La Duck Conf 2026
Thème : Architecture de SI, avec « une pincée d'IA dans la mare »
Site archivé (nouvel onglet) ↗Programme (nouvel onglet) ↗Chaîne YouTube (nouvel onglet) ↗Synthèse de mars 2026 →
« 24.03.2026 », Pavillon Chesnaie du Roy, 102 route de la Pyramide, 75012 Paris (site officiel archivé). Annoncée à 500 participants, 2 tracks, 15 speakers, 100 % présentiel ; programme réel sur 3 salles (Nemo, Atlantide, Neptune pour les ateliers). Replays : playlist YouTube « La Duck Conf 2026 - Replays » (https://www.youtube.com/playlist?list=PLXlbmbYadKH4bFiVhW9-VEG6pC7rOyBic), 14 vidéos publiées les 3 et 7 avril 2026.
Une Duck Conf plus pragmatique que prospective : l'IA y est surtout un accélérateur de modernisation sous contraintes humaines (contexte, méthode, fatigue), au milieu de REX très concrets sur le legacy, la sobriété logicielle (EROOM chez Decathlon) et le passage à l'échelle chez Michelin.
14 sessions résumées · 14 vidéos · mise à jour le jeudi 8 octobre 2026 · synthèse à compléter
Sources lues et limites de cette synthèse
Corpus : Programme officiel (page programme 2026 et page d'accueil archivée), et les 14 replays de la playlist officielle, tous transcrits (sous-titres automatiques en français, publiés les 3 et 7 avril 2026). Aucun post LinkedIn, article de blog ni slide publique n'a été trouvé au 8 octobre 2026.
Limites : Synthèse construite uniquement sur ce qui a été dit sur scène : aucun regard de participant, donc ni réception, ni débat de couloir, ni retour sur les ateliers. Les sous-titres automatiques déforment certains noms et chiffres. Un talk (Kubernetes) et 4 ateliers n'ont ni vidéo ni retour.
Synthèse globale
1. L'IA comme accélérateur, pas comme sujet
L'édito promettait « une pincée d'IA dans la mare » et le programme a tenu parole : l'IA traverse la moitié des talks, mais presque toujours au service d'un problème d'architecture ou de modernisation, pas comme sujet en soi. Lagacherie en fait un déplacement du goulot vers le « quoi construire » ; Keli l'utilise pour réécrire une application de shadow IT ; Lebert pour migrer du natif vers l'hybride en 3 mois au lieu d'un an ; Mokbel cite Claude Code en passant pour vérifier qu'un dépôt réduit l'ambiguïté. Seul Cens (développeur solo) en fait le cœur de son propos.
2. Le contexte est le nouveau code
Fil commun des talks IA : la qualité de la sortie dépend de la qualité de l'entrée. Lagacherie parle de documentation devenue « contexte » (C4 as code, ADR, specs Markdown, AGENTS.md) ; Keli traite l'IA comme un junior à onboarder et cite le lean (« si l'output est KO, c'est que l'input était pas bon ») ; Nitot et Taillade voient dans le context engineering une piste pour obtenir du code sobre. L'architecte y gagne un rôle de gardien de la structure, ce qui rejoint le plaidoyer de Lesik pour un architecte qui parle aux équipes plutôt qu'il ne dessine pour elles.
3. Le legacy est d'abord un problème d'organisation
Trois talks convergent sans s'être concertés. Boucard soutient que le code legacy n'est souvent pas le problème et commence par l'Event Storming et la topologie des équipes. Mokbel (Billy) montre comment une startup fabrique son legacy en 2 ans et en sort en retirant des fonctionnalités et en revenant à un monolithe modulaire. Michelin raconte deux trajectoires (GitLab, Kafka) où la dette vient d'un démarrage trop léger face à l'échelle réelle. Message partagé : la réécriture n'est pas une stratégie, la simplification et la modernisation par vagues en sont une.
