Big Data & AI Paris 2025

IA & data1–2 octobre 2025Paris, Paris Expo Porte de Versailles14e édition

Thème : Innovative Minds, The Big Data & AI Paris Summit : souveraineté numérique, IA responsable et open source

1er et 2 octobre 2025, Pavillon 3 de Paris Expo Porte de Versailles (premier salon organisé par Émilie Pierre-Desmonde, directrice arrivée en juin 2025). Le communiqué officiel du 2 juin 2025 parle de « 14th edition » ; la directrice (live du 10/09) et Alliancy parlent de « 13e édition ». Chiffres annoncés : 17 000 participants, 220 exposants, 300 speakers, plus de 60 conférences sur trois salles et sept scènes de démo. Programme premium « Innovative Minds » en trois formats (Leaders Talks, Use-Cases, Expert Sessions), réservé aux Full Pass et Premium Pass. Nouveautés : zone d'accompagnement des PME (label Osez l'IA, avec Mission French Tech, Bpifrance, French Fab, Numeum, CCI Paris Île-de-France) et Village quantique (avec Systematic Paris-Region).

Ouverte par Cédric Villani sur la souveraineté et le coût écologique de l'IA, l'édition 2025 a mis l'IA agentique partout dans le discours, mais les retours les plus solides rappellent qu'on en est encore au RAG, aux assistants et à des fondations data (lakehouse, data mesh, gouvernance « offensive ») à consolider avant de passer à l'échelle.

26 sessions résumées · 5 vidéos · mise à jour le mercredi 30 septembre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Trois comptes-rendus de participants (Your Legal Angel, journée 1, 01/10/2025 ; mc2i, 08/10/2025 ; Nicolas François sur IA Tech Travel Café, 09/11/2025), un article de presse (Alliancy, 02/10/2025), le récapitulatif vidéo et un article de Secrets de Data (06 et 13/10/2025), le bilan de la maîtresse de cérémonie de la salle 1 (Barbara Haddad, 06/10/2025), cinq replays de sessions publiés par les exposants sur YouTube (transcrits) et, pour le programme, le communiqué officiel du 2 juin 2025, un article partenaire (Management & Datascience) et le live LinkedIn de préparation du salon (10/09/2025, transcrit).

Limites : Aucun post LinkedIn de visiteur lu (la recherche web ne les indexe pas) et une seule vraie série de retours détaillés par un visiteur (IA Tech Travel Café) : le corpus est surtout fait de cabinets de conseil, de partenaires médias et d'exposants. Le programme officiel détaillé n'a pas pu être lu (Wayback Machine hors service le 30/09/2026), d'où des jours non renseignés pour plusieurs sessions et des titres reconstitués d'après les comptes-rendus. Aucun replay officiel : les vidéos rattachées sont publiées par les exposants eux-mêmes (Suadeo, Prisme.ai, Prime Analytics, Enterprise Flows Repository), donc des sessions sponsorisées ; l'aftermovie officiel est privé. Le récapitulatif de Secrets de Data ne cite pas les speakers et la plupart de ses articles détaillés sont payants.

Synthèse globale

1. La souveraineté, fil rouge posé dès l'ouverture

L'organisation avait annoncé trois piliers (souveraineté numérique, IA responsable, open source) et la directrice Émilie Pierre-Desmonde parlait en amont d'« un des grands fils rouges » de l'édition. Les retours confirment que c'est ce qui a le plus marqué le premier jour. Cédric Villani a dénoncé une concentration du marché par les géants américains « contraire à toutes les doctrines d'économie du marché » (Alliancy) et une dépendance devenue « insupportable » (Nicolas François, IA Tech Travel Café). Sylvie Houlière-Mayca (OVHcloud) a enchaîné sur le cloud « aussi stratégique que l'énergie » et le risque de coupure par une puissance étrangère (Alliancy, Your Legal Angel). Le député Paul Midy a comparé la maîtrise de l'IA au choix du nucléaire par de Gaulle (Secrets de Data). Le thème traverse aussi les retours d'expérience : l'ESA refuse que l'on-premise soit l'enfant pauvre de sa stratégie cloud, la Région Pays de la Loire fait de Suadeo « la première brique » de son chantier souveraineté. mc2i nuance le tableau : l'Europe accuse un retard d'infrastructures (datacenters, puissance de calcul) et risque « de rester à la traîne » si sa stratégie de régulation n'est pas doublée d'investissements massifs dans le matériel.

