Volcamp 2024

Dev, cloud & sécu10–11 octobre 2024Clermont-Ferrand, Hall 324e édition

Conférence communautaire et non lucrative organisée par l'association Geek&Terroir. Conference Hall annonce la 4e édition, 600 participants, 60 speakers et 3 tracks sur 2 jours (Yann Schepens parle de « 5e édition officiellement » en comptant 2020, annulée). Programme officiel : 56 créneaux (2 keynotes, 2 introductions et une clôture, 37 conférences, 8 lightnings de 15 min, 6 ateliers de 2 h) dans l'Auditorium, le Showroom, le FabLab et l'Espace immersion G10 ; 71 speakers listés. Huit thèmes : Plénière, Lang. & Frameworks, Data & AI, Sustainable IT, Archi Perf et Sécu, DevOps & Cloud, UX/UI, Découverte. CFP du 27 mars au 17 mai 2024.

Une édition au ton humain et engagé : on y parle de prendre le temps de se parler, de souveraineté et de communs numériques, de sobriété logicielle face à la fin de la loi de Moore, le tout porté par des retours d'expérience d'infra très concrets (le cloud des Restos du Cœur, le GitLab de Michelin ouvert sur Internet).

18 sessions résumées · 18 vidéos · mise à jour le vendredi 9 octobre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Programme officiel complet (56 créneaux, 71 speakers) et page Conference Hall ; playlist officielle de 49 vidéos publiées le 16 octobre 2024, dont 16 transcripts automatiques lus (les deux keynotes et 14 conférences) ; un article de retour sur dev.to (Yann Schepens, 5 novembre 2024) couvrant une dizaine de sessions, avec des avis de Henri Gauffriau et Cécile Hannotte.

Limites : La synthèse dit surtout ce qui a été dit sur scène, pas comment la salle l'a reçu : le seul retour public vient d'un speaker habitué de l'événement, collègue d'une autre speakeuse (Cécile Hannotte, onepoint). Transcripts automatiques de qualité variable (noms propres, sociétés et chiffres parfois incertains, signalés). Ateliers non filmés ; 33 vidéos publiées non transcrites ici, dont plusieurs talks techniques (Compose to Kube, TinyGo, Elixir, CSRF, CNI, Kubernetes et KEDA).

Synthèse globale

1. Prendre le temps, et surtout se parler

La keynote d'ouverture de Fanny Klauk donne le ton : prendre le temps est vu comme en perdre, alors que c'est la qualité qui saute en premier quand on presse les équipes. Son remède est la communication : encoder ses messages avec une intention, éviter les rôles de super-héros et de gatekeeper, parler de son contexte plutôt que relancer un ticket. Le thème revient ailleurs sous d'autres formes : Sofia Lescano présente les tests instables comme un problème « plus humain que technique », Paul Molin fait passer la sécurité par des histoires racontées, Raphaël Semeteys et Alexandre Touret décrivent l'architecte comme un « traducteur universel ». Dans son compte-rendu, Yann Schepens relie ces messages à ses discussions de couloir : des développeurs juniors qui ne savent pas encore qu'ils ont « le droit de poser des questions, challenger les solutions, demander de prendre le temps ».

2. Souveraineté, communs et open source

Le deuxième jour s'ouvre sur un ton plus politique. Yann Lechelle (Probabl, ex-Scaleway) décrit une Europe absente de la pile technologique, du GPU au SaaS, une IA générative qui ressemble à une bulle, et appelle à une IA « boîte blanche » et ouverte (« Vertigineux et enrichissant ! », selon Henri Gauffriau). Le programme décline ensuite le thème de façon concrète. Lucie Anglade et Guillaume Ayoub montrent, chiffres à l'appui, qu'on peut vivre d'un logiciel libre (WeasyPrint) sans double licence ni SaaS. Rafik Ferroukh défend Tabby, un assistant de code auto-hébergé, au nom du contrôle des données. Julien Briault fait tourner le cloud des Restos du Cœur sur OpenStack et des outils open source, avec du matériel donné.

