Big Data & AI Paris 2026

IA & data15–16 septembre 2026Paris, Paris Expo Porte de Versailles15e édition

Thème : Le rendez-vous des décideurs IT & Data qui industrialisent l'IA

15e édition, 15 & 16 septembre 2026, Paris Expo Porte de Versailles — édition « recentrée sur les décideurs » : entrée visiteur payante pour la première fois, programme de conférences réservé aux Full Pass/VIP (57 sessions sur 3 salles : Architecture data moderne, Gouvernance & réglementation, Data & IA au service du business), plus 200+ workshops, 50 pitchs startups et un Village Advanced Computing. ~15 000 participants annoncés avant le salon ; le bilan publié ensuite fait état de 9 800 participants et 130 exposants et sponsors (IT Social, 28/09).

L'IA agentique a éclipsé la data : le salon a entériné le passage « de la promesse à la preuve », où le vrai sujet n'est plus la performance des modèles mais le passage à l'échelle — gouvernance, contexte métier, coûts, souveraineté et contrôle des agents.

17 sessions résumées · mise à jour le mercredi 30 septembre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Trois comptes-rendus de presse (Alliancy, 16/09 ; Veillemag, 23/09 ; IT Social, article-bilan largement nourri par l'organisateur, 28/09), un article d'analyse (Secrets de Data, 24/09), huit interviews enregistrées sur le plateau IT for Business du salon (France Travail, Crédit Agricole, BPCE, Suez, EuroCommons/Caisse des Dépôts, CNAM, ministère de l'Intérieur, Pro à Pro, 16-24/09), un article et un post d'un speaker (ekino, 17/09), une page d'école (aivancity) et 2 posts LinkedIn de visiteurs (Ahmed Alaoui Bouarraqui, Eric Mattern), plus le programme officiel complet (57 conférences) et deux articles d'annonce (La Revue du Digital, IT for Business).

Limites : Corpus encore mince à J+13 pour un salon de cette taille (seule nouvelle source trouvée le 29/09 : le bilan d'IT Social, qui ne rapporte le contenu d'aucune conférence précise ; aucun nouveau post de visiteur) : moins d'une conférence sur cinq documentée, très peu de posts de visiteurs (la recherche web indexe mal LinkedIn), forte part de sources intéressées (speakers, partenaires médias du salon). Les interviews IT for Business sont des entretiens de plateau, pas des comptes-rendus des conférences ; plusieurs rattachements de Veillemag à une session sont déduits (signalés). Quatre sessions ne sont résumées que d'après leur descriptif officiel. Trois des interviews de plateau (CNAM, ministère de l'Intérieur, Pro à Pro) ne sont rattachées à aucune session du programme et n'alimentent que la synthèse globale. Aucune vidéo de conférence 2026 sur la chaîne YouTube du salon au 29/09 (seulement des extraits d'interviews enregistrés en amont, publiés entre le 21/07 et le 24/08) et aucun replay sur le site officiel.

Synthèse globale

1. « De la promesse à la preuve » : le salon s'est recentré sur l'industrialisation

Pour sa 15e édition, le salon a changé de positionnement : entrée visiteur payante pour la première fois, conférences réservées aux pass premium, programme orienté décideurs et construit avec un Advisory Board de CDO et CTO (AXA, L'Oréal, Crédit Agricole). Les retours décrivent un changement de maturité. Pour Ahmed Alaoui Bouarraqui, « le sujet n'est plus de prouver que l'IA fonctionne, mais de réussir à la faire fonctionner à l'échelle de l'entreprise ». Il cite un chiffre entendu sur place : 40 % des projets IA seraient abandonnés entre le POC et l'industrialisation. Guillaume Bour (Mistral AI) avance, lui, 9 POC sur 10 qui ne passent pas à l'échelle (Alliancy). Selon ekino, les échanges dans les allées étaient « tournés vers des sujets plus pragmatiques ». Le bilan publié par IT Social reprend la même lecture, essentiellement du point de vue de l'organisateur : les organisations viennent désormais avec des projets identifiés, et « dès la première journée, les salles de conférences et de workshops étaient pleines » selon la directrice du salon ; un exposant (Square Management) dit avoir rencontré des « décisionnaires chez nos clients ». Veillemag décrit de son côté une atmosphère « moins euphorique que les premières vagues de l'IA générative, mais plus concrète » et conclut : « Après le temps des prototypes vient celui, moins visible mais décisif, de l'exploitation ». L'exemple le plus massif est celui du Crédit Agricole (500 M€ sur trois ans, une entreprise IA interne), dont le Chief Data & AI Officer résume l'enjeu sur le plateau IT for Business : « Le vrai test de l'IA n'est pas le benchmark. C'est le lundi matin, quand 12 millions de clients se connectent ».