2. L'agentique partout, mais surtout en POC

Les agents sont « au centre des discussions » (mc2i), avec des premiers POC chez Sodexo, Danone ou BNP Paribas (Alliancy) et des démonstrations multi-agents (Jems et Google, Bouygues Telecom avec Prisme.ai, H Company et le computer use). Mais les observateurs convergent sur un décalage. Pour mc2i, « les usages concrets sont encore en phase d'expérimentation ». Pour Nicolas François, « on est loin des agents autonomes généralisés » : la réalité du terrain, ce sont le RAG, les assistants et l'automatisation simple, ce que confirment les chiffres de Malt (missions RAG x17). Cloudera a rappelé le coût caché de l'évaluation (dix mois après un mois de POC), que Secrets de Data érige en leçon majeure du salon. Même les promoteurs restent prudents : Axel Droin (Danone) dit « J'en attends beaucoup de problèmes ». Bouygues Telecom est le cas le plus avancé du corpus (plus de 70 % des réponses e-mail traitées en autonomie sur un périmètre, sous contrôle d'une « IA Guardian »), mais il est présenté par l'entreprise et son éditeur, sans regard extérieur.

3. Les fondations data avant l'IA : lakehouse, data mesh, gouvernance « offensive »

Côté data, le salon a surtout montré des fondations qu'on reconstruit. mc2i décrit le lakehouse comme « omniprésent », une « data plateformisation » qui centralise sans forcément déplacer, et un data mesh qui « continue de s'imposer » avec une gouvernance fédérée. Secrets de Data en fait sa première tendance, avec ArcelorMittal (sept usines, des silos vers un écosystème hybride) et La Centrale (l'équipe data centrale devenue facilitatrice). La gouvernance change de posture : Doctolib parle de gouvernance « offensive » et a triplé l'usage de son catalogue en le simplifiant ; AXA France encadre le shadow AI avec cinq principes. Les retours d'expérience de terrain (Région Pays de la Loire, ESA) racontent la même chose : l'IA arrive par-dessus une gouvernance, une qualité et une appropriation par les métiers déjà en place, et y accède par le catalogue plutôt que par les données brutes.

4. Des cas d'usage à impact mesuré, souvent portés par des fournisseurs

Les cas les plus cités affichent des chiffres : la survie des patients doublée pour les cancers de primitif inconnu (Institut Curie et Orange Business), 100 % des conversations clients analysées chez John Paul, une charge documentaire ramenée de 40-60 % à 10-15 % du temps chez MSIJ (Elyadata), un forecast des ventes à moins de 3 % d'écart chez Exclusive Networks. Nicolas François salue les présentations qui « parlaient des limites, des échecs, des cas où ça ne marche pas » et cite la Région Pays de la Loire comme la meilleure démonstration : « Quand une collectivité publique réussit mieux qu'une grosse boîte tech à montrer un cas d'usage IA convaincant, c'est qu'il y a quelque chose de juste dans l'approche. » Exclusive Networks offre le rare exemple d'un bilan nuancé sur scène : le modèle marche sur les périmètres stables, pas sur les activités erratiques ni à trois mois.

5. Le coût écologique de l'IA, enfin sur la table

Mick Lévy rappelait en amont que l'empreinte environnementale avait été « un grand absent » des éditions précédentes ; la directrice promettait de la traiter « à bras le corps » (live du 10/09). Le sujet a surtout été porté par Cédric Villani, pour qui « résolument, l'IA n'est pas une bonne nouvelle pour l'écologie », y compris par la diversion de capitaux (IA Tech Travel Café). Ailleurs, il apparaît comme une composante des méthodes et des outils plutôt que comme un débat : FinOps/GreenOps en stream transverse chez Orange Business, suivi du CO2 par agent chez Prisme.ai, modèles plus légers et mesure d'impact selon mc2i. Aucun retour ne rapporte de session consacrée à l'arbitrage entre usages et sobriété.

6. La vie du salon : zone PME, stands spectaculaires, grands absents

La nouvelle zone PME, adossée au plan Osez l'IA, « ne désemplit pas » et attire « un autre public », même si la plupart des PME « en sont encore au stade de se demander comment adopter l'IA » (Brigitte Fauvet, Arkange, dans Alliancy). Alliancy décrit des exposants qui rivalisent de gadgets (simulateur de F1 chez Oracle, babyfoot analysé par caméras chez IBM) pour capter les 17 000 visiteurs annoncés. mc2i note l'absence de « certains grands acteurs habituels du salon », peut-être liée à la conjoncture ou au choix d'organiser leur propre événement. Les conférences premium (Innovative Minds) étaient réservées aux Full Pass et Premium Pass, ce que Nicolas François signale aux futurs visiteurs.

7. Tensions, critiques et biais du corpus

La critique la plus nette vient du seul visiteur qui a publié un compte-rendu détaillé : « Trop de présentations sont encore du marketing déguisé », des démos « peut-être un peu trop » fluides (Jems), une méthode sans cas d'adaptation à l'imprévu (Orange Business). Deux débats restent ouverts : la régulation européenne, défendue comme nécessaire par Your Legal Angel et Impact AI mais jugée insuffisante seule par Villani et mc2i ; et la place de l'humain, que presque tous les intervenants disent central (Nicolas François) alors que Bouygues Telecom prévient que les salariés qui ne maîtriseront pas l'IA « risquent de perdre leur job ». Les chiffres rapportés divergent parfois : 50 % des recommandations du rapport Villani suivies selon Your Legal Angel, un tiers selon IA Tech Travel Café. Enfin, le corpus est biaisé : aucun post LinkedIn de visiteur, des sources dominées par des cabinets de conseil, des partenaires médias et des exposants, des vidéos publiées par les exposants eux-mêmes, et un programme officiel détaillé qui n'a pas pu être relu.

