Volcamp 2026

Dev, cloud & sécu1–2 octobre 2026Clermont-Ferrand, Hall 326e édition

Conférence communautaire et bénévole organisée par l'association Geek&Terroir. 6e édition selon Conference Hall (l'intro du jour 1 parle de « 5e édition en physique »). Programme : 2 keynotes, 36 conférences, 8 lightnings et 6 workshops de 2 h, sur 4 salles (Auditorium, Showroom, FabLab, Workshop) et 7 thèmes. Bilan des organisateurs : 600 personnes, 61 intervenants, 23 bénévoles, 4 sponsors Gold (Michelin, CGI, Accenture, MongoDB), 15 Silver et 4 Bronze. Soirée du jeudi à l'Oval.

Un Volcamp dominé par le développement assisté par agents, raconté sans enthousiasme naïf : specs et documentation redeviennent le code source, les retours d'expérience (CGI, Michelin, Ralph) chiffrent gains et mensonges des agents, tandis que les keynotes de la DINUM et des Restos du Cœur rappellent que chaque choix technique est un choix politique.

44 sessions résumées · 44 vidéos · mise à jour le vendredi 9 octobre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Programme officiel complet (descriptifs du dépôt GitHub du site), 46 vidéos officielles de la playlist 2026 (26 mises en ligne le 2 octobre, dont le talk Organigramme d'Horacio Gonzalez remis en ligne le 5 octobre sous un nouvel identifiant, 14 le 7 octobre, 6 le 8 octobre) dont 44 transcripts automatiques lus en entier (42 sessions et les 2 introductions ; celui d'Ethics as Code est une traduction automatique), les slides publiées du talk Zero Trust, les posts LinkedIn de Volcamp (bilan chiffré du 2 octobre) et quelques commentaires de participants, un post Mastodon de SensioLabs, la page Conference Hall et un article du Journal du Net (23 septembre) citant le cofondateur Pierre Colomb. Corpus revu les 4, 7, 8 et 9 octobre sans nouvelle source de participant.

Limites : À J+7, la synthèse dit ce qui a été présenté sur scène, presque rien sur la façon dont le public l'a reçu : aucun compte-rendu de participant ni post LinkedIn détaillé trouvé (LinkedIn mal indexé) ; les seules réactions viennent des questions captées en fin de vidéo. Transcripts automatiques de qualité variable (noms propres et chiffres signalés quand ils sont douteux). Ateliers non filmés ; pas de vidéo pour les talks TanStack et Compose Multiplatform ; les deux talks d'Horacio Gonzalez ne sont résumés que d'après leur descriptif (transcripts bloqués par YouTube).

Synthèse globale

1. Les agents de code sortent du PoC : la spec et la doc deviennent le vrai code source

C'est le fil rouge de l'Auditorium. Au moins six talks racontent des agents qui écrivent l'essentiel du code, et tous arrivent au même constat : la valeur se déplace vers ce qu'on donne à l'agent. Pierre Boissinot jette 800 lignes générées faute de spec et adopte OpenSpec : l'IA a « rendu visible et obligatoire » l'exigence de spec claire. Xavier Gorse traite la documentation Markdown du dépôt comme un langage de programmation, avec une étape de capitalisation après chaque feature. Rafik Ferroukh (boucle Ralph) et Kévin Beaugrand (CGI) font passer la mémoire de l'agent par des fichiers versionnés plutôt que par le contexte. Le code devient l'étape la plus courte : « moins d'une journée » sur un cycle de 5 à 6 jours chez Gorse. Le temps gagné est réinvesti dans le design et les cas limites (Boissinot). Xavier Nopre, en codant son propre assistant, démystifie le tout : « l'intelligence, elle est vraiment dans le LLM », le reste n'est qu'une boucle et des outils.

2. Des retours d'expérience chiffrés, qui comptent aussi les échecs

Le ton est celui du REX, pas de la promesse. Beaugrand annonce 170 000 lignes modifiées sans intervention humaine, et détaille surtout les « mensonges » de l'agent : batchs jamais déclenchés, tests aux mocks vides, 826 000 appels SQL. Adrien Gooris et Lucas Drago (Michelin) montrent trois architectures successives avant d'arriver à une plateforme événementielle sur Kafka : n8n trop rigide, puis GitLab CI qui sature Sidekiq. Ferroukh mesure ses économies de tokens et les relativise lui-même (« 30 % sur ce que gère RTK »). Dans le même esprit, Nicolas Raymond (CGI) réclame de mesurer la variance des agents plutôt que de se fier à l'impression que « ça marche mieux ». Les angles morts sont avoués partout : pas de mesure du lead time ni du coût LLM chez Michelin, un coût « multiplié par 10 » après un changement de tarif chez CGI, des chiffres issus d'un seul projet chez Ferroukh.

3. MCP partout, mais borné

Le Model Context Protocol est présent dans presque tous les talks IA, sous un angle surtout défensif. Raymond refuse l'agent qui « remplace un grep » : les requêtes d'observabilité sont figées dans des outils MCP bornés, avec budget de tokens, de durée et d'outils. Mathieu Mure et Mickael Alves montrent les MCP Apps dans Claude et ChatGPT et tombent sur la Content Security Policy en production. Ils séparent aussi les données vues par l'agent de celles vues par le widget pour ne pas saturer le contexte. Nopre observe que chaque serveur MCP gonfle le prompt système. Lightpanda livre un serveur MCP natif. Michelin branche le MCP GitLab sur Codex et liste la prompt injection parmi ses chantiers de sécurité. Nicolas Foussard en fait le cœur de son lightning : filtres en entrée et en sortie, prompt système qui encapsule l'entrée utilisateur, privilèges stricts sur les outils. Chez Hager, Brice Miard et Iuliia Mazur placent un garde-fou anti-injection et un LLM juge autour de leur chatbot, et gagnent surtout en précision en documentant tables et colonnes. Le descriptif du second talk d'Horacio Gonzalez (transcript indisponible) pousse la logique jusqu'à l'API : un agent « ne compense pas » les implicites qu'un développeur humain devine, il faut donc tantôt exposer, tantôt remodeler en outils orientés intention, tantôt refondre.

4. Les leçons du passé valent pour l'IA

Plusieurs talks de la salle Showroom du jour 2 refusent l'idée que tout serait à réinventer. Marie Crappe y consacre son talk : cadrer le problème et le KPI, soigner la donnée (son agent de reporting tient grâce à deux ans de documentation de l'entrepôt), conduire le changement, préférer le déterministe quand il suffit, et traiter le coût des tokens comme on a appris à traiter la facture cloud. Veltin Dupont (Bigblue) ressort la carte XmR des Bell Labs pour ne plus réagir au bruit des dashboards. Martin Bombardelli (doctorant CGI) trie les annonces quantiques entre ce qui tient (menace sur le chiffrement asymétrique) et ce qui relève du discours (optimisation). Nastasia Fouret écarte le LLM de la qualification des structures de l'ESS : « qualifier, c'est pas classer », c'est l'humain qui décide. Lionel Heymans pousse la même sobriété côté produit (« laquelle on va enlever ? »), et Florian Cahais tient ses frontières de modules par le build plutôt que par un wiki.

5. Souveraineté et communs : de la DINUM aux Restos du Cœur

Les deux keynotes cadrent l'édition côté politique. Samuel Paccoud fait le bilan de La Suite numérique à la DINUM, où son contrat s'achève : 1 million de documents Docs, plus d'1 million de participants Visio par mois. Il défend un modèle à trois pieds (État, marché, société civile) et l'idée d'une fondation. Florent Zara reprend son diagramme l'après-midi dans un talk sur la gouvernance open source, où apparaît un nouveau sujet : la politique des projets face au code généré par IA. Lucie Termignon (Fichiers) prolonge La Suite côté produit, et Manuel Raynaud et Virgile Deville (Docs) expliquent pourquoi ils ont renoncé à cloner Word : l'OOXML transitionnel ruine l'interopérabilité, et un éditeur par blocs limité à moins de 10 options de mise en forme a conquis 200 000 utilisateurs. Benjamin Georgeault (SensioLabs) part des fuites de la DGFiP pour chiffrer la donnée avant le SGBD, et Alexandre Burgoni et Pierre Zemb (Clever Cloud) réimplémentent etcd comme le font, selon eux, tous les grands clouds. Hélène Gebel et Yann Gloriau (Sopra Steria) posent la question en termes éthiques : « sommes-nous payés pour obéir ou pour faire preuve d'esprit critique ? » Le lendemain, Julien Briault raconte le Cloud du Cœur, bâti sur du matériel donné, et la sortie de Microsoft et AWS : « Chaque choix technique est un vote. » La souveraineté n'est plus un discours abstrait comme en 2025 (keynote Linagora) : elle passe par des retours d'expérience de produits en production. Jérôme Masson (NumSpot) en donne la version infrastructure : après la licence BSL et le rachat de HashiCorp par IBM, il quitte Vault Enterprise pour OpenBao sur des bulles SecNumCloud, en assumant de moindres garanties sur les namespaces.

