- Quitter un hyperscaler est faisable : Kaliop a migré une plateforme de monitoring d'AWS vers Scaleway en 4 mois à 3 personnes, avec une facture passée d'environ 50 000 € à environ 20 000 € par mois — à condition de ne pas chercher à transposer à l'identique (Onepoint, Synapsys).
- Cartographier ses dépendances service par service : dire qu'on dépend d'AWS, d'Azure ou de Google Cloud ne suffit pas, il faut savoir quelles briques on utilise pour savoir lesquelles on peut remplacer (Ophélie Coelho, keynote).
- Les templates comme « pot de miel » : Orange a diffusé le DevSecOps par des templates GitLab CI modulaires (devenus to-be-continuous), sans imposition hiérarchique, jusqu'à 22 000 projets en 2025, avec SBOM systématiques remontés dans Dependency-Track.
- Mesurer la maturité pour piloter la transformation : grille DevSecOps « à la Nutriscore » (A à E) sur 4 axes chez BPCE-IT : Craft, CI, CD, Sécurité (Onepoint).
- Choisir selon le besoin réel, pas selon la hype : VM, systemd, Ansible, Terraform et GitHub Actions suffisent longtemps à une petite équipe ; Kubernetes arrive quand les SLA et les applications clientes l'exigent (Julien Maitrehenry).
- Un projet IA souverain doit éviter le « CV Driven Development » : 70 à 88 % des POC IA n'arrivent jamais en production selon Antoine Durand (Accure IT) ; sa réponse est une stack RAG simple et 100 % française (Clever Cloud, PostgreSQL/pgVector, Mistral AI, Airflow).
- La sécurité se co-construit avec les équipes plutôt que d'être imposée : l'équipe sécurité de Datadog a co-conçu les accès Kubernetes et aux logs sensibles avec les équipes produit et plateforme (Bpifrance.IO).
- Les agents IA ont besoin de contexte : modéliser l'infrastructure comme un graphe de dépendances multi-sources pour que l'IA diagnostique juste (Roxane Fischer, Anyshift, selon Bpifrance.IO).
- Attention à la dette Kubernetes : mettre à jour régulièrement, ne pas tout conteneuriser, refactoriser tôt pour éviter les « macroservices » (message récurrent relevé par Onepoint).
Session par session
Mercredi 10 décembre
Conférence▶ vidéo
« Codeshift » : démarche DevSecOps chez les Ops de BPCE-IT
Julien Fouqueray — BPCE IT, Clément Rochas — BPCE IT (consultant freelance)
Retours : Yohann Streibel et Antonin Brugnot (Onepoint, dev.to), Bpifrance.IO, Blog DEVOPS REX (organisateur)
- REX d'une démarche de diffusion de la culture DevSecOps chez les équipes d'infrastructure et de sécurité : mesure de la maturité, outils, formations, avec un cap de reconstruction automatique d'ici 2027 (description officielle).
- Ce qu'a retenu Onepoint : une grille de maturité « à la Nutriscore » (notes A à E) sur 4 axes : Craft, CI, CD et Sécurité.
- Ce qu'a retenu Bpifrance.IO : la transformation tient à l'alignement DevOps, Craft et Agile, porté par des équipes de coaching dédiées et des « contrats » d'onboarding.
- Relecture de l'organisateur (blog, avril 2026) : « le vrai sujet n'est pas l'outil (GitOps, ArgoCD, etc.) mais le niveau de standardisation ».
Conférence▶ vidéo
Engineering Platform boostée à l'IA : ok mais pour quoi faire ?
Matthieu Vincent — Sopra Steria
Retours : Yohann Streibel et Antonin Brugnot (Onepoint, dev.to)
- Plateforme d'ingénierie interne de Sopra Steria, 11 000 utilisateurs, qui outille les pratiques DevSecOps depuis 2018 et a été enrichie par l'IA : génération de code, couverture de tests, revue de code et autres usages opérationnels, avec des démonstrations (description officielle).
- Ce qu'a retenu Onepoint : une vision « Agentic AI in the Software Delivery Lifecycle » où des agents interviennent à chaque étape (exigences, user stories, architecture, tests, code review). C'est l'exemple phare de la tendance « IA intégrée au cycle DevOps » dans leur compte-rendu.
