BDX I/O 2025

Dev, cloud & sécu7 novembre 2025Bordeaux, Palais des Congrès de Bordeaux10e édition

Thème : Dix ans d'innovation, dix ans d'impact : la technologie au service de la société

10e édition, vendredi 7 novembre 2025, Palais des Congrès de Bordeaux Lac. Plus de 1000 participants annoncés. Programme : 1 keynote d'ouverture, 47 conférences (45 min) et quickies (15 à 20 min) sur 7 salles, 1 keynote de clôture. Sept thématiques : Frontend, Backend, Big Data & IA, Produit & Design, Cloud & DevSecOps, Architecture & Méthodologies, Hors-piste.

Pour ses dix ans, BDX I/O a placé l'IA au centre sans en faire un sujet unique : une keynote sur l'impossibilité de prédire le futur, un développeur qui passe de la syntaxe au jugement, des REX chiffrés sur le coût (réel et carbone) des LLM, et à côté, des sessions très techniques et sans IA (Kafka 4, Kyverno, live coding de labyrinthes) parmi les plus saluées.

25 sessions résumées · 25 vidéos · mise à jour le jeudi 8 octobre 2026

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Programme officiel (site bdxio.fr et PDF du planning), 7 comptes-rendus publiés entre le 7 novembre et le 15 décembre 2025 (blog d'Ippon à 7 auteurs, blog de Denis Germain « zwindler », Sully Group, sfeir.dev, Ekino sur Medium, Néosoft, Klyx Studio), 4 posts LinkedIn publics avec leurs commentaires (BDX I/O, Fabien Lamarque, Softeam), 9 transcripts de vidéos de la playlist officielle (keynote d'ouverture et 8 sessions, mises en ligne le 26 novembre 2025) et le transcript du live de l'Amphi A pour la cérémonie et la keynote de clôture.

Limites : Les comptes-rendus viennent surtout d'ESN sponsors ou présentes en force (Ippon, Sfeir, Ekino, Sully Group, Néosoft) qui couvrent souvent leurs propres speakers ou des collègues (Kyverno et souveraineté du cloud chez Sfeir, Makelele chez Ekino, Toulemont relayé par Softeam) ; l'article Klyx reste générique. LinkedIn et Bluesky ne remontent presque rien en recherche : seuls quelques posts ont pu être lus. 24 sessions sur 47 n'ont aucun retour trouvé, et le transcript de la session d'Horacio Gonzalez reste bloqué (HTTP 429), sa synthèse repose sur trois comptes-rendus.

Synthèse globale

1. Dix ans, et une journée pensée autour de « la technologie au service de la société »

Pour sa 10e édition, BDX I/O a réuni plus de 1000 personnes au Palais des Congrès de Bordeaux Lac sur une seule journée, avec 47 conférences et quickies répartis sur sept salles. L'ouverture a été assurée par l'équipe d'organisation (Coralie et Amélie, selon Denis Germain), avec un clin d'œil à la Grappe numérique qui fédère les communautés bordelaises (35 selon Ippon). Le thème anniversaire, « dix ans d'innovation, dix ans d'impact », se retrouve dans une piste « Hors-piste » fournie : management, inclusion, recrutement, désinformation, autonomie des travailleurs.

2. Une conférence bénévole qui montre ses coulisses

La clôture a remplacé la conférence attendue par un quiz animé par Ivazio Island, partenaire local, dont les questions écrites par les bénévoles dévoilaient l'envers du décor : 52 % des recettes 2024 issues des sponsors, 175 370 € dépensés pour l'édition 2024, 54 bénévoles depuis la création, et des sueurs froides récurrentes (grève SNCF ayant fait annuler une dizaine de speakers il y a deux ans, projection en panne chaque année). Les participants retiennent aussi le côté convivial : buffet salué par Olga Yasnopolskaya (Ekino), bingo des stands, after-movie monté dans la journée.

3. L'IA omniprésente, mais regardée de près

L'IA structure la matinée sans monopoliser la journée. La keynote de Ludovic Cinquin refuse la prédiction et propose de travailler par scénarios, en rappelant les limites physiques (électricité, cuivre), point qui préoccupe aussi Olga Yasnopolskaya (Ekino). Horacio Gonzalez déplace le métier de la syntaxe vers le jugement, et trois comptes-rendus (Ippon, Sfeir, Sully Group) retiennent surtout la question des juniors : comment apprendre quand l'IA absorbe les tâches formatrices ? Sully Group y lit une relation senior-junior plus collaborative, en « tri-programming » avec l'IA. Les REX sont chiffrés et sans enthousiasme naïf : Peaksys détaille ce que coûte vraiment le raisonnement intégré des nouveaux modèles, Octo rappelle l'empreinte eau et carbone de l'IA générative et propose de se demander d'abord si elle est utile. Louis-Jean Teitelbaum pose une grille plus politique : un outil numérique (IA comprise) augmente-t-il la capacité d'agir du travailleur, ou le contrôle-t-il ?

