Agile Tour Bordeaux 2024

Agile & Lean30–31 octobre 2024Bordeaux, Campus Ynov Bordeaux (place Ravezies, Le Bouscat)

Thème : Les évolutions de l'agilité dans les équipes tech et au-delà !

Gratuit sur inscription, en mode mixte : sur site au campus Ynov et en ligne (conférences diffusées en direct sur Twitch). Programme Sessionize : 37 créneaux sur deux jours, dont 3 keynotes (pirates, Yadz Rambelontsalama, Marc Bagur), 27 conférences (dont des formats courts de 20 minutes), 6 ateliers et un Forum ouvert le jeudi après-midi. Aucun bilan chiffré de fréquentation publié pour 2024.

Une édition qui revient aux fondamentaux pour répondre au désenchantement agile : simplicité, flux, pratiques d'ingénierie éprouvées et mesures construites avec les équipes, portée par des REX très chiffrés (Lean chez OCTO, WP Rocket) et un fil humain fort (biais, pouvoir, douceur, leadership), l'IA restant quasi absente.

23 sessions résumées · 20 vidéos · mise à jour le jeudi 8 octobre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Programme Sessionize complet (37 sessions) et page officielle de l'édition ; 20 transcripts de replays YouTube (playlist officielle, vidéos publiées entre novembre 2024 et mars 2025). Retours écrits : un compte-rendu de blog Wanteeed (5 novembre 2024, 5 sessions), un commentaire LinkedIn de Johanna Vauchel et une mention de la keynote de Marc Bagur par Riadh Madhoun dans un post sur l'Agile Tour Nantes.

Limites : Corpus de retours participants presque vide : la synthèse décrit surtout ce qui a été dit sur scène, pas la réception. Les ateliers, le Forum ouvert et les sessions non filmées (dont la keynote de Yadz Rambelontsalama et le REX d'agilité à l'échelle de Rachel Dubois) ne sont connus que par le programme ; une vidéo de la playlist est masquée. Les transcripts sont des sous-titres automatiques, approximatifs sur les noms propres et certains chiffres.

Synthèse globale

1. Le désenchantement agile, en toile de fond

Plusieurs talks partent du même constat : l'agilité est devenue lourde, jargonnante et parfois contre-productive. Olivier My parle de « fausses promesses » et se demande si l'on fait « plus de bien que de mal ». Benjamin Cabanne décrit le retour de bâton de 2024, avec un middle management qui remet du contrôle et une agilité devenue « coupable idéal ». Le sondage de Cyrille Douay et Stéphane Boucheron (106 réponses) montre des développeurs sans temps pour la veille et des rituels jugés nuisibles par la moitié des répondants. Personne ne propose pour autant d'abandonner : au vote « Scrum est-il coupable ? », une seule main se lève pour oui. La faute est attribuée à l'industrialisation des méthodes, pas à leurs principes.

2. Revenir aux fondamentaux : simplicité et pratiques éprouvées

La réponse dominante est un retour aux sources. Olivier My fait de la simplicité le principe oublié du manifeste. Christophe Heral montre qu'en 2003 on savait déjà « faire du logiciel tel qu'on devrait le faire » et que les pratiques comptent plus que les technologies. Sam Cranford revient à la définition stricte du refactoring et met en garde contre les réécritures complètes. Sébastien Goodwin rappelle que Kanban est un système de gestion du flux, pas un tableau. Les keynotes pirates prolongent l'idée : « si un processus ne vous sert pas, vous servez le processus », phrase reprise le lendemain par Sébastien Goodwin.

3. Le flux et la mesure, construits avec les équipes

Les REX les plus chiffrés de l'édition portent sur le flux. Nicolas Ploquin (OCTO) ramène un stock de 107 tickets à 2 et fait passer l'eNPS de -50 à +28, sans rétrospective, par l'amélioration au poste de travail. Mathieu Lamiot (WP Media) montre comment un kanban en « chaîne de montage » a produit six mois de correctifs pour trois mois de développement, puis comment des règles simples (une tâche en cours, revue de PR sous 24 h) ont recréé une équipe. Geoffrey Graveaud traite la mesure comme un objet de dialogue : les métriques DORA ne valent rien sans les pratiques qui les expliquent, et un questionnaire anonyme permet de porter les freins réels à la hiérarchie. L'Example Mapping d'Arnaud Langlade applique la même logique au refinement : des ateliers courts qui découpent les stories plutôt que des estimations.

