Riviera DEV 2026

Dev, cloud & sécu6–8 juillet 2026Sophia Antipolis, SKEMA

6, 7 & 8 juillet 2026 à Sophia Antipolis (SKEMA). Le 6 juillet est consacré aux deep dives et ateliers de 3 h, les 7 et 8 juillet aux conférences : keynotes, talks de 50 min, « Snorkeling sessions » de 25 min, une piste Quarkus, des ateliers « We're not just coders » et des séances sportives. Environ 100 sessions au total ; conférence organisée par le Riviera JUG.

Selon les vidéos, Riviera DEV 2026 a surtout été une édition « IA et responsabilité » : dette cognitive et « shadow knowledge » (keynote du 8 juillet), architecture où l'IA évalue mais où l'humain décide, cadre juridique de la PI face à l'IA, souveraineté du cloud. Des REX très concrets l'ont complétée (migration Kafka chez Michelin, chaos engineering secret chez Amadeus).

10 sessions résumées · 8 vidéos · mise à jour le dimanche 4 octobre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : La synthèse repose sur le programme officiel, sur 8 transcripts (les deux keynotes et six talks) choisis parmi les 28 vidéos de talks 2026 de la chaîne YouTube Riviera DEV (publiées en septembre 2026), et sur 2 posts LinkedIn repérés en octobre 2026 via la page de Riviera DEV : un retour de participante (Valerie T.) et un post de speaker (Florian Marc).

Limites : Retours participants très minces : un seul retour de participante et un post de speaker ; la plupart des résumés décrivent ce qui a été dit sur scène (sous-titres automatiques, noms propres parfois approximatifs), pas la réception par le public. LinkedIn est mal indexé par la recherche web, et aucun article de blog ni slide n'a été trouvé. Moins d'un tiers des sessions a une vidéo publiée, les deep dives du 6 juillet n'en ont aucune, et le choix des sessions transcrites est éditorial.

Synthèse globale

1. Une synthèse faite surtout à partir des vidéos

Les retours publics sur Riviera DEV 2026 sont rares : un post LinkedIn de participante (Valerie T.) et un post de speaker (Florian Marc). Les constats ci-dessous viennent donc surtout des deux keynotes et de six talks transcrits, sur les 28 vidéos publiées début septembre, et du programme. Ils décrivent ce qui a été dit sur scène plus que la façon dont le public l'a reçu. Le programme réunit environ 100 sessions sur trois jours : deep dives de 3 h le lundi, puis deux jours de conférences avec une piste Quarkus, des formats courts « Snorkeling » et des ateliers hors code.

2. Un fil rouge : l'IA oblige à repenser la responsabilité

Trois sessions transcrites, issues d'univers différents, posent la même question : qui répond de ce que produit l'IA ?

  • La keynote de Sabot-Durand et Dupré décrit une boîte noire plus efficace mais impossible à tenir pour responsable, là où une équipe humaine, même imparfaite, rendait des comptes.
  • Touret et Semeteys confient à l'IA l'évaluation (patterns, fitness functions, audit continu), mais la décision et sa traçabilité (ADR) restent humaines : « human in the loop… et même human in the chain ».
  • L'avocate Delia Gonzalez rappelle qu'en droit, la responsabilité suit la position dans la chaîne : un intégrateur qui embarque un modèle tiers en devient fournisseur au sens de l'AI Act.
  • Chez Amadeus, Waldek Herka et Guillaume Blanc appliquent la même logique aux prompts et aux skills : chaque asset doit avoir un propriétaire, une version et une revue ; leur conclusion : les humains fixent les standards et restent responsables des résultats. Une participante a retenu de leur session la culture open source et l'intelligence collective (Valerie T.). Les sessions se répondent : la keynote du 8 juillet cite explicitement le talk sur Conway de Touret et Semeteys, celui de Pietro Mele sur le coût des tokens et celui sur la propriété intellectuelle.