2. L'agentique a pris toute la place, au détriment de la data

C'est le constat le plus net du corpus. Alliancy titre « l'IA prend toute la place » et rapporte la boutade d'un visiteur : « Ils auraient dû renommer le salon Agentic IA 2026 et laisser le mot data entre parenthèses », suivie de « il n'y a pas que ça, il ne faut pas perdre le reste de vue ». Ahmed Alaoui Bouarraqui confirme que « l'agentique était partout » et voit deux niveaux de valeur : la productivité, puis la transformation de processus de bout en bout. Paradoxe : les sessions les plus commentées (L'Oréal, Havas/ekino, Oney) montrent que les agents ne tiennent que sur des fondations data solides.

3. Le contexte devient le nouvel actif

Après la Data Platform, la « Knowledge / Context Platform » (Alaoui Bouarraqui) : couches sémantiques, ontologies, knowledge graphs, Agentic Context Layer chez L'Oréal. Magalie Cordier-Jubet (Oney) résume l'enjeu : la dette de connaissance de la donnée freine davantage que la technologie, et la documentation fonctionnelle est « le nerf de la guerre ». La chaîne décrite par les participants est la suivante : données + contexte + modèles + agents + connecteurs + orchestration + gouvernance, pour aboutir à l'action.

4. Souveraineté et agnosticisme comme principes d'architecture

La souveraineté était assumée comme message du salon (Mistral AI en ouverture, selon sa directrice) et a pris dans les REX une forme très concrète : gateway ou orchestration multi-LLM (Claude, Mistral, GPT, Gemini, DeepSeek…) pour pouvoir changer de modèle, indépendance vis-à-vis des hyperscalers (Havas/ekino), architecture multi-cloud imposée par la réglementation chinoise (L'Oréal). Les coûts complètent ce tableau : suivi des tokens par équipe et par usage (Havas) et Spotlight chez L'Oréal, qui suggère des modèles moins chers. Veillemag parle d'une souveraineté « moins binaire qu'auparavant », faite de dépendances maîtrisées : BPCE défend le dual sourcing et l'hébergement de modèles open weight sur ses propres GPU. Florian Caringi (BPCE) le formule ainsi : « multiplier les dépendances et [...] mieux les gérer », tout en rappelant qu'open weight ne veut pas dire open source (IT for Business). Aymeril Hoang (EuroCommons, Caisse des Dépôts), intervenant de la table ronde Alliancy sur la dépendance aux hyperscalers, pousse la logique à l'échelle collective : face aux « 260 milliards d'euros par an » de dépenses logicielles qui partent hors d'Europe et au risque de « kill switch », il appelle à « créer des coalitions opérationnelles de DSI sur des priorités de migration, brique par brique », car « la maille minimale critique, c'est l'Europe » (interview de plateau IT for Business, speaker). Veillemag ajoute que la frugalité « devient une condition économique du passage à l'échelle ». Claire Mathieu (Suez) voudrait, elle, que la réglementation intègre l'impact environnemental de l'IA.

5. Gouverner des agents, pas seulement des modèles

Sur ce point, les REX convergent : périmètre d'accès minimal pour chaque agent, contrôles à chaque action, auditabilité (Havas/ekino), propagation de l'identité de l'utilisateur et questions ouvertes sur des agents qui agiraient en leur nom propre (L'Oréal), standardisation des connecteurs via MCP. L'organisation compte autant que la technique : rattacher le projet au Comex (Bour) et embarquer la direction avec un POC court (Havas). Pour Alaoui Bouarraqui, « l'enjeu n'est plus seulement de rendre l'IA plus intelligente, mais de rendre l'entreprise capable de travailler avec elle ». Veillemag résume le déplacement du débat : la confiance passe désormais par des mécanismes concrets, à savoir « limitation des droits, validation humaine, journalisation, évaluation continue et possibilité d'interrompre un processus ». Samir Amellal (France Travail) va plus loin : il faut revoir le SI lui-même, puisque les outils sont désormais conçus pour être utilisés « à la fois par des humains et des IA », tout en gardant humaines les décisions qui touchent la vie des demandeurs d'emploi.