6. L'open source vu de l'intérieur : contribuer, gouverner, préserver

La salle FabLab du jour 1 et le jour 2 ajoutent un fil rarement aussi présent : ce que coûte et ce que demande l'open source. Florent Zara (Fondation Eclipse) explique qui décide dans un projet. Le lendemain, Charles-Meldhine Madi Mnemoi lui fait écho avec la reprise communautaire de Mush (Eternaltwin) : tant que le but était de reproduire le jeu, « ceux qui codent » avaient le pouvoir. Le jour où ce but s'est épuisé, il a fallu une instance où siègent aussi modérateurs et joueurs. Thomas Jouve (Sopra Steria) raconte sa première contribution à ExternalDNS : des mainteneurs exigeants sur chaque ligne parce qu'ils resteront seuls responsables, un coauteur inconnu qui rappelle XZ Utils, et une CLA dont la clause de sanctions renvoie aux listes du Trésor américain. Il en tire une question de souveraineté : et si les Européens y figuraient un jour ? Jérôme Masson, lui, montre l'effet d'un changement de licence sur un produit de sécurité. Le conseil commun : lire la gouvernance et la licence avant de dépendre d'un projet, et écrire court, car le code contribué devra être maintenu par d'autres.

7. La track Découverte et les fondamentaux

Volcamp garde sa part de curiosité gratuite, presque à contre-courant de l'IA. Au programme : les mémoires à tores de ferrites (Marc Chevaldonné), le bit twiddling et le Duff's Device (Olivier Poncet, qui conclut « faites confiance à vos compilateurs »), les internals de PostgreSQL (Benjamin Coenen), le retour des TUI (Thierry Chantier, « gardez la passion »). S'y ajoutent un capteur sonar détourné en thermomètre (Romain Pouillard, doctorant clermontois), les cyberattaques au cinéma (Pierre Raufast, Michelin) et les conseils très concrets de Charles Sabourdin et Jean-Michel Doudoux sur Java dans Kubernetes. Damien Hackett rappelle que l'embarqué a toujours vécu dans un « monde fini » et invite les développeurs haut niveau à réintégrer l'optimisation dans leur boucle, à l'heure de la pénurie de RAM. Charles-Meldhine Madi Mnemoi retrouve les règles de Mush sans spec, par scénarios façon BDD et rétro-ingénierie statistique de 1 700 parties, avant d'en faire des tests automatisés. Virginie Pageaud (Snowcamp) défend les « quêtes secondaires » (bénévolat, loisirs) comme terrain de sécurité psychologique où l'on apprend ce qu'on transfère ensuite au travail. Les clins d'œil entre talks tissent la communauté : Chantier remercie Poncet, Guenaelle De Julis (DataDome) cite Lightpanda parmi les outils des attaquants, Pouillard découvre que Raufast avait publié une idée proche.

8. Vie de l'événement : 600 personnes et un budget tenu de justesse

Le bilan des organisateurs annonce 600 personnes, 61 intervenants et 23 bénévoles au Hall 32. Côté sponsors : 4 Gold (Michelin, CGI, Accenture, MongoDB), 15 Silver et 4 Bronze. L'intro du jour 1 rappelle qu'un billet coûterait 200 à 300 € sans sponsors, et que l'équipe a bouclé « un budget à peu près à l'équilibre ». Le contexte est tendu : Volcamp a signé en septembre la lettre ouverte des événements tech. Dans le Journal du Net, son cofondateur Pierre Colomb évoque 10 000 à 15 000 € de sponsoring en moins et une centaine de places vendues en moins. Côté nouveautés : l'appli Volcampanion pour liker et commenter les talks, une boîte à idées, la soirée à l'Oval, la truffade et l'aligot à midi (cités par plusieurs speakers). La captation reste exemplaire : 26 vidéos en ligne dès le 2 octobre au soir, 14 de plus le 7 octobre et 6 le 8 octobre, soit 46 vidéos dans la playlist 2026 ; seuls les ateliers et deux talks manquent. Plusieurs speakers jouent l'interaction avec la salle (votes sur smartphone de Florian Leux pour remonter un score Lighthouse, dilemme de la voiture autonome chez Sopra Steria). Les rares retours publics saluent « une orga toujours au top » (Lionel Antraigue) et « des sessions très intéressantes » (Olivier Poncet, aussi speaker).

9. Tensions, limites et biais du corpus

  • Qui maîtrise le code ? Un participant résume le REX de CGI : on passe « d'une application legacy non maîtrisée à une application moderne non maîtrisée ». Gorse s'inquiète de la charge cognitive (« on nous a enlevé les moments de forme »), de la revue de code et de la formation des juniors. Boissinot cite le reproche du « retour du Waterfall ».
  • Productivité et emploi : à la keynote de Briault, un participant objecte que les gains rendus aux bénévoles des Restos se traduiraient en licenciements en entreprise ; le speaker concède que le contexte change tout. La question revient chez Sopra Steria (qui formera les juniors remplacés par l'IA ?) et chez Marie Crappe, qui conseille de simuler un token dix fois plus cher avant de supprimer des postes.
  • Manipuler la métrique ou servir l'utilisateur : Florian Leux présente avec humour une astuce qui trompe le calcul du LCP, tout en rappelant que Lighthouse n'est qu'une boussole ; à l'inverse, Yann Gloriau raconte avoir refusé un cache qui ne servait qu'à passer un test.
  • Effets démo et approximations : démos ratées (PHP-TUI, MCP Apps), approximations techniques à l'oral (internals PostgreSQL), dates et chiffres parfois incertains dans les transcripts automatiques.
  • Biais du corpus : synthèse rédigée à J+1 et revue jusqu'à J+7, presque uniquement à partir des transcripts des 46 vidéos publiées. Elle dit ce qui a été présenté, pas comment le public l'a reçu : il n'y a encore aucun post de participant détaillé, seulement les questions captées en fin de vidéo. Les deux talks d'Horacio Gonzalez ne sont connus que par leur descriptif ; les ateliers et les talks TanStack et Compose Multiplatform restent absents.

Actions concrètes citées

  1. Avant de lancer un agent, écrire une vraie spec : un agent ne pose pas de questions, il devine sans le dire (Boissinot, OpenSpec avec proposal, design, specs en Gherkin et tasks).
  2. Tenir la documentation en Markdown dans le dépôt et la mettre à jour à chaque feature par une étape de capitalisation : une doc périmée trompe les agents (Gorse).
  3. Ne pas croire l'agent sur parole : vérifier les tests, l'ordonnancement et la charge SQL (mocks vides, batchs jamais déclenchés, 826 000 appels SQL chez Beaugrand).
  4. Contourner la saturation du contexte avec une instance fraîche par story et une mémoire dans le dépôt (boucle Ralph, Ferroukh), et réduire le bruit des commandes (RTK).
  5. Brancher l'IA sur une plateforme DevOps en événementiel (Kafka) plutôt qu'à coups de pipelines et d'appels d'API (Gooris et Drago, Michelin).
  6. Pour un agent d'exploitation, figer les requêtes dans des outils MCP bornés et instrumenter l'agent lui-même avec OpenTelemetry, garde-fous de durée, de tokens et de coût compris (Raymond).
  7. Avant de contribuer à un projet open source ou d'en dépendre, lire sa gouvernance (GOVERNANCE.md, mainteneurs, marque, politique IA) (Zara).
  8. Sur Kubernetes, ne pas donner un seul CPU à une JVM ni la même valeur à la limite mémoire et au heap ; mesurer plutôt que deviner (Sabourdin et Doudoux).
  9. Mesurer avant d'optimiser et faire confiance au compilateur : le bit twiddling ne gagne qu'au cas par cas, selon l'architecture (Poncet).
  10. Avant de réagir à un -12 % en revue hebdomadaire, tracer une carte XmR : la plupart des variations restent dans le bruit habituel (Dupont).

Session par session

Jeudi 1 octobre

Keynote▶ vidéo + transcript

Keynote jour 1 : bilan de La Suite numérique de l'État

Samuel Paccoud — DINUM

Retours : Samuel Paccoud (speaker, post LinkedIn relayé par Volcamp), Florent Zara (speaker, reprise dans son talk)

  • Contexte : chef du pôle numérique de la DINUM depuis 3 ans, le speaker fait le bilan de son contrat, qui se termine dix jours plus tard (« Quoi de plus symbolique que d'en faire le bilan en ouverture de Volcamp », écrit-il sur LinkedIn).
  • La Suite en chiffres : Docs revendique 1 million de documents et 200 000 utilisateurs ; Visio dépasse 1 million de participants par mois (de 5 000 à 53 000 participants par jour en 2026). Le tout est open source, avec un budget annoncé d'environ 10 millions d'euros par an.
  • La « secret sauce » : s'autoriser à coder dans l'État, itérer très vite, recruter dans les communautés Django et React, souvent des freelances.
  • Le tabouret à trois pieds (inspiré de Polanyi) : l'État, le marché et la société civile ne tiennent qu'ensemble. À deux, on obtient 30 ans d'ESN, des libristes sans moyens ou l'open core et ses changements de licence.
  • Proposition : créer une fondation pour porter La Suite (la fondation Inria s'est proposée), viser 10 000 contributeurs en 3 ans ; « l'Europe ça existe pas, il faut la faire à chaque couche ».
  • Lecture critique du speaker lui-même : son modèle n'a « pas de chiffre », « on n'a pas convaincu tout le monde », et la gouvernance de la future fondation reste à inventer. Son diagramme de Venn est repris l'après-midi par Florent Zara.