3. La dette cognitive et la transmission, au niveau de l'organisation

Comme à MiXiT et à Sunny Tech, la dette cognitive et l'avenir des juniors occupent une place centrale. La keynote du 8 juillet élargit le sujet à l'organisation entière. Elle parle de « shadow knowledge » (un savoir dispersé dans des prompts et des contextes privés non versionnés), de la nécessité d'un knowledge management repensé, d'un pouvoir qui se déplace vers ceux qui contrôlent modèles et tokens, et d'un risque de ne plus « fabriquer de seniors » si l'on cesse d'embaucher des débutants. Elle évoque aussi la santé mentale : épuisement lié à la vérification permanente, anxiété de déclassement. Le talk « 2040 » illustre le même risque avec humour : un architecte diplômé par une IA « sans rien avoir compris ».

4. Souveraineté et cadre réglementaire

La keynote d'ouverture du 7 juillet (Seifeddin Mansri) et le talk juridique dressent un paysage réglementaire dense : Cloud Act et FISA, SecNumCloud, AI Act, secret des affaires, contentieux sur les données d'entraînement. Les deux speakers insistent sur le fait qu'il s'agit de curseurs et de responsabilités à régler au cas par cas, pas d'interdits absolus. Mansri évoque d'ailleurs, sans trancher, la possibilité que l'engouement actuel pour la souveraineté soit une mode.

5. Des retours d'expérience de terrain, sans IA

Deux REX de grands groupes de la région montrent le côté « artisan » de la conférence :

  • Michelin a remplacé son orchestrateur logistique Oracle par Kafka Streams en quatre ans. Leçons : étranglement progressif, double run, DLQ, schémas Avro versionnés, avec une transparence notable sur les choix qu'elle ne sait pas justifier.
  • Amadeus organise des exercices de chaos engineering secrets pour tester la réponse humaine aux incidents. Ils ont révélé des canaux parallèles, des tickets dupliqués et un processus d'escalade Amadeus–Microsoft à refaire. Ces sessions rappellent que Riviera DEV reste une conférence de développeurs centrée sur la pratique, avec une forte présence Java/Quarkus. Côté IA, le même esprit pratique se retrouve chez Jérôme Garcia et Florian Marc ont assemblé des modèles open source de Hugging Face (vision, visages, audio) dans un robot simulé, en montrant aussi ce qui échoue : une chute non détectée sans fine-tuning, un modèle 3D interdit d'usage en Europe par sa licence. Selon l'un des speakers, plus de 200 personnes y assistaient (Florian Marc, speaker).

6. La vie de l'événement

Le seul retour de participante trouvé insiste moins sur les talks que sur le reste : ateliers hors code (astronomie, shuffle dance), barbecue et glaces offerts par des sponsors, tombola, et surtout « the power of connection », retrouver des anciens collègues et repartir avec de nouveaux contacts (Valerie T.). Elle cite aussi deux formats courts : Kubernetes expliqué en dessins (Aurélie Vache) et les dark patterns des chatbots (Clément Oliva).

7. Limites

Avec un seul retour de participante, impossible de dire quelles sessions ont le plus marqué, ni si des désaccords ont émergé. Les chiffres cités sur scène (études de productivité, étude du MIT, marché des clouds de confiance) sont repris tels quels et n'ont pas été vérifiés. Les deep dives du 6 juillet, qui représentent un bon tiers du volume horaire, ne sont couverts par aucune source.

Actions concrètes citées

  1. Mesurer de bout en bout les gains de l'IA plutôt que se fier au ressenti : productivité perçue et mesurée peuvent diverger fortement (Sabot-Durand & Dupré).
  2. Organiser un knowledge management adapté à l'IA pour éviter le « shadow knowledge » dispersé dans des prompts et contextes privés (Sabot-Durand & Dupré).
  3. Continuer à recruter et former des juniors, en utilisant l'IA comme sparring partner plutôt que comme substitut (Sabot-Durand & Dupré ; Touret & Semeteys).
  4. Garder la décision d'architecture côté humain et tracée dans des ADR ; utiliser l'IA pour évaluer, challenger et auditer en continu (Touret & Semeteys).
  5. Traiter la souveraineté comme un curseur à régler selon la criticité des données, pas comme un choix binaire ; vérifier la qualification SecNumCloud service par service (Mansri).
  6. Identifier sa position dans la chaîne IA (créateur, intégrateur-fournisseur, utilisateur) : intégrer un modèle tiers transfère des obligations AI Act (Gonzalez).
  7. Adopter une politique d'usage de l'IA : comptes entreprise, données interdites dans les prompts, revue humaine proportionnée au risque, traçabilité (Gonzalez).
  8. Migrer un monolithe par étranglement progressif, avec double run, DLQ automatiques et contrats de schémas versionnés (Momplot).
  9. Tester aussi la réponse humaine aux incidents par des exercices de chaos, et faire la rétro immédiatement après (Audier).
  10. Gérer prompts, skills et agents comme des paquets logiciels : propriétaire identifié, versioning, lock file, revue, plutôt que des copier-coller par chat (Herka & Blanc).
  11. Avant d'adopter un modèle open source, fine-tuner sa tête de classification sur son domaine, croiser plusieurs sources de détection et vérifier la licence (Garcia & Marc).