Actions concrètes citées

  1. Prévoir que l'évaluation d'un agent coûte bien plus que sa démo : un mois de POC, deux mois d'intégration, dix mois de tests et de validation métier (Cloudera, d'après Secrets de Data).
  2. Faire hériter les agents des droits d'accès du collaborateur (SSO, droits SharePoint) plutôt que de leur ouvrir les données (Bouygues Telecom et Prisme.ai ; même principe chez Suadeo, où l'IA n'interroge que le catalogue).
  3. Placer une vraie personne responsable, un product owner et pas un département, derrière chaque projet d'IA (Léa Deleris, BNP Paribas, d'après Alliancy).
  4. Traiter la gouvernance comme un accélérateur : un catalogue plus simple a fait passer Doctolib de moins de 100 à plus de 300 utilisateurs actifs mensuels (Secrets de Data).
  5. Encadrer le shadow AI par quelques principes clairs : traçabilité, évaluation des risques, règles communes, validation au plus haut niveau, suivi des modèles (AXA France, d'après Secrets de Data).
  6. Avancer par petits pas sur des besoins métiers réels, sans projet cathédrale, et laisser les métiers construire leurs tableaux de bord (Région Pays de la Loire).
  7. Mener la gouvernance, l'éthique et le FinOps/GreenOps en continu dès le début du projet, pas en fin de course (méthode en 7 streams d'Orange Business, d'après IA Tech Travel Café).
  8. Pour la prévision, viser d'abord les périmètres stables et à long historique, et retraiter acquisitions et gros clients : « c'est pas de la magie, c'est de la statistique » (Exclusive Networks).
  9. Auditer les processus (données, biais, normes) plutôt que prétendre contrôler toutes les sorties d'une IA (réponse de Cédric Villani rapportée par Your Legal Angel).

Session par session

Mercredi 1 octobre

Keynote

Keynote d'ouverture : bilan du rapport de 2018 et avenir de l'IA européenne

Cédric Villani — mathématicien, ancien député

Retours : Alliancy (Aude Brès, 02/10/2025), Your Legal Angel (Amel Rechid, 01/10/2025), Nicolas François (IA Tech Travel Café)

  • Bilan du rapport parlementaire de 2018 sur l'IA, jugé « étonnamment pertinent » (Nicolas François). Le taux de mise en œuvre rapporté diverge : 50 % des recommandations suivies selon Your Legal Angel, un tiers complètement mises en œuvre selon IA Tech Travel Café. Les manques cités : inclusion et coopération européenne.
  • Souveraineté : l'échelon européen reste « indispensable, pour des questions de taille de marché ». La concentration du marché par les géants américains « est contraire à toutes les doctrines d'économie du marché, y compris la doctrine libérale sincère, et fait courir un risque politique », lancé « d'un ton véhément devant un auditoire exceptionnellement attentif » (Alliancy).
  • Il qualifie la dépendance d'« insupportable », sans anti-américanisme, et rapporte une phrase entendue en off au forum d'Alpbach : « quand est-ce que vous comprendrez que l'Amérique n'est pas votre amie ? » (IA Tech Travel Café).
  • Écologie : en 2025, « résolument, l'IA n'est pas une bonne nouvelle pour l'écologie », par sa consommation mais aussi par la diversion de capitaux qui auraient pu financer la transition (IA Tech Travel Café).
  • Passer de la « cathédrale réglementaire » (AI Act, DSA, DMA) à des actions industrielles concrètes. À une question sur le contrôle de conformité, il répond qu'il faut auditer les processus (transparence des données, biais, normes) plutôt que rêver d'un contrôle total des sorties (Your Legal Angel).
  • Lecture des participants : « L'IA est un sujet total » et « l'Europe doit arrêter de penser que la réglementation suffira » (Nicolas François).