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Bit Twiddling, Duff's Device... Les optimisations extrêmes de code

Olivier Poncet

  • Cadre : l'optimisation algorithmique passe d'abord ; on ne traite ici que « les 3 % restants » de Knuth, après mesure (Compiler Explorer).
  • Bit twiddling : code sans branchement et en temps constant (arrondi à un multiple de 8, valeur absolue sans if, parité par XOR, détection d'octet nul façon SIMD dans un registre), avec des gains annoncés de 20 % à plus de 100 % selon les cas.
  • Le compilateur fait souvent mieux : en -O2, GCC et Clang produisent fréquemment le même code pour la version naïve. Sur AVR 8 bits, la version naïve gagne même. D'où le conseil « Faites confiance à vos compilateurs ».
  • Duff's Device (Tom Duff, Lucasfilm, 1983) : switch et boucle entremêlés pour dérouler une copie ; -funroll-loops produit aujourd'hui la même structure, et la construction est interdite par MISRA.
  • Lecture critique du speaker : « ce n'est pas une silver bullet », la lisibilité prime, et une optimisation manuelle doit être remesurée à chaque version du compilateur.

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Et si on ouvrait le capot de PostgreSQL ?

Benjamin Coenen — Supabase

  • Posture : « Je ne suis pas un expert PG » ; le speaker (Rust, Supabase) a appris les internals en deux mois, avec l'aide d'un LLM, pour son recrutement.
  • Sur disque : catalogues, OID, répertoires base, pg_wal, pg_xact, fichiers Free Space Map et Visibility Map ; pages de 8 Ko avec line pointers qui permettent de compacter sans toucher aux index.
  • Architecture multiprocessus : un process par connexion (100 par défaut, d'où les poolers), communication par mémoire partagée, background writer, checkpointer, autovacuum, WAL writer.
  • MVCC et VACUUM : xmin/xmax et snapshots déterminent la visibilité ; un DELETE ne libère rien tant que le vacuum n'est pas passé, qui gèle aussi les vieux tuples contre le wraparound.
  • WAL : seule écriture synchrone ; après un crash, on rejoue depuis le dernier checkpoint.
  • Lecture critique : talk volontairement simplifié, sans questions ; quelques approximations à l'oral (identifiant de transaction présenté sur 64 bits, alors qu'il est sur 32 bits selon la documentation PostgreSQL, à laquelle le speaker renvoie lui-même).

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Le Terminal Contre-Attaque : TUI 2 le retour !

Thierry Chantier — Dataiku

  • Suite du talk de 2025 : rappel des bibliothèques TUI par langage (Rich et Textual en Python, Bubble Tea et Charm en Go, Ratatui en Rust).
  • Nouveautés : PHP-TUI (inspiré de Ratatui), dont la démo avec la CLI 1Password a échoué en direct (« Paye ta démo »), et TamboUI en Java, lancé à l'été 2025 par Cédric Champeau « à base de prompt » (nom en transcription incertaine).
  • Démo robot : un robot de Pollen Robotics piloté au clavier depuis une TUI Java, via un wrapper d'API généré « à 75 80 % » par IA puis corrigé.
  • Message final : « Gardez la passion (...) s'il y a pas la passion, je pense qu'on est dans la merde avec l'IA ».
  • Lecture critique du speaker : rafraîchissement « moins élégant » qu'en natif, bug visible sur la démo complète, JavaScript laissé pour une V3.

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Lightpanda, le browser web headless, épisode 3

Pierre Tachoire — Lightpanda

Retours : Guenaelle De Julis (speaker, citation dans son talk)

  • Le projet : navigateur headless open source écrit en Zig, sans rendu graphique, avec V8 et CDP ; 5 personnes à plein temps, 35 000 stars, plus de 55 contributeurs, environ 2 000 téléchargements par jour.
  • Réécriture du DOM : abandon de bibliothèques C héritées pour un DOM en Zig et le parseur HTML de Servo, ce qui débloque custom elements et shadow DOM.
  • Nouveautés : export Markdown, serveur MCP natif, WebDriver (Selenium) et BiDi, multithread, adblocker, métriques Prometheus. Benchmark live sur 940 pages : environ 85 Mo de pic mémoire contre environ 2 Go pour Chrome.
  • Éthique du scraping : pas d'usurpation de user agent, option robots.txt ; l'équipe a reçu des plaintes de sites visés par « des millions de requêtes ».
  • Lecture critique du speaker : la 1.0 est « plutôt marketing », il reste « pas mal de vulnérabilités », et rien n'empêche un fork de contourner les protections. Le lendemain matin, Guenaelle De Julis (DataDome) cite Lightpanda parmi les outils des attaquants.

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Fichiers (LaSuite) : état des lieux, enjeux, perspectives

Lucie Termignon — DINUM

  • Le produit : stockage, partage et coédition pour les agents de l'État, fork de Docs (Django, React, licence MIT), en production depuis un peu plus d'un an : 15 To, 3,7 millions de documents.
  • Combattre l'« entropie documentaire » : principe de parcimonie, « donner accès plutôt que dupliquer », partage par lien au cœur du produit.
  • Interopérabilité : coédition OnlyOffice et Collabora via WOPI, liens avec Docs, Grist, Visio et Tchap ; à terme, un système de droits commun à Docs et Fichiers, « décentraliser le stockage mais unifier le partage ».
  • Lecture critique de l'oratrice : l'absence d'« espace de travail » est « parfois reprochée » et la synchronisation des droits entre produits est « une complexité réelle ».

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Comment créer une extension de navigateur en 2026 ?

Nirina Rabeson — Exotec

  • Le besoin : injecter un clavier tactile dans une page SSO qu'on ne contrôle pas, sur des postes opérateurs sans clavier (robotique logistique).
  • WXT retenu parmi les frameworks d'extension, « très inspiré de Next » : TypeScript, rechargement à chaud, un entry point par fonctionnalité.
  • Déploiement et configuration : installation forcée dans l'image Docker, URL du backend fournie par des managed policies Chromium (schéma « planqué dans la doc »).
  • Tests de bout en bout dans un testcontainer (Chromium, Playwright, Xvfb).
  • Lecture critique de l'oratrice : Firefox « casse tout le temps », les pages d'authentification en SPA compliquent l'injection, et l'approbation des stores ne garantit rien.

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C'est qui le patron ? Comprendre la gouvernance des projets Open Source

Florent Zara — Fondation Eclipse

  • Ouverture : la démission de Guido van Rossum en 2018, après le flamewar sur l'opérateur morse, pose la question « qui est en charge maintenant du projet ? ».
  • La gouvernance, « architecture invisible » : la licence fixe les règles juridiques, la gouvernance dit qui décide. Deux axes à croiser : qui a l'autorité (BDFL, mainteneurs, éditeur, fondation) et comment on décide (do-ocratie, consensus, élection) ; « il y a pas de modèle pur ».
  • Risques des projets d'éditeur : CLA, verrouillage, changements de licence (Terraform et OpenTofu, Elastic, Gitea et Forgejo) ; une fondation garantit que le projet « ne peut pas redevenir propriétaire », au prix de la lenteur.
  • Nouveau volet : la politique IA : certains projets interdisent le code généré, d'autres l'acceptent sous responsabilité du contributeur ; 88 % de 2 000 dépôts étudiés n'ont aucune règle.
  • Conseils : lire GOVERNANCE.md, CONTRIBUTING.md et MAINTAINERS, vérifier la marque et le bus factor. Il rebondit sur le modèle à trois sphères de Samuel Paccoud et sur son projet de fondation.
  • Lecture critique du speaker : il reconnaît avoir « un peu perdu » la salle par la densité, et un biais pro-fondation.

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Mémoire à tores de ferrites

Marc Chevaldonné — Université Clermont Auvergne

  • Avant la RAM : cartes perforées, tambours, lignes à retard à mercure, tubes de Williams ; l'unité centrale passait « la plupart de son temps à attendre que les données arrivent ».
  • La physique : l'hystérésis d'un matériau ferromagnétique garde la mémoire d'un état, d'où un bit non volatil ; la lecture est destructive et oblige à réécrire.
  • Trois inventeurs presque simultanés : An Wang, Jan Rajchman (RCA) et Jay Forrester (MIT, Whirlwind), puis une bataille de brevets récupérés par IBM ; le MIT obtient 13 millions de dollars en 1964.
  • Règne de 1955 à 1975 jusqu'à la RAM d'Intel ; les tores restent dans Saturn V pour leur résistance aux radiations, et le tissage manuel n'a jamais pu être automatisé.
  • Lecture critique du speaker : il simplifie, reconnaît des slides faites « à l'arrache » et une source unique sur certains épisodes, « à prendre avec des pincettes ».