Conférence▶ vidéo + transcript
Comment nous avons mis en place la pratique DevSecOps chez Orange
Cédric Olivier — Orange, Girija Saint-Ange — Orange
Sur scène (transcript) :
- Point de départ : la migration de SVN vers GitLab en 2017, où chaque projet inventait ses règles (« une équipe sécurise, l'autre croise les doigts »). Pas d'imposition hiérarchique : une communauté interne d'experts a co-construit le standard.
- Un pipeline standard avec la sécurité par défaut à chaque étape (SAST, scan d'image, SBOM systématique), et un « adaptive pipeline » : seuls les jobs critiques en développement, tous les jobs non bloquants en MR draft, tout échec bloquant en MR ready.
- Mise en œuvre par des templates GitLab CI/CD modulaires (un pipeline complet avec 4 includes), un site de documentation et un générateur graphique ; le projet est publié en open source sous le nom to-be-continuous.
- Adoption par le bouche-à-oreille : 10 000 projets en 2022, 14 000 en 2023, 19 000 en 2024, 22 000 en 2025 (la description de la vidéo parle de « plus de 17 000 projets »). Les SBOM remontés dans Dependency-Track permettent au RSSI de voir immédiatement les applications touchées par une faille.
- Formules : « Sans sécurité, c'est pas DevSecOps, ça sera juste un DevOps » ; « Les templates, c'est le pot de miel qui tire les bonnes pratiques dans les équipes. »
- Questions-réponses : pourquoi Artifactory (multicloud, scan Xray) ; les freins cités sont la complexité globale et… le fait de ne pas lire la documentation. Sondage à main levée : une majorité de la salle venait d'entreprises de plus de 5 000 salariés.
Conférence▶ vidéo
Confiance opérationnelle : quand Sécurité et Delivery co-conçoivent les modèles d'accès
Isabelle Kraemer — Datadog
Retours : Bpifrance.IO
- REX de Datadog : plutôt que d'imposer des restrictions, l'équipe sécurité a repensé avec les équipes produit et plateforme les permissions sur les clusters Kubernetes et l'accès aux logs sensibles, sans casser la fluidité opérationnelle (description officielle).
- Ce qu'a retenu Bpifrance.IO : au-delà du « shift left » par scanners, des experts sécurité qui codent avec les équipes les fonctionnalités sensibles (IAM, chiffrement, secrets), ce qui crée de l'empathie et du partage de compétences. Le rédacteur y voit une confirmation de sa propre approche (une observabilité qui crée une « confiance partagée » plutôt que de la surveillance).
Keynote▶ vidéo + transcript
Keynote Gouvernance & Souveraineté : faire de la géopolitique du numérique comme du DevOps
Ophélie Coelho — IRIS / CIS (CNRS)
Retours : Yohann Streibel et Antonin Brugnot (Onepoint, dev.to, mention seulement)
Sur scène (transcript) :
- Angle choisi : « ouvrir les portes de l'atelier » de la chercheuse en géopolitique du numérique en comparant son travail à celui d'un DevOps : corpus et jeux de données au lieu de clusters, chaîne collecte → nettoyage → géoréférencement → cartographie → texte au lieu d'un pipeline CI/CD, veille au lieu d'observabilité, câbles coupés et pannes de services au lieu d'incidents.
- Outils : RIPE Atlas et RIPEstat (routage BGP, latence, chemins), QGIS, outils d'OSINT, imagerie satellitaire (elle conseille l'alternative française Nimbo, mise à jour mensuelle, plutôt que Google Earth), du Python, du SQL et du GeoJSON. Par principe, elle évite les outils des grandes plateformes qu'elle critique.
- Le problème n°1, ce sont les données : absentes, fermées (propriété industrielle, infrastructures critiques) ou trop chères. Exemples : la consommation réelle des campus de centres de données annoncés en Europe (projets de 1 à 2 GW, voire 4 GW) n'est pas publiée, et les audits arrivent après les financements (« on met la charrue avant les bœufs »).
- Mesurer les dépendances : aucune cartographie n'existe. Savoir qu'on dépend d'AWS, d'Azure ou de Google Cloud ne suffit pas : il faut savoir de quels services on dépend dans ces « immenses bibliothèques » pour savoir quelle brique on peut remplacer. Elle pointe un manque de culture du risque dans les entreprises comme à l'État.
- Travail de terrain (Afrique du Sud) : des centres de données géants s'implantent près de quartiers sans électricité. Les indicateurs sont imparfaits (un nombre de datacenters n'est pas une capacité de calcul) et une carte se documente comme du code.