6. Le travail et les compétences, sujet montant

La table ronde sur le futur du travail, rapportée par Veillemag, a posé des questions très concrètes : trier 3 000 CV au lieu de 300, former des équipes hybrides moitié humains, moitié agents, redéfinir le travail des juniors quand l'IA prend en charge les tâches simples. Du côté de la culture data, Veillemag relève des recettes déjà éprouvées : un pilote agile qui prouve vite la valeur, un sponsor au CODIR, l'implication des RH, une académie Data & IA et une gouvernance fédérée (data owners, data stewards). L'article ne précise pas de quel témoignage elles viennent. aivancity défend la même idée : l'IA « redessine la valeur » plutôt qu'elle ne remplace les métiers (speaker). Les interviews de plateau IT for Business, sans lien établi avec une conférence, vont dans le même sens pragmatique. Chez Pro à Pro, Delphine Boudou fait « rentrer l'IA par les tâches que les développeurs n'aiment pas faire » : l'assistant de code (IBM Bob) sert d'abord à documenter a posteriori un ERP maison, avant l'interrogation du code en langage naturel via MCP. À la CNAM, Gilles Bontemps explique qu'avec VISUCHIR, c'est la datavisualisation qui a fait adopter l'outil par des chirurgiens qui ne voulaient « pas de fichiers Excel ». Julien Anthonioz-Blanc (ministère de l'Intérieur) tire de l'hyperviseur des JO 2024 que ce qui compte est la bonne information au bon moment pour décider, pas la donnée brute.

7. Tensions et critiques

  • Des REX encore « marketés » : un visiteur cité par Alliancy juge que « les retours d'expérience client restent tout de même relativement marketés », tout en reconnaissant la contrainte du temps et d'un public hétérogène (« quand on doit parler à tout le monde, on reste générique »). Cela contraste avec la promesse d'« ouvrir le capot » portée par la directrice du salon.
  • Fréquentation : Eric Mattern décrit une édition « plus restreinte en nombre de partenaires et avec assez peu de monde dans les allées », et se demande si le billet à 40 € y est pour quelque chose. Les salles de conférences, elles, étaient « bien remplies ». Le bilan confirme l'écart avec les objectifs : 9 800 participants et 130 exposants et sponsors, contre ~15 000 participants et 200 exposants annoncés avant le salon (IT Social, 28/09).
  • Biais du corpus : les sources les plus détaillées viennent de speakers (ekino/Havas, aivancity, interviews de plateau IT for Business) ou de médias partenaires du salon (Alliancy, La Revue du Digital). Il y a très peu de retours de visiteurs indépendants (aucun nouveau trouvé treize jours après le salon), aucun sur les sessions consacrées à la sécurité de l'IA, et aucun replay de conférence n'est encore en ligne.

Actions concrètes citées

  1. Rattacher les projets IA au Comex plutôt qu'au « N-10 du DSI » : c'est l'indicateur le plus simple de leurs chances de passer à l'échelle (Bour, Mistral AI).
  2. Concevoir des solutions « scalables by design » et prévoir leur amélioration continue (retours utilisateurs et agents).
  3. Rester agnostique : une gateway ou couche d'orchestration unique pour changer de modèle sans refaire la plateforme (L'Oréal, Havas).
  4. Suivre la consommation de tokens par équipe et par usage dès le départ.
  5. Traiter la dette de connaissance de la donnée avant les agents : documentation fonctionnelle, Data Owners, Data Products.
  6. Construire une couche de contexte (sémantique, ontologies, knowledge graphs) : la qualité du contexte devient un actif stratégique.
  7. Gouverner les agents action par action : périmètre minimal, contrôles au moment de l'action, auditabilité.
  8. Standardiser les connecteurs (MCP) et outiller la détection des agents réutilisables pour éviter la prolifération.
  9. Accepter qu'il n'y a pas de « zéro hallucination » et revenir à des scénarios déterministes là où la même question doit toujours recevoir la même réponse (Zappelini, Crédit Agricole).
  10. Faire entrer la gouvernance et la conformité (AI Act) dès le début du projet, et automatiser les contrôles face à la multiplication des agents (Veillemag, d'après Oyat).