4. Le socle technique reste le cœur de BDX I/O

Les sessions les plus détaillées par les participants sont techniques : Kafka 4 et ses queues (Lasfargues), réactivité fine et signaux (Lambert), moteur JavaScript (Oddo, Yasnopolskaya), animation web responsable en pur CSS de Josiane Makelele (Ekino, Sully Group), Kubernetes sous toutes ses formes (Kyverno, Crossplane, nœuds Windows chez Peaksys, relatés par Denis Germain). Le cloud souverain et SecNumCloud apparaissent aussi, chez Sfeir et Néosoft. La sécurité offensive de Florian Toulemont est la session la plus citée du corpus (quatre comptes-rendus), signe d'un intérêt fort des développeurs pour la sécurité applicative.

5. Le plaisir de coder comme contrepoint

Le live coding de labyrinthes de Fabien Lamarque, sans IA ni IDE, revient dans plusieurs retours comme une respiration : « le genre de talk qui me rappelle pourquoi j'aime coder » (Germain), « une des meilleures, elle ne parlait pas d'IA » (Eddy Montus). Ce contrepoint dit quelque chose de l'édition : une partie du public apprécie qu'on lui parle d'algorithmes et de code, pas seulement d'outils d'IA.

6. Équipes et méthodes : remettre en cause les évidences

Plusieurs sessions questionnent les pratiques installées : Gitflow face à GitButler, Scrum présenté comme un business et une identité professionnelle plus que comme une solution universelle (Marine Verstraete), onboarding structuré avec mentor et rapport d'étonnement (Hafsa Elmaizi), entretiens techniques qui « se gagnent à l'entraînement » (Ane Diaz De Tuesta), micro-pratiques de leadership inclusif comme laisser des silences aux plus réservés (Christelle Bordon, retenue par Sully Group). Le fil commun est pragmatique : pas de dogme de méthode, de l'outillage et des rituels qui servent l'équipe.

7. Tensions, critiques et biais du corpus

Les critiques sont rares mais précises : introduction trop longue et partie technique précipitée pour la session sécurité (Germain), statut bêta de GitButler qui freine l'adoption (Lamaison), vision jugée trop méfiante de tout contenu produit par IA dans le talk sur la désinformation (Sfeir), nuance sur l'animation sobre (un effet « wow » garde parfois du sens, Jean de Sully Group). Le corpus est dominé par des ESN sponsors ou très présentes (Ippon, Sfeir, Ekino, Sully Group, Néosoft) qui couvrent souvent des collègues, et par des retours enthousiastes sur l'ambiance (« organisation parfaite », Toulemont (speaker) ; « ambiance magique », Sfeir). Environ la moitié des sessions, notamment les pistes produit, design et data, n'ont aucun retour public trouvé.

Actions concrètes citées

  1. Raisonner par scénarios extrêmes plutôt que par prévision unique pour se préparer à l'IA ; l'agilité reste une réponse à la complexité (Cinquin).
  2. Former les juniors autrement quand l'IA absorbe les tâches simples : mob programming avec des seniors, revue de code, craft (Gonzalez, rapporté par Ippon).
  3. Avant d'utiliser un LLM, se demander si un modèle de machine learning classique ne suffit pas ; sinon viser petit, héberger dans une région bas carbone et mesurer avec CodeCarbon (Villa-Massone, Greff).
  4. Traduire une fiche produit en entier plutôt que champ par champ, et surveiller le coût du raisonnement intégré aux nouveaux modèles (Fodra).
  5. Mettre en place les règles de conformité Kubernetes avec Kyverno en commençant par un audit (Popeye) pour choisir les règles prioritaires (Canon, rapporté par zwindler).
  6. Importer l'existant dans Crossplane en mode observe avant de le gérer, plus simple qu'avec Terraform (Ramahandry, rapporté par zwindler).
  7. Penser comme un attaquant dès la conception : CSP contre le XSS, identifiants non devinables contre l'IDOR, outillage DAST (Toulemont).
  8. Structurer l'onboarding : matériel et accès prêts, mentor disponible, rapport d'étonnement (Elmaizi, rapporté par Ippon).
  9. Ne pas faire de Scrum un dogme : repérer les signaux d'alerte (water-scrum-fall, pression sur la vélocité) et oser changer de méthode (Verstraete).
  10. Vérifier qu'un outil numérique pour des travailleurs augmente leur capacité d'agir au lieu de leur ajouter du reporting (Teitelbaum).