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Ma plateforme DevOps est devenue intelligente : récit d'une agentification sur-mesure

Adrien Gooris — Michelin, Lucas Drago — Michelin

  • Contexte : la Software Factory de Michelin (GitLab self-managed, 5 000 utilisateurs actifs, environ 3 000 applications), déjà présentée à Volcamp 2025. Principes : portabilité vers d'autres forges, compatibilité Community Edition, pas de GitLab Duo.
  • Trois architectures successives : n8n (« un très bon PoC mais elle ne me plaît pas »), puis tout dans GitLab CI avec Codex et Azure OpenAI, qui sature Sidekiq car 90 à 99 % des pipelines ne font rien.
  • Solution retenue en production : des hooks système collectés par OpenTelemetry vers Kafka, un event processor Spring Boot qui ne déclenche la CI qu'au besoin ; les mêmes topics alimentent triage bot, Renovate, métriques SDLC et audit.
  • Démo : une issue est triée, assignée à l'agent, Codex ouvre une merge request, un agent de revue la commente.
  • Leçons : « arrêtez de tabasser votre API », passer à l'événementiel, rester flexible (« notre architecture a bougé trois fois »).
  • Lecture critique des speakers : pas encore de mesure du gain sur le lead time ni du coût LLM, sécurité à durcir (scope des tokens, prompt injection), observabilité des agents à construire.

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MCP UI, React et LLM : comment créer son App dans Claude & ChatGPT

Mathieu Mure, Mickael Alves — Zenika

  • Format : live coding mis en scène en Batman et Robin, d'un serveur MCP (SDK officiel, Streamable HTTP, Fastify) jusqu'à une app affichée dans Claude et ChatGPT.
  • La description du tool est « ultra importante » : c'est ce que l'agent lit pour choisir ; réponse en texte et en structuredContent validé par un schéma Zod.
  • MCP Apps (ex-MCP UI) : une ressource HTML et React buildée avec Vite, affichée dans une iframe sandboxée. Premier échec en production : la Content Security Policy, qu'il faut déclarer dans les métadonnées.
  • Séparer données de l'agent et du widget : les données lourdes passent dans _meta, lu par l'iframe mais pas par l'agent, pour ne pas saturer le contexte ; OAuth et tools réservés au widget complètent le tableau.
  • Lecture critique des speakers : outillage « encore un poil fragile », champs requis sans utilité claire (« J'en ai aucune idée, mais c'est nécessaire »), d'où la recommandation d'un framework open source (Skybridge d'Alpic, nom en transcription incertaine).

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Java et Kubernetes : les conseils de l'oncle Charles (et Jean-Michel)

Charles Sabourdin, Jean-Michel Doudoux

  • Images : couches ordonnées du moins au plus changeant, JRE ou jlink, multi-stage et distroless, pas de root ; d'environ 680 Mo (Maven et JDK) à environ 75 Mo (jlink sur Alpine, attention à l'absence de glibc).
  • Cycle de vie : sondes startup, readiness et liveness distinctes, graceful shutdown sur SIGTERM ; alerte sur les variables d'environnement visibles en clair dans les enregistrements JFR.
  • Ressources : la JVM consomme du CPU pour le GC et le JIT, donc « un petit service REST, je mets un CPU » est un piège ; « ne mettez pas la même valeur aux limites et le heap ».
  • Ergonomics : avec peu de CPU et de mémoire, la JVM choisit Serial GC et ses longues pauses ; régler MaxRAMPercentage et ActiveProcessorCount, et arbitrer débit, empreinte et latence (« on peut jamais avoir les trois »).
  • Démarrage : CDS, cache AOT, surprovisionnement ; GraalVM native image est « imbattable » au démarrage mais double la charge de test.
  • Leitmotiv : « Mesurez, ne devinez pas » ; talk très dense, slides sautées faute de temps.

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OpenTelemetry : la fondation indispensable pour vos architectures IA

Nicolas Raymond — CGI

  • Constat : avec des agents, le chemin d'exécution n'est connu qu'au moment de l'exécution et change d'un run à l'autre ; pour enquêter, il faut des faits.
  • OpenTelemetry, langage commun pour traces, métriques et logs, à enrichir de contexte métier (« plus de données ne veut pas dire plus de compréhension ») ; OTel « n'est pas votre backend d'observabilité ».
  • Démo .NET : un agent de diagnostic qui n'accède à la stack Loki, Tempo et Mimir que par des outils MCP bornés aux requêtes figées, plutôt que « remplacer un grep par notre agent ».
  • Observer l'agent lui-même : conventions GenAI (modèle, tokens), coût, chemin d'outils, variance entre runs, pour juger un changement de modèle (« avoir l'impression que ça marche mieux, c'est pas suffisant »).
  • Garde-fous : durée maximale, budget de tokens et de coût, nombre d'outils limité (démo d'un agent interrompu au 3e appel).
  • Lecture critique du speaker : OTel apporte de la visibilité, pas du contrôle ; les conventions GenAI sont encore immatures et « quelques runs en démo ne suffisent pas ».

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Profiler les bots comme un ailier analyse une mêlée

Guenaelle De Julis — DataDome

  • Contexte : verdict humain, bot ou agent IA en environ 2 ms ; plus de 500 000 règles actives, environ 100 grosses attaques par jour. MITRE ATT&CK est jugé inadapté à la fraude HTTP et « complètement obscur » pour les clients.
  • Des « threat markers » : environ 500 signaux ramenés à 40 marqueurs qui décrivent les outils de l'attaquant (réseau, serveur, client, comportement), avec labellisation automatique des règles.
  • Deux scores sur 10 pour les décideurs : évasion (qualité du déguisement) et adaptabilité (rotation des empreintes).
  • Usages : suivre un attaquant qui pivote, choisir entre bloquer et challenger, repérer une campagne multi-clients (billetterie). Les règles viennent du machine learning, pas de l'IA générative (« elle est pas créative »).
  • Lecture critique de l'oratrice : le framework ne dit ni « qui » ni « pourquoi », un échantillon de 350 attaques « n'est pas forcément représentatif », et un changement radical d'outil fait perdre le suivi.

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On a arrêté de bricoler nos specs : ce que l'IA a changé dans notre façon de travailler en petite équipe

Pierre Boissinot

  • Déclencheur : 800 lignes cohérentes et testées générées un vendredi, jetées le lundi, faute de spec. Un humain pose des questions ; un agent « va faire des devinettes (...) et il va pas vous le dire ».
  • Thèse : l'IA n'a pas créé l'exigence de spec claire, elle l'a « rendue visible et obligatoire » ; le mode plan ne suffit pas car tout se perd en fin de session.
  • OpenSpec (choisi pour son approche CLI et par deltas, applicable à l'existant) : explore, proposal avec « non-goals », design avec alternatives rejetées, specs en Gherkin, tasks ; « une spec c'est un contrat de comportement, ce n'est pas un plan d'implémentation ».
  • Adoption : SDD seulement pour les changements non triviaux, une PR par changement de spec, revue humaine d'abord sur les specs ; l'agent doit signaler ses écarts (« ce qui est grave c'est de pas le voir »).
  • Effet : le build rétrécit, le temps gagné va au design et aux cas limites, les métiers se rapprochent autour des mêmes artefacts.
  • Lecture critique du speaker : il cite le reproche du « retour du Waterfall » (Marmelab) et liste ses points ouverts : spec drift, spec bloat, fatigue de revue, bus factor d'OpenSpec (2 mainteneurs), pas encore de projet from scratch.

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Sécurité des LLM : comprendre les risques pour mieux s'en protéger

Nicolas Foussard

  • Panorama des vulnérabilités : biais et stéréotypes (traduction de « doctor » et « nurse »), contenus toxiques, hallucinations complaisantes (des « écrans à plasma lunaire »), divulgation d'informations personnelles et jailbreaks par prompt injection.
  • Techniques d'injection : ignorer les instructions, faux changement de contexte, jeu de rôle (« tu es scénariste »), typographie détournée, encodages (base64, morse) ; appliquées à un agent, elles détournent ses appels d'outils vers les bases et les serveurs.
  • Risques : réputation (le chatbot Chevrolet qui vend une voiture 1 dollar, Grok), coûts directs en tokens et indirects, responsabilité légale (Air Canada condamné en 2024 pour les propos de son chatbot).
  • Tester avec des outils de red teaming (Giskard, Promptfoo, DeepEval, Garak, noms approximatifs dans la transcription), Giskard générant ses questions à partir du contexte de l'application.
  • Se protéger sur quatre volets : choix du modèle, filtres de sécurité en entrée et en sortie, prompt système (encapsuler l'entrée utilisateur, balises XML), privilèges stricts sur les outils.
  • Lecture critique : un talk d'introduction volontairement « débutant » ; un participant ajoute les paquets npm malveillants au nom proche installés par un agent, l'orateur cite aussi les serveurs MCP.