Conférence

Réinventer la souveraineté numérique

Sylvie Houlière-Mayca — OVHcloud

Retours : Alliancy (Aude Brès), Your Legal Angel (Amel Rechid)

  • Prolonge l'ouverture de Cédric Villani : « il y a un risque d'ingérence de puissances étrangères » et « le cloud est devenu un enjeu aussi stratégique que l'énergie » pour les comités exécutifs et les DSI (Alliancy).
  • Le risque de « shutdown », coupure des services par une puissance étrangère, doit être anticipé par des solutions dimensionnées pour la résilience (Your Legal Angel).
  • Trois piliers : souveraineté des données, souveraineté technologique (OVHcloud assemble ses serveurs, infrastructure européenne) et souveraineté opérationnelle (centres de données localisables en France ou en Europe) ; approche « souverain by design », hors législation extraterritoriale.
  • Plaidoyer pour une certification européenne exigeante (EUCS) réservée aux acteurs réellement souverains.
  • Lecture critique : message porté par un fournisseur qui en est le premier bénéficiaire ; Your Legal Angel le relaie avec enthousiasme, sans contradiction rapportée.

Conférence

Introduction des IA Use Cases : maîtriser l'IA, un choix de souveraineté

Paul Midy — député (Paris-Saclay)

Retours : Secrets de Data (récapitulatif, 06/10/2025), Barbara Haddad (maîtresse de cérémonie, 06/10/2025)

  • Échange d'ouverture de la salle de conférences 1 (800 places) avec la maîtresse de cérémonie, en introduction des après-midi « IA Use Cases » (Barbara Haddad).
  • Thèse rapportée par Secrets de Data : la maîtrise de l'IA est comparable à la décision du général de Gaulle de doter la France du nucléaire, un choix de souveraineté et pas seulement une opportunité économique.
  • Enjeu : ne pas devenir une « colonie numérique » des États-Unis ou de la Chine ; ne pas être leader de l'IA, « c'est prendre le risque de sortir de l'histoire » (formulation du récapitulatif).

Conférence

L'IA, levier médical et humain : l'Institut Curie et les cancers de primitif inconnu

Sarah Watson — Institut Curie, Mick Lévy — Orange Business

Retours : Secrets de Data (récapitulatif), Barbara Haddad (maîtresse de cérémonie), Émilie Pierre-Desmonde et Mick Lévy (live de présentation du 10/09/2025, speaker)

  • Présentée en amont comme la session à ne pas rater par la directrice du salon et par Mick Lévy lui-même (speaker) : un algorithme conçu par la chercheuse Sarah Watson pour identifier l'origine des cancers rares, qui touchent 6 à 7 000 personnes par an en France et qu'on soigne mal tant qu'on ne connaît pas leur source (live du 10/09).
  • Résultat retenu par Secrets de Data, qui y voit « sans doute le cas d'usage le plus marquant du salon » : la survie globale des patients doublée, de 10 à 20 mois.
  • Format : échange sur scène entre la maîtresse de cérémonie, Mick Lévy et Sarah Watson, le 1er octobre à 14h25 en salle 1.
  • Lecture critique : seul le chiffre de survie circule, sans détail sur le protocole ni sur la taille de la cohorte dans les sources lues ; Orange Business est partenaire du projet et de l'événement.

Conférence

John Paul : l'IA au service de l'audit qualité de la conciergerie de luxe

John Paul (groupe Accor), Snowflake

Retours : Secrets de Data (récapitulatif et vidéo du 13/10/2025), Barbara Haddad

  • Contexte : conciergerie premium 100 % humaine, 24h/24, dont la rétention des contrats cadres dépend de la satisfaction client, indicateur n°1.
  • Problème : une analyse des conversations partielle, manuelle et réactive, centrée sur le téléphone ; e-mails et WhatsApp formaient un angle mort.
  • Choix pragmatique : rester sur Snowflake, déjà en place, plutôt qu'ajouter un outil (TalkDesk ne couvrait que la téléphonie, Salesforce n'intégrait pas l'audio). Pipeline : ingestion audio, transcription, analyse par LLM de la satisfaction et des thèmes, croisement avec le CRM.
  • Résultats rapportés : 100 % des conversations analysées, deux mois entre la réflexion et la mise en production, +10 % d'appels sortants pour traiter les insatisfactions. Piste suivante : une fiche membre synthétique générée par IA.
  • Question ouverte par Secrets de Data : comment l'IA peut-elle réinventer le service sans dénaturer un modèle 100 % humain ? (Le rattachement de l'article du 13/10 à la session du salon est déduit du récapitulatif.)

Conférence

Une gouvernance de l'IA plus éthique chez AXA France

AXA France

Retours : Secrets de Data (récapitulatif), Barbara Haddad

  • Point de départ : le shadow AI, usage non contrôlé d'outils d'IA par les collaborateurs, risque de sécurité et de conformité dans une organisation décentralisée.
  • Réponse : une charte éthique (Barbara Haddad) et un cadre en cinq principes : traçabilité de qui utilise quoi, évaluation systématique des risques, cadre normatif commun, validation stratégique au plus haut niveau avant mise en production, suivi continu des modèles déployés (Secrets de Data).
  • Équilibre recherché : encourager l'innovation via une AI Factory centrale tout en imposant des contrôles stricts.