3. Sobriété : la fin de la loi de Moore comme opportunité

Tristan Nitot (OCTO) propose d'inverser la loi de Moore : optimiser le logiciel d'un facteur 2 tous les 2 ans pour ne plus remplacer le matériel, puisque la fabrication concentre l'essentiel de l'empreinte du numérique. Cécilia Bossard reprend explicitement son propos le même jour et l'élargit au social : illectronisme, accessibilité, diversité, et critique des dérives du mouvement craft (élitisme, dogmatisme). C'est la session la plus saluée par Yann Schepens (« MERCI ! »). Le programme comptait aussi un lightning GreenOps (Olivier Bierlaire) et une conférence sur le low code, classée Sustainable IT (Julien Cognet). Julien Briault applique la même logique sous une autre unité de compte : chaque euro économisé est un repas distribué.

4. Ops et sécurité : des retours d'expérience très concrets

Les sessions d'infrastructure les plus documentées sont des récits de terrain plutôt que des présentations d'outils. Chez les Restos du Cœur, tout est as code, immuable et observé, avec des serveurs allumés selon la charge et la température ; Yann Schepens y voit « un objectif à atteindre pour tous les OPS ». Chez Michelin, Adrien Gooris et Lucas Drago racontent trois tentatives pour ouvrir GitLab à Internet avant que Git Credential Manager ne concilie 2FA en ligne de commande et expérience développeur. Paul Molin (Theodo) montre comment des failles « inutiles » se chaînent (Zoom) et comment un correctif par deny list cède douze ans plus tard (Spring4Shell). Sébastien Coulle, enfin, modernise un legacy de retail en y introduisant de l'événementiel et des contrats de schéma.

5. Organisation et architecture : pas de recette universelle

Plusieurs talks défont les modes. La Team Rocket (Estelle Landry, Pierre Tibulle) montre en costumes comment Spotify, Team Topologies, Scrum ou SAFe échouent quand on les applique par simple renommage ; Henri Gauffriau a trouvé cela « rafraîchissant ». Nicolas Raymond et Olivier Goutet reconnaissent que leurs microservices ont coûté cher et recommandent de commencer par un monolithe. Raphaël Semeteys et Alexandre Touret mettent en scène leurs désaccords d'architectes et concluent sur l'achat de tout ce qui n'est pas cœur de métier. Côté produit, Crystal Blad plaide pour l'UX en entreprise, un exposé que Yann Schepens a trouvé plus théorique qu'incarné.

6. IA : comprendre plutôt que s'émerveiller

L'IA est présente sans dominer le programme. Cécile Hannotte (onepoint) explique pourquoi l'explicabilité devient une obligation de l'AI Act pour les décisions critiques, et conseille de ne pas recourir à un modèle complexe dans ce cas. Yann Lechelle se méfie de la « magie » et Tristan Nitot doute que l'humanité puisse « s'offrir » l'IA générative. Rafik Ferroukh, lui, en fait un outil à maîtriser. Le programme comptait aussi un atelier RAG et une IA construite « de zéro » avec des algorithmes génétiques, sans retour trouvé.

7. Vie de l'événement, tensions et biais du corpus

Le seul récit d'ambiance (Yann Schepens, speaker pour la troisième année) décrit une conférence de techs sans « pollution business ou de gros égos », avec de longues pauses, des spécialités locales et une soirée speakers la veille. Il regrette seulement la salle FabLab, déplacée dans une salle de cours trop plate pour bien voir les slides. Les tensions visibles sont rares et viennent de la salle : la place de Shape Up parmi les méthodes « flexibles » contestée, et le reproche fait à la communauté craft d'exclure par son élitisme. Le corpus est mince : un unique compte-rendu, écrit par un speaker proche d'une autre speakeuse, et aucun post LinkedIn retrouvé. La majeure partie de cette synthèse vient donc des transcripts automatiques, et les sessions très techniques du deuxième jour (CSRF, TinyGo, Elixir, CNI) restent non couvertes.