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Ethics as Code : mettre l'éthique en prod

Hélène Gebel — Sopra Steria, Yann Gloriau — Sopra Steria

  • Format interactif : la responsable éthique du groupe et le directeur technique de l'ingénierie logicielle de Sopra Steria partent du dilemme de la voiture autonome, voté par la salle, pour montrer que l'évidence (épargner l'enfant) dépend de la culture.
  • L'éthique n'est ni la morale, ni la loi, ni la conformité : c'est un questionnement qui arbitre entre valeurs et principes (transparence, non-discrimination) ; l'AI Act fixe un cadre mais ne dit pas quoi faire devant son écran.
  • Combien de lignes de code pour discriminer ? Une seule (un filtre de mots qui refuse un vrai nom de famille), voire zéro : un LLM qui décrit le PDG type du CAC 40 reproduit une réalité inégalitaire, d'où un débat avec la salle sur le fait de corriger ou non les réponses.
  • Remplacer les juniors par l'IA : possible techniquement et moins cher à court terme, mais qui formera les générations suivantes et financera les retraites ?
  • Dire non au client : refuser un cache qui ne servait qu'à passer un test de performance mal conçu (« sommes-nous payés pour obéir ou pour faire preuve d'esprit critique ? »), au prix, parfois, d'être écarté d'un projet.
  • Les speakers constatent que de grands clients européens notent désormais des critères éthiques distincts de la RSE (charte IA, gouvernance éthique) dans leurs appels d'offres.
  • Lecture critique : aucune réponse toute faite (« il n'y a pas de bonne réponse ») ; résumé établi à partir d'un transcript automatique traduit, de qualité médiocre.

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Wrap, Reshape, or Redesign : adapter vos APIs existantes à un monde d'agents

Horacio Gonzalez

  • D'après le descriptif officiel uniquement (vidéo publiée le 8 octobre, transcript bloqué par YouTube) : pendant vingt ans, les APIs ont été conçues pour des humains qui compensent, en lisant la doc, en devinant les conventions et en repérant les opérations dangereuses.
  • Leur deuxième consommateur, l'agent LLM, ne compense pas : il prend les descriptions au pied de la lettre, choisit la mauvaise action avec assurance et ignore les limites opérationnelles jamais déclarées.
  • La réponse naïve (exposer l'API existante avec quelques descriptions d'outils) ne suffit pas. Le talk propose trois stratégies : exposer tel quel (wrap), remodeler en outils plus étroits, orientés intention (reshape), ou refondre quand l'agent révèle un défaut de conception (redesign).
  • Annoncés : des cas avant/après tirés d'une plateforme en production, les compromis de chaque stratégie, et l'idée que concevoir pour les agents améliore souvent la plateforme pour les humains.
  • Lecture critique : contenu réel du talk non vérifié ; le descriptif rejoint l'approche des outils MCP bornés défendue par Nicolas Raymond (CGI).

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Mes 1001 Heures avec Vault : de Vault à OpenBao, récits de survie d'un SRE

Jérôme Masson — NumSpot

  • Contexte : le speaker travaille sur Vault depuis 2019, en version open source puis Enterprise chez des partenaires HashiCorp, et sur OpenBao depuis janvier chez NumSpot. Il rappelle le passage de Vault en licence BSL (2023), qui interdit de revendre un gestionnaire de secrets bâti dessus, puis le rachat de HashiCorp par IBM, qui a inquiété ses clients ; OpenBao est le fork de la dernière version open source.
  • Acte 1, données de santé : un audit de 10 jours étalés sur 3 mois produit environ 90 recommandations, des plus simples (haute disponibilité avec le backend Raft) aux plus sensibles : policies du moindre privilège, ne jamais délivrer les deux éléments d'authentification par le même canal, et ne pas garder de token root. Seul blocage : la limite de 32 Mo du chiffrement en transit, contournée avec un en-tête portant la version de clé sur des fichiers de plusieurs Go.
  • Démo du token root : généré dans une CI, sans expiration et visible dans les logs du runner, il donne tout. « Si je prends tes logs de CI, je te récupère un token root » ; et une personne capable de desceller seule le coffre est root de fait.
  • Les limites d'une mission courte : une configuration complète livrée en 20 jours (stack Ansible et Terraform publiée en open source), mais transmettre 2 à 3 ans de connaissance à une équipe de trois personnes en 20 jours est « impossible ».
  • Acte 2, Vault Enterprise dans une agence de l'État : 70 jours prévus, environ 200 réalisés ; des recommandations matérielles jugées démesurées (des dizaines de VM avec la reprise d'activité) renégociées, tout en Terraform et scripts shell en air gap, une personne du SOC formée au DevOps, puis une migration d'urgence des certificats après l'arrêt d'une autorité de certification française. « Le technique c'est toujours 30 % d'un projet et 70 % c'est de l'humain. »
  • Acte 3, OpenBao : les namespaces existent mais « c'est pas vraiment sécurisé comme on pourrait l'avoir dans la version enterprise » ; la reprise d'activité passe par un backend PostgreSQL ; démo d'un namespace forcé par point d'accès via Nginx (réécriture d'URL), pour des bulles SecNumCloud. Arguments du changement : coût des licences par siège et souveraineté face à IBM.
  • Lecture critique : un REX dense, démos coupées faute de temps (renvoyées vers un lab publié), chronologie Vault, BSL, IBM et OpenBao un peu confuse à l'oral.

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Toi aussi lance toi et contribue à un projet open source !

Thomas Jouve — Sopra Steria

  • Point de départ : dans son homelab Kubernetes, ExternalDNS alimente un Pi-hole ; une mise à jour faite « yolo », sans lire les release notes, casse tout, car Pi-hole a refait son API. Une issue est déjà ouverte et une vingtaine de personnes attendent le correctif.
  • Se lancer : architecte Java chez Sopra Steria, il propose de s'en charger en Go, malgré la pression d'un projet suivi par des milliers d'utilisateurs. Le parcours ressemble au travail (fork, tests, doc, merge request, pipeline), mais les mainteneurs sont très exigeants sur le nombre de lignes : le contributeur repart, eux restent responsables du code.
  • Le coauteur inconnu : un contributeur sans historique propose d'aider sur les tests ; le speaker pense à XZ Utils, enquête et le retrouve dans un débat OpenTofu contre le retrait d'un fournisseur de mail russe.
  • La CLA : le coauteur refuse de signer la clause de sanctions de la CLA (listes du Trésor américain) ; Thomas Jouve réécrit ses commits et les porte sous son nom, à ses risques. Il s'interroge : et si un jour les Européens figuraient sur cette liste ? Un code qu'on ne peut plus modifier est-il encore libre pour tous ?
  • Conseils : choisir un sujet qui vous bloque ou vous tient à cœur, contribuer aussi par la doc et les issues, prévenir son employeur et utiliser ses ressources personnelles, se souvenir que son nom et sa réputation sont engagés, et écrire court : avec les LLM, « plus je suis succinct et mieux c'est ».

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Ce que les développeurs haut niveau peuvent (re)apprendre des dev embarqués

Damien Hackett

  • Le speaker : développeur Linux embarqué depuis plus de 13 ans (C, C++, Rust), en mission chez un industriel de l'équipement électrique à Grenoble.
  • L'embarqué a toujours vécu dans un monde fini : mémoire, CPU et énergie fixés par la carte, impossibles à augmenter chez le client. Le développement haut niveau, libéré par la loi de Moore, redécouvre ces limites avec la pénurie de RAM, et l'accélération par l'IA pourrait aggraver la dérive.
  • Optimiser régulièrement : en embarqué, la carte faisait office de CI (le programme ne rentre pas ou plante). Il conseille une boucle d'optimisation après le TDD et le refactoring, des « semaines oxygène » pendant les ponts, et d'optimiser aussi la chaîne CI/CD. Exemples : Voyager 2, la racine carrée inverse de Quake, et Cloudflare qui aurait libéré environ 100 To de RAM en resserrant ses structures (chiffre du speaker).
  • Le mindset industriel : minimiser le prix de revient, faire simple (KISS, philosophie Unix), trier les features par risque et impact, mini-itérations dans un cycle en V imposé par les normes, distinguer vérification (conforme à la spec) et validation (la fonction est atteinte). Le nucléaire préfère des processeurs anciens aux bugs connus : « des fois le legacy a du bon ».
  • Convergence IT/OT : l'informatique industrielle gagne en connectivité et doit rattraper la cybersécurité ; l'IT cherche la stabilité de l'OT.
  • En questions, sur la surface d'attaque : l'air gap n'a jamais été une vraie protection (Stuxnet) ; avec le Cyber Resilience Act, secure boot et mises à jour signées deviennent obligatoires, ce qui place selon lui l'embarqué « presque plus en avance » que les applications qui importent des paquets non vérifiés.