Table ronde

IA génératives, régulation et compétitivité

Impact AI

Retours : Your Legal Angel (Amel Rechid)

  • Tension centrale : bâtir des champions européens sans subir une distorsion concurrentielle si la régulation pèse surtout sur les acteurs européens.
  • Demande d'une application équivalente de l'AI Act aux acteurs européens, américains et chinois, pour éviter que les contraintes retombent sur les PME.
  • Gouvernance multi-acteurs (chercheurs, entreprises, associations, pouvoirs publics) : une régulation sans appropriation par les acteurs « reste superficielle ».
  • Appel à passer du cadre à l'industrialisation : processus de mise en conformité, outils communs, partage de cas d'usage.
  • Les noms des intervenants ne sont pas donnés dans le compte-rendu.

Conférence

Elyadata pour MSIJ : l'IA dans l'ingénierie des risques en assurance

Elyadata

Retours : Your Legal Angel (Amel Rechid)

  • Problème : les ingénieurs de risques de MSIJ passaient 40 à 60 % de leur temps sur une charge documentaire répétitive.
  • Solution : plateforme intégrée qui automatise l'extraction et les synthèses, centralise les données et rend chaque recommandation explicable, en plusieurs langues.
  • Résultats annoncés : charge documentaire ramenée à 10 à 15 % du temps, taux de succès opérationnel estimé à 85 %.
  • Facteur humain : co-construction avec les équipes pour limiter la résistance au changement. Your Legal Angel y voit « un levier de productivité et de fiabilité » qui respecte l'expertise humaine (chiffres présentés par le prestataire, non vérifiés).

Conférence

Orange Business : une méthodologie « ultra-agile » pour les projets d'IA générative et agentique

Head of AI — Orange Business

Retours : Nicolas François (IA Tech Travel Café)

  • Méthode en 7 streams menés en parallèle plutôt qu'en séquence : 4 principaux (stratégie, ingénierie des données, développement, industrialisation) et 3 transverses (IA de confiance, conduite du changement, FinOps/GreenOps).
  • Ce que le participant retient : traiter gouvernance, éthique et FinOps en continu, alors qu'ils arrivent « trop souvent » en fin de projet, « quand il est trop tard pour ajuster ».
  • Chiffre rappelé : 80 % des projets d'IA n'arriveraient jamais en production.
  • Réserve : « J'aurais aimé entendre un ou deux cas concrets où ils ont dû adapter cette méthode face à l'imprévu ».

Conférence

Jems et Google : un système multi-agents pour un loueur automobile

Jems, Google Cloud

Retours : Nicolas François (IA Tech Travel Café)

  • Cas d'usage : traiter de bout en bout la demande d'un client accidenté (déclaration de sinistre, vérification du contrat, véhicule de remplacement).
  • Architecture : un orchestrateur qui pilote quatre agents spécialisés (contrat, sinistre, réparation, location), chacun avec sa base et ses fonctions métier, et une validation humaine possible.
  • Réserve du participant : « La démo était très fluide, peut-être un peu trop ? » Il aurait voulu voir un cas limite ou une erreur, « parce que c'est dans ces moments-là qu'on voit vraiment la robustesse d'un système agentique ».

Conférence▶ vidéo + transcript

La Région Pays de la Loire et la plateforme data et IA de Suadeo

Christophe Nicolle — Région Pays de la Loire, Aymeric de Maussion — Région Pays de la Loire, Olivier Guillon — Région Pays de la Loire, Suadeo

Retours : Nicolas François (IA Tech Travel Café)

Sur scène (transcript)

  • Ambition portée par une vice-présidente élue au numérique et à l'IA, « ce qui est assez rare » : la data par tous et pour tous, avec des référents data et IA dans les services, plutôt qu'un laboratoire « tour d'ivoire ».
  • Pas de projet cathédrale : cinq domaines partis de vrais besoins (formation, transport, patrimoine, économie, recherche), des tableaux de bord construits par les métiers eux-mêmes ; une « stratégie des petits pas » et un souci de résilience et de souveraineté.
  • L'IA arrive par-dessus une gouvernance, une qualité et une appropriation déjà en place : simulation, projection de tendances, aide à la décision, enrichissement de données non structurées.
  • Démo (Suadeo) : suivi temps réel des bus scolaires (flux GTFS), prévision de la facture énergétique 2026 ; l'IA n'accède qu'au catalogue, pas aux données, avec tagging et anonymisation automatiques.