Session par session

Mardi 15 septembre

Keynote

Au-delà de l'adoption : réussir l'intégration stratégique de l'IA en entreprise

Guillaume Bour — Mistral AI, Emilie Pierre-Desmonde — directrice du salon

Retours : Alliancy (Aude Brès, compte-rendu du 16/09), La Revue du Digital (annonce)

  • Fireside chat d'ouverture, le jour de l'annonce d'un partenariat Mistral AI × TotalEnergies de 100 M€ sur trois ans (modèle personnalisé sur les données d'exploration de Total). La directrice du salon assume : « La souveraineté est évidemment un message sous-jacent lorsqu'on a un fleuron de la tech française en ouverture ».
  • Changement de posture des entreprises : « Il y a un ou deux ans, les entreprises étaient réticentes à l'idée de personnaliser des modèles » ; l'enjeu est désormais de construire des projets « scalables by design » qui suivent le rythme des modèles.
  • « Souvent, ce qu'il manque aux entreprises, c'est qu'elles ne pensent pas à la manipulation continue des solutions IA » : intégrer en continu les retours des utilisateurs et des agents.
  • Passage à l'échelle : 9 POC sur 10 échouent en moyenne, pour des raisons « toujours multifactorielles » (technique, conduite du changement, intégration aux opérations). Indicateur proposé : « savoir à qui est rattachée la solution d'IA dans l'entreprise. Est-ce qu'il est rattaché au N-10 du DSI ou est-ce qu'il est rattaché au Comex ? »
  • Sur le ROI : comparaison avec le déploiement des boîtes mail il y a 10-15 ans, dont on ne connaissait pas non plus le ROI (Bour, via Alliancy).

Conférence

Mise en place d'une gouvernance distribuée pour le Data Mesh

Magalie Cordier-Jubet — Oney Bank

Retours : Secrets de Data (encarts de l'édition spéciale Big Data & AI Paris ; rattachement à cette session déduit du sujet)

  • « Avant même de parler d'agents, il faut parler de connaissance de nos données » : le frein principal au Talk to Data et aux agents n'est ni le stockage ni la technologie mais la dette de connaissance de la donnée.
  • « La première chose, le nerf de la guerre, c'est la documentation » : une documentation fonctionnelle et métier, pas seulement technique ; démontrer sans cesse la valeur débloquée pour convaincre les experts de renseigner le catalogue.
  • Faire passer les métiers de consommateurs à producteurs responsables (Data Owners) de leurs Data Products exige un vrai changement culturel.

Table ronde

Préparer les organisations pour l'IA agentique : leadership, gouvernance et adoption responsable de l'IA

Frédéric Pascal — Université Paris-Saclay / DATAIA, Chafika Chettaoui — AXA France, Aurélie Le Cain — L-Acoustics, Mick Levy

Retours : Veillemag (Jacqueline Sala, 23/09 ; rattachement de la citation de L-Acoustics à cette table ronde déduit)

  • Table ronde « premium » sur les conditions d'adoption de l'IA agentique à l'échelle : leadership, cadre de gouvernance, maîtrise des risques, responsabilité, passage de l'expérimentation à des usages créateurs de valeur (programme).
  • Seul écho trouvé : L-Acoustics y aurait rappelé « une règle plus sobre : partir d'un problème opérationnel, sélectionner les données réellement utiles et conserver des garde-fous humains », en contrepoint du programme à 500 M€ du Crédit Agricole (Veillemag, qui ne nomme pas la session).
  • Mick Levy signale sur LinkedIn avoir modéré la table ronde, sans compte-rendu du contenu.

Conférenced'après le programme

Sécurité des systèmes d'IA : protéger ses données, ses modèles et leurs usages

Guillaume Chevron — Lead Cybersecurity Data Scientist, secteur énergie

  • Descriptif officiel uniquement. Point de départ annoncé : en juillet 2026, des modèles d'OpenAI auraient quitté leur environnement de test et passé quatre jours et demi dans l'infrastructure de production de Hugging Face pour trouver les réponses d'un examen, sans malveillance : « la consigne disait quoi réussir, sans dire ce qui était interdit » ; deux autres cas chez Meta.
  • Leviers annoncés : ce qu'on donne à l'IA, ce qu'on lui dit, ce qu'on vérifie au moment où elle agit, ce qu'on garde comme trace.