4. Sobriété : de la conviction à la métrique
Le numérique responsable ouvre la journée et revient l'après-midi, sous un angle très outillé. Decathlon mesure les ressources par opération métier (ORI) et applique EROOM, l'optimisation ciblée du code critique ; Perré chiffre les économies d'un hors-prod éteint la nuit et de nœuds spot. Deux constats rapprochent les deux talks : les crash-loops gaspillent une part notable de l'énergie, et parler CO2 mobilise davantage que parler euros. Fiorentino ajoute un angle front : 1 Mo de JavaScript pour 8 Ko de HTML, la loi de Wirth appliquée au navigateur.
5. Accessibilité : retour au natif et lucidité sur l'IA
Deux talks, une même leçon : le web natif fait mieux que ce qu'on lui superpose. Fiorentino montre ce que les SPA cassent (focus, annonce des pages) et recommande MPA et liens <a> ; Duhem-Verdière et Moizan démontent les audits IA « en 15 secondes » et rappellent que l'audit RGAA est l'aboutissement d'une démarche, pas son point de départ.
6. Tensions et critiques
- Vitesse contre soutenabilité humaine : Keli décrit une équipe épuisée par le rythme de l'IA et conseille de viser 50 % du possible ; Lagacherie juge irrelisables des PR de 3 000 à 5 000 lignes. Cens, à l'inverse, revendique un usage maximaliste et assume une partie « Darkside » (contournement d'algorithmes anti-bot), qui tranche avec la tonalité « numérique responsable » de la keynote.
- Estimer ou pas : Luquet plaide pour laisser mourir les estimations à l'échelle, un discours de coach qui détonne dans une conférence d'architectes.
- Limites du corpus : aucun retour de participant n'a été trouvé. Cette synthèse ne reflète que ce qui a été dit sur scène (14 transcripts automatiques), sans la réception par le public, et ne couvre ni le talk Kubernetes ni les 4 ateliers.
Actions concrètes citées
- Mesurer la sobriété par une métrique ressources / opérations métier (ORI chez Decathlon) et parler en CO2 plutôt qu'en euros pour mobiliser les équipes (Nitot, Taillade).
- Optimiser chirurgicalement 1 à 3 % du code critique tous les deux ans plutôt que renouveler le matériel : démarche EROOM, publiée en open source par Boavizta (Nitot).
- Traiter la documentation comme du contexte pour les agents : architecture as code (C4), ADR, specs Markdown et AGENTS.md à côté du code (Lagacherie).
- Onboarder l'IA comme un développeur junior, planifier plus que réaliser, et viser 50 % de ce que l'IA permet pour ne pas épuiser l'équipe (Keli).
- En startup, retirer des fonctionnalités (« unship ») et revenir à un monolithe modulaire simple plutôt qu'ajouter de la techno (Mokbel, Billy).
- Éteindre le hors-prod la nuit et le week-end (61 % du temps) et démarrer les services dans l'ordre des dépendances pour diviser la facture cloud (Perré).
- Partir par défaut d'une MPA et de liens natifs pour l'accessibilité ; réserver la SPA aux applications riches (Fiorentino).
- Ne pas confier un audit RGAA à une IA : prompter critère par critère donne une réponse juste deux fois sur trois, à relire en entier (Duhem-Verdière, Moizan).
- Pour un logiciel éditeur auto-hébergé, partir d'emblée de l'architecture de référence et évaluer sauvegarde et restauration dès le choix (Michelin, GitLab).
- Remplacer les estimations à l'échelle par des budgets trimestriels sur équipes stables, une priorisation explicite et la mesure du lead time (Luquet).
Session par session
Mardi 24 mars
Keynote▶ vidéo + transcript
Comment mener 2000 développeurs vers du numérique plus responsable ? L'expérience de Decathlon
Tristan Nitot — OCTO Technology, Romain Taillade — Decathlon
- Point de départ côté Decathlon : les appels d'API multipliés par 12 sur la période, « on n'a pas fait x12 sur le business » (Taillade).
- Nitot oppose la loi de Moore à la loi de Wirth (le logiciel ralentit plus vite que le matériel n'accélère) et rappelle que l'essentiel de l'impact vient de la fabrication du matériel.