Session par session

Mardi 7 juillet

Keynote▶ vidéo + transcript

État des Lieux de la Souveraineté du Cloud : Des Clouds Publics aux Clouds Confidentiels

Seifeddin Mansri — SFEIR

  • Keynote du premier jour de conférence (contenu tiré de la vidéo, aucun retour de participant trouvé). Donald Trump y est présenté, avec ironie, comme « le meilleur ambassadeur de la souveraineté » pour les clouds européens.
  • Cadre juridique : FISA (section 702), qui relève du renseignement, et Cloud Act, qui relève d'une procédure judiciaire assortie de gag orders. D'où cette définition : la souveraineté n'est pas binaire mais un curseur à régler selon la criticité des données (maîtrise juridique, technique, opérationnelle, sémantique).
  • Panorama : hébergeurs historiques, cloud privé, hyperscalers, PaaS européens (Scalingo, Clever Cloud…), bare metal, confidential computing, chiffrement externe (EKM), clouds de confiance en joint-venture (S3NS, Bleu) avec leurs faiblesses (dépendance aux mises à jour), AWS European Sovereign Cloud (« ça reste une filiale d'AWS »), clouds air-gapped.
  • SecNumCloud : 266 exigences, qualification par service, requalification tous les 3 ans. Qualifiés cités : Outscale, OVH Private Cloud, Cloud Temple, Worldline, S3NS, etc. En cours : Bleu, Scaleway, NumSpot. Un marché des clouds de confiance estimé à 9 Md€ en 2030 (Gartner).
  • Démo : clés gérées en externe, API d'IA générative managées chez Scaleway, console S3NS. Conclusion : un cloud souverain « reste de l'infra », et la question reste ouverte de savoir s'il s'agit d'une mode ou d'une tendance durable.

Conférence▶ vidéo + transcript

Vibe Architecture et IA en 2040 : Darwin a-t-il enfin eu raison des architectes ?

Alexandre Touret, Raphaël Semeteys — Worldline

  • Talk théâtralisé : un architecte « venu de 2040 », où l'IA décide seule et où l'architecture n'est plus qu'un output généré que plus personne ne comprend, dialogue avec un architecte de 2026.
  • Rappel du métier : comprendre le pourquoi, le contexte, les NFR, l'organisation (loi de Conway) ; il ne s'agit pas seulement de produire des diagrammes.
  • Démo d'un skill d'architecture : extraction des NFR d'un cahier des charges (RAG), choix guidés par les standards de l'entreprise, diagrammes C4, matrice de risques, ADR, avec une validation humaine à chaque étape. L'ordre de progression présenté : prompt, puis contexte, puis harness engineering, puis loop engineering.
  • Partage des rôles : l'IA évalue (patterns, fitness functions, cohérence des ADR, audit continu dans les PR), l'humain décide et porte la responsabilité (coût, organisation, culture). L'IA sert de sparring partner et aide à former, par exemple avec des katas d'architecture.
  • Les « trois erreurs de 2040 » : laisser l'IA décider, ne plus gérer le contexte, oublier le pourquoi et les ADR. Conclusion : « human in the loop… et même human in the chain ».