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Les quêtes secondaires, ça n'est pas que dans les jeux vidéo !

Virginie Pageaud

  • Point de départ : bénévole au Snowcamp (Grenoble), où elle organise le tremplin qui accompagne six futurs speakers, Virginie Pageaud y a appris à communiquer court (visuels pour les réseaux), à piloter un mini-projet d'un an et à relancer, ce qui l'a aidée quand elle a dû coordonner des équipes au travail.
  • Le mentorat révèle ses propres compétences et casse la barrière junior/senior : elle a mentoré des personnes plus expérimentées qu'elle. À reproduire en entreprise en confiant l'accueil des nouveaux à ceux arrivés un ou deux ans plus tôt. Porter le gilet d'organisatrice lui a aussi appris à « jouer un rôle » et à s'affirmer.
  • Pourquoi ça marche : la sécurité psychologique (Amy Edmondson, études sur les équipes hospitalières ; projet Aristotle de Google, où elle arrive en premier critère d'efficacité). Les loisirs et le bénévolat offrent plus facilement ce cadre que le travail, où les enjeux sont plus lourds.
  • Comment ça se transfère : transfert vertical ou horizontal, décontextualisation puis recontextualisation (Jacques Tardif). Les connaissances conditionnelles (savoir quand utiliser quoi) naissent de la pratique répétée ; les personnes en reconversion excellent dans ces analogies (éducation canine, cuisine, maroquinerie).
  • Trouver ses quêtes : partir de ce qui fait envie, évaluer ses ressources (temps, argent, seul ou en groupe), « c'est OK de pas vouloir faire du bénévolat », et valoriser ces activités sur son CV en expliquant ce qu'elles apportent.
  • En questions, interrogée sur des besoins spécifiques de sécurité psychologique en tant que femme, elle dit ne pas avoir rencontré de difficulté dans ses loisirs ni au travail, « dans d'autres cadres, on rencontre ça ».

Vendredi 2 octobre

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Keynote jour 2 : quel monde sommes-nous réellement en train de construire ?

Julien Briault — Restos du Cœur (bénévole)

  • Point de départ : bénévole aux Restos du Cœur, où il a lancé le « Cloud du Cœur » (17 personnes), le speaker part d'une petite décision, le SSO pour environ 35 000 utilisateurs : « Pour nous c'est juste une simple décision technique. Pour quelqu'un d'autre, c'est sa journée. »
  • Le serveur dont personne ne voulait : du matériel donné (dont des disques d'un site Michelin) a permis un cloud sur trois régions ; il compte les économies en repas, jusqu'à un total annoncé de 12 millions.
  • Notre expertise est rare : « 2 heures d'expertise » peuvent valoir « 5 ans d'impact » pour une association, y compris pour « dire non à Kubernetes pour héberger un site PHP ».
  • Partager plutôt qu'être indispensable : « être indispensable, c'est complètement différent d'être utile » ; tout est documenté pour que d'autres puissent reprendre.
  • La technologie multiplie, elle n'améliore pas : exemples d'IA qui rendent des heures aux bénévoles (tri de photos, contrôle des chambres froides) ; les Restos sont passés de Microsoft et AWS à l'open source. « Chaque choix technique est un vote. »
  • Lecture critique : un participant objecte que les mêmes gains de productivité mènent à des licenciements en entreprise ; le speaker concède que « ce que j'ai appliqué au resto, j'aurais pas pu l'appliquer » chez son employeur.

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Votre architecture cloud est en réalité un organigramme

Horacio Gonzalez

  • D'après le descriptif officiel uniquement (vidéo publiée, transcript non récupéré) : chaque choix d'infrastructure (Kubernetes, PaaS, serverless, VM) est aussi un choix organisationnel : qui est réveillé à 3 h du matin, combien de temps pour qu'une recrue livre, quels profils recruter.
  • Le talk déploie une même application sur quatre modèles d'infrastructure pour montrer quatre organigrammes différents et des coûts absents de la facture cloud.
  • Il propose de choisir l'infrastructure avec une matrice de modèle opérationnel (charge cognitive, structure d'équipe, astreintes) plutôt qu'une matrice de fonctionnalités.

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Pendant que je dors, mon agent livre. Retour sur 80+ features en 5 semaines

Rafik Ferroukh

  • Contexte : un projet personnel (plateforme d'envoi de colis entre particuliers) construit avec « zéro ligne de code écrite à la main » ; le vibe coding a vite tourné en boucle, et n'est « pas reproductible et industrialisable » en entreprise.
  • Boucle Ralph : un PRD découpé en user stories JSON, un script relance une instance fraîche de Claude Code par story, avec un commit par story et une mémoire dans un fichier de progression ; « Je ne cherche pas un agent plus malin ».
  • Chiffres annoncés : plus de 80 features en 5 semaines, une feature multidevise de 19 stories livrée en 3 nuits ; démo live d'une feature choisie, dont le PRD est challengé par un skill.
  • Économiser le contexte : RTK filtre la sortie des commandes (33,6 % d'économie mesurée, mais « 30 % sur ce que gère RTK »), Caveman réduit la sortie du modèle (-22 % sur 12 stories) ; « Si le test n'est pas vert, on finit pas ».
  • Lecture critique du speaker : un seul projet, qualité du code laissée « à vous de juger », Ralph ne découpe pas en modules à votre place. Même talk donné la veille à la WAX conf.

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La documentation, ce nouveau langage de programmation

Xavier Gorse

  • Constat d'une agence de 20 ans : la documentation n'a « jamais » survécu au build ; avec les agents, une doc périmée devient pire qu'avant car ils s'appuient dessus.
  • Doc en Markdown dans le dépôt, même cycle de vie que le code : produit (PRD, glossaire, personas), technique, décisions (ADR, dette acceptée), stories passées et backlog.
  • Workflow imposé par des commandes Claude Code maison : intention, draft avec agents experts cloisonnés (PO, UX, architecte, QE), plan de 40 à 50 tâches, dev, puis capitalisation qui propose 5 à 10 mises à jour de doc (70 % acceptées).
  • Effets : le code devient la plus petite étape (moins d'une journée sur 5 à 6), moins de retours en recette ; gain global « peut-être 10, 30 % » « alors qu'on a divisé le temps de dev par 10 ».
  • Lecture critique du speaker : charge cognitive « épuisante » (« on nous a enlevé les moments de forme »), ratio PO/dev bouleversé, revue de code remise en question, montée en compétence des juniors non résolue ; « l'impact, il est avant tout organisationnel ».

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Du chaos à la confiance : dompter un legacy complexe, test après test

Alix Olphe-Galliard

  • Départ : « 200 versions par an et zéro test d'intégration », « nos clients sont nos plus fidèles testeurs », sur une application de plusieurs centaines de milliers de lignes pour des garagistes.
  • Verrou dans la CI : seules les versions validées par les tests entrent dans une whitelist, sinon le déploiement échoue.
  • Commencer petit : 5 tests d'API Postman sur un environnement remonté chaque matin, puis des tests front Selenium priorisés par les PO ; plus de 1 000 tests en 3 ans.
  • Lecture critique de l'oratrice : moins de versions partent en production, et plus lentement ; le TDD n'est pas encore à l'ordre du jour.

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Un capteur de distance pour donner la température

Romain Pouillard — Institut Pascal

  • Idée : inverser la formule du sonar ; si la distance est connue, la vitesse du son donne la température (capteur HC-SR04, Arduino, thermomètre de référence).
  • Résultats : environ un échantillon sur dix est bon, entre 0 et 30 °C seulement ; l'estimation de l'humidité par l'atténuation du signal « ne fonctionne pas encore », démo live bruitée.
  • Anecdote : Pierre Raufast, speaker du jour, avait publié une idée proche dans Programmez.
  • Lecture critique du speaker : un dispositif pédagogique, que les industriels ne voudraient pas (un capteur thermique coûte moins cher).

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Les cyberattaques dans les films de Science-Fiction

Pierre Raufast — Michelin

  • Grille de lecture : la cyber kill chain et la matrice MITRE ATT&CK ; une attaque prend « de 5h jusqu'à 9 mois », avec des acteurs qui revendent les accès d'une étape à l'autre.
  • Star Wars : R2D2 est « une simple clé USB » (exfiltration par support physique) ; Battlestar Galactica illustre la sécurité par l'obsolescence.
  • La scène jugée crédible : Trinity dans Matrix Reloaded (poste non verrouillé, Nmap, vraie faille SSHv1 de 2001) ; WarGames montre war dialing, OSINT et devinette de mot de passe.
  • Risques systémiques : les droïdes dépendants d'un vaisseau de contrôle renvoient au kill switch et à la panne CrowdStrike de 2024 ; question ouverte du patching face à l'« avalanche de patchs » produite par les IA de détection.
  • Lecture critique du speaker : les films qui respectent toute la chaîne sont « assez rares », et le « petit hacker à capuche » est un cliché, le cybercrime fonctionnant comme de « vraies PME ».