Actions concrètes citées

  1. Remplacer les relances automatiques de tickets par une vraie conversation : expliquer son contexte débloque plus vite qu'un rappel Jira (Fanny Klauk).
  2. Raccourcir les dailies aux points de blocage et de déblocage, et s'aligner avant de coder avec des ateliers Three Amigos, Event Storming ou Value Stream Mapping (Fanny Klauk).
  3. Optimiser le logiciel d'un facteur 2 tous les 2 ans plutôt que remplacer le matériel : l'essentiel de l'empreinte du numérique vient de la fabrication (Tristan Nitot, Cécilia Bossard).
  4. Ajouter des tests de performance sur matériel ancien dans la CI et bloquer la release si l'application n'est plus utilisable sur une machine de moins de 10 ans (Tristan Nitot, en réponse à une question).
  5. Pour une infra associative ou à petit budget : tout as code, infrastructure immuable, bastion obligatoire, runbook attaché à chaque alerte, et raisonner en coût utile (un euro dépensé est un repas non distribué) (Julien Briault).
  6. Pour exposer un outil interne sur Internet sans dégrader l'expérience développeur : Git Credential Manager en mode navigateur, IdP délégué et reverse proxy filtrant (Adrien Gooris et Lucas Drago).
  7. Traiter un test instable comme une dette urgente : le mesurer, le signaler, le désactiver si besoin, plutôt que relancer la pipeline jusqu'au vert (Sofia Lescano).
  8. Commencer par un monolithe et préparer le découpage dès la phase d'amorçage ; écouter les développeurs quand ils parlent de dette (Nicolas Raymond et Olivier Goutet).
  9. Tracer les décisions d'architecture dans des ADR et les risques dans une matrice mise à jour à chaque itération (Raphaël Semeteys et Alexandre Touret).
  10. Raconter des histoires vraies de failles, proches de sa propre stack, pour faire prioriser la sécurité (Paul Molin).

Session par session

Jeudi 10 octobre

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Keynote jour 1 : prendre le temps de se parler

Fanny Klauk

Retours : Yann Schepens (dev.to)

  • Sur scène : Fanny Klauk, accompagnatrice agile et DevOps et co-créatrice de TADx à Tours, part d'un constat : « prendre le temps aujourd'hui c'est vu comme perdre le temps », et c'est la qualité qui saute en premier quand on presse les équipes (exercice du dragon dessiné en 10 min, 1 min, 10 s).
  • Communiquer, c'est encoder son message selon son intention : de « tu es nul » à « la partie performance de ton code peut être améliorée, je peux t'aider ». Pistes citées : communication non violente, analyse transactionnelle, art du feedback.
  • Deux personas à éviter, le super-héros qui n'a rien documenté et le gatekeeper qui joue de son pouvoir : ce sont eux qui restent quand l'équipe part.
  • Boîte à outils pour s'aligner : Three Amigos, dailies réduits aux blocages et déblocages (10 min), pair et mob programming, Event Storming, Value Stream Mapping, ubiquitous language, machine à café.
  • Message final : le développeur est un être complexe (Cynefin) ; parler de son contexte, de ses appétences et réticences, plutôt que relancer un ticket cinq fois via Jira.
  • Reçu par la salle : Yann Schepens retient une keynote qui pousse à « parler de nous, de nos contextes afin de simplifier et fluidifier les échanges ».

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Il était une faille. 5 histoires sur l'AppSec et ce qu'on peut en apprendre

Paul Molin — Theodo

Retours : Yann Schepens (dev.to)

  • Sur scène : la sécurité est difficile à prioriser à cause du biais d'optimisme ; la réponse proposée est ancestrale, raconter des histoires (Paul Molin est RSSI chez Theodo et envoie une newsletter sécurité toutes les trois semaines).
  • Histoires racontées : Spring4Shell, correctif par deny list de 2010 contourné en 2022 via les modules Java (d'où la préférence pour les allow lists) ; XSS chez Evernote (encoder à l'affichage, pas à l'enregistrement) ; une XSS via les avis Google Maps évitée de justesse ; chaîne de deux failles « inutiles » chez Zoom qui devient exploitable.
  • Résultat concret : après une newsletter sur une open redirect de La Poste, un développeur a corrigé la même faille dans un produit maison le lendemain.
  • Concept de « mort kilométrique » : plus l'histoire est proche de sa stack, plus elle porte ; d'où l'outil interne qui vérifie le contrôle d'accès de chaque endpoint API Platform.
  • Reçu par la salle : Yann Schepens retient la méthode « de l'âge de pierre » et conseille de s'abonner à la newsletter.

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Enseigner l'algorithmique et la programmation aux petits et tout petits

Marc Chevaldonné

Retours : Yann Schepens (dev.to)

  • Retour d'expérience d'un enseignant-chercheur sur la démarche pédagogique, les ateliers et les études sur l'apprentissage de l'algorithmique chez les enfants (d'après Yann Schepens, qui parle d'une « masterclass » pleine d'humour).
  • Leçon retenue : les enfants sont plus créatifs que les adultes pour résoudre des problèmes ; nos modes de formation très cadrés font perdre cette flexibilité.
  • Point d'alerte : l'enseignement de l'informatique au primaire et au secondaire n'a pas progressé depuis le rapport de 2013 ; chiffre relevé par Schepens, 4,7 % des terminales suivent un enseignement d'informatique.
  • Lecture conseillée : Robot, meilleur ami de l'homme.
  • Résumé fondé sur le seul compte-rendu de Yann Schepens ; vidéo publiée mais non transcrite ici.