Conférence▶ vidéo + transcript

D'un orchestre figé à un joli ballet aka comment on a propulsé notre monolith dans un pas de danse endiablé

Marie-Laure Momplot — Michelin

  • REX Michelin : remplacement d'un orchestrateur Oracle propriétaire, colonne vertébrale de la supply chain (150 applications connectées), par une architecture événementielle Kafka / Kafka Streams, de 2020 à 2024. Chiffres présentés : ~400 microservices, 350+ connecteurs, 1 000+ topics.
  • Strangler pattern en trois étapes : encercler l'existant avec Kafka Connect sans impacter les applications voisines, reconstruire la logique métier en Kafka Streams (Avro), puis faire dialoguer directement les applications en Avro.
  • Les « coquilles » racontées : messages trop gros, state stores à purger, poison pills bloquant la chaîne (d'où des dead letter queues automatiques, reprises dans des KIPs Apache Kafka), contrats Avro cassés (d'où un portail de schémas versionnés, avec le topic considéré comme une API).
  • Sécurisation par double run et environnement de préprod alimenté par les événements de prod. ROI jugé positif : serveurs Exadata revendus, gestion des événements hors ordre. L'équipe est passée de 4 à ~30 personnes, avec des astreintes.
  • Honnêteté appréciable : Kafka a été utilisé pour une volumétrie « business » modeste, et la speakeuse reconnaît ne pas savoir pourquoi Avro plutôt que Protobuf, ni Kafka plutôt que Pub/Sub.

Conférence▶ vidéo + transcript

Quand le code rencontre le droit : Propriété intellectuelle, algorithmes et créations générées par IA

Delia Gonzalez — avocate, Squair

  • Une avocate spécialisée en nouvelles technologies devant une salle sans juristes. Message central : la responsabilité dépend de la position dans la chaîne. Elle distingue le créateur de modèle, l'intégrateur qui embarque de l'IA dans son offre (qui devient fournisseur au sens de l'AI Act, même s'il s'appuie sur un modèle tiers) et l'utilisateur interne.
  • Les quatre outils de la PI : droit d'auteur (protège l'expression et exige une originalité humaine, d'où une œuvre générée protégeable seulement si l'apport humain, par exemple un prompt élaboré, est démontrable), brevet, secret des affaires (menacé quand on colle du code ou des documents internes dans une IA), licences (l'open source n'est pas libre de tout usage).
  • Contentieux cités : New York Times c. OpenAI, Getty Images c. Stability AI (violation de marques via les filigranes reproduits), plainte de développeurs contre GitHub Copilot. Rappel de l'exception de text and data mining sous réserve d'opt-out.
  • Recommandations : politique d'usage (outils autorisés, comptes entreprise, ce qu'on ne met jamais dans un prompt, code couleur vert/orange/rouge), revue humaine proportionnée au risque, traçabilité des sources et des consignes reçues, normes ISO 42001/42005.
  • Beaucoup de questions restent sans réponse (titularité des sorties, juridiction du lieu d'entraînement) : « le droit avance lentement ». Session très interactive, avec de nombreuses questions de la salle.

Lightning talk

Comprendre Kubernetes de manière visuelle

Aurélie Vache

Retours : Valerie T.

  • Format court (25 min). D'après le programme, la speakeuse part d'un constat : Kubernetes est devenu le standard de fait, mais le comprendre reste long et difficile. Elle présente le travail visuel qu'elle mène depuis plusieurs années (sketchnotes, articles, vidéos, livre illustré de plus de 270 pages).
  • Une participante en a retenu l'idée qu'un dessin vaut mille mots (Valerie T.).
  • Pas de vidéo publiée ; le contenu détaillé de la session n'est pas documenté.

Mercredi 8 juillet

Keynote▶ vidéo + transcript

Les projets IT à l'heure de l'IA : quels bouleversements pour les équipes projets et les organisations ?