4. L'humain : pouvoir, biais, douceur et leadership

Un second fil traverse les deux jours, celui des rapports de pouvoir dans les équipes. Sara Dufour relie l'intelligence collective à l'égalité de parole et liste des pratiques d'animation pour la protéger, en interpellant les coachs sur l'absence de sociologie dans leur boîte à outils. Anaïs Huet décrit la double contrainte qui pèse sur les personnes à la posture douce, surtout les femmes, et défend la douceur comme une stratégie. Alexis Monville et Van Tang font vivre en salle l'idée de Deming selon laquelle un mauvais système bat une bonne personne. Les ateliers du programme (dire non, feedback utile, décider ensemble, performance d'équipe) relevaient du même registre, mais aucun retour n'en a été trouvé.

5. Au-delà de l'équipe tech : design, UX, QA, sécurité

Le thème de l'édition (« les évolutions de l'agilité dans les équipes tech et au-delà ») se traduit par une série de talks sur les métiers voisins du développement. Noémie M. Rivière (Onepoint) constate que le Manifeste et le Scrum Guide ignorent le design et propose Kanban et une rétro design. Farouk Choulak élargit l'UX à l'expérience employé et client. Camille Fournier veut faire des testeurs « les ambassadeurs des utilisateurs » (d'après Wanteeed). Xavier Maso présente une sécurité outillée dès la PR et la voit comme une forme de QA. Le message commun : ces métiers restent souvent en silo à côté des équipes agiles, et leur intégration ne se standardise pas.

6. Résilience, climat et sens

Les sujets de société apparaissent surtout dans les keynotes et les formats courts. Marc Bagur ouvre le jeudi sur la résilience comme capacité à « sortir plus fort d'une crise », l'industrie 5.0 et la conscience écosystémique des entreprises ; c'est la seule session dont on trouve un écho hors de Bordeaux (Riadh Madhoun). Charlotte Baradat aborde les freins psychologiques à l'action climatique, Nils Lesieur le ralentissement (d'après le programme, sans vidéo). L'IA reste marginale : on la croise en question du public (Cabanne, Maso), en outil de création d'affiches (Merand et Giraud) et dans les crises évoquées par Bagur, jamais comme sujet principal.

7. Tensions, limites et biais du corpus

  • Constat partagé, réponses dispersées : le diagnostic critique sur l'agilité industrialisée revient souvent, mais les remèdes vont du minimalisme (My) à l'outillage du flux (Ploquin, Goodwin) en passant par le leadership partagé ; aucun débat contradictoire n'a été trouvé.
  • Peu de réception connue : pas de feedback chiffré ni de post LinkedIn de participant trouvé. Le seul compte-rendu (Wanteeed) vient de l'entreprise d'un speaker et couvre surtout les sessions tech et produit.
  • Angles morts : les six ateliers, le Forum ouvert, la keynote de Yadz Rambelontsalama et le REX de Rachel Dubois sur l'agilité à l'échelle ne sont connus que par le programme. Les résumés reposent sur des sous-titres automatiques.

Actions concrètes citées

  1. Avant d'accélérer le flux, se demander « qui doit apprendre quoi pour réussir ? » : sinon on accélère la non-qualité (Nicolas Ploquin, stock de 107 à 2 tickets et +63 % de livraison sans travail le week-end).
  2. Face à des KPI imposés, compléter le top-down par du bottom-up : métriques d'équipe tirées des pratiques (DORA, Accelerate) et questionnaire anonyme bien construit pour porter les vrais freins à la hiérarchie (Geoffrey Graveaud).
  3. Remplacer les refinements interminables par des Example Mapping de 30 minutes ; tant qu'il reste des cartes roses (questions), la story n'est pas prête (Arnaud Langlade, repris par Wanteeed).
  4. Fixer des objectifs d'équipe et des règles simples (une tâche en cours, premier retour sur une PR sous 24 h) et outiller l'autonomie en self-service (Mathieu Lamiot).
  5. Privilégier les pratiques d'ingénierie aux technologies à la mode : intégration continue, TDD et trunk-based étaient connus dès 2003 (Christophe Heral).
  6. Dans Kanban, limiter le travail en cours et mesurer le lead time : « stop starting, start finishing » ; une équipe qui refuse de mesurer n'ira pas plus loin (Sébastien Goodwin).
  7. Ne pas lancer de « projet de refacto » : le refactoring se fait par petites étapes sous filet de tests, et une réécriture complète est rarement la bonne réponse (Sam Cranford).
  8. Outiller l'équité dans les ateliers : temps de parole mesuré, asynchrone, anonymat, votes rééquilibrés, car l'intelligence collective dépend d'abord de l'égalité de parole (Sara Dufour).
  9. Intégrer la sécurité tôt avec des outils accessibles : Semgrep sur le diff des PR, OWASP ZAP en CI, SBOM et analyse de dépendances (Xavier Maso).