Session par session

Vendredi 7 novembre

Keynote▶ vidéo + transcript

Prédire l'imprévisible : comment penser le futur à l'ère de l'IA

Ludovic Cinquin — WhereWeGo

Retours : Pierre Leroy (blog Ippon), Denis Germain (blog zwindler), Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev), Olga Yasnopolskaya (blog Ekino)

  • Sur scène, l'ancien dirigeant d'Octo (25 ans) ouvre avec Niels Bohr et Bill Gates : « nous surestimons toujours le changement qui surviendra dans les deux prochaines années et sous-estimons celui des dix prochaines ». Un sondage en salle place l'IA loin devant le quantique ; le Web 3.0 a disparu des réponses.
  • L'IA a « tout raflé » : après « software is eating the world », l'IA mange le logiciel. Les prévisions de chercheurs sur une IA de niveau humain ont reculé de 13 ans en un an, pour rejoindre l'horizon 2045 de Kurzweil ; le scénario AI 2027 montre que tout peut basculer selon la régulation.
  • Les limites sont physiques : électricité (datacenters qui doublent d'ici 2030, 2 à 3 % de la consommation mondiale selon ses calculs, en concurrence avec l'électrification de l'économie) et surtout cuivre, facteur limitant dont on parle peu.
  • Méthode proposée : distinguer compliqué et complexe (Cynefin), tâtonner comme en agile et travailler par scénarios tranchés (pax technologica, guerre froide 2.0, technoféodalisme), l'exemple des TGV sanitaires du COVID issus d'un exercice sur le terrorisme.
  • Conclusion : les informaticiens tiennent la technologie la plus puissante jamais inventée, d'où un appel à être « presque tous militants » sur son usage.
  • Retenu par les participants : la question de l'allocation de l'électricité et des ressources (Leroy), le cadre Cynefin et la responsabilité collective (Germain), et le fait que « l'IA n'est pas qu'une source d'inquiétude » (Sfeir). Yasnopolskaya (Ekino) retient le recul de treize ans des prévisions des chercheurs et partage l'inquiétude environnementale (énergie, cuivre).

Conférence▶ vidéo

Réécrire le rôle : développeur à l'ère des LLM

Horacio Gonzalez — Clever Cloud

Retours : Pierre Leroy (blog Ippon), Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev), Stéphane (blog Sully Group)

  • Réfute le refrain de la mort du métier : 70 ans d'abstractions successives (cartes perforées, Fortran, Java, LLM) ont chaque fois transformé le développeur sans le supprimer (Sfeir).
  • Le rôle glisse « moins de syntaxe, plus de jugement » : architecturer, orchestrer humains, outils et IA, valider, et décider quand utiliser l'IA ou non (Leroy, Sfeir).
  • Citation retenue : « Coder avec un LLM, c'est travailler avec un collègue brillant, rapide, mais il est toujours nécessaire de coder » (Sfeir).
  • Défi majeur : les juniors, privés des tâches simples qui servaient à apprendre. Pistes : mob programming avec des seniors, accent sur le craft et la revue de code (Leroy), mentor qui encadre « deux juniors », l'humain et le LLM (Sfeir).
  • Sully Group y voit une vision « rassurante et pragmatique » : les seniors experts mais inaccessibles laissent place à des mentors, dans un « tri-programming » senior, junior et IA où l'IA soutient le junior et le senior se concentre sur l'esprit critique et la pédagogie.
  • Ippon annonce un article dédié à la formation des juniors, signe que c'est la session qui a le plus fait réfléchir ses auteurs.

Conférence▶ vidéo + transcript

IA générative et réchauffement climatique : comment réduire la facture ?

Arielle Villa-Massone — Octo Technology, Emilie Greff — Octo Technology

  • Ouverture par un quiz : 5 minutes d'échange avec ChatGPT consomment environ une bouteille d'eau de 50 cl, soit à l'échelle annuelle l'équivalent de la consommation de l'Île-de-France selon les speakers.
  • Mesurer est difficile : cycle de vie complet (fabrication, entraînement, inférence, réseaux, terminaux), effets indirects des usages, et industrie opaque. Les 9000 t de CO2 publiées par Meta pour Llama 3 ne couvrent que l'entraînement ; Carbone 4 estime bien plus en élargissant le périmètre.
  • Leviers proposés : se demander si l'IA générative est utile (un modèle de machine learning classique suffit parfois), viser petit (modèles quantisés, distillés), réduire la fenêtre de contexte, autoscaling et mise en veille.
  • Quick win le plus fort : choisir la région d'hébergement ; Paris émet 17 fois moins que Salt Lake City sur GCP.
  • Outil démontré : CodeCarbon, qui mesure en quatre lignes de Python (ou un décorateur) l'énergie et le CO2 d'un bout de code.
  • En questions, l'arbitrage « une requête ChatGPT contre dix sites web » reste sans réponse tranchée, les speakers le reconnaissent.
  • Aucun retour participant trouvé : résumé tiré du transcript.