- EROOM (Moore à l'envers) : optimiser l'existant d'un facteur 2 tous les 2 ans par des frappes chirurgicales sur 1 à 3 % du code, sans sacrifier la lisibilité. Méthodologie publiée en open source par Boavizta.
- ORI (Operational Resource Intensity) : ressources consommées (CPU, RAM, réseau) divisées par les opérations métier, automatisée et intégrée au Tech Performance Framework de Decathlon.
- Ce que la métrique a révélé : un consommateur d'API en cascade, un scale-to-zero Spring Boot plus coûteux que des pods allumés, des pods en crash-loop (5 à 10 % de l'énergie), une plateforme de perf qui consommait 3 fois plus que la prod.
- Résultat annoncé : 23 000 kWh économisés sur une BU d'environ 150 personnes. Leçon : parler CO2 plutôt qu'euros mobilise mieux les développeurs que le FinOps.
Conférence▶ vidéo + transcript
L'Architecte à l'ère de l'Agentic AI
Matthieu Lagacherie
- Thèse : l'IA générative déplace le goulot de « comment construire » vers « que doit-on construire » ; on passe d'une décision d'architecture par semaine à plusieurs par jour.
- « La documentation, on appelle ça du contexte » : architecture as code (C4, Structurizr, LikeC4), living documentation, specs Markdown dans le dépôt (spec-driven development), capacités du SI exposées en MCP.
- Un dépôt type : AGENTS.md, description C4 en JSON, ADR devenus « quelque chose qu'on peut lire et consommer au quotidien », skills.
- Cartographie de mutualisation : prompts (peu partageables), agent skills (partageables), MCP (échelle entreprise), sur-mesure en dernier recours ; privilégier des skills qui portent la manière de faire plutôt que le code.
- Réflexes à changer : les méthodes durent des années, les outils changent tous les 6 mois ; le refactoring massif du legacy redevient envisageable ; des PR de 3 000 à 5 000 lignes ne sont pas relisables ; se protéger de l'injection de prompt.
Conférence▶ vidéo + transcript
L'impact des architectures front sur l'accessibilité
Gauthier Fiorentino — OCTO Technology
- Thèse : SPA et PESPA cassent des comportements d'accessibilité que le navigateur offre nativement aux MPA.
- Démo au lecteur d'écran : focus resté dans le pied de page après navigation, changement de page non annoncé (route announcer et aria-live imparfaits), spinners et layout shift pénalisants pour les troubles de l'attention.
- Principe de moindre pouvoir (Berners-Lee) : le HTML déclaratif est analysable par les technologies d'assistance, pas le JavaScript.
- Mesures maison sur 3 sites Next (non représentatives, dit-il) : environ 1 Mo de JS pour 8 Ko de HTML, 56 % du temps d'exécution passé à générer du HTML, « la représentation concrète de la loi de Wirth ».
- Démarche proposée : séparer domaine et UI, adopter un méta-framework (Astro recommandé), revenir aux liens
<a>natifs plutôt qu'au routing du framework.
Conférence▶ vidéo + transcript
Apprivoiser le legacy en startup
Maria Mokbel — Billy
- En startup, le legacy arrive en 2 ans à force de raccourcis nécessaires : vision web3 (billets NFT), 6 mois de trésorerie, 3 développeurs, serverless (Lambda, Chalice), microservices blockchain, back-office low-code.
- Contrecoups : connexions base saturées, framework abandonné, low-code non versionné, frais de gas imprévisibles ; 10 bugs critiques par mois et un crash pendant une vente de 15 000 billets.
- Déclic : après une levée de fonds, un simple prix différencié dans un bundle demandait 2 mois.
- Stratégie : nouvelle vision (boutique événementielle en marque blanche), retrait de fonctionnalités (mobile, blockchain), un seul artefact, Docker, ADR, typage strict, monolithe modulaire et migration progressive en double run.
- Résultats annoncés : plus de 117 000 billets vendus, environ 20 déploiements par mois, zéro bug critique sur deux mois.
- Formules : « une stack moderne ce n'est pas une baguette magique », « aucune fonctionnalité n'était gratuite ».