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Comment nous avons transformé les Restos du Cœur en Cloud Provider

Julien Briault — Restos du Cœur (bénévole)

Retours : Yann Schepens (dev.to)

  • Sur scène : retour sur 3 ans de construction d'une infrastructure bénévole, d'un PC oublié dans un coin à un serveur installé dans d'anciennes toilettes, puis à un datacenter à Chartres fait à 98 à 99 % de dons (serveurs donnés notamment par Deezer et Michelin, d'après le transcript).
  • Principe directeur : « 1 € dépensé c'est un repas qui n'est pas distribué » ; d'où le refus du cloud public et l'algorithme de Feynman pour des choix pragmatiques (OpenStack plutôt que VMware ou Proxmox seul).
  • Règles : tout as code contre le shadow IT, bastion Teleport obligatoire, SIEM/XDR, infrastructure immuable (MAAS, Packer), détection de dérive, partage et documentation (runbooks), pas de rétention d'information.
  • Stack : réseau BGP leaf-spine, control plane OpenStack dans Kubernetes, Ceph via Rook en hyperconvergé, Open Bare Metal (outil maison) qui allume et éteint les serveurs selon la charge et la température, NetBox comme source de vérité.
  • Bilan annoncé : plus de 700 VM, 80 serveurs par zone, 6 bénévoles actifs ; Passbolt, sondes de température ESP32 pour les chambres froides et Wi-Fi des lieux d'accueil traduits en millions de repas économisés. Appel à bénévoles et à dons de matériel.
  • Reçu par la salle : Yann Schepens parle d'une infra « au-delà de l'état de l'art » et d'« un objectif à atteindre pour tous les OPS », saluant un projet qui compte « en repas gratuit ».

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Notre GitLab sur internet ? Oui Monsieur le RSSI !

Adrien Gooris — Michelin, Lucas Drago — Michelin

  • Sur scène : comment Michelin a ouvert son GitLab interne à Internet (télétravail, partenaires, fusions) sans créer une seconde instance, avec un cahier des charges strict : 2FA sur l'UI et la ligne de commande, authentification déléguée à l'IdP, utilisateurs fédérés, maintenable, en self-service.
  • Trois itérations racontées : la 2FA native de GitLab (insuffisante en CLI), un proxy Squid avec TOTP puis RADIUS (sécurisé mais « horrible » côté expérience développeur), enfin Git Credential Manager en mode navigateur avec un reverse proxy NGINX qui n'accepte que les jetons OAuth.
  • Durcissement : utilisateurs externes, interdiction des projets publics, authentification forcée par l'IdP, alignement des durées de jetons (Doorkeeper), pentests externes réguliers, tests automatisés des « portes » connues, capacité à patcher la production en moins d'une heure.
  • Leçon : la solution tenait surtout à un outil open source peu connu ; les speakers notent l'intérêt d'autres organisations rencontrées en conférence GitLab.
  • Pas de retour participant trouvé.

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Le legacy n'est pas une fatalité

Sébastien Coulle

  • Sur scène : retour d'expérience sur l'intégration d'une marketplace SaaS dans le système d'un retailer aux interactions point à point et aux batchs de nuit ; définition proposée du legacy : « un outil qui ne répond plus à la fonctionnalité attendue », pas un vieux système.
  • Démarche : introduire de l'événementiel (CloudEvents), un webhook signé très rapide, Kafka (d'abord on-premise vieillissant, puis offre managée) pour absorber les pics de soldes, schémas Avro et Schema Registry pour rejeter les événements mal formés, pattern message router, topics de retry et DLQ.
  • Leçons : contract first plutôt que fichiers Excel échangés par mail, tracer ce qu'on envoie au prestataire ; 6 mois de projet, plus de 5 millions de messages passés depuis.
  • Suite : l'intégrateur a été retiré, et une migration vers Pub/Sub est en cours, motivée par la dépendance à un seul expert Kafka (incident de prod pendant son absence).
  • Pas de retour participant trouvé.