Conférence▶ vidéo + transcript

Diviser par 50 les coûts de traduction de millions de fiches produits grâce à l'IA générative : on l'a fait !

Pietro Fodra — Peaksys

Retours : Pierre Leroy (blog Ippon)

  • REX de la filiale technique de Cdiscount : 500 000 à 1 million de fiches produits à traduire chaque mois (Leroy), dans plus de dix langues.
  • Sur scène : MVP sur 10 000 produits, GPT-4 comme juge avec un méga-prompt de critères ; hormis GPT-3.5 Turbo, tous les modèles testés tiennent la qualité, et la traduction intégrale de la fiche bat la traduction champ par champ, faute de contexte.
  • Pièges rencontrés en production : verbosité (« voici la traduction »), boucles infinies sur des langues rares avec de petits modèles (le token estonien « arg »), coût du jugement en R&D à accepter.
  • Surprise sur les nouveaux modèles : le raisonnement intégré fait gonfler la facture, et GPT-5 mini sans raisonnement fait moins bien que GPT-4 mini ; les modèles mini gardent le meilleur rapport qualité-prix.
  • Fine-tuning d'un modèle open source (vLLM, LoRA, quantisation) : 5 à 10 % de gain, au prix d'infrastructure et d'expertise (Leroy). Conclusion du speaker : « le modèle parfait pour les traductions n'existe pas », le choix dépend de la volumétrie, du budget et du besoin de contrôle.

Conférence▶ vidéo

De développeur à hacker : savoir casser, c'est savoir protéger

Florian Toulemont — Softeam

Retours : Jérémy Nadal (blog Ippon), Denis Germain (blog zwindler), Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev), Adrien Lamaison (blog Néosoft), post LinkedIn de Softeam (employeur du speaker)

  • La session la plus couverte du corpus (4 comptes-rendus). Message : « il ne s'agit pas de savoir si l'on sera attaqué, mais quand » ; les développeurs sont les premiers acteurs de la sécurité et doivent penser comme l'attaquant (Nadal).
  • Panorama des profils (black, grey, white hats), SAST et DAST, outillage (nmap, sqlmap, Burp Suite, OWASP ZAP, Hashcat, Exegol) (Sfeir, Germain).
  • Failles par couche : XSS et Content Security Policy côté front, IDOR côté back (UUID v7 conseillé, retient Lamaison), SSRF, évasion de conteneur via les sockets Docker.
  • Néosoft l'a appréciée pour son lien avec la gestion des vulnérabilités (CVE, CERT-FR) ; Softeam la décrit comme « claire, concise et très appréciée ».
  • Critique (Germain) : trop de temps sur une introduction très vulgarisée, partie technique précipitée.

Conférence▶ vidéo

Live-Coding d'algorithmes de génération de labyrinthes

Fabien Lamarque

Retours : Cédric Boutin (blog Ippon), Denis Germain (blog zwindler), Eddy Montus (commentaire LinkedIn), Fabien Lamarque (speaker)

  • Sans IA, sans IDE : un terminal, des scripts Ruby et environ 60 personnes pendant 40 minutes (Boutin).
  • Trois algorithmes de labyrinthes « parfaits » (parcours en profondeur, variantes de Kruskal et Prim annoncées au programme), visualisation et mesure de performance, puis résolution par Dijkstra en direct.
  • Valeur soulignée : le public aide à déboguer, l'impact visuel est fort (Boutin). « Très chouette talk ! », « le genre de talk qui change d'air et qui me rappelle pourquoi j'aime coder » (Germain).
  • Eddy Montus la classe parmi « les meilleures », notamment parce qu'elle « ne parlait pas d'IA ». Le speaker signale des retours très positifs sur la vidéo et publie le code (github.com/Fabinout/MazesInRuby) (speaker).

Conférence▶ vidéo

Kafka 4, fantastique ?

Damien Lucas — Mirakl

Retours : Marc Lasfargues (blog Ippon)

  • Tour des nouveautés de la version majeure : suppression de ZooKeeper au profit de KRaft, nouveau protocole de rebalancing sans « stop-the-world ».
  • Nouveauté la plus marquante pour Lasfargues : les queues (en early access), avec un statut par message (consommable, en cours, rejeté, traité).
  • Conséquence : une consommation message par message qui évite les DLQ traditionnelles.