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Assistant IA pour le code : comment ça marche ? J'en ai codé un !

Xavier Nopre — AlpesCraft

  • Démystification : un LLM n'a pas de mémoire, chaque échange renvoie toute la conversation en JSON, d'où la croissance du contexte.
  • Les tools, « truc magique » : actions décrites dans le prompt système (lire, écrire, exécuter), détectées et exécutées par l'assistant ; le format XML a bien mieux marché que le JSON. Coût avec Claude : environ un centime la requête.
  • Démo live : l'agent génère, exécute (après confirmation, une protection qui relève de l'assistant et pas du LLM) et corrige un bug, non sans détours inutiles.
  • Skills et MCP maison : les skills se chargent à la demande, alors que chaque serveur MCP gonfle le prompt système (« si j'ai 10 serveurs MCP, le système prompt il explose »). Une clé d'API cachée a fuité via la demande d'un poème.
  • Lecture critique du speaker : non-déterminisme « frustrant », « l'intelligence, elle est vraiment dans le LLM » ; il n'a pas utilisé le function calling natif et son expérience date d'environ un an.

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Full Agentic ou rien : quand une équipe confie son legacy à une factory d'agents IA

Kévin Beaugrand — CGI

  • Règle du jeu : « zéro ligne de code modifiée par un humain » pour moderniser une application en production (Java ancien, GWT, Oracle vers PostgreSQL, batchs PL/SQL), avec Spec Kit, Kiro et AWS Transform.
  • Bilan annoncé : environ 10 000 fichiers de rétro-spécification, 170 000 lignes modifiées, 95 jours, à peu près la moitié du chiffrage initial ; déploiement en conteneurs sur Azure.
  • Les trois mensonges de l'agent : des batchs migrés jamais déclenchés, un millier de tests verts aux « mocks complètement vides », « 826 000 appels SQL » au run.
  • Capitaliser : un hook déclenche un retour d'expérience à chaque fin de session, puis un agent réorganise les consignes (33 au final), réutilisables car le client a 1 500 applications de ce type ; une TMA agentique suit, avec reprise humaine après deux revues ratées.
  • Coûts : environ 200 € consommés par développeur et par mois sur 1 000 budgétés, mais un coût « multiplié par 10 » après un changement de tarif non annoncé du fournisseur.
  • Lecture critique : « en roue libre, certainement pas » ; un tiers du temps a servi à construire les agents. Un participant résume qu'on passe « d'une application legacy non maîtrisée à une application moderne non maîtrisée », ce que le speaker assume (« on ne sait pas maintenir l'application » sans IA).

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Zero Trust : pourquoi (et comment) chiffrer vos données avant de les envoyer au SGBD

Benjamin Georgeault — SensioLabs

  • Point de départ : les fuites récentes (DGFiP, environ 353 000 particuliers selon le rapport cité, Fédération nationale des chasseurs, Éducation nationale, hôpitaux) ; la question n'est plus « si » mais « quand ».
  • Zero Trust : réduire la confiance implicite, traiter l'interne comme l'externe, toujours vérifier. Parmi les cinq piliers de l'ANSSI (identité, équipement, réseau, application, donnée), le talk ne traite que la donnée et la confiance accordée au SGBD et à son administrateur.
  • Où chiffrer : au repos et en transit, le SGBD voit encore la donnée en clair ; pgcrypto fait même voyager la clé jusqu'au serveur. La documentation PostgreSQL recommande elle-même le chiffrement applicatif si l'on ne fait pas confiance au DBA ou à l'hébergeur.
  • Mise en œuvre : le composant expérimental KeyManagement de Symfony 8.2 (sortie annoncée fin novembre ; AWS, Azure, Google Cloud, Vault, ou Sodium et OpenSSL en local) et un type Doctrine encrypted_string, avec chiffrement par enveloppe : ni le KMS ni PostgreSQL ne voient la donnée en clair.
  • Rechercher malgré tout : le chiffrement non déterministe empêche le WHERE ; Symfony retient le blind index (empreinte calculée avec une clé dédiée, normalisée pour un e-mail, un domaine ou un téléphone), à réserver aux champs à forte diversité à cause des attaques par fréquence. MongoDB propose déjà un chiffrement côté client interrogeable.
  • Limites listées par le speaker : rien contre une application compromise, perte de la clé principale fatale (d'où l'option de deux KMS), migration coûteuse de l'existant, ne pas tout chiffrer. En questions, les agrégats SQL (moyenne, max) sur données chiffrées restent impossibles, et un participant soulève le risque des rainbow tables.

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Spring Modulith en vrai : REX d'une migration, arbitrages et limites

Florian Cahais

  • Contexte : un POC d'abonnement de pneus pour Michelin parti en production, devenu en 2 ans un backend de 10 000 lignes et 30 tables où « tout est mélangé », avec une équipe de 4 développeurs.
  • Pourquoi pas des microservices : petite équipe, aucun besoin de déploiement séparé ; Modulith, « c'est comme des microservices sans la partie où on pleure dans Grafana à 3h du matin ».
  • Découper par le métier : deux semaines à trois sur les flux utilisateur, validées par le métier, et trois règles (une donnée a un seul propriétaire, chaque relais de donnée est une frontière, un changement de vocabulaire signale un autre module). Résultat : 11 modules et un schéma par module, donc plus de jointures croisées.
  • Des frontières vérifiées au build (test verify, ArchUnit en dessous) plutôt que des règles d'architecture sur un wiki que « un compilateur ne lit pas ».
  • Événement ou appel direct : des événements transactionnels et des copies idempotentes quand personne n'attend ; quand un humain attend (un commercial qui crée un contrat), un appel synchrone via une interface écrite par le module consommateur, pour ne pas créer de cycle.
  • Un an de double run : trois états par module, synchronisation vers le legacy, bascule par une ligne de configuration côté front et un mois d'observation en production.
  • Lecture critique du speaker : le premier module a pris deux fois le temps prévu, des endpoints ont été oubliés, des algorithmes métier que « plus personne ne savait expliquer » ont dû être reproduits ; Modulith « n'a pas évité nos erreurs », il les a gardées à leur place.

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Houston, on a un problème avec ETCD

Alexandre Burgoni — Clever Cloud, Pierre Zemb — Clever Cloud

  • Rappel : etcd, base clé-valeur distribuée en Go (CoreOS, 2013), stocke tout l'état de Kubernetes ; tous les composants font du list and watch et gardent le cluster en mémoire.
  • Un modèle pensé pour le watch : le stockage est ordonné par révision, efficace pour suivre les changements mais lent pour les list, d'où un démarrage long de l'API server. Raft réplique sans partitionner : ajouter des nœuds n'ajoute aucune capacité.
  • Disproportion : un cluster vide pèse 2 à 3 Mo et environ 5 écritures par seconde, pour trois machines à opérer ; mutualiser etcd entre clusters crée des voisins bruyants (expérience d'astreinte chez OVH).
  • Les clouds réimplémentent l'API etcd (AWS, Spanner chez Google, ByteDance, Kine sur SQLite pour k3s), les mainteneurs de Kubernetes refusant tout autre backend ; Kubernetes n'utilise que cinq appels simples.
  • Leur solution, Materia etcd, bâtie sur FoundationDB (multi-tenant, transactionnel) : isolation par certificats et autorités dérivées par région, double modèle de données (list et watch) au prix d'une duplication, environ 45 transactions par seconde par cluster et un passage à l'échelle horizontal.
  • Lecture critique : talk assumé « un peu commercial » (offre Kubernetes de Clever Cloud en bêta, recrutement de SRE) et premiers benchmarks seulement.

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Modéliser pour un commun numérique : retour d'expérience sur l'Observatoire de l'ESS numérique

Nastasia Fouret

  • Contexte : consultante data indépendante et bénévole d'une association de l'ESS numérique (nom incertain dans la transcription), l'oratrice rappelle les trois piliers de l'ESS (utilité sociale, gouvernance démocratique, lucrativité encadrée) et ses statuts.
  • Une question sans réponse : combien de structures composent l'ESS numérique ? Une estimation « au doigt mouillé » de 300, pour un secteur « un peu invisible à lui-même », sans vocabulaire commun ni chiffre officiel.
  • Les données : SIRENE et données ouvertes, champ ESS mal renseigné, codes NAF imprécis ; le jeu passe de 3 000 à 6 000 puis 7 000 lignes au fil des filtres et des sources, avec un jeu de référence qui signale les structures perdues.
  • L'humain décide, pas le LLM : « qualifier, c'est pas classer » ; la labellisation se fait dans Label Studio par des personnes de l'ESS, pour que les structures puissent s'autodéterminer.
  • Principes techniques : simplicité (ni dbt ni Airflow, pour que deux salariées non techniques puissent reprendre), reproductibilité, open data, aucune donnée personnelle, traçabilité des sources et des décisions prises en comité.
  • Lecture critique de l'oratrice : pipeline encore sur son poste, enrichissement payant et IA envisagés pour tenir le volume, maintenance future non tranchée ; ouverture des données visée à horizon 2028 (date peu claire à l'oral).