Ce qu'en retient le participant

  • « La bonne surprise » : une démo live de tableaux de bord utilisés au quotidien, une IA qui « ne remplace pas l'expertise métier ». « Quand une collectivité publique réussit mieux qu'une grosse boîte tech à montrer un cas d'usage IA convaincant, c'est qu'il y a quelque chose de juste dans l'approche. »

Atelier▶ vidéo + transcript

Comment prévoir les ventes : le workflow Alteryx « Sales Predictive Forecast » chez Exclusive Networks

Lancelot Seners — Exclusive Networks, Radhi Toujani — Prime Analytics

Retours : Prime Analytics (description de la vidéo, speaker)

  • Atelier REX sur le Demo Stage 4. Exclusive Networks (environ 3 000 personnes, 45 pays) voulait remplacer un forecast hebdomadaire chronophage par un forecast prédictif à 3, 6, 9 et 12 mois, avec un objectif de ±3 % par rapport au réel.
  • Démarche : un premier workflow simple en POC, plusieurs centaines de tests (modèles ARIMA et ETS, horizons, niveaux groupe ou région), puis un second workflow intégrant taux de change et saisonnalité (pic de commandes en décembre mal capté).
  • Constats : la précision tient au niveau groupe et des grandes régions, où l'activité est stable ; elle reste insuffisante à trois mois et sur les business trop erratiques. Il faut retraiter acquisitions et gros clients gagnés ou perdus : « c'est pas de la magie, c'est de la statistique et du trend à long terme ».
  • Prochaine étape : utiliser le forecast pour le top management (écart annoncé sous les 3 %) puis pour certaines régions. Session d'exposant, présentée par le client et son intégrateur.

Session▶ vidéo + transcript

Supervision fonctionnelle et gouvernance des flux de données

Enterprise Flows Repository

  • Pitch d'une start-up rennaise (créée en 2021) sur un angle mort des DSI : prouver qu'un transfert de données a bien eu lieu (« ma facture a-t-elle été envoyée à l'ERP ? »).
  • Chiffres avancés par l'éditeur : 50 à 200 heures par an et par application perdues par les référents métiers ; environ 2 heures par ticket de flux, renvoyé du N1 au N3 faute d'outils ; pour 10 millions de transferts par mois, même un taux d'erreur de 0,25 % représenterait jusqu'à 200 jours de travail par mois (le taux courant serait plutôt de 3 à 5 %).
  • Session commerciale, chiffres non sourcés ; aucun retour de participant.

Jeudi 2 octobre

Conférence

Du POC à la production : comment réussir l'évaluation des agents pour les services financiers ?

Cloudera

Retours : Secrets de Data (récapitulatif), Barbara Haddad

  • Ouverture de la deuxième journée en salle 1 (Barbara Haddad).
  • Pour Secrets de Data, « un rappel à la réalité absolument nécessaire » au milieu de l'enthousiasme agentique.
  • Chronologie type d'un agent : 1 mois de POC (facile, impressionnant), 2 mois d'ingénierie pour le brancher aux vraies données, puis 10 mois d'évaluation : tests rigoureux, cas limites, validation métier.
  • Message : cette phase d'évaluation, massive et sous-estimée, fait la différence entre « un gadget et un système de production fiable » ; Secrets de Data en fait la quatrième grande leçon du salon.

Keynote

Renforcer l'utilisation de l'IA au service de la transition énergétique : TotalEnergies et Mistral AI

TotalEnergies, Mistral AI

Retours : Secrets de Data (récapitulatif), Barbara Haddad, Émilie Pierre-Desmonde (live du 10/09/2025, annonce)

  • Keynote du 2 octobre (Barbara Haddad), mise en avant en amont par la directrice du salon comme le symbole de « la souveraineté européenne et l'industrialisation à grande échelle ».
  • Le laboratoire commun ne vise pas de « simples chatbots » mais des cas complexes : raisonnement sur des données hétérogènes et RAG avancé pour les géosciences (Secrets de Data).
  • Secrets de Data y voit « la prochaine frontière de l'IA industrielle ». Le contenu détaillé de la keynote n'est pas rapporté dans les sources gratuites.

Conférence

Quandela : le quantique photonique comme accélérateur de l'IA

Quandela

Retours : Nicolas François (IA Tech Travel Café)

  • Idée : utiliser les ordinateurs quantiques photoniques non pour tout remplacer mais pour apporter de nouvelles primitives de calcul aux réseaux de neurones.
  • Métaphore retenue : ce ne sont pas les GPU qui ont révolutionné l'IA mais des innovations algorithmiques (embeddings, attention, transformers) ; « Et si le quantique pouvait apporter la prochaine innovation algorithmique ? »
  • Exemple : un challenge Airbus/BMW gagné en ajoutant une couche quantique à un modèle de traduction d'images jour/nuit, avec meilleure fidélité et moins d'hallucinations.
  • Lecture du participant : « C'est loin d'être mature, on est encore au stade de la R&D... mais c'est passionnant ».