Conférence▶ vidéo

Kyverno : la conformité dans votre cluster kubernetes

Julien Canon — Sfeir

Retours : Denis Germain (blog zwindler), Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev, collègues du speaker)

  • REX multi-région : limits et requests mal définies, ownership flou, apiVersions obsolètes, images non sécurisées, ressources jamais décommissionnées, nommage incohérent (Germain).
  • Kyverno en « gardien du temple » : admission controller qui bloque les requêtes non conformes, politiques en YAML ou en CEL, précompilé et plus performant (Sfeir, Germain).
  • Détails retenus : exceptions ponctuelles via --enablePolicyExceptions (coût en performance), autogen.rules pour appliquer aux contrôleurs les règles écrites pour les pods, playground.kyverno.io.
  • Conseil pratique : commencer par un audit Popeye pour prioriser les règles (Germain, qui a relu le CFP et « aurait aimé donner ce talk »).

Lightning talk▶ vidéo

Crossplane: Déployer vos composants Cloud depuis votre K8S sans drift

Vivien Ramahandry

Retours : Denis Germain (blog zwindler)

  • Quickie sur l'alternative à Terraform/OpenTofu pour éviter le drift : Crossplane, open source depuis 2018, projet CNCF gradué, récemment passé en v2.
  • Principe : étendre les contrôleurs Kubernetes à des ressources cloud externes.
  • Point retenu : on peut importer l'existant en mode « observe » puis le faire gérer par Crossplane, « BEAUCOUP plus simple que dans Terraform » (Germain).

Lightning talk▶ vidéo

Oui, Kubernetes peut faire tourner vos applis Windows. Sérieusement.

Nicolas Boisseau — Peaksys

Retours : Denis Germain (blog zwindler)

  • Kubernetes supporte les nœuds Windows depuis la v1.14 (2019) ; Peaksys a remplacé un montage Azure App Services + AKS par un AKS multi-OS.
  • Découverte pour Germain : le mode « Switch to Windows containers » de Docker Desktop ; les conteneurs Windows partagent le noyau Windows.
  • Contraintes : Azure CNI obligatoire, images de plus de 10 Go, licences Windows, logs compliqués (Log Monitor de Microsoft recommandé).
  • Verdict : « Mais ça fonctionne, ils ont leur prod dessus. » (Germain)

Conférence▶ vidéo

État des Lieux de la Souveraineté du Cloud : Des Clouds Publics aux Clouds Confidentiels

Seifeddin Mansri — Sfeir

Retours : Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev, collègues du speaker), Adrien Lamaison (blog Néosoft, simple mention)

  • La souveraineté n'est pas binaire mais un curseur à régler selon le contexte (Sfeir).
  • Focus sur SecNumCloud 3.2 et ses acteurs : Outscale, OVHcloud, Bleu, S3NS.
  • Distinction entre offres à « contrôles locaux » (co-localisées chez un hyperscaler) et offres autonomes visant la qualification.
  • Citée par Néosoft comme une session « hors cœur de métier » utile pour les enjeux de souveraineté des données.

Conférence▶ vidéo

Remplacer votre IDE par un CDE pour un embarquement immédiat !

Ivan Béthus — onepoint, Nicolas Guilhem — onepoint

Retours : Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev)

  • Problème de départ : le temps perdu à démarrer une mission (outils, versions, accès, VDI, proxy).
  • Dev containers comme première marche : un environnement reproductible décrit en JSON.
  • Solutions de Cloud Development Environment passées en revue : AWS Cloud9, Codeanywhere, Coder (auto-hébergé), GitHub Codespaces (Sfeir).
  • Promesse retenue : un embarquement plus rapide et une expérience homogène.

Conférence▶ vidéo

Gitflow c'est bien, Gitbutler c'est mieux !

Yann-Thomas Le Moigne — Apside TOP, Lilian Forget

Retours : Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev), Adrien Lamaison (blog Néosoft)

  • Duo développeur et manager. Constat : Git compte 82 commandes, la plupart des développeurs en utilisent une vingtaine ; Gitflow impose des contraintes qui ne conviennent pas à tous (Sfeir).
  • GitButler (lancé en 2024) : travail simultané sur plusieurs branches, historique local géré indépendamment de Git, gestion visuelle des branches et résolution graphique des conflits (Sfeir, Lamaison).
  • Bémol (Lamaison) : le statut bêta de l'outil peut freiner son adoption en entreprise.

Lightning talk▶ vidéo

IA et désinformation : Affûtez votre bullshit detector !