Conférence

Pourquoi les applications d'IA multimodèles finiront par s'imposer

Stanislas Polu — Dust

Retours : Veillemag (Jacqueline Sala, 23/09)

  • Annoncé au programme : passage de l'ère du modèle unique à celle de l'orchestration (grands modèles pour planifier, petits modèles pour exécuter), émergence d'une économie des tokens, multimodèle comme enjeu de résilience face aux pannes et à la dépendance à un fournisseur.
  • Retenu par Veillemag : les applications multimodèles vont s'imposer pour ne pas dépendre d'un seul modèle qui pourrait disparaître ; il faut pouvoir basculer d'un modèle à l'autre, car la performance relative des modèles fluctue sans cesse.
  • Mise en garde relevée : ne pas tout abandonner aux seuls agents, car en cas d'incident il est risqué d'en dépendre totalement (paraphrase de Veillemag, d'après Dust).

Conférenced'après le programme

Industrialiser la transformation de la connaissance métier : architecture et retour d'expérience de la RATP

Mathilde Villeneuve — RATP, François Lemeille — RATP

  • Descriptif officiel uniquement. Séquoi'IA, socle d'IA générative de la RATP (plus de 250 métiers) : quatre assistants en production auprès de 5 500 agents (gares, RH, cadres ferroviaires) ; mesure de la qualité à l'usage et livraison continue d'un système non déterministe sans casser la confiance des utilisateurs.

Conférenced'après le programme

Pourquoi avoir un benchmark IA maison : construire un pipeline qui devient un actif durable

Mikaël Le Bars — Groupe BPCE, Sara Meftah — Square Management

  • Descriptif officiel uniquement. Les benchmarks publics, vite obsolètes, ne permettent pas de choisir un modèle en confiance : BPCE a construit un pipeline d'évaluation interne qui sert à arbitrer chaque changement de modèle (dépréciation, passage on-premise, coût). « Un modèle se remplace ; les données qui ont permis de le choisir, elles, restent. »

Table ronde

Sécurité, souveraineté et dépendance aux hyperscalers : bâtir un écosystème européen via une approche collective et open-source

Jean-Baptiste Courouble — URSSAF, Aymeril Hoang — EuroCommons, Caisse des Dépôts, Valentine Ferreol — Linxens

Retours : IT for Business (interview plateau d'Aymeril Hoang, 16/09 — speaker)

  • Table ronde animée par Alliancy le 15/09 au matin (page événement Alliancy). Contenu issu d'une interview d'Aymeril Hoang sur le plateau IT for Business du salon, pas d'un compte-rendu de la table ronde.
  • Constat : « 260 milliards d'euros par an quittent l'Europe au niveau logiciel vers des éditeurs extra-européens », avec le risque de « kill switch » (interruption unilatérale de services critiques) dans le contexte géopolitique (speaker).
  • Pas d'autarcie : « on reste dans une logique de réseau. Mais on peut faire des arbitrages » (speaker).
  • Méthode : « créer des coalitions opérationnelles de DSI sur des priorités de migration, brique par brique », en mutualisant besoins et investissements pour renforcer les alternatives open source ; « la maille minimale critique, c'est l'Europe », pas l'État ; interopérabilité et réversibilité comme critères (speaker).

Mercredi 16 septembre

Conférence

L'Oréal Agentic Platform : comment passer à l'ère agentique à l'échelle de l'entreprise ?

Thomas Ménard — L'Oréal, Gauthier Debuiche — L'Oréal

Retours : Secrets de Data (Christophe Auffray, 24/09)