Session par session

Mercredi 30 octobre

Keynote▶ vidéo + transcript

Innover en s'inspirant des pirates d'autrefois

Olivier Fortier, Pierre LeBlanc

Retours : Sébastien Goodwin (reprise de la citation phare dans son talk du lendemain), Benjamin Cabanne (clin d'œil en séance de questions)

  • Sur scène : les deux Québécois, déguisés en pirates, jouent la keynote comme un épisode spécial de leur podcast Go Pirate, avec jingle.
  • Rappel historique de l'âge d'or de la piraterie (1690-1730) : capitaine élu et révocable, salaire voté par l'équipage, assurance en cas de blessure, code de règles. Les pirates comme organisations plus libres et égalitaires que leur époque.
  • Cinq principes : briser les règles inutiles, garder le cap (le « pourquoi »), la fortune sourit aux audacieux, être impossible à ignorer, forger sa propre légende. Exemples : nids-de-poule réparés après avoir été signalés de façon visible, « transparence volontaire » pour faire voir l'équipe qui performe.
  • Bonus sur l'art de convaincre : empathie, faire soi-même le « travail de bras », rendre le refus difficile.
  • Phrase la plus reprise de l'édition : « Si un processus ne vous sert pas, vous servez le processus. » (citée le lendemain par Sébastien Goodwin) ; le « moustique » de la conclusion revient aussi chez Benjamin Cabanne.
  • Ton très comique, salle sollicitée à main levée (personne n'a élu son manager).

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Leadership Émergent : Jouons à Faire Éclore Notre Potentiel

Alexis Monville, Van Tang

  • Sur scène : une conférence participative qui commence par un automassage guidé (« on n'est pas que des cerveaux »). Le leadership y est défini comme la capacité à influencer ou inspirer.
  • Jeu de la piscine à balles : binômes volontaires, l'un les yeux bandés, l'autre guide sans toucher, sur 30 puis 20 secondes. Le piège : les consignes affichées disaient « vous êtes tous de la même équipe », la salle pouvait aider, et le cadre était volontairement biaisé.
  • Message : ne pas juger sa performance individuelle dans un système mal posé, avec la citation de Deming « un mauvais système battra une bonne personne à chaque fois ».
  • Exercice réflexif sur quatre axes (business, exécution, personnes, système) : se situer et imaginer un « +1 » observable.
  • Questions de la salle sur « l'aide infligée » : demander le consentement et choisir le moment. Pas de retour écrit de participant trouvé.

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Agilité et Simplicité : vers une transformation significative

Olivier My

  • Sur scène : constat de départ, ce que des managers en formation disent de l'agile (jargon, trop de réunions, vitrine). Écart entre le rêve et la réalité : « fait-on plus de bien que de mal ? »
  • Le principe oublié du manifeste est la simplicité, relue à travers L'art de la simplicité de Dominique Loreau : le poids des possessions devient en entreprise le poids des process, méthodes et outils empilés.
  • Jeter est difficile (culpabilité, peur de ne pas « faire du SAFe ») : « Faire moins est un effort. »
  • La transformation comme voyage : partir des insatisfactions, définir les résultats visés, puis le chemin selon le temps, l'argent et les sacrifices acceptés.
  • Pour les agents du changement : simplicité, patience, compassion, plus exemplarité et humilité.
  • Discussion en binômes dans la salle sur « ce que vous n'arrivez pas à jeter ». Pas de retour écrit de participant trouvé.

Lightning talk

De chargée de support client à Quality Engineer : comment mettre l'utilisateur au cœur de la QA ?

Camille Fournier

Retours : Blog Wanteeed (Laurent Verdier, Jérémie)

  • Format court (20 minutes). Une ancienne chargée de support client devenue Quality Engineer défend une QA user-centric, axée sur l'expérience utilisateur plutôt que sur l'exhaustivité des cas de test (programme).
  • Retenu par Wanteeed : « la connaissance des users permet réellement d'augmenter la qualité produit », avec trois piliers : écouter les utilisateurs (interviews, données du support), shift left de la QA, et privilégier les tests exploratoires aux tests scriptés.
  • Message clé noté par le blog : faire des testeurs « les ambassadeurs des utilisateurs auprès des équipes produit ».