Marie Viley — Zenika

Retours : Laurent Al Hossri et Benoit Touron (sfeir.dev)

  • L'IA générative accélère la production de fausses informations réalistes (deepfakes, clonage de voix, fake news ciblées).
  • Pour le texte : regarder le style, la logique du raisonnement, les conclusions. Les détecteurs automatiques sont peu fiables, le fact-checking manuel reste la référence (moteurs de recherche, Hoaxbuster).
  • Pour les images : chercher les indices (mains, plantes, pieds de chaise mal rendus).
  • Lecture critique des auteurs Sfeir : le talk laisse entendre que tout contenu produit par IA serait suspect, alors que l'IA peut être une alliée si on l'alimente de ses propres idées.

Conférence▶ vidéo

Les coulisses de JavaScript : ce qu'on utilise sans comprendre

Etienne Idoux — Zenika, Mickael Alves — Zenika

Retours : Sébastien Oddo (blog Ippon), Olga Yasnopolskaya (blog Ekino)

  • Visite guidée du moteur : heap pour la mémoire, call stack pour une exécution monothread, après un rappel historique et un tour des moteurs (V8, SpiderMonkey, JavaScriptCore) (Yasnopolskaya).
  • Event loop : coordination de l'asynchrone via la task queue et la microtask queue.
  • Le moteur parcourt le code deux fois (allocation mémoire puis exécution), ce qui explique portée et initialisation des variables.
  • Partie la plus exigeante pour Yasnopolskaya : les execution contexts (Realm, Variable et Lexical Environment), où « il fallait bien s'accrocher » malgré des schémas clairs.
  • Pour Oddo, cette mécanique explique la réactivité des applications web modernes ; Yasnopolskaya attend la deuxième partie annoncée (workers, closures, this, garbage collector).

Conférence▶ vidéo

La réactivité et les signaux : démystifions la magie du frontend

Estéban Soubiran — Takima

Retours : Thomas Lambert (blog Ippon)

  • Point de départ : ui = f(state), que tous les frameworks (Vue, Angular, React, Svelte, Solid…) cachent derrière une API déclarative.
  • Démonstration à partir d'Alien Signals : l'état devient un graphe acyclique de dépendances, maintenu par des listes doublement chaînées pour gérer les abonnements.
  • Stratégie hybride push-pull : on marque les nœuds « sales », puis on recalcule à la demande, pour une mutation chirurgicale du DOM.
  • Tendance retenue par Lambert : les frameworks abandonnent le virtual DOM au profit de la réactivité fine.

Conférence▶ vidéo

Onboarding 2.0 : Réinventer l'intégration des devs

Hafsa Elmaizi — Shodo Rennes

Retours : Pauline Poivey (blog Ippon)

  • Récit d'« Hugo », développeur dont l'intégration tourne à l'épreuve faute d'accompagnement (programme).
  • Préparer avant l'arrivée : matériel, accès, documentation ; premier jour sur site avec présentation de l'équipe et du contexte.
  • Désigner un mentor pédagogue et disponible ; premières semaines mêlant tâches simples, pair et mob programming, feedback.
  • Le rapport d'étonnement pour repérer les incompréhensions avant qu'elles ne s'installent.
  • Chiffre cité : un onboarding structuré augmente de 42 % les chances de fidélisation (source non précisée dans le compte-rendu).

Conférence▶ vidéo

Parlons d'entretiens techniques

Ane Diaz De Tuesta — Datadog

Retours : Pierre Leroy (blog Ippon)

  • Vue de l'intérieur : la speakeuse fait passer des entretiens chez Datadog depuis plus de deux ans ; l'entreprise s'aligne explicitement sur les pratiques des géants de la tech.
  • Format exigeant et méthodique : code, rigueur, tests, communication, raisonnement.
  • Message retenu par Leroy : « réussir un entretien technique ne relève jamais de l'improvisation », ça se gagne à l'entraînement.

Lightning talk▶ vidéo

Du design à la production : exploration d'une Event-Driven Architecture

Vincent Dubois — Primary Medical

Retours : Adrien Lamaison (blog Néosoft)

  • REX de Primary, en architecture orientée événements depuis le premier jour, avec ses contraintes d'observabilité en production (programme).
  • Retenu par Lamaison : événements émis par le frontend, gestionnaire de messages (Redis, RabbitMQ), gains en modularité, scalabilité et évolutivité.