Antoine Sabot-Durand, Laurence Dupré — professeure en sciences des organisations

  • Keynote du second jour, à deux voix (un directeur technique et une chercheuse en sciences des organisations). L'IA y est décrite comme un séisme avec quatre ondes de choc : le développeur, le projet, l'organisation, la société.
  • Développeur : écart entre productivité ressentie et mesurée (étude citée : +20 % perçu contre −19 % mesuré de bout en bout), dette cognitive, illusion de compétence. Une étude du MIT (2025) montrerait une connectivité cérébrale plus faible chez les utilisateurs de LLM. Les juniors apprennent « sans vraiment apprendre », mais l'effet est présenté comme réversible si l'on s'organise.
  • Projet : relation négative entre adoption de l'IA et stabilité des livraisons, retour du spec-driven (« ce qu'on a arrêté de faire depuis 30 ans »), boîte noire encore plus opaque et impossible à tenir responsable, risque de « shadow knowledge » dispersé dans des prompts et contextes privés, d'où un besoin de knowledge management.
  • Organisation : l'IA amplifie les fissures existantes (loi de Conway, Perrow). Le pouvoir se déplace vers qui maîtrise prompts, modèles et tokens. Mesurer les tokens consommés est jugé aussi absurde que compter les lignes de code. Couper les juniors revient à ne plus « fabriquer de seniors ».
  • Société : souveraineté, frugalité, santé mentale (burn-out, anxiété de déclassement). Pistes : travailler son harness, protéger le jugement, investir dans la formation et le mentorat (l'IA comme sparring partner), faire évoluer les managers vers l'orchestration, mesurer objectivement les gains.

Lightning talk▶ vidéo + transcript

Voilà pourquoi j'ai cassé la production en secret

Calvin Audier — Amadeus

  • Format court (25 min) : des exercices de chaos engineering secrets chez Amadeus pour tester non seulement la résilience technique mais surtout la gestion humaine des incidents.
  • Difficultés concrètes : garder le secret (une réunion à 2 finit à 10 personnes), trois niveaux de procédures de repli exigés par le management, des perturbations limitées à la plateforme sans impact client (d'abord sur du trafic shadow), des outils (Litmus, Azure Chaos Studio) qui trahissent l'exercice dans les logs.
  • Observations : canaux de communication parallèles, tickets dupliqués sur plusieurs outils (6 incidents côté Microsoft au lieu d'un), mécanismes de résilience inconnus des équipes elles-mêmes, une personne encore mobilisée deux jours après l'exercice.
  • Apprentissages : communiquer vite la fin de l'exercice, faire la rétro dans la foulée (une semaine plus tard, les opérationnels avaient oublié), suivre MTTD et MTTR d'un exercice à l'autre. Résultats : le processus d'escalade Amadeus–Microsoft a été refait, et des équipes demandent désormais qu'on casse leur application.

Conférence▶ vidéo + transcript

Prompt Registry: The Open Source Package Manager for GenAI Assets

Waldek Herka — Amadeus, Guillaume Blanc — Amadeus

Retours : Valerie T.

  • Sur scène : deux principal engineers d'Amadeus présentent l'outil open source qu'ils ont construit pour partager prompts, instructions, agents, skills et serveurs MCP à l'échelle de l'entreprise. L'outil a été renommé depuis « AI Primitives Hub ». Les speakers précisent que la moitié de la salle vient d'Amadeus.
  • Douleurs de départ : ressources copiées par chat et par mail, aucun catalogue, shadow IT, et surtout pas de propriétaire une fois une ressource partagée. Le public visé couvre les enthousiastes, le « milieu volontaire » qui attend des consignes, et les sceptiques.
  • Principe : traiter les assets IA comme des bibliothèques logicielles. On y retrouve distribution (extension VS Code, CLI via gh), découverte, contribution fédérée par organisation, sources Git traçables, versioning et lock file, collections, et profiles activables pour limiter la pollution du contexte (« l'ère de l'IA subventionnée est terminée »).
  • Ils mettent les marketplaces publiques en garde : « on pensait que les étoiles GitHub étaient un gage de sécurité, c'était faux ». Pour eux, la gouvernance n'est pas une barrière mais « un système de feux de circulation ».
  • Leçons tirées : le rythme de l'IA est brutal (Microsoft a abandonné les collections sur lesquelles l'outil s'appuyait), « ne construisez pas un monstre », et l'adhésion de la communauté précède le soutien du management, obtenu au bout de six mois. Prochaines étapes : évaluation des skills et tests de non-régression multi-modèles.
  • Côté participants : la session a été retenue pour sa culture open source, qui vise à garder et même renforcer l'intelligence collective (Valerie T.).