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Au secours ! Mon manager me demande des KPIs !

Geoffrey Graveaud

  • Sur scène : trois cas réels de KPI imposés d'en haut (80 % de couverture de code en 3 mois pour 12 équipes, vélocité exigée de 180 à 200 points, passer de 4 à 10 déploiements par an), puis un récit façon Star Wars autour de Kevin, tech lead sous pression.
  • Leçon 1 : les DORA metrics sont utiles mais « un compteur sans moteur ça ne vaut rien » ; mesurer les processus et les interactions plutôt que la productivité des développeurs.
  • Leçon 2 : partir d'une pratique (tests automatisés, petits lots, monitoring…), en tirer des actions observables puis des métriques d'équipe, en s'appuyant sur les 29 capacités d'Accelerate.
  • Leçon 3 : un questionnaire anonyme bien construit (Likert à nombre pair, formulation neutre, champ libre) fait remonter les vrais freins (code non modulaire, langage obsolète) et crée un « effet de masse » que le manager peut porter.
  • Conclusion : « Osez manager votre manager » ; il faut « des chiffres et des lettres », et KPI devrait vouloir dire « Keep People Interested ». Pas de retour écrit de participant trouvé.

Lightning talk

Les colibris connectés contre les dragons de l'inaction climatique

Charlotte Baradat

Retours : Blog Wanteeed, Johanna Vauchel (commentaire LinkedIn)

  • Format court (20 minutes). Point de départ : pourquoi, alors que beaucoup veulent agir pour le climat, change-t-on si peu ses habitudes ? Les « dragons de l'inaction », obstacles psychologiques et sociaux, sans culpabilisation (programme).
  • Selon Wanteeed : présentation d'une application web et mobile de sensibilisation, appuyée sur les neurosciences pour contrer les biais (surcharge informationnelle, comparaison sociale, comportements limités).
  • Seul retour public trouvé en dehors du blog : « Bravo Charlotte Baradat ! Tu as été excellente » (Johanna Vauchel, LinkedIn).

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Agilité : Passé, présent et futur

Benjamin Cabanne

  • Sur scène : un passé de l'agilité raconté en anecdotes assumées comme approximatives (cybernétique, Deming et le PDCA, Takeuchi et Nonaka, un « enterrement du post-it » au confinement de 2020).
  • L'enjeu de l'agilité : répondre à la complexité (incomplétude, incertitude, impermanence, d'après Edgar Morin). Son ADN : les humains et la boucle de feedback ; le meilleur indicateur d'une équipe est la confiance (« il n'y a pas de KPI sur la confiance, moi j'utilise mon nez »).
  • Le présent : des satellites conçus en agile à Toulouse, des sprint reviews ouvertes aux commerciaux et à un club de clients ; mais aussi le retour de bâton de 2024, où le middle management remet du contrôle et où l'agilité devient le « coupable idéal ».
  • Le futur en scénarios : en 2027 tous les nouveaux ingénieurs seront nés après le Manifeste ; des IA qui affinent le backlog ; des contrats hybrides.
  • Questions du public sur l'avenir du métier de coach (« trop d'accompagnateurs »), la durée des transformations face à des mandats de 2 ou 3 ans et les craintes liées à l'IA. Pas de retour écrit de participant trouvé.

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Dites adieu aux sessions interminables de product backlog refinement avec l'Example Mapping

Arnaud Langlade

Retours : Blog Wanteeed

  • Sur scène : des refinements de deux heures qui dérivent et finissent en estimations, puis des questions qui arrivent en plein développement. Citation de Brandolini : « ce n'est pas le savoir des parties prenantes qui part en prod mais l'ignorance des devs ».
  • Le format : atelier de 30 minutes maximum, avec les « trois amis » (PM, dev, QA), et quatre couleurs de cartes : story, règles métier, exemples, questions. Environ 90 % de ses ateliers se font à distance, sur Miro.
  • Astuces : trop d'exemples sous une règle signale une règle cachée ; trier les règles en must have / nice to have permet de découper la story ; ne pas finir en 30 minutes signale une story trop grosse. Avec des stories de taille comparable, on compte les stories sans story points.
  • REX : un export découvert comme étant un epic (20 stories), des « nice to have » jamais réalisées, un créneau quotidien après le daily, les exemples réutilisés comme cas de test.
  • Retenu par Wanteeed : des refinements classiques « ennuyeux et inefficaces », et la règle « tant que les cartes roses n'ont pas eu de réponse, la story n'est pas prête ! »

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Le design, 5ème roue du carrosse de l'agilité ?