- Conclusion : la discipline est jeune, « on n'en est pas encore au DevOps » : ce qui lui manque, c'est l'automatisation de la veille et du traitement des données. Talk en dépassement, donc sans questions.
Conférence▶ vidéo
Quitter AWS : une migration vers le cloud souverain (presque) sans douleur
Jérôme Galais — Kaliop
Retours : Yohann Streibel (Onepoint, dev.to), Robin Van Dessel (Synapsys), Jérôme Galais (speaker, LinkedIn)
- La session la plus détaillée dans les comptes-rendus : migration d'une plateforme de monitoring d'AWS vers Scaleway (bare metal et services managés), pour 80 000 utilisateurs et 22 000 clients actifs (Onepoint).
- Chiffres retenus : 4 mois, 3 personnes à temps plein, coûts passés de ~50 000 € à ~20 000 € par mois, soit l'objectif de plus de 50 % de réduction atteint (Onepoint, Synapsys).
- Motivations : coûts AWS excessifs et RGPD. Principale difficulté : le vendor lock-in sur des services sans équivalent direct (Kinesis, Elasticsearch). Bascule en une seule fois vers Scaleway (Synapsys).
- Leçon la plus reprise : « il ne faut pas chercher à transposer à l'identique ». Il faut arbitrer entre besoins réels et ambition technique plutôt que de reproduire les standards de l'hyperscaler (Synapsys, description officielle).
- Après coup (speaker, LinkedIn, 15/12/2025) : Jérôme Galais dit avoir été « profondément touché » par les retours des participants ; en commentaire, un collègue de Kaliop salue un talk « qui semble avoir inspiré beaucoup de monde ».
Conférence▶ vidéod'après le programme
Migration de la plateforme Data de Matmut sur le cloud S3NS
Pascal Deshayes — TerraOps, Jean-Jacques Mok — Matmut
- D'après la description officielle : migration de la plateforme Data et IA de Matmut vers S3NS, avec une réarchitecture pour tirer parti de services managés (Cloud Composer, BigQuery) tout en garantissant la confidentialité des données sensibles, et une préparation de l'évolution vers le « Cloud de confiance ».
- Aucun retour de participant trouvé (Onepoint ne fait que la citer).
Conférence▶ vidéod'après le programme
Des microservices pour des ascenseurs à Monaco : voyage au cœur du DevOps vertical
Luc Juggery — Exoscale
- D'après la description officielle : transformer des ascenseurs classiques en machines connectées à Monaco (écrans, messages du syndic, services à valeur ajoutée), sur une infrastructure Kubernetes, CI/CD et MQTT.
- Une session « technique et décalée » sur la qualité logicielle et la haute disponibilité dans un contexte IoT. Le speaker travaille chez Exoscale, sponsor Gold de l'édition.
- Programmée le 10 décembre à 16 h 35, en fin de première journée (annonce Mastodon de l'organisateur). Le lendemain, Julien Maitrehenry y fait allusion sur scène : « je pense c'est hier, on nous a parlé de Kubernetes et des ascenseurs » (transcript).
- Aucun retour de participant trouvé.
Table ronde▶ vidéo
Souveraineté numérique : entre impératif stratégique et réalité opérationnelle
Renaud Chaillat — DGFiP (cloud souverain Nubo), Lila Chauveau — Theodo, Laurent Doguin — Couchbase, Renaud Fleury — DGFiP (Kubo sur Nubo), Henri Giordano — Groupama
Retours : Blog DEVOPS REX (organisateur)
- Table ronde entre acteurs publics (DGFiP, cloud Nubo) et privés (Groupama, Theodo, Couchbase) sur quatre axes : choix d'architecture entre souveraineté et performance, conduite du changement, gouvernance des données, compromis entre conformité réglementaire et besoins opérationnels (description officielle, article de l'organisateur de mars 2026).
- Placée le 10 décembre de 16 h à 16 h 35 (programme archivé), le jour de la keynote souveraineté et des REX de migration (Kaliop, Matmut), ce qui fait de cette première après-midi un bloc consacré à la souveraineté.
- L'organisateur la présente comme un débat « pragmatique et détendu » ; aucune citation individuelle n'a été trouvée et la vidéo n'a pas été transcrite. C'est la session la moins vue de la playlist (hors pitchs sponsors).