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Girouette ou boussole : lire ses métriques sans perdre le nord

Veltin Dupont — Bigblue

  • La scène : revue du lundi, un taux de conversion à -12 %, chacun son explication ; la semaine suivante +6 %, et sur 20 semaines rien d'exceptionnel. Une variation semaine sur semaine ne dit presque rien : « deux points ne nous font pas un train ».
  • Distinguer variation routinière et exceptionnelle : l'amplitude ne suffit pas ; on risque soit de réagir au bruit, soit de rater un vrai signal.
  • La carte XmR (maîtrise statistique des procédés, née aux Bell Labs) : moyenne X, moyenne des écarts absolus MR, limites à X ± 2,66 × MR, calculées sur 12 à 20 points d'une période stable.
  • Trois règles d'alerte : un point hors limites, trois points sur quatre plus proches d'une limite que de la moyenne, huit points d'affilée du même côté.
  • Usage chez Bigblue : surtout éviter d'enquêter sur des variations qui n'en sont pas ; pour une série saisonnière ou en tendance, corriger les données ou recalculer par période. Ressources citées : Commoncog et Understanding Variation de Donald J. Wheeler.

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Refondre une expérience e-commerce grâce au Design Thinking et au Lean Startup

Alicia Cheynoux, Ombeline Sotty

  • Contexte : l'e-shop de L'Aventure Michelin, monté dans l'urgence pendant le Covid en 2020, fonctionne mais reste générique (« du blanc et du bleu »), sans accueil ni storytelling.
  • Design thinking avec tous les métiers dès le départ (direction artistique, UX, architectes, développeurs, marketing) : empathie (interviews, experience map), vision (accessible, mais surprenant, unique et authentique comme la visite du musée), idéation en divergence puis convergence.
  • Un prototype sans code : un moodboard imprimé en A3, testé une journée dans la rue à Clermont-Ferrand et à Lyon, pour limiter le biais de la ville Michelin.
  • Apprentissages : les gens préfèrent flâner et découvrir l'histoire plutôt qu'un site de vente en masse ; pour les lycéens interrogés, Michelin évoque d'abord les étoiles du guide, pas le pneu.
  • Suite : des développeurs recrutés et le Lean Startup pour mesurer ce qui est construit et pivoter si besoin.
  • Lecture critique : lightning centré sur la phase amont, sans résultat mesuré à ce stade.

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Oops, we did it again! Comment la GenAI nous fait répéter les erreurs du passé

Marie Crappe

  • Thèse : la data a mis des années à adopter versioning, tests et linters ; avec la GenAI, l'oratrice a une « sensation de déjà-vu » : on refait les erreurs du machine learning et du cloud.
  • Le cadrage d'abord : un projet SNCF bloqué deux ans parce que les data scientists optimisaient l'accuracy, alors que le besoin était le rappel sur une classe rare (les pantographes). Pour éviter « un cimetière de POC », savoir dire quel problème on résout et quel KPI on mesure.
  • Garbage in, garbage out, en mieux : son agent de reporting financier trimestriel ramène 4 à 5 jours de travail à 2 à 4 heures de relecture, grâce à deux ans de travail préalable sur l'entrepôt de données et la documentation de chaque champ.
  • La conduite du changement reste centrale : une prévision des ventes rejetée par les chefs de rayon ; des licences Copilot ou Claude distribuées sans formation ni ambassadeurs, sans effet à M+6. Contre l'ivresse « AI drunk », alterner exploration et production.
  • Keep it simple, stupid : chez vente-privee, un algorithme travaillé 5 mois par 6 personnes perd l'A/B test contre un simple classement par popularité ; le déterminisme reste explicable et peu coûteux.
  • Token economics : comme pour le cloud, crédits subventionnés puis vraies factures et pricing volatil ; mesurer qui consomme et router les appels selon la complexité.
  • Gouvernance des agents : la self-service BI avait mené à l'arrêt d'un entrepôt logistique quand la BI est tombée ; les agents créés partout appellent la même distinction entre usages perso, d'équipe et de production.
  • En questions, elle conseille de modéliser le scénario d'un token dix fois plus cher avant de remplacer des juniors, tout en doutant qu'on puisse freiner la « moissonneuse-batteuse ».

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A l'abordage du score Lighthouse !

Florian Leux — Back Market

  • Format : une aventure de pirates où la salle vote sur smartphone ; un site e-commerce de démonstration généré par IA obtient 38/100 au score Lighthouse, à remonter en cinq « jours », une métrique par jour.
  • Ce qu'est Lighthouse : un outil de simulation open source de Google (2016) ; le score de performance pondère la frustration (CLS 25 %, FCP 10 %, LCP 25 %, TBT 30 %, Speed Index 10 %), et Google évoque 24 % d'abandons en moins pour un site conforme.
  • Correctifs votés : réserver l'espace des images et ajuster les polices (CLS), alléger le chemin de rendu critique en remettant en cause les bibliothèques (FCP), mettre les données au régime avec un BFF (TBT), servir AVIF et WebP via la balise picture (Speed Index).
  • La « méthode de l'ombre » pour le LCP : une image qui couvre tout le viewport n'est pas comptée comme candidate, ce qui donne le score du texte avec l'impact de l'image, au risque d'un correctif ou d'une sanction de Google.
  • Résultat : de 38 à 88 en cinq jours de démonstration.
  • Lecture critique du speaker : Lighthouse est une « boussole », pas un tampon de mise en production, et trop volatil pour la CI (jusqu'à 15 points d'écart) ; Back Market suit plutôt les Web Vitals réels en RUM.

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Quantique : entre réalités et discours commerciaux

Martin Bombardelli — CGI (doctorant)

  • Bases : superposition, mesure probabiliste, intrication ; n qubits portent 2^n états, mais la mesure n'en renvoie qu'un : « c'est pas non plus magique ».
  • Écosystème : des algorithmes des années 90 et 2000, du matériel récent, des feuilles de route post-quantiques (France et États-Unis vers 2030, OTAN) et des plans nationaux chiffrés en milliards ; le nombre de qubits ne suffit pas (connectivité, taux d'erreur, vitesse).
  • Cybersécurité, impact certain : le chiffrement asymétrique est menacé, pas AES ; le harvest now, decrypt later rend le sujet actuel, même s'il faudrait environ un million de qubits, contre un millier aujourd'hui.
  • Optimisation, impact incertain (son sujet de thèse avec le LIMOS) : sur machine réelle, ses essais de voyageur de commerce à 14 villes restent à 4 à 33 % de l'optimum, quand le classique résout plus de 10 000 villes.
  • Annonces contre science : la suprématie de Google en 2019 contestée par IBM, les qubits de Microsoft débattus, la correction d'erreurs de Google en 2024 jugée réelle, D-Wave 2025 en partie reproduit en classique.
  • Conseils pratiques en questions : 10 minutes gratuites par mois chez IBM, Qiskit en Python ; un essai IonQ en 2024 lui a coûté 80 € de crédits pour deux qubits.

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Quand la data prend la parole : du notebook incompris au service IA en production

Brice Miard — Hager Group, Iuliia Mazur

  • Contexte : des disjoncteurs reconfigurables et connectés chez Hager remontent de la télémétrie (tension, énergie, courant de fuite) ; le marketing laisse « carte blanche » mais ne comprend rien aux clusters d'un notebook.
  • Design thinking entre trois silos (marketing, métier, data) : un prototype Dash « très moche », fait en moins de 2 jours, sert de pierre de Rosette, chaque calcul étant documenté dans l'outil ; seul le front est jetable.
  • Une plateforme unifiée, Databricks sur Azure : Delta Lake, architecture médaillon, droits jusqu'à la ligne et à la colonne, lignage, MLflow ; le vrai gain est « temporel » face aux semaines de tickets d'infrastructure.
  • Deux usages IA : un rapport PDF pour les facility managers, et un chatbot multi-agents (filtre anti prompt injection, détection de contexte, SQL généré, requêtes préfaites mises en cache, LLM juge par tour et par session).
  • Chiffres annoncés : la précision du text-to-SQL passe de 5/10 à 8/10 en documentant tables et colonnes, puis à 9,5/10 avec une boucle d'auto-vérification, au prix de la latence ; environ un mois jusqu'aux premiers tests.
  • En questions : les fausses anomalies (vacances de Noël) se règlent par un fichier configurable par l'utilisateur ; un participant interroge le choix de laisser le LLM écrire du SQL plutôt que passer par une API.

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Low tech appliqué à la high tech

Lionel Heymans

  • Accroche : un serveur de 1998 servait des milliers de sites avec 256 Mo de RAM, à peu près ce qu'une page YouTube consomme pour ses miniatures ; la low tech, c'est faire mieux avec moins (climatisation en ardoises, chauffe-eau solaire dans un vieux frigo), pas rejeter la technique.
  • Utile : contre le feature creep, prototyper vite, mesurer l'