Noémie M. Rivière — Onepoint

  • Sur scène : « le design c'est bien plus que des maquettes » (recherche utilisateur, product design, direction artistique). Le Manifeste agile et le Scrum Guide n'en parlent pas ; frictions sur l'incertitude, le timeboxing et les calendriers.
  • Trois modèles d'organisation : studio centralisé, designers dans les squads, designers centralisés au niveau de la tribu (son préféré). Lecture Team Topologies : l'équipe design comme complicated subsystem team.
  • Organisation du travail : le design en sprint parallèle allonge le time to market d'un mois ; son choix est Kanban, avec le design dans la Definition of Ready et la Definition of Done.
  • Deux REX : seule designer pour deux PO, puis trois équipes sur un pure player (weekly PO, daily design, rétro design avec ambassadeurs). Ouverture vers la dual track et le design system.
  • Conclusion : l'intégration du design ne se standardise pas ; commencer par cartographier l'existant et faire une rétro design. Pas de retour écrit de participant trouvé.

Lightning talk▶ vidéo + transcript

Les facettes cachées des objets connectés

Olivier Gauthier

  • Sur scène (format court) : avec un objet connecté, « je n'achète plus un objet mais une expérience dans son ensemble », et la note de l'application compagnon devient un critère d'achat.
  • Conception : économiser 2 € de matériel par objet peut coûter plus cher en contournements logiciels ; ne pas reproduire toutes les fonctions sur l'objet.
  • Parcours de vie : la première connexion (2,4 GHz contre 5 GHz du smartphone), un firmware déjà en retard à la sortie du stock, des mises à jour interminables, la revente qui impose de délier les données.
  • Conclusion : penser l'expérience globale dès le départ, la connexion n'est pas une simple extension. Pas de retour écrit de participant trouvé.

Keynoted'après le programme

Nous, le produit dont nous sommes le héros

Haja (Yadz) Rambelontsalama

  • Keynote de l'après-midi du mercredi, connue uniquement par le descriptif officiel : une keynote annoncée comme « disruptive », qui propose de vivre une expérience complexe et d'en décortiquer les ingrédients de réussite et d'échec.
  • Question posée : au-delà de l'agilité et du lean, et si nous incarnions déjà pour nous-mêmes la culture produit ?
  • Pas de vidéo dans la playlist ni de retour de participant trouvé.

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La douceur est-elle un avantage dans ce monde de brutes ?

Anaïs Huet

  • Sur scène : point de départ personnel, une mission refusée parce qu'« avec ta petite voix douce, on n'est pas sûr que tu puisses gérer les cas difficiles » ; effets sur la carrière (image de fragilité, autocensure).
  • La voix comme marqueur de pouvoir : Margaret Thatcher et son coach vocal, des études où baisser sa fréquence fait percevoir comme leader.
  • Double contrainte documentée par Catalyst : les femmes douces jugées sympathiques mais peu compétentes, les autoritaires compétentes mais agressives ; les hommes soutenants jugés faibles.
  • Sa posture douce : gentillesse, position +/+ de l'analyse transactionnelle, empathie ; outils : écoute active, CNV, les 5 chaises, « chaud doudou ». Exemple tech : proposer du pair programming plutôt qu'un commentaire de PR « salé ».
  • « Être doux, être douce, ça ne veut pas dire être un paillasson. » Au vote à main levée, une « majorité écrasante » de la salle a déjà reçu ce type de remarque ; une participante qu'on trouve « trop gentille » demande conseil (réponse : demander ce qui gêne et montrer les résultats).

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Le No-Hype Driven Development

Christophe Heral — Wanteeed

Retours : Blog Wanteeed (collègues du speaker)

  • Sur scène : les technos choisies pour le CV ou parce que « Facebook l'utilise » (NoSQL par défaut, GraphQL, microservices, Kubernetes, valse des frameworks JS).
  • Une frise de 1968 à 2003 (génie logiciel, Brooks, Deming, inversion de contrôle, Lean, intégration continue, Manifeste agile, TDD, BDD) : « en 2003, on savait déjà faire du logiciel tel qu'on devrait le faire ».
  • Thèse : les pratiques sont supérieures aux technologies, durables et applicables partout ; défense de la boring technology et de la réduction de la complexité accidentelle ; choisir une techno « le plus tard possible ».
  • Questions nourries (Docker absent de la frise, concédé ; SOLID ; programmation fonctionnelle).
  • Retenu par Wanteeed (blog de l'entreprise du speaker) : « on a tendance à aborder une problématique depuis l'espace de la solution… alors qu'on devrait rester dans l'espace du problème ».