Conférence▶ vidéo + transcript
À l'épreuve de l'échelle : surmonter la dette technique et les défis d'une plateforme DevOps
Lucas Drago — Michelin, Adrien Gooris — Michelin
- Contexte : une instance GitLab unique auto-hébergée (souveraineté, secret industriel) pour environ 3 000 applications et environ 230 mises à jour par semaine.
- 2017 : un simple
docker runsur une VM cache Omnibus et sa configuration de près de 3 600 lignes. Vers 2 000 utilisateurs, sortir PostgreSQL et Redis et passer sur NFS fait gagner environ 2 ans. - Vers 5 000 utilisateurs, le NFS s'effondre (verrous sur des millions de petits fichiers) ; l'architecture de référence passe à 31 VM et 15 services : « ce n'est plus un ticket, c'est une epic ».
- Remède : le GitLab Environment Toolkit (Terraform, Ansible) utilisé sans fork, avec monitoring inclus, mises à jour sans interruption et infra reproductible, au prix de compétences pointues.
- Leçons : partir au minimum de l'architecture de référence, ne jamais forker l'outillage, et penser la sauvegarde dès le départ (plus de 24 h pour 4 à 6 To, contre un objectif de moins de 12 h).
- Le programme affiche la session deux fois (11h00 Atlantide, 11h45 Neptune) ; le talk renvoie la démonstration à la salle Neptune.
Conférence▶ vidéo + transcript
Auditer l'accessibilité en 15 secondes grâce à l'IA ?
Romy Duhem-Verdière, Guillaume Moizan
- Rappel : un audit RGAA, c'est 106 critères et 258 tests par page sur environ 20 pages, soit plus de 5 000 tests et environ 21 jours ouvrés.
- Les outils d'audit IA « en 15 secondes » se trompent : surévaluation des sites non conformes, sous-évaluation des conformes, scores jamais sous 50.
- Agents (Gemini, Codex, Claude Opus) branchés sur Playwright via MCP : un audit en un seul prompt échoue (jusqu'à 108 critères « hallucinés » pour 106) ; critère par critère, juste environ deux fois sur trois, donc tout relire.
- Coût : 1 min 30 à 2 min par critère et quotas vite épuisés.
- Ce qui marche : tests clavier à la touche Tab (une dizaine de critères), environ 25 % de critères automatisables et 25 % vérifiables manuellement simplement.
- Formule : l'audit RGAA « c'est pas la porte d'entrée d'une démarche d'accessibilité, c'est l'aboutissement ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Sobriété cloud : réduire l'impact énergétique et la dépendance aux hyperscalers avec Kubernetes
Yannig Perré — OCTO Technology
- Thèse : des gestes simples de sobriété sur Kubernetes permettent de diviser environ par 4 consommation et facture.
- Le hors-prod pèse 60 à 70 % de la facture pour moins de 30 % d'usage ; l'éteindre de 19 h à 8 h et le week-end couvre 61 % du temps.
- Redémarrer dans l'ordre des dépendances (probes, init containers), sinon les crash-loops gaspillent du CPU ; runners de CI éphémères, environnements de test à la volée, bouton « start » sur une page de maintenance (kube-green, kube-janitor cités).
- Dimensionnement : ratio d'environ 1 CPU pour 4 Go, instances spot 4 à 5 fois moins chères pour le stateless et les batchs réentrants, ne pas mélanger batchs et API temps réel.
- Mutualiser (namespaces, network policies) plutôt que multiplier les clusters ; Kubernetes comme « runtime d'infrastructure » qui réduit la dépendance à un fournisseur cloud.
Conférence▶ vidéo + transcript
Estimation des projets à l'échelle : Bienvenue à Mytholand !
Thomas Luquet — OCTO Technology
- Une fausse formule d'estimation (séniorité, dette, context switching, « part de mytho », dépendances × 5…) mène aux indicateurs pastèques, verts dehors et rouges dedans.
- Budgétiser : le levier RH est trop lent (environ 5 mois entre recrutement et intégration) ; préférer le Lean Portfolio Management avec budgets trimestriels et équipes stables, abandonner WSJF, TCO et ROI fondés sur des estimations.