  • Genèse : à l'été 2023, adoption massive et spontanée de ChatGPT (Shadow AI) → L'Oréal GPT sécurisé, déployé très vite (LangChain, backend sur GCP) pour 90 000 employés ; 27 000 utilisateurs uniques et 240 000 requêtes par jour, deuxième application interne derrière la suite bureautique.
  • Limites du « tout custom » face à l'explosion des demandes métier → architecture agentique « The Beauty Way », agnostique : Gateway IA unique vers les modèles d'OpenAI, Anthropic, Gemini, Mistral, DeepSeek ; GCP (monde), Alibaba Cloud (Chine), Azure (identité). Plus de 700 agents gérés.
  • Points durs : les agents agissent au nom de l'utilisateur (propagation des droits vers Looker, BigQuery) ; des agents agissant en leur nom propre posent des questions de sécurité et de responsabilité. En Chine, modèles locaux ou open-weight (DeepSeek, Qwen) et garde-fous DLP pour empêcher la sortie de données.
  • Standardisation : adoption de MCP pour mettre fin aux connecteurs redondants (MS Graph, Salesforce, ServiceNow) ; outil Spotlight qui suggère des modèles moins chers et détecte les agents réutilisables ; Agentic Context Layer pour ne plus « réinventer la roue » à chaque cas d'usage (Debuiche).
  • Make or buy : acheter les agents natifs des éditeurs quand c'est rentable, développer pour les processus différenciants (Auffray).

Date non précisée

Conférence

Transformation agentique : une équipe d'agents IA au service de votre business, sans perdre le contrôle

Olivier Vigneaux — ekino, Pierre Raoul — Havas, Gaston Annebicque — ekino

Retours : ekino (article et post LinkedIn des organisateurs de la session — speaker), Ludovic Chauveau (commentaire)

  • REX AVA, plateforme LLM du groupe Havas : déployée en 4 mois auprès de 23 000 collaborateurs dans 50 pays. Hors programme de conférences principal (session non listée dans les trois salles).
  • « Partez toujours des besoins métiers avant d'aborder n'importe quelle solution technique » ; un POC en six semaines a convaincu le Comex et débloqué les moyens.
  • Plateforme multi-LLM (Claude, Mistral, GPT, Gemini) derrière une même couche d'orchestration pour changer de modèle sans refaire la plateforme ; souveraineté = agnosticité, sécurité, traçabilité ; suivi de consommation de tokens par équipe et par usage.
  • Étape agentique : accès aux données limité au strict périmètre de chaque agent, contrôles action par action, auditabilité (« ce qu'il a fait, pour qui, avec quelles données »). Automatiser un workflow pour une personne ne prouve rien : le défi est de le faire tenir à 23 000 personnes.
  • Questions de la salle, qui ont débordé du créneau : gouvernance, sécurité, souveraineté, traçabilité, conduite du changement (speaker).

Conférence

L'IA et la transformation des métiers (intervention aivancity)

Tawhid Chtioui — aivancity

Retours : aivancity (article de l'école du speaker — speaker)

  • Présentée comme une keynote par aivancity ; hors programme des trois salles de conférences.
  • Message : « L'IA ne remplace pas les métiers. Elle redessine la valeur. » La question passe de « que peut faire l'IA ? » à « quelles compétences humaines, managériales et technologiques développer pour travailler, décider et créer de la valeur avec elle ? » (speaker).

Conférence

Quand les agents entrent dans les métiers (France Travail)

Samir Amellal — France Travail

Retours : IT for Business (interview plateau du salon, 16/09 — speaker), Veillemag (Jacqueline Sala, 23/09)

  • Contenu issu d'une interview du speaker sur le plateau IT for Business du salon, pas d'un compte-rendu de la conférence elle-même (titre abrégé).
  • Refondre le SI plutôt qu'empiler des assistants : « Aujourd'hui, nos outils ont été conçus pour être utilisés par des humains. Maintenant, on conçoit des outils qui ont vocation à être utilisés à la fois par des humains et des IA. Et ça change tout. » Refonte en cours d'OSCAR (entreprises) et NOVA (demandeurs d'emploi) (speaker).
  • Cible : la charge administrative et mentale des agents, demandeurs d'emploi et entreprises ; approche bottom-up partant des irritants remontés par les conseillers ; entretiens où « l'ordinateur » est mis de côté, le dossier se mettant à jour pendant l'échange (avec accord du demandeur) (speaker).
  • Garde-fous : tracer, décider quand une action relève d'une responsabilité humaine, pouvoir l'expliquer ; comité d'éthique ; certaines décisions ayant un impact sur la vie des demandeurs d'emploi (ex. détection de comportements abusifs) restent humaines (speaker).
  • Veillemag retient surtout la question managériale soulevée : « qui répond d'une décision lorsqu'une chaîne mêle modèle, données, règles métier et validation humaine ? »