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Lean en action : Améliorer la performance pour améliorer la satisfaction des collaborateurs

Nicolas Ploquin — OCTO Technology

  • Sur scène : REX d'une équipe réseau d'une dizaine de personnes dans la DSI d'un grand groupe, submergée et travaillant le week-end. Passage des « soucis » à des problèmes chiffrés : 94 % des tickets de plus de 50 jours, 107 tickets en stock, 50 % de défauts de qualité entrante, demandes arrivant par 7 canaux, eNPS à -50.
  • Objectif volontairement porté de 10 à 20 activités projet par semaine pour obliger à réinventer le travail, pas à travailler plus ; 70 % des causes se révèlent actionnables par l'équipe.
  • Actions simples : planification de 45 minutes le vendredi dans un Excel, standard de qualité entrante, jalons récupérés avec chaque chef de projet, tri simple/complexe des tickets, scripts (une tâche passe de 2 h à 10 minutes).
  • Résultats : stock de 107 à 2 tickets, +63 % de livraison, fin du travail le week-end, eNPS de -50 à -14 puis +28 trois mois plus tard. Tout cela « sans rétrospective » : amélioration au poste de travail, au quotidien.
  • Question directrice : « Qui doit apprendre quoi pour réussir ? » Par où commencer : le client, puis la qualité, puis le flux. Pas de retour écrit de participant trouvé.

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La sécurité peut aussi Shift Left

Xavier Maso — Oracle NetSuite

  • Sur scène (première conférence du speaker, 85 slides pour 50 minutes) : parallèle entre le Threat Modeling Manifesto et le Manifeste agile. Selon le rapport Veracode cité, plus de 60 % des failles sont dans le code interne, et une application Java médiane contient 97 % de code tiers.
  • Panorama outillé : OWASP ZAP en CI branché sur les tests de bout en bout, Semgrep sur le diff d'une PR, CodeQL, SBOM (SPDX, CycloneDX), analyse de dépendances qui vérifie si la fonction vulnérable est atteinte.
  • Chaîne d'approvisionnement : framework SLSA, SolarWinds. Principes : moindre privilège, défense en profondeur, zero trust, sécurité par défaut, « Parse, don't validate ».
  • « La façon dont la sécurité a été faite jusqu'à ce jour, c'est de la QA qui dit pas son nom. »
  • Nombreuses questions : la sécurité « 6e roue du carrosse », la durée des builds avec les scanners, l'IA pour trier les alertes (« pas vu de produit qui le fasse bien »). Pas de retour écrit de participant trouvé.

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L'Expérience Utilisateur, affaire de spécialiste(s), d'équipe, ou d'entreprise ?

Farouk Choulak

  • Sur scène : définitions de l'UX (ISO 9241-210, Nielsen Norman Group) et chiffres sur le coût d'une mauvaise UX (abandons, reprises de travail ; cinq utilisateurs suffisent à trouver l'essentiel des problèmes d'utilisabilité).
  • La valeur se joue sur quatre sphères : utilisateur, client acheteur, business, sociétal.
  • Trois niveaux d'intégration : UX portée par le PM, par un expert dédié (comparé à une QA en silo), ou équipe pluridisciplinaire guidée par un expert UX.
  • Élargissement vers l'expérience globale (client, marque, employé), avec Jobs To Be Done et Levitt : « les clients se moquent des produits ».
  • Pannes techniques commentées avec humour ; une seule main levée à « qui est satisfait de son expérience employé ? ». Une ancienne designer de son agence conteste cordialement son constat en séance de questions.