Jeudi 11 décembre
Conférence▶ vidéo
L'importance du contexte en IA x Infra : votre infrastructure est un graphe
Roxane Fischer — Anyshift.io
Retours : Bpifrance.IO
- Pourquoi les outils d'IA, même avancés, échouent sans contexte sur de l'infrastructure réelle, et comment modéliser l'infrastructure comme un graphe reliant services, ressources et environnements, avec une démonstration en direct (description officielle).
- Ce qu'a retenu Bpifrance.IO : pour déboguer, les agents IA ont besoin d'une infrastructure représentée en graphe de dépendances multi-sources, pas seulement des dépôts de code.
Conférence▶ vidéo
Agentic AI : et si c'était l'IA qui faisait ta code review ?
Oussama Abai — Les Filles & les Garçons de la Tech, Kenza Barnier — Les Filles & les Garçons de la Tech
Retours : Robin Van Dessel (Synapsys)
- Un agent intégré à GitLab qui analyse les merge requests, suggère des améliorations, génère des tests et attribue un score de qualité, construit avec des LLM open source (Mistral, LLaMA) et des workflows n8n (description officielle).
- Ce qu'a retenu Synapsys : l'illustration du passage de l'IA expérimentale à l'IA opérationnelle dans les pratiques DevOps.
Conférence▶ vidéod'après le programme
Industrialiser un LLMaaS souverain : scalabilité, sécurité… et une IA qui aide à se créer elle-même
Alexandru Lata — Cloud Temple
- D'après la description officielle : un LLMaaS souverain hébergé sur IaaS SecNumCloud pour des clients sensibles, avec des défis de scalabilité, de sécurité et de performance.
- Originalité annoncée : l'IA contribue à sa propre création (génération d'infra-as-code, scripts de supervision, aide au diagnostic, optimisation du routage).
- Pas de retour détaillé trouvé (Onepoint ne fait que la citer).
Conférence▶ vidéo
ChatBot/RAG 100 % souverain
Antoine Durand — Accure IT
Retours : Antonin Brugnot (Onepoint, dev.to), Robin Van Dessel (Synapsys)
- Chatbot RAG pour un client des énergies renouvelables, sur un gros volume de données non structurées (R&D, support), avec l'exigence « 100 % français, hébergé en France » (description officielle).
- Chiffre d'accroche retenu : 70 à 88 % des POC IA ne passent jamais en production (Onepoint ; Synapsys note « 78–88 % »).
- Stack : Clever Cloud, PostgreSQL + pgVector, Mistral AI, Airflow, Streamlit, sans exposition à un cloud américain, avec des pratiques DevOps/DataOps et FinOps (Onepoint, description).
- Question posée par le speaker et retenue par Synapsys : éviter le « CV Driven Development » et l'adoption par FOMO.
Conférence▶ vidéo
Unifier le delivery legacy et cloud-native : le défi DevOps d'iMSA
Nicolas Cazottes — iMSA
Retours : Bpifrance.IO
- Plus de 1 000 applications, du COBOL au cloud-native : unifier et automatiser le delivery en respectant sécurité, traçabilité et gouvernance dans un environnement réglementé (description officielle).
- Ce qu'a retenu Bpifrance.IO : la performance DevOps n'est pas réservée aux start-up cloud-native. Le modèle de Westrum et les métriques Accelerate s'appliquent aussi dans un legacy contraint.
Conférence▶ vidéod'après le programme
Et si mon équipe DevOps devenait performante ?
Olivier Cloirec — WeScale, Samia Kherrati — WeScale
- D'après la description officielle : REX et pièges à éviter pour une équipe d'Ops chargée des moyens d'infrastructure et d'outillage, qui se sent « l'âme de super-héros » et décide « au doigt mouillé et dans l'urgence ».
- Chaque anti-pratique est expliquée et assortie d'alternatives (autonomie, Lean, culture produit).
- Aucun retour de participant trouvé.
Conférence▶ vidéo + transcript
Docker c'est cool, Kubernetes c'est hype, mais peut-on faire autrement ?
Julien Maitrehenry — Paren
Sur scène (transcript) :
- Contexte : une start-up avec une équipe de 3 personnes où il était le seul à maîtriser Kubernetes. Exemple du coût caché : migrer de NGINX Ingress Controller vers la Gateway API lui a pris une semaine. « Si on a la meilleure infrastructure du monde mais pas de produit à déployer dessus, notre valeur est toujours de zéro. »
- Premières étapes sur des PaaS managés (Azure Container Apps, DigitalOcean App Platform), avec leurs limites réseau : pour ne pas ouvrir un firewall à Internet, certains logs ont été sacrifiés.