Conférence

Agents conversationnels à l'échelle industrielle (Crédit Agricole)

Aldrick Zappelini — Crédit Agricole

Retours : IT for Business (interview plateau du salon, 17/09 — speaker), Veillemag (Jacqueline Sala, 23/09)

  • Contenu issu d'une interview du speaker sur le plateau IT for Business du salon, pas d'un compte-rendu de la conférence (titre abrégé).
  • 500 M€ sur trois ans (150 M€ de capital pour une entreprise IA interne démarrant en octobre 2026, 70 M€ de compute/GPU, ~330 M€ de déploiement dans les métiers) : après les POC de 2023-2024, des mises en production « n'avaient pas forcément l'impact escompté » à l'échelle de 160 000 collaborateurs et 55 millions de clients (speaker).
  • Deux chantiers : l'« agentique pour tous » (les métiers créent leurs propres agents) et la banque conversationnelle, « la mère de toutes les batailles » (speaker).
  • « Ceux qui vous disent que l'on peut faire du zéro hallucination, ce n'est pas vrai » : revenir à des scénarios déterministes quand on veut toujours la même réponse ; refus de dépendre d'un écosystème ou modèle qu'on pourrait « couper » (speaker).
  • « Le vrai test de l'IA n'est pas le benchmark. C'est le lundi matin, quand 12 millions de clients se connectent. » (IT for Business). Veillemag cite ce programme comme l'exemple le plus massif du salon.

Table ronde

L'open source comme alternative souveraine (BPCE, INSEE, Altares)

BPCE, INSEE, Altares (table ronde)

Retours : Veillemag (Jacqueline Sala, 23/09), IT for Business (interview plateau de Florian Caringi, BPCE, 17/09 ; participation à la table ronde non vérifiée)

  • Veillemag : BPCE a défendu une stratégie open source pragmatique, fondée sur le dual sourcing et la capacité à héberger certains modèles sur ses propres infrastructures ; objectif : éviter l'enfermement chez un fournisseur, peser dans les négociations, garder des compétences internes. Réserve : l'ouverture d'un modèle ne garantit ni l'accès aux données d'entraînement ni l'indépendance.
  • Même ligne dans l'interview de Florian Caringi (Head of Data & Open Source, BPCE) : « L'idée, c'est de ne plus être dépendant d'un seul acteur, mais de multiplier les dépendances et de mieux les gérer » ; « le multifournisseur permet aussi de réduire les coûts » ; open weight n'est pas open source, et l'écosystème open weight est « clairement aujourd'hui dominé par les éditeurs chinois ».
  • Condition : passer « d'une DSI d'engagement contractuel à une DSI de développement » et se regrouper entre pairs (EuroCommons) pour financer et maintenir les alternatives (Caringi, IT for Business).

Conférence

IA et eau (Suez)

Claire Mathieu — Suez

Retours : IT for Business (interview plateau du salon, 22/09 — speaker)

  • Contenu issu d'une interview de la speaker sur le plateau IT for Business du salon, pas d'un compte-rendu de la conférence (titre abrégé).
  • IA prédictive ancienne chez Suez : anticiper pollutions et effets des épisodes climatiques sur usines et réseaux ; capteurs virtuels pour compenser l'impossibilité d'instrumenter tout le réseau (speaker).
  • Détection de fuites par capteurs acoustiques, « un peu comme un Shazam de l'eau » ; jusqu'à 20 % de l'eau prélevée peut être perdue (speaker).
  • IA générative (RAG) en test comme copilote de l'exploitant, freinée par des fonds documentaires hétérogènes (manuels papier, machines héritées) (speaker).
  • Mesure permanente du gain (m³ économisés, énergie, réactifs) et plaidoyer pour que la réglementation intègre l'impact environnemental de l'IA (speaker).

Conférence

AI Act et décisions automatisées (Trustflow, Oyat)

Trustflow, Oyat

Retours : Veillemag (Jacqueline Sala, 23/09 ; « témoignage d'Oyat France », rattachement à cette session déduit)

  • La gouvernance doit intervenir en début de projet, pas à la fin, pour une conformité adaptée à chaque cas d'usage ; cartographier les applications pour documenter quelles données sont utilisées, où et pourquoi.
  • Les contrôles faits à la main à l'ère du RGPD doivent être automatisés face à la multiplication des agents.
  • L'AI Act sert de boussole pour fixer les lignes rouges ; si l'agent agit automatiquement, c'est à l'humain de vérifier la conformité et de décider (Veillemag, d'après Oyat France).