Conférence

H Company : le computer use, prochaine génération d'agents

Gautier Cloix — H Company

Retours : Nicolas François (IA Tech Travel Café)

  • Concept : des agents qui utilisent les interfaces comme un humain, sans API dédiée, même sur un logiciel jamais vu : « Notre agent n'a pas besoin de l'avoir déjà vu. Il va apprendre à l'utiliser comme un humain. »
  • Vision : ramener de 70 % à 0 % le temps passé sur des tâches hors de notre « superpouvoir » (le médecin soigne, l'analyste analyse au lieu de copier-coller entre cinq logiciels).
  • Revendication : H Company serait devant les acteurs chinois et américains sur les benchmarks de computer use.
  • « Un vrai coup de cœur » pour le participant, qui veut creuser le sujet ; les revendications de benchmark ne sont pas vérifiées.

Conférence

Malt : les compétences tech et data de demain

Malt

Retours : Nicolas François (IA Tech Travel Café)

  • Tendances de la plateforme de freelances : l'AI Engineer est le nouveau Data Scientist (x5 en 12 mois), les missions RAG explosent (x17), le prompt engineer existe mais on parle déjà aux États-Unis de context engineer.
  • Deux profils recherchés : des experts ultra-spécialisés, ou des profils très larges (full-stack, data, low-code), avec un regain du low-code/no-code pour brancher vite les assistants dans les workflows.
  • Lecture du participant : « on est encore loin des agents autonomes » ; la majorité des entreprises en sont à l'assistant avec RAG, « moins sexy » mais « pragmatique ».

Conférence

CBTW : l'IA agentique « pour de vrai »

CBTW

Retours : Nicolas François (IA Tech Travel Café)

  • Cas clients : un chatbot de vente d'assurance (collecte de documents, génération d'offres), un système e-commerce qui structure les données produits et traduit les demandes, un outil qui transforme des règles de conformité en français en tests automatisés.
  • Message : l'IA n'est qu'une partie de la solution et doit s'intégrer au SI, au code et à l'automatisation ; penser une vision globale des cas d'usage, pas un par un.
  • Standards émergents cités comme signe de maturité : MCP et A2A.

Date non précisée

Conférence

Doctolib : un nouveau data catalogue pour une gouvernance offensive

Doctolib

Retours : Secrets de Data (récapitulatif), Émilie Pierre-Desmonde (live du 10/09/2025, annonce)

  • Annoncée par la directrice du salon comme un retour sur la façon dont un nouveau data catalogue a permis à Doctolib de se structurer.
  • Idée clé retenue par Secrets de Data : la gouvernance offensive, qui cesse d'être un frein défensif pour devenir un accélérateur de la création de valeur.
  • Résultat chiffré : en passant d'un catalogue très technique à un outil plus simple, les utilisateurs actifs mensuels ont triplé, de moins de 100 à plus de 300.

Table ronde

IA agentique : premiers POC et responsabilité

Axel Droin — Danone, Léa Deleris — BNP Paribas

Retours : Alliancy (Aude Brès)

  • Premiers POC agentiques cités chez Sodexo, Danone et BNP Paribas (Alliancy ; le format exact et la liste complète des intervenants ne sont pas précisés).
  • Sur la « mort du logiciel » : « Si le software est une simple interface utilisateur fonctionnant grâce à une base de données transactionnelles, effectivement, il ne servira plus à rien » (Axel Droin, directeur des produits data et IA de Danone).
  • Le même se dit inquiet : « J'en attends beaucoup de problèmes ». Sa parade : sensibiliser, jusqu'à « faire peur au comité de direction en leur rappelant que des problèmes IT peuvent bloquer l'entreprise ».
  • Engager la responsabilité humaine : placer « une vraie personne en charge, pas un département, un product owner » (Léa Deleris, responsable IA, robotique et technologie, BNP Paribas).

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L'Agence spatiale européenne pilote ses activités avec une plateforme data souveraine

Bernhard Isemann — ESA (Head of ESA Data Factory), Suadeo

  • L'ESA Data Factory centralise les données de gestion (finances, RH, performance des projets) de huit sites et environ 3 000 personnes, pour un digital boardroom d'une cinquantaine d'indicateurs.
  • Enjeu premier : la confiance dans la donnée, car l'agence rend compte aux gouvernements des États membres ; et une confidentialité de bout en bout, une donnée soumise au droit français devant rester tracée jusqu'au tableau de bord en Allemagne.
  • Souveraineté et résilience : dépendance aux fournisseurs américains, pannes de datacenters vécues en Europe ; la stratégie on-premise « n'est pas l'enfant pauvre » de la stratégie cloud. Structures data mesh déjà engagées.
  • Besoin nouveau : du temps réel pour les décisions tactiques (risques projet, budgets), là où le rafraîchissement nocturne suffit pour le stratégique.
  • Seconde partie : démo commerciale de Suadeo (IA qui interroge le catalogue et non les données, sécurité à la ligne, déploiement on-premise). Aucun retour de participant trouvé.