Lightning talk

Dark Patterns in AI Chatbots

Clément Oliva

Retours : Valerie T.

  • Format court (25 min). D'après le programme : « hier, les dark patterns manipulaient nos clics ; aujourd'hui, l'IA conversationnelle influence nos décisions par le dialogue ». La session analyse les mécanismes de manipulation propres aux interfaces conversationnelles (Claude, GPT).
  • Une participante en retient deux réflexes : rester prudent dans ce qu'on partage avec une IA et garder la pleine maîtrise de ses décisions (Valerie T.).
  • Pas de vidéo publiée ; le contenu détaillé de la session n'est pas documenté.

Conférence▶ vidéo + transcript

Au-delà des ChatBots : découverte de Modèles Open-Source qui font autre chose que générer du texte

Jérôme Garcia — Bashroom, Florian Marc

Retours : Florian Marc (speaker)

  • Sur scène : un premier talk pour les deux speakers. Le fil rouge : construire un robot majordome pour le grand-père de Jérôme Garcia, qui doit retrouver la télécommande, reconnaître la famille, détecter une intrusion, une chute ou un cri. Le robot est simulé dans NVIDIA Isaac Sim, qui exige 16 Go de mémoire vidéo.
  • Tour d'horizon de Hugging Face et de sa cinquantaine de catégories de modèles : multimodal, vision, NLP, audio, tabulaire, apprentissage par renforcement, robotique. Le modèle 3D du robot est généré avec TRELLIS (Microsoft).
  • Briques montrées en démo : YOLO pour la détection d'objets (télécommande trouvée à 0,92), embeddings faciaux avec InsightFace et AuraFace (Jérôme retrouvé parmi plus de 200 000 visages d'un dataset), classification audio avec un Audio Spectrogram Transformer à 527 classes. Ce dernier reconnaît la porte et le bris de vitre, mais rate la chute dans l'escalier.
  • Leçons : il faut presque toujours fine-tuner la tête de classification (une centaine d'exemples par classe, éventuellement des données synthétiques), croiser plusieurs sources plutôt que se fier à un seul score, et vérifier les licences : un premier modèle 3D (Tencent) était interdit d'usage en Europe. Le projet a demandé environ deux à trois semaines d'étude des modèles et un mois de développement.
  • Côté réception : « plus de 200 personnes présentes » selon l'un des speakers (Florian Marc, speaker). Un lecteur de son post demande si une rediffusion est prévue.

Sessions sans retour trouvé (49)