Conférence▶ vidéo + transcript

Rex : innover les transports en commun pour accueillir les Jeux Olympiques 2024

Nicolas Jozwiak — RATP Smart Systems, Ghislain Mokolomboka — RATP Smart Systems

  • Contexte : 7 millions de voyageurs par jour pendant les JO, des stations saturées ; certaines lignes de portiques ont été retirées (Montparnasse) pour fluidifier.
  • Réponse : vente, validation et contrôle mobiles par des agents sur le terrain (terminaux Android PAX A920 Pro), gammes tarifaires spéciales chargées à distance.
  • Sécurité : remplacement des SAM locaux par un HSM distant gérant des SAM virtuels, pour ne pas exposer de secrets en cas de vol d'appareil.
  • Architecture sur AWS et Kubernetes, Quarkus compilé en natif, échanges GraphQL ; tableaux de bord de ventes (ligne 4, RER A et réseau de surface en tête).
  • Leçons : montée en compétence AWS et Kubernetes, socle réutilisé pour la nouvelle application de contrôle de la RATP ; tests de restauration (suppression de namespace, de base) cités comme axe d'amélioration.
  • Aucun retour participant trouvé : résumé tiré du transcript.

Lightning talk▶ vidéo + transcript

Scrum : je suis venue, j'ai vu, je n'en veux plus

Marine Verstraete — onepoint

  • Part de rétrospectives familières : « on fait plus de réunions que de code », « on nous vend l'autonomie mais on passe son temps à justifier ce qu'on fait ».
  • Refuse l'argument « c'est que vous l'appliquez mal » et décrit des dérives, dont le water-scrum-fall : conception par une équipe dédiée, cahier des charges contractuel, pas de MVP, un projet de refonte arrêté faute de pouvoir livrer.
  • Pourquoi Scrum perdure : un business (formations, certifications, conseil), des identités professionnelles (Scrum Master, PO) et sa popularité de « visage de l'agilité ».
  • Signaux d'alerte : managers obsédés par la vélocité et les burndown charts, pression sur les équipes. Conclusion : pas de solution universelle, changer de méthode est une option légitime.
  • Aucun retour participant trouvé : résumé tiré du transcript.

Conférence▶ vidéo + transcript

Do make me think : le numérique au service de l'autonomie des travailleurs

Louis-Jean Teitelbaum — Plateforme de l'inclusion

  • Point de départ : l'échec de Carnet de bord, dossier unique de l'insertion porté par la Plateforme de l'inclusion, que l'équipe a fini par « assassiner ».
  • Mécanisme décrit : un outil censé faire gagner du temps devient, déployé par l'employeur, un outil de contrôle où la saisie est obligatoire et sert à évaluer les accompagnateurs ; un outil « write only ».
  • L'automatisation déplace le travail vers d'autres, y compris les annotateurs sous-payés de l'IA ; le titre répond au livre Don't Make Me Think.
  • Tentative de rebond : un outil en lecture seule, qui ne stocke que des métadonnées (qui a suivi la personne) pour inviter les professionnels à se parler.
  • Grille proposée pour l'IA générative : outil qui augmente la capacité d'agir du travailleur ou outil de contrôle qui déqualifie (exemple de l'illustration).
  • Aucun retour participant trouvé : résumé tiré du transcript.

Conférence▶ vidéo + transcript

L'animation web responsable : faire bouger sans alourdir

Josiane Makelele — Ekino

Retours : Olga Yasnopolskaya (blog Ekino, collègue de la speakeuse), Jean (blog Sully Group)

  • Sur scène : de Flash aux animations JS immersives, le web est passé à l'ère des animations UX utiles (micro-interactions, feedback), avec un revers : poids, énergie et charge cognitive.
  • Trois axes : animer sans polluer (CSS plutôt que JS, transform et opacity plutôt que left ou width qui recalculent le layout, will-change temporaire, pas de boucles infinies), animer sans exclure (prefers-reduced-motion, démonstration sur la page iPhone d'Apple), animer pour aider (guider, expliquer, confirmer).
  • Démonstrations sans une ligne de JavaScript avec animation-timeline et scroll-timeline ; outils cités : DevTools, Lighthouse, WebPageTest, GreenIT-Analysis. En questions, elle reconnaît que le CSS ne remplace pas encore GSAP pour les animations poussées.
  • Retenu par les participants : préférer le CSS au JavaScript et prefers-reduced-motion (Yasnopolskaya, Jean), le rendu « vraiment bluffant » des nouvelles propriétés de scroll, à condition de vérifier leur support navigateur (Yasnopolskaya).
  • Formule reprise par Jean (Sully Group) : « Il faut animer le sens, pas la déco » ; il nuance : « dans certains contextes, un petit effet “wow” peut aussi avoir du sens ».