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Donner le pouvoir aux équipes pour mieux gérer la complexité dans la Tech

Mathieu Lamiot — WP Media

Retours : Blog Wanteeed

  • Sur scène : REX d'un peu plus d'un an sur WP Rocket, produit qui coche toutes les cases VUCA (plus de 4 millions de sites, code base de plus de 10 ans). Grille Cynefin face au management taylorien.
  • Constat d'échec : un board kanban qui fonctionne comme une chaîne de montage, une grosse feature trimestrielle livrée par un seul développeur ; « 3 mois de travail pour créer 6 mois de travail derrière : c'est exactement ça, la dette technique ».
  • Levier 1, des objectifs d'équipe : « pour donner le pouvoir aux équipes, il faut une équipe, pas des individus » ; une seule tâche en cours, premier retour sur chaque PR sous 24 h, bot Slack qui dépersonnalise les rappels.
  • Levier 2, le self-service : accès direct à la prod via une plateforme, données dans Metabase, environnements de test clés en main.
  • Levier 3, apprendre à décider : widget pour signaler la dette, « cooldown sprint » tous les 3 ou 4 sprints.
  • Wanteeed retient les deux problèmes (chaîne de montage, cycles waterfall aux tests tardifs) et les solutions : collaboration, règles simples, autonomie outillée.

Jeudi 31 octobre

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De l'agilité à la résilience, la nécessaire intelligence écosystémique de l'industrie du futur

Marc Bagur

Retours : Riadh Madhoun (mention dans un post sur l'Agile Tour Nantes, keynote suivie en retransmission)

  • Sur scène : keynote d'ouverture du jeudi, ancrée dans l'actualité (veille de l'élection américaine), avec un vote à l'applaudimètre « agilité ou politique ? ». La résilience n'est pas le mode dégradé, c'est sortir plus fort d'une crise.
  • Trois crises de fond (algorithmes et coût énergétique de l'IA, climat, perte de sens du modèle productif) et une crise de confiance.
  • Référence à l'industrie 5.0 de la Commission européenne (humain, durable, résilient) : « les licornes c'est cool, mais les cafards c'est mieux ».
  • Intelligence écosystémique : passer des silos à une société distribuée (exemple d'Airbus et de ses sous-traitants) ; passer « de l'entreprise intelligente à une entreprise consciente ».
  • Questions du public sur l'Europe face au reste du monde et sur la désinformation ; il se dit favorable à la régulation de l'IA.
  • Seul écho trouvé : Riadh Madhoun la cite comme une perspective à partager entre communautés agiles.

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Dynamiques de pouvoir : comment vos biais sabotent l'intelligence collective

Sara Dufour

  • Sur scène : l'intelligence collective ne vient pas du QI des membres (étude du MIT sur le « facteur C ») mais de la sensibilité sociale, de l'égalité du temps de parole et de la proportion de femmes ; le projet Aristote de Google place la sécurité psychologique en tête.
  • Exercice les yeux fermés pour faire apparaître ses biais, puis chiffres sur les remarques négatives reçues par les femmes performantes et sur les départs de femmes de la tech.
  • Pistes concrètes : roue des privilèges, approche JEDI, asynchrone et anonymat, votes rééquilibrés en atelier, mesure du temps de parole, Liberating Structures, non-mixité ponctuelle.
  • Critique du métier de coach : sur la carte des compétences de Lyssa Adkins, « où est la socio ? »
  • Conclusion : « vous n'êtes pas coupable d'être au centre sur un ou plusieurs axes […] néanmoins je pense que nous sommes responsables » ; être allié sans jouer au sauveur.
  • Session très interactive, quatre questions (outils de profilage « plus psycho que socio », groupes non mixtes, écart de tarifs des freelances). Pas de retour écrit de participant trouvé.

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Kanban, ce n'est pas juste un tableau avec des colonnes et des post-it !

Sébastien Goodwin

  • Sur scène : le titre vient d'une équipe en difficulté qui a balayé sa proposition. Présentation des six pratiques générales : visualiser, limiter le WIP, gérer le flux, règles explicites, boucles de feedback, amélioration expérimentale.
  • Quatre des sept boucles de feedback (Kanban meeting, réapprovisionnement, planification des livraisons, Service Delivery Review) : « stop starting, start finishing ».
  • Cinq conseils pour démarrer : visualiser le processus réel, mesurer le lead time, nourrir les rétros de métriques, limiter le WIP, ne pas oublier les pratiques de management.
  • Mythes testés avec des cartons rouges et verts : Kanban est compatible avec d'autres méthodes, prévoit des points d'engagement, n'exige pas des items de même taille, a désormais des rôles.
  • Reprend la phrase des pirates de la veille sur le processus qui vous sert ou que vous servez. Références conseillées : Essential Kanban Condensed, le livre de Laurent Morisseau. Pas de retour écrit de participant trouvé.

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Refacto ou re-ecriture ?