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Vivre du logiciel libre pour de vrai

Lucie Anglade — CourtBouillon, Guillaume Ayoub — CourtBouillon

  • Sur scène : les créateurs de WeasyPrint (HTML/CSS vers PDF) racontent comment ils en vivent depuis 2020 via CourtBouillon, au sein d'une coopérative d'activité et d'emploi.
  • Ce qu'ils vendent : développement de fonctionnalités financées, intégration, création de templates HTML/CSS, conseil, dons récurrents ; ce qu'ils ne font pas (par choix ou par manque de temps) : double licence, plugins propriétaires, formation, SaaS. Subventions demandées et offre de support lancée le 12 octobre 2024.
  • Chiffres annoncés : 28 000 € de chiffre d'affaires la première année, plus de 65 000 € en 2024 ; plus de 2 millions de téléchargements par mois et top 1 % des paquets Python. Le Patreon n'avait jamais dépassé 178 $ par mois.
  • Facteurs de réussite assumés : un logiciel déjà utilisé depuis 10 ans, être deux, la coopérative, une niche (aimer les spécifications). Difficultés : peu de visibilité au-delà de 2 ou 3 mois, utilisateurs qui exigent du travail gratuit.
  • Pas de retour participant trouvé.

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Tabby, mon "Copilot" libre

Rafik Ferroukh — Harvest

  • Sur scène : présentation de Tabby, assistant de code open source écrit en Rust (avril 2023), comme alternative à GitHub Copilot : fonctionne hors ligne, modèle au choix (StarCoder 1B en démo, jusqu'à Codestral 22B), instance auto-hébergée donc contrôle des données.
  • Explication vulgarisée du RAG : Tabby peut indexer des dépôts de référence et des documentations (Spring Boot, etc.) pour fournir du contexte au modèle.
  • Démo dans IntelliJ : génération de méthodes et de tests, avec un « effet démo » assumé sur une regex ; le speaker y voit la preuve que l'outil reste imprécis.
  • Points d'attention : hallucinations, besoin de GPU, maintenance de l'instance, langages non supportés, gratuité limitée à 5 utilisateurs sur le portail d'administration.
  • Conclusion : « il faut prendre le contrôle sur ces outils », et l'IA générative ne peut pas vivre sans outils libres.
  • Pas de retour participant trouvé.

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Le choix d'une organisation par l'échec avec la Team Rocket

Pierre Tibulle, Estelle Landry — Pix

Retours : Henri Gauffriau (cité par Yann Schepens)

  • Sur scène : en costumes de la Team Rocket, les speakers passent en revue les modèles d'organisation (Spotify, Team Topologies) et de gestion de projet (Scrum, Kanban, XP, SAFe, Shape Up) à travers leurs échecs successifs pour capturer Pikachu.
  • Chaque échec illustre une dérive : modèle Spotify appliqué par simple renommage et sans leadership, équipe « d'élite » isolée en Team Topologies, Scrum Master tyrannique et rétros sans actions, Kanban sans limite de WIP, SAFe abandonné faute de budget de formation.
  • Shape Up est le cadre qui « réussit » ; recette finale : une équipe pluridisciplinaire, des objectifs clairs, des rituels Scrum allégés, un board, du TDD, des cycles de 6 semaines.
  • Message aux développeurs : il n'y a pas de méthode universelle, il faut comparer, choisir, itérer, et ne pas hésiter à challenger l'organisation. Une question de la salle a contesté le classement de Shape Up comme méthode flexible ; Pierre Tibulle a reconnu le point.
  • Reçu par la salle : « une conférence rafraîchissante, un pas de côté agréable sur les raisons des erreurs potentielles » (Henri Gauffriau).

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L'UX en entreprise : guide pratique

Crystal Blad

Retours : Yann Schepens (dev.to)

  • Sur scène : une product designer en reconversion clarifie les termes : UX (l'expérience), UI (l'interface), UX design (une méthode qui englobe l'UI design) ; métaphore de la construction d'une maison où l'UX est l'architecte.
  • Arguments économiques cités : bouton « Continuer » d'Amazon (300 millions de dollars), et la règle « 1 € pour corriger en design, 100 € après la mise en production ».
  • Spectre des compétences : stratégie produit, UX research, UX design, UX writing, UI design ; conseil de regarder les compétences plutôt que les intitulés de poste.
  • Trois premiers pas : mesurer sa maturité UX (quiz Nielsen Norman Group) et trouver des alliés, installer analytics et feedback in-app, faire réaliser un audit UX. En réponse aux questions : 5 utilisateurs suffisent pour trouver l'essentiel des problèmes, et le B2B interne est plus lent à convaincre.
  • Reçu par la salle : Yann Schepens la juge « assez intéressante pour découvrir le monde de l'UX d'un point de vue théorique » mais aurait aimé « un peu plus d'engagement personnel ».

Vendredi 11 octobre

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Keynote jour 2 : IA, cloud et place de l'Europe

Yann Lechelle — Probabl

Retours : Henri Gauffriau (cité par Yann Schepens)

  • Sur scène : l'ancien directeur général de Scaleway, aujourd'hui à la tête de Probabl (entreprise à mission autour de scikit-learn), retrace 40 ans de tech, de Snips (assistant vocal en local, revendu à Sonos) au cloud.
  • Constat géopolitique : les géants américains maîtrisent toute la pile, du GPU au SaaS ; OVH et Deutsche Telekom réunis pèsent moins de 2 % du cloud en Europe (étude 2022 citée) ; l'IA générative pourrait être une bulle auto-entretenue (Microsoft finance OpenAI qui consomme Azure).
  • Critique du « tout as a service » qui transforme les propriétaires en locataires ; rappel de l'article de DHH sur le coût du cloud public.
  • Proposition : une « singularité européenne » (démocratie, santé, confiance), des choix techniques non neutres (multicloud, open source), et une IA « boîte blanche » : « eyes wide open » et « AI wide open ».
  • En questions : le cloud souverain « Bleu » est jugé une bonne idée mal séquencée qui a oublié OVH, Scaleway et Outscale ; la régulation européenne est une opportunité pas encore exploitée.
  • Reçu par la salle : « Vertigineux et enrichissant ! », sur la place de l'Europe dans les décennies à venir (Henri Gauffriau).

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J'ai une idée pour réduire l'empreinte environnementale du numérique par 4

Tristan Nitot — OCTO Technology

  • Sur scène : la loi de Moore est une décision commerciale, pas une loi physique, et elle a nourri la loi de Wirth (le logiciel ralentit aussi vite que le matériel accélère) : pages web 150 fois plus lourdes en 25 ans, Office 171 fois plus gourmand en mémoire.
  • L'essentiel de l'impact est à la fabrication : 83 % des gaz à effet de serre d'un smartphone sont émis avant le premier allumage (chiffre cité) ; on jette des appareils qui fonctionnent parce que le logiciel les rend lents.
  • Exemples d'optimisation : ×60 avec un cache (Pierre Beyssac), ×5 400 sur un entraînement de machine learning, de 32 jours à 6,7 ms dans un défi lancé par Matt Parker.
  • Proposition : une loi de « Moore à l'envers » (nom exact incertain dans le transcript), optimiser le logiciel d'un facteur 2 tous les 2 ans pour libérer de la puissance sans racheter de matériel, d'autant que la loi de Moore ralentit depuis 2015.
  • En questions : la fin du support de Windows 10 est jugée « un des pires scandales écologiques » ; proposition de tests de performance sur machines anciennes bloquants dans la CI ; doute sur la capacité de l'humanité à « s'offrir » l'IA générative.
  • Pas de retour participant trouvé, mais l'idée est reprise sur scène par Cécilia Bossard et évoquée par Yann Lechelle.

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De l'infra à la config', as code en 3 couches

Yann Schepens — onepoint

Retours : Cécile Hannotte (citée par Yann Schepens)

  • Retour d'expérience sur la mise en place d'une infrastructure as code en trois couches pour un projet client, avec ses contraintes de sécurité.
  • Reçu par la salle : Cécile Hannotte (collègue du speaker) parle d'une « conférence très complète » et retient que les contraintes client sur l'infra, souvent vues comme des « bâtons dans les roues », ont été contournées et transformées en force.
  • Résumé fondé uniquement sur ce retour, publié dans l'article du speaker lui-même ; vidéo publiée mais non transcrite ici.

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Une plateforme à concevoir, deux architectes : trois possibilités ?

Raphaël Semeteys — Worldline, Alexandre Touret — Worldline

  • Sur scène : deux architectes jouent la conception d'une plateforme e-commerce fictive de truffade à domicile, en mettant en scène leurs désaccords.
  • Démarche : creuser les exigences non fonctionnelles (SLO, RTO/RPO, temps de réponse ; refuser le 100 % de disponibilité), intégrer tôt les contraintes réglementaires (RGPD, PCI DSS), tracer les choix dans des ADR, tenir une matrice de risques itérative, décrire l'architecture avec le modèle C4.
  • Le vote de la salle tranche entre deux découpages ; la « troisième possibilité » retenue est de se concentrer sur le cœur de métier (commande) et d'acheter paiement et livraison.
  • Choix final : microservices pour la testabilité, appels externes découplés par de l'événementiel (Kafka), Quarkus introduit sur un périmètre limité, rejet d'un framework à la mode non éprouvé ; observabilité pensée dès la conception, attention au coût du cloud et au vendor lock-in.
  • Message : l'architecture est « l'affaire de tous », l'architecte est un « traducteur universel » qui doit rester pragmatique et proche des équipes.
  • Pas de retour participant trouvé.

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IA-404 : Explication not found

Cécile Hannotte — onepoint

Retours : Yann Schepens (dev.to, collègue de la speakeuse)

  • Sur scène : en 2034, un refus de prêt immobilier décidé par une IA renvoie vers une page 404 : point de départ d'une présentation de l'IA explicable (XAI), distinguant interprétabilité (ce que fait le modèle) et explicabilité (pourquoi cette décision).
  • Enjeux illustrés : rejet de Watson par des médecins faute d'explication, cheval reconnu grâce au copyright de l'image, identifiant patient utilisé comme variable prédictive.
  • Méthodes : LIME, SHAP, PDP, puis outils récents pour les grands modèles (StylEx de Google, travaux d'Anthropic sur la monosémanticité) ; un test devant la salle montre un assistant incapable d'expliquer sa propre réponse.
  • Lecture de l'AI Act (articles 11 et 13) : pour des décisions critiques avec données personnelles, l'explicabilité devient obligatoire ; conseil de ne pas utiliser de modèle complexe dans ce cas.
  • Reçu par la salle : Yann Schepens, qui l'a coachée, retient un sujet qui « remet les pieds sur Terre sur l'IA » et une speakeuse « très à l'aise ».

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Manifeste pour un artisanat logiciel responsable

Cécilia Bossard

Retours : Yann Schepens (dev.to)

  • Sur scène : état des lieux des effets sociaux du numérique (illectronisme, validisme, biais des IA, « boys club ») et environnementaux (minerais, déchets, consommation électrique, effet rebond).
  • Le numérique responsable devrait s'appeler « numérique acceptable » ; démarche proposée : questionner le besoin, réutiliser, réduire le périmètre, puis écoconcevoir, avec les trois U (utile, utilisable, utilisé).
  • Critique interne du mouvement craft : outils trop gourmands, IA générative utilisée sans compter, gatekeeping, élitisme, dogmatisme (« une bible, Clean Code »), événements hors temps de travail qui excluent.
  • Proposition d'amender le manifeste craft : optimisation, durabilité, utilité, communauté inclusive, mentoring, accessibilité dès la conception, respect des objectifs de développement durable.
  • Reçu par la salle : « Un mot pour résumer mon avis sur cette conférence : MERCI ! » ; Yann Schepens, qui se dit crafter, juge que pointer « les défauts et les dérives des crafteurs » fait du bien.

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L'instabilité de nos tests nous empêche de délivrer

Sofia Lescano — Benevity

  • Sur scène : un test instable (flaky) donne des résultats différents sans changement de code ; il crée de l'incertitude, bloque les déploiements, frustre les équipes et finit par masquer les vrais problèmes.
  • Causes illustrées par du vrai code : dates (année bissextile, 31 du mois), données aléatoires qui ignorent les règles métier, identifiants en dur, feature flags implicites, timeouts déguisés, dépendances d'ordre entre tests, sandbox de paiement externe.
  • Réponse technique et humaine : mesurer, relire les tests en revue, analyseurs statiques avec règles maison, outils de détection (CircleCI, Datadog, Allure), suites séparées, retries avec prudence, merge queue.
  • Processus : signaler, désactiver si besoin, traiter comme une dette technique urgente ; inspirer par l'exemple, valoriser ceux qui corrigent, et accepter parfois de supprimer un test mal placé.
  • Pas de retour participant trouvé.

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Monolithe et microservices : les choix d'aujourd'hui, la souffrance de demain ?

Nicolas Raymond — CGI, Olivier Goutet — Openium

  • Sur scène : deux speakers qui travaillent ensemble sur un projet en microservices comparent les deux architectures au fil des phases d'une start-up (création, amorçage, scaling, expansion) selon les fonctionnalités livrées, le coût, le ROI et la charge des équipes.
  • Le monolithe livre vite au départ puis souffre au scaling ; les microservices coûtent cher au départ (« mais qu'est-ce qu'ils foutent les devs ») puis paient en croissance, à condition d'avoir une équipe expérimentée.
  • Retour vécu : sur leur projet, des microservices mal maîtrisés (développeurs juniors, services non scalables) ont conduit à un arrêt des fonctionnalités le temps de reprendre la technique.
  • Conseil : partir d'un monolithe, investir dans le découpage dès la phase d'amorçage, écouter les développeurs quand ils parlent de dette, partager la vision de l'entreprise, éviter la sur-ingénierie (un projet « blindé » pour 200 000 utilisateurs n'est jamais sorti).
  • Pas de retour participant trouvé.

Sessions sans retour trouvé (35)

  • 3615 Twitch, un bot sur Minitel ? (Sylvain Gougouzian)
  • Commons : Good or Evil ? (Thomas Piscitelli)
  • Succès débloqué. Rendre son jeu vidéo accessible (Noëlie Roux, Yasmine Messaoudi)
  • Du CSS aux shaders WebGL (Julien Sulpis)
  • Les lois de la tech, lightning (Romain Chapon)
  • Apprendre la programmation informatique avec du bois, lightning (Marc Agenis)
  • Assistants vocaux, le défi de la neutralité de genre, lightning (Elodie Oudot)
  • Infrastructure as True Code avec Pulumi, lightning (Bertrand Nau)
  • Créer une IA de zéro avec Charles Darwin et des kubes ! (Jim Gloaguen)
  • Goldie d'or et les trois CNI (Jérôme Masson)
  • Compose to Kube, same player shoot again (Guillaume Lours, Nicolas De Loof)
  • Application mobile offline-first avec React Native et WatermelonDB (Nicolas Torion)
  • Dev Faster, Dev Smarter : Low Code open source et IA (Julien Cognet)
  • REX IoT : passer de l'idée à la réalité (Christophe Gigax)
  • Data Quality Evaluation (Roxane Jouseau)
  • Développer en Java Cloud Native en 2024, Unpopular Opinion ? (Nicolas Muller, Rémi Verchère)
  • Elixir : mixer complexité et concurrence en temps réel (Maxime Janvier)
  • GreenOps, le nouveau FinOps, lightning (Olivier Bierlaire)
  • Comment merger sa PR en 10 secondes, REX mob code review, lightning (Thibaut Cantet)
  • Mon expérience avec Rust, lightning (Ayoub Alouane)
  • Introduction aux outils SAST, lightning (Gaëtan Hurel)
  • TinyGo, petit mais costaud ! (Thierry Chantier)
  • REST à sa place (ou « Maman, je dois faire de l'IoT ! ») (Charly Hamy)
  • Anatomie d'une faille (Olivier Poncet)
  • Exploiting Client-Side Path Traversal : CSRF is Dead, Long Live CSRF (Maxence Schmitt)
  • Picocli : mets du Java dans ton terminal ! (Stéphane Philippart)
  • Kubernetes + Event Driven Autoscaling (Romain Pigeyre, Samuel Morel)
  • Detection Engineering à grande échelle (Guillaume Couchard, Erwan Chevalier)
  • Créer un browser from scratch, c'est possible ? (Pierre Tachoire)
  • Atelier : 10 tests simples pour améliorer l'accessibilité de votre site (Henri Gauffriau, François-Xavier Lair)
  • Atelier : Recette pour des environnements aux petits oignons (Alice Simon, Thomas Jouve)
  • Atelier : RAGTime, discuter avec ses propres données (Benjamin Dauvissat, Vincent Brehin)
  • Atelier : Mission Jetpack Compose (Audrey Gentili, Olivier Perez)
  • Atelier : Kescape, un escape game pour KubeLover (Pierre Pironin, Florian Ruynat)
  • Atelier : Plongez dans l'apprentissage renforcé (Nastasia Fouret)

Sources