Lightning talk▶ vidéo + transcript

Leadership inclusif : les 5 micro-pratiques pour transformer vos dynamiques d'équipe

Christelle Bordon

Retours : Jean (blog Sully Group)

  • Sur scène : quickie ouvert par une statistique de fin 2023, « une femme sur deux quitte la tech avant l'âge de 35 ans », et le parcours de la speakeuse (développeuse Java, puis management, aujourd'hui consultante).
  • Cinq micro-pratiques : donner une place à chacun dans les échanges (ordre du jour partagé, préparation asynchrone, ice breakers), clarifier les critères de décision (grilles construites en équipe, vigilance sur les biais des outils d'IA), oser parler des biais (rétrospectives, signaux faibles), valoriser le travail invisible (« weekly highlights » avec mises en lumière), adapter la communication (préférences de chacun, langage sans acronymes).
  • Conclusion : « L'inclusion, ce n'est pas intégrer les gens à une norme. C'est faire évoluer la norme pour qu'elle inclut tout le monde. »
  • Retenu par Jean (Sully Group) : laisser volontairement des silences pour donner la parole aux plus réservés, écoute active et remise en question de ses biais.

Keynote▶ vidéo + transcript

Keynote de fermeture : quiz BDX I/O animé par Ivazio Island

Ivazio Island (partenaire), Équipe d'organisation BDX I/O

  • Pas de conférence : la clôture en Amphi A enchaîne remerciements, after-movie monté dans la journée par les vidéastes de l'événement, tirage du bingo des stands (80 personnes avec plus de 10 tampons, 26 lots), puis la « keynote de fermeture » : un quiz sur smartphone animé par Ivazio Island, complexe de loisirs partenaire.
  • Les questions préparées par les bénévoles révèlent les coulisses : 52 % des recettes 2024 viennent des sponsors, 175 370 € dépensés pour l'édition 2024, 54 bénévoles depuis la création, un événement organisé exclusivement par des bénévoles.
  • Les peurs des organisateurs, toutes déjà vécues : une grève SNCF qui a fait annuler une dizaine de speakers il y a deux ans, une speakeuse qui a cassé son ordinateur, une projection en panne dans une salle chaque année.
  • Nuage de mots final du public : « curiosité », « papotage », « fatigué » ; rendez-vous ensuite à l'after au Delirium.
  • Aucun retour participant trouvé : résumé tiré des sous-titres automatiques du live (noms propres incertains).

Sessions sans retour trouvé (24)

  • Don't panic ! Gérez votre dette : le guide du codeur galactique (Charlotte Debut, Peaksys)
  • « J'aime pas le bouton vert », ou comment rater votre feedback design (Camille Fournier, ilek)
  • La notification : enjeux et pistes de solutions (Flora Brochier)
  • .NET et gRPC ? Ce n'est pas sorcier (Antoine Delmaere, Xavier Noya, Betclic)
  • Biomimétisme et cybersécurité (Ludovic Lefebvre, Peaksys)
  • Lovable at first sight (Chantal Khin, Theodo Apps)
  • Voyage au bout des APIs IO de Linux, de poll à io_uring (Youssef Nait Belkacem, Jean-Eudes Couignoux)
  • SOPS, passez un savon à vos secrets en clair (Sylvain Metayer, onepoint)
  • La transactionalité expliquée (Benjamin Cavy, MAIF)
  • En JavaScript, il y a un paquet pour tout... et souvent pour rien (Estéban Soubiran)
  • De l'ADN au produit : coder mieux grâce au réglementaire (Alexandra Bonnet, Montaine Marteau)
  • Talk PMM : le produit traduit en justice (Chloé Girardin, Product Panenka)
  • Moins mais mieux : vers un data engineering plus simple (Maxence Hull, HelloAsso)
  • L'API viewTransition : une révolution pour le web ? (Théo Gianella, Zenika)
  • Uniformiser sans rigidifier : le vrai défi du Design System (Julie Provenzano, Wanda Bardey, 4SH)
  • De la pseudoscience pour mon (pseudo) management (Anaïs Huet)
  • JBang, un fichier Java pour les gouverner tous ? (Stéphane Philippart, OVHcloud)
  • JEP 49.3 : cette nouvelle fonctionnalité Java est validée !!! (Guillaume Benoot)
  • Dev Platform : l'outil que tu ne savais pas que tu attendais (Paul Boisson, Vivien Maleze, Ippon)
  • De YOLO à pyproject.toml : l'épopée d'un dev Python survivant (Sébastien Buchoux, onepoint)
  • Local-first et sync-engines, l'architecture du futur ? (Benjamin Legrand, onepoint)
  • T'as vu mes docs ? Je les fais avec Typst ! (Virginie Pageaud)
  • Merge confliture sur mes gitscottes : découper ses PR sans pleurer (Gauthier Fiorentino, Julie Brunetto)
  • Jouer au Data Engineer en local avec DuckDB (Thomas Labarussias)

Sources