Sam Cranford

  • Sur scène : déclencheur, un plan trimestriel d'entreprise contenant « au moins trois projets de refacto ». Retour à la définition de Martin Fowler : changer la structure interne sans changer le comportement, par petites étapes, troisième temps du TDD.
  • Le but est économique (du code modifiable), pas esthétique. Code smells passés en revue (feature envy, primitive obsession, duplication, singleton).
  • Filets de sécurité pour le legacy : tests automatisés, Golden Master. « Tu peux pas refactoriser un document Word. »
  • Contre la réécriture complète : souvent décidée par les chefs, sous-estimée, sans valeur client et avec deux systèmes à maintenir ; il a vécu la quatrième tentative de réécriture d'un même système. « Si tu entends parler de big rewrite […] mets à jour ton CV. »
  • Transcript très lacunaire par endroits. Pas de retour écrit de participant trouvé.

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Laissez moi dev !!

Cyrille Douay — Onepoint, Stéphane Boucheron — Onepoint

  • Sur scène : un sondage de 106 réponses auprès de développeurs. Environ 90 % disent n'avoir pas de place pour l'innovation ou la veille, la moitié jugent que les rituels nuisent aux objectifs, deux tiers que le travail n'est pas pensé simplement.
  • Cinq problèmes joués en saynètes : trop de réunions, place incomprise en réunion, refus d'aller au-delà du dev, individualisme (« chacun sa merde »), silence en rétro.
  • Leviers sur quatre axes : cadre (protéger l'équipe, coacher PO et management), culture, individu (biais, sécurité psychologique), collectif (team canvas, feedback, célébrer) : « c'est pas en mettant des stars au PSG qu'on arrive à faire une grande équipe ».
  • Débat final « Scrum est-il coupable ? » : plutôt non (une seule main pour oui) ; en cause, l'industrialisation de Scrum, la vélocité pilotée par la DSI et les métiers absents des reviews.
  • Questions sur un lead dev autoritaire et l'importance d'expliquer le pourquoi. Pas de retour écrit de participant trouvé.

Conférence▶ vidéo + transcript

Artistes du code, devons nous mettre notre créativité au placard ?

Nicolas Giraud, Céline Merand

  • Sur scène : un duo dev et designer en docufiction, parti de deux anecdotes vécues (« on n'est pas des pisseurs de code »).
  • Cinq types de créativité (mimétique, analogique, bisociative, narrative, intuitive) et une courbe des contraintes : sans contrainte pas d'idées, trop de contraintes les étouffent ; le pire est la contrainte qui tombe tard.
  • Évaluer la créativité reste subjectif (test de Torrance passé par les deux speakers, refonte de marque de Deezer).
  • Projet laboratoire : un jeu de plateau adapté en appli mobile, avec design thinking, Event Storming, User Story Mapping et une IA générative pour des affiches (environ trois semaines pour maîtriser le prompt et corriger les aberrations).
  • Conclusion : l'ouverture, valeur Scrum, aux métiers, aux contraintes et à la critique ; sinon un side project. Pas de retour écrit de participant trouvé.

Sessions sans retour trouvé (14)

  • Construisez votre produit responsable ! (atelier, Tiana Razafimbelo)
  • Mob atelier TDD et DDD, vers une architecture Hexagonale (atelier, Guillaume Saint-Etienne)
  • Ralentir (Nils Lesieur)
  • Décuplons l'apprentissage de nos équipes agile grâce au Lean (Alexis Lustenberger)
  • Dites adieu aux roadmaps ennuyeuses : la Goal-Oriented Roadmap (Mathieu Allouche)
  • La méthode des petits pas, vers des cycles très courts dans les projets UX (Raphaël Yharrassarry)
  • #OpenSeriousGame L'art du Feedback Utile (atelier, Saïbatou Diallo)
  • Décider c'est gagner ! (atelier, Stéphanie Boinot, Kristina Mayonnade, Alfred Almendra)
  • D'officier de l'Armée de Terre à développeur : RETEX d'une autiste en quête d'inclusion (Véronique Sermage)
  • Ni oui, niwi : le jeu pour apprendre à dire non (atelier, Van Tang)
  • La performance d'une équipe est-elle un mythe ? (atelier, Chris Deniaud)
  • Agilité à l'échelle : retour d'expérience des 4 principales approches (Rachel Dubois)
  • Mister WIP & Miss VSM à Factory Town (Fanny Klauk)
  • Forum Ouvert (jeudi après-midi)

Sources