- Puis le « vieux » qui marche : VM Linux et systemd (services et timers plutôt que cron), Terraform (« pas cloud agnostique mais multicloud »), Ansible et Ansible Vault, GitHub Actions en SSH. Rollback simple par binaire
-previous. Des technos très documentées, que les LLM connaissent bien. - Docker reste utile : Docker Compose en dev, outillage conteneurisé, Testcontainers.
- Kubernetes adopté au bout d'environ un an et demi, quand sont arrivées des applications clientes avec SLA. Message : « Faut-il toujours suivre les hypes ? Non, il faut choisir selon notre besoin réel. »
- En Q&R : un Kubernetes managé ne masque que le control plane ; ingress, opérateurs et monitoring restent à votre charge.
Date non précisée
Conférence▶ vidéo + transcript
Gérer des clusters « presque » identiques en mode GitOps avec ArgoCD
Rémi Verchère — Gravitek (Accenture selon le programme)
Sur scène (transcript) :
- REX client, présenté comme tel (« personne n'a la même manière de déployer Argo ») : une vingtaine de clusters dev et prod, montés à la main puis avec Terraform, donc pas tout à fait identiques. Il gère les briques communes (ingress, cert-manager, backup, observabilité) et des montées de version Kubernetes tous les 4 à 6 mois.
- Organisation : monorepo, trunk-based, un app-of-apps qui déploie des ApplicationSets ; les valeurs sont hiérarchisées par version de Kubernetes, puis type d'environnement, puis cluster, via les labels des secrets de cluster.
- Umbrella charts Helm pour rester peu dépendant d'ArgoCD (le tout reste déployable avec Helm seul). Pour les clusters hétérogènes, un generator matrix/merge avec un
params.jsonpar cluster — « pas sûr que ce soit une bonne pratique, mais ça marche ». - Mises à jour : ArgoCD détecte la version du cluster et bascule les charts ; validation sur un cluster puis déploiement sur les 19 autres ; Renovate propose les PR de mise à jour.
- En Q&R : la vérification des merges de values YAML reste manuelle (« un enfer ») ; il utilise deux instances ArgoCD, l'une pour la dev, l'autre pour la prod.
Sessions sans retour trouvé (1)
- Pitchs sponsors Platinum (Passbolt, Rudder, Zabbix, Splunk) et Gold (Spectrum Groupe, Kaliop, Digital.ai, Exoscale) : vidéos courtes publiées, non synthétisées
Sources
- Replays 2025 (site officiel) (nouvel onglet) ↗
- Playlist YouTube DEVOPS REX 2025 (nouvel onglet) ↗
- Onepoint (Yohann Streibel, Antonin Brugnot) — DevOps Rex 2025 : retour sur deux jours de conférences (dev.to) (nouvel onglet) ↗
- Synapsys (Robin Van Dessel) — DevOps REX 2025 : cloud souverain, IA et Kubernetes (nouvel onglet) ↗
- Bpifrance.IO — DevOps REX Paris 2025 : dive in with us ! (nouvel onglet) ↗
- DEVOPS REX — post LinkedIn « Clap de fin » (bilan chiffré) (nouvel onglet) ↗
- Blog DEVOPS REX — Revivez l'édition 2025 (nouvel onglet) ↗
- Blog DEVOPS REX — Souveraineté numérique : entre impératif stratégique et réalité opérationnelle (nouvel onglet) ↗
- Blog DEVOPS REX — Quand le GitOps devient un levier de standardisation à grande échelle (nouvel onglet) ↗
- Les Joies du Code — annonce de l'édition (600 participants attendus, 4 axes, colocalisation avec Open Source Experience) (nouvel onglet) ↗
- Programme 2025 archivé (devopsrex2025.eventmaker.io, pages détaillées des sessions et des speakers) (nouvel onglet) ↗
- DEVOPS REX sur Mastodon (annonces de talks avec jours et horaires) (nouvel onglet) ↗
- Jérôme Galais (speaker, Kaliop) — post LinkedIn « Merci DevOpsRex 2025 » (nouvel onglet) ↗
- Posts LinkedIn : aucun post de participant lu (bilan de l'organisateur et post du speaker Jérôme Galais uniquement)