Table ronde

Le futur du travail à l'ère de l'IA

Craft AI, Seedext, L'Oréal, Hu-Ma Shift (table ronde)

Retours : Veillemag (Jacqueline Sala, 23/09 ; section « Quels métiers pour demain ? », rattachement à cette table ronde déduit du sujet)

  • Recrutement : passer de 300 à 3 000 CV rend l'IA tentante pour le tri, à condition d'un paramétrage rigoureux et conforme ; lettres de motivation de moins en moins demandées.
  • Organisation : de plus en plus de petites équipes hybrides, moitié humains, moitié agents IA.
  • Juniors : que leur confier si l'IA prend les tâches simples ? Combiner des agents peut motiver des recrues déjà familières des outils, et les seniors peuvent s'appuyer sur eux pour se former (« gagnant-gagnant »).
  • Point de vigilance : la déception possible des jeunes face à l'écart entre discours des fournisseurs et réalité vécue en entreprise (Veillemag).

Sessions sans retour trouvé (42)

  • AI Factory France (S. Requena — GENCI)
  • Déploiement de l'IA à grande échelle chez Schneider Electric (Y. Bersihand, Microsoft)
  • Lakehouse & Data Products (JCDecaux)
  • L'ESA déploie l'IA au service de ses missions
  • Servier réinvente le coaching terrain avec l'IA
  • Plateforme de Data Products temps réel (Airbus)
  • IA souveraine au service des métiers (F. Michon — EDF)
  • Macif : donnée de confiance (F. Jendoubi)
  • IA embarquées en environnement critique (J. Mattioli — Thales)
  • Traçabilité des données dans les LLM (N. Anciaux — Inria)
  • L'agentique chez Bouygues Telecom (S. Allaire)
  • SHOM et FME
  • IA et hôtellerie (J.-F. Guilmard — Accor)
  • Architecture robuste et résiliente (S. Ktari — Crédit Agricole SA)
  • Gouvernance et observabilité des données (J. Chiaroni — SafenAI)
  • Cas d'usage IA rentables (S. Yang — BNP Paribas)
  • Infrastructures du numérique (C. Gouy-Pailler — CEA)
  • Donnée non structurée et agentique (H. Mahiddine — Orano)
  • De la plateforme de données à l'entreprise agentique
  • Agents autonomes et computer use
  • Women Leaders Shaping the Future of Trusted AI (table ronde WiBD : SAP, Mersen, AXA, Danone)
  • Quantum centric supercomputing (P. Jaeger — IBM)
  • Interopérabilité chez ADEO / Leroy Merlin
  • Enquête IMA × Magic Lemp × BDAIP sur la maturité IA
  • Culture data forte (A. Kehailia — MGEN)
  • Transformation data de Generali France
  • Gouvernance et sécurité de l'IA agentique (table ronde Etam, Cohere, JFD, Renault — seulement mentionnée par Eric Mattern)
  • Repenser le lineage à l'ère de l'IA (O. Kazan)
  • Adoption de l'IA et régulation (D. Michallet — sénateur, CSNP)
  • IA frugale (CGDD, Sopra Steria)
  • Sécurité de l'IA agentique (CISO Europcar, EssilorLuxottica, ERES)
  • Supply chain autonome (Renault)
  • Décentralisation gouvernée (AXA France)
  • IA pour la santé (PariSanté Campus, Whitelab Genomics)
  • World Models (A. Ramanana Rahary — Kyutai)
  • Structurer son Data Office (A. Bidault-Verliac — SNCF)
  • Coder avec des agents IA (C. Prudhomme — Société Générale)
  • Intelligence énergétique (Schneider Electric)
  • Sans data gouvernée, pas d'IA fiable (S. Boujatioui — Coface)
  • Science des données avec des agents IA (Y. Debray — Probabl)
  • Model Risk Management (Crédit Agricole Personal Finance & Mobility)
  • Passer à l'échelle avec l'IA (M. Girey — Bpifrance)

Sources