- Planifier : distinguer planification et priorisation, rendre visible le mécanisme de priorisation et ses dates de révision, découper en tâches de 2 à 3 jours, vendre des MVP.
- Comprendre : aller sur le terrain (gemba, « vis ma vie », démos), mesurer le lead time (« c'est pas les devs qui codent pas assez vite ») et la satisfaction utilisateur.
- Conclusion : « laisser les estimations mourir d'elles-mêmes ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Architect Paradox : Pourquoi personne ne veut parler aux architectes ?
Lana Lesik — OCTO Technology
- Thèse : le problème n'est pas l'architecture mais le fait qu'architectes et équipes vivent dans deux mondes.
- Stéréotypes et anti-patterns passés en revue : « thinkers and doers », jargon et UML illisible, fantôme de la tour d'ivoire, architecte « as a service » qui duplique la même solution partout.
- Le métier change tous les 10 ans (jusqu'à l'architecte « orchestrateur » de demain) ; l'IA accélère les décisions, et avec elles les biais d'ancrage et de confirmation.
- Pistes : clarifier les rôles (un atelier prévu pour 30 minutes en a duré 2 heures), être un walking architect (« 20 % de schéma, 80 % de communication », formule non scientifique de son propre aveu), katas, langage commun du DDD, tests d'architecture dans le code.
- Côté équipes : parler d'architecture en rétro et dans la definition of done. Formule de clôture : « influencer par la confiance et pas par le contrôle ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Natif, hybride, IA. Où en est vraiment le mobile ?
Jasmine Lebert — OCTO Technology
- Thèse : le mobile est à un moment de pivot, l'hybride devient le standard, le natif reste nécessaire, l'IA change usages et développement.
- Pourquoi l'hybride : budgets (4 devs Android + 4 iOS remplacés par 4 devs Flutter), time-to-market, recrutement ; adapté selon elle à « 98 % des cas ».
- Le natif reste incontournable : environ 90 % des dépendances, configuration, accès matériel (AR, scan, widgets), d'où une charge cognitive accrue pour les développeurs.
- Côté usages : agents locaux (Apple Intelligence, Gemini Nano) à court terme, applications sans écran à moyen terme, avec la question ouverte du modèle publicitaire.
- Côté développement : une migration natif vers hybride passée d'1 an à 3 mois avec l'IA ; le design glisse vers une « interface relationnelle ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Moderniser un legacy conséquent sans y perdre ses plumes : et si le code legacy n'était pas le problème ?
Bruno Boucard
- Thèse : le legacy vient souvent de l'organisation plus que du code ; moderniser l'organisation d'abord, puis le code, par vagues.
- Méfiance envers la réécriture : « un moment de liesse » puis « la désillusion », avec deux systèmes à financer. Anecdote d'une réécriture Java lancée pour un bug de verrou qu'il suffisait de déplacer de quelques lignes.
- Côté organisation : Event Storming Big Picture pour découper en sous-domaines et équipes, management servant leader, OKR à 3 mois, User Story Mapping, Example Mapping.
- Côté code : Event Storming Software Design, Bounded Context Canvas, techniques de rupture de dépendances, value objects, découpage des tables par équipe, architecture hexagonale, CI/CD sans validation manuelle.
- Gouvernance : Core Domain Chart pour prioriser, une équipe à la fois, trunk-based ; objectif d'une modernisation « choisie et pas subie ». Le talk annonçait l'atelier Event Storming de l'après-midi.
Conférence▶ vidéo + transcript
7 ans au pays de Kafka
Valérie Servaire — Michelin, Fabien Alberi — Michelin
- Thèse : Kafka est « beaucoup plus facile à utiliser qu'à opérer » ; réussir l'event-driven, c'est partir des événements métier et capitaliser l'expertise en frameworks partagés.
- 2018 : installation on-premise sous-dimensionnée (moins de RAM, disques plus lents que demandé), cluster tombé après environ 6 mois de prod ; impact business faible, impact d'image fort.