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Le Studio IA de Bouygues Telecom propulsé par Prisme.ai

Stéphane Allaire — Bouygues Telecom, Bertrand Lamour — Prisme.ai

Sur scène (transcript)

  • Conviction de Stéphane Allaire (Chief Innovation Officer) : « le changement de l'IA dans une entreprise passera par les collaborateurs ». Trois streams : outiller tous les collaborateurs, des IA par métier, de l'IA pour les clients (Perplexity offert aux clients, répondeurs automatiques dans les box pro).
  • Trajectoire : 2024, IA générative documentaire ; 2025, IA agentique avec un Studio IA en production depuis le 1er septembre (plus de 200 collaborateurs, plus d'une centaine d'agents). Les agents héritent des droits du collaborateur via le SSO.
  • « IA symbiotique » : une IA qui apprend les gestes d'un collaborateur sur les e-mails clients, n'agit qu'au-delà de 80 % de confiance et sous le contrôle d'une « IA Guardian » ; elle traite plus de 70 % des réponses en autonomie et le collaborateur « devient un manager d'IA ». Conseil : ne pas copier les process existants, les réimaginer.
  • Côté Prisme.ai : quatre profils (consommateurs, référents métiers, techniques, gouvernance), suivi des tokens, des coûts et du CO2 par agent, connecteurs réutilisables et MCP.
  • Questions-réponses : une IA Factory et un comité régulier ; syndicats et CSE embarqués, avec un argument frontal : les collaborateurs qui ne maîtriseront pas l'IA « risquent de perdre leur job ». Sur la rentabilité, ceux qui gagnent de l'argent sont surtout Nvidia, les fabricants de LLM « et encore ».
  • Session d'exposant (vidéo publiée par Prisme.ai en janvier 2026) ; aucun retour de participant trouvé.

Conférence

ArcelorMittal : des silos à un écosystème de données unifié et hybride

ArcelorMittal

Retours : Secrets de Data (récapitulatif)

  • Défi : un processus industriel réparti sur sept usines, avec des données cloisonnées qui empêchaient de tracer un défaut de bout en bout ou d'optimiser globalement.
  • Transformation : passer de systèmes isolés à un écosystème big data unifié, connecté et hybride (infrastructure locale et cloud).
  • Cité par Secrets de Data comme premier exemple de la « mutation architecturale » de l'édition.

Conférence

La Centrale : du goulot d'étranglement au data mesh

La Centrale

Retours : Secrets de Data (récapitulatif)

  • Problème classique : une équipe data unique qui doit tout gérer et devient le goulot d'étranglement.
  • Réponse : le data mesh, rendu concret. L'équipe centrale devient un facilitateur qui fournit aux domaines une boîte à outils en libre-service pour créer, gérer et partager leurs propres produits de données.
  • Pour Secrets de Data, c'est l'illustration du passage du data lake monolithique à des architectures fédérées orientées produits.

Conférence

BPCE : partager la connaissance par les communautés de pratique

Groupe BPCE

Retours : Secrets de Data (récapitulatif)

  • Défi : diffuser l'expertise dans un groupe vaste et fédéré.
  • Réponse bottom-up : des communautés de pratique qui se forment autour de sujets et se réunissent régulièrement.
  • Constat rapporté : elles se sont révélées « bien plus efficaces pour diffuser l'expertise à travers les silos que n'importe quelle directive descendante ».

Sessions sans retour trouvé (26)

  • Carrefour : l'IA pour enrichir le référentiel produit
  • Johnson & Johnson : l'IA et l'engagement des médecins
  • Owkin et Servier : l'IA pour développer de nouveaux traitements
  • Urssaf digitale
  • Withings : l'IA dans les objets connectés de santé
  • IBM Consulting et L'Oréal : l'IA dans la recherche en cosmétique
  • La Poste (A. Tomasi) : agents IA éthiques pour le courrier marketing
  • LightOn : l'IA pour la recherche documentaire
  • Stellantis : l'IA et la donnée pour l'expérience client automobile
  • BlaBlaCar et Vertex AI (1 M€ d'économies par an annoncé)
  • AG2R La Mondiale : rendre la donnée accessible en environnement régulé
  • Renault : métaverse industriel
  • Crédit Agricole : modèles compacts et moins énergivores
  • Veolia : l'IA au service de la durabilité (démo)
  • Bouygues Telecom et Google : assistant de vente (démo)
  • Atelier « IA, les secrets d'une stratégie qui cartonne » (M. Lévy — Orange Business, demo stage 6)
  • Florian Douetteau (Dataiku)
  • Inès Leonarduzzi (Digital For The Planet)
  • Alexandra Bensamoun (ministère de la Culture)
  • Vincent Champain (Framatome)
  • Yann Bonnet (Campus Cyber)
  • Agata Hidalgo (France Digitale)
  • L'IA générative au service du Performance Marketing (CPA, Wizaly, 02/10)
  • Zone d'accompagnement des PME (dont J. Huguet — Mission French Tech)
  • Pitchs des 30 startups
  • Village quantique (ColibriTD, Quandela, VeriQloud, Welinq)

Sources