  • Deep dives du 6 juillet (sans vidéo trouvée) : Hackez votre supply chain (Marc Langlais, Sherine Khoury) ; De Java à l'IA : premier système d'agents (Antoine Sabot-Durand, Emmanuel Hugonnet, Yann Blazart) ; From 0 to Agentic AI expert(ish) (Kevin Dubois) ; Du JDK 21 au JDK 25 (Jean-Michel Doudoux, Clément de Tastes) ; Go, Linux et Kubernetes : le réseau de bout en bout (Donia Chaiehloudj, David Calvert) ; OpenFeature et feature flags (Alexandre Touret) ; Building with Open Source AI (Cedric Clyburn, Legare Kerrison) ; Conception de serveurs MCP (Horacio Gonzalez) ; State d'une application React (Théo Gianella, Yoann Frommelt) ; Site statique avec Roq (Andy Damevin, Frédéric Blanc) ; Initier votre démarche Platform Engineering (Frédéric Léger, Émilien Escalle) ; Game Master de JDR avec Strands Agents (Arnaud Jean, Adrien Lebret, Olivier Leplus, Tiffany Souterre) ; Standards et agents IA : MCP, A2A, ADK (Guillaume Laforge, Emmanuel Bernard)
  • Another World, une belle leçon d'architecture logicielle (Olivier Poncet) — vidéo publiée
  • Kubernetes et la JVM (Jean-Michel Doudoux, Alain Regnier)
  • Agentic AI Patterns for Enterprise Software (Kevin Dubois)
  • Microfrontends Done Right (Gábor Csomák) — vidéo publiée
  • Même les développeurs Java peuvent développer des CLIs (Fabrice Pipart)
  • Beyond the Surface: Vulnerability Analysis with Quarkus (Alexey Loubyansky)
  • JBang, un fichier Java pour les gouverner tous ? (Stéphane Philippart)
  • AI Agents Face-Off: Same App, Multiple Frameworks (Elaine Dias Batista) — vidéo publiée
  • Au cœur de la Garbage Collection (Sylvain Tiset)
  • Six and a half ridiculous things to do with Quarkus (Holly Cummins)
  • Create an AI assistant in your terminal using Java, Picocli, and Quarkus (Stéphane Philippart) — vidéo publiée
  • Les Value Types ne sont pas Complexes (Clément de Tastes)
  • Introducing Data Access in Quarkus 4 (Luca Molteni)
  • Les petites aventures de CSS, saison 2026 (Raphaël Goetter) — vidéo publiée
  • Makers de Père en Fils (Matthias et Sylvain Gougouzian)
  • Questions pour un conteneur - édition Supply Chain (Aurélie Vache, Sherine Khoury) — vidéo publiée
  • Injectez l'IA Générative dans vos architectures : LangChain4j-CDI (Emmanuel Hugonnet, Yann Blazart)
  • Les sites statiques, c'est très bon pour la santé (Andy Damevin, Frédéric Blanc)
  • A practical guide to agnostic design systems (Julien Sulpis) — vidéo publiée
  • GitHub Issues Driven Development (Sun S. D. Tan)
  • Le vrai coût d'un token (Pietro Mele) — cité dans la keynote du 8 juillet
  • Under the hood: Quarkus Native (Foivos Zakkak)
  • Ask Your Telemetry: AI-Powered Incident Debugging with ClickHouse (Javier Ortiz) — vidéo publiée
  • Compter l'incomptable : structures de données probabilistes (Sylvain Tiset) — vidéo publiée
  • Le hasard fait bien les tests (David Pilato) — vidéo publiée
  • AI at the Edge (Laurent Doguin)
  • Object Calisthenics : simplifier le code pour retrouver le métier (Jacqueline Rwanyindo) — vidéo publiée
  • Let's play Factorio (Julien Wittouck) — vidéo publiée
  • Haute couture du Web : le défilé des approches CSS (Audrey Gentili, Etienne Idoux) — vidéo publiée
  • YggTorrent : un turbo hack (Lucas Oms, Calvin Audier)
  • Dev et Ops : des clients comme les autres ? (Fanny Klauk)
  • Quarkus and Leyden, the bumpy road ahead (Guillaume Smet)
  • Reactive ❤️ Loom (Francesco Nigro)
  • CI souveraine et portable (Frédéric Léger, Émilien Escalle) — vidéo publiée
  • AI Agents Need a Map: Knowledge Graphs (Thibault Jurado-Leduc, William Arias) — vidéo publiée
  • À la découverte de Agent Development Kit (ADK) en Java (Guillaume Laforge) — vidéo publiée
  • REX : Notre IA et nous contre le legacy (Benjamin Lacroix, Jordan Nourry) — voir synthèse Sunny Tech 2026
  • Orchestrez vos agents IA pour organiser un dîner presque parfait (Thierry Chantier)
  • Talk to Your Data with Hibernate, Quarkus, and LangChain4j (Marco Belladelli)
  • Quarkus Testing Joy (Roberto Cortez)
  • Construire son Kubernetes pour l'IA et la Data (Ludovic Legrand, Nikita Rousseau) — vidéo publiée
  • Managing billion-scale embeddings in Elasticsearch and OpenSearch (Giovanna Monti, Pietro Mele) — vidéo publiée
  • Organiser un CTF en entreprise avec OWASP Juice Shop (Xavier Kress)
  • The Bold, the Broken, and the Burned: 6 years of Quarkus (Guillaume Smet)
  • MongoDB for Modern Travel Platforms (Thomas Scott) — vidéo publiée
  • Reduce Log Ingestion Costs in Splunk (Michele Caci)
  • Dual-Stack pour toujours ? IPv6 dans Kubernetes (Donia Chaiehloudj) — vidéo publiée
  • Ateliers « We're not just coders » (impression 3D, astronomie amateur, bio-refactoring, miniatures, barbecue…) et sessions sportives

Sources