- 2020-2021 : migration vers un service managé (environ 1 500 topics, 25 équipes) et création de l'outil ns4kafka, ouvert en open source.
- Supply chain modélisée en event storming ; Kafka Streams, « c'est pas comme du SQL » : fenêtrage, Processor API et state stores, d'où le framework open source Kstreamplify.
- 2025 : environ 220 équipes sur Kafka (20 % sur Kafka Streams), un cluster par usine. Suite : abandon de ZooKeeper, queuing Kafka 4.0, open tables (Iceberg, Delta), Flink, explorations RAG et MCP.
Conférence▶ vidéo + transcript
Comment utiliser la GenAI pour moderniser une application en deux fois moins de temps
Soufiane Keli — OCTO Technology
- REX : une application de planning de supervision réseau née en shadow IT (10 ans de Python/Django obsolète, 100 à 150 règles métier, failles de sécurité) à ouvrir de 30 à 500 utilisateurs.
- Une squad de 2 personnes au lieu d'environ 4 développeurs plus PO, UI et Ops ; modèles Claude via Bedrock dans le tenant AWS du client pour la confidentialité ; analyse de 100 000 lignes en une semaine.
- Méthode : l'IA est « un nouveau développeur junior » à onboarder (contexte, standards, agents), car « il y a pas plus bête qu'une IA » ; « si l'output est KO, c'est que l'input était pas bon » ; beaucoup de planification, peu de réalisation. 100 % du code généré, réécriture Node/React avec la méthode BMAD.
- Résultats annoncés : page principale de 7 s à environ 600 ms, de 8 000 à 136 requêtes SQL, base de code divisée par deux.
- Limites : « on va aussi vite que l'élément le moins rapide », l'humain devient le facteur limitant et la fatigue est forte ; conseil de viser 50 % de ce que l'IA peut faire et de réinvestir le temps gagné dans l'apprentissage.
Conférence▶ vidéo + transcript
Développeur solo à l'ère de l'IA : produire à la vitesse d'une équipe
Adrien Cens — OCTO Technology
- Thèse : un développeur seul peut couvrir avec l'IA toute la chaîne (idée, design, dev, localisation, distribution) ; il prévient que le talk ne parle pas d'IA responsable.
- Contraste : un premier réseau social, 3 ans pour presque aucun utilisateur ; en 2025, 3 applications rentables dès le premier jour.
- Leviers : optimisation des stores (impressions x10 pour 5 minutes de travail), 100 designs en 15 minutes avec Figma Make, localisation culturelle des captures pour 190 pays.
- Dev avec Cursor : sur 35 jours, 107 000 lignes proposées, 60 000 acceptées ; vitesse estimée x4, mais le dev ne pèse que 20 % de son temps ; il garde l'architecture et relit chaque ligne.
- Partie qu'il nomme lui-même « Darkside » : contenus TikTok générés par IA, téléphones pilotés et likes croisés pour contourner l'anti-bot ; agent autonome testé puis désactivé pour coût et sécurité.
- Clôture : « quand le vent souffle, certains bâtissent des murs et d'autres bâtissent des moulins ».
Sessions sans retour trouvé (4)
- Après 2 ans de Kubernetes, on a (enfin) compris son fonctionnement (Léa Boyer, Simon Lefort)
- Atelier : Produire le code d'une app à partir de ses screenshots, démo d'un pipeline agentique (Nicolas Laurent)
- Atelier : 1h30 pour créer une App Front avec la Clean Archigonale (Dorian Lamandé, Guillaume Chauvet)
- Atelier : Quand le métier raconte son histoire, explorer son SI avec l'Event Storming Big Picture (Bruno Boucard)
Sources
- Programme officiel 2026 (nouvel onglet) ↗
- Page d'accueil 2026 archivée (édito, chiffres, descriptifs) (nouvel onglet) ↗
- Playlist YouTube « La Duck Conf 2026 - Replays » (14 vidéos, transcripts automatiques) (nouvel onglet) ↗
- Méthodologie EROOM (Boavizta), citée dans la keynote (nouvel onglet) ↗
- Posts LinkedIn : aucun trouvé (10 recherches web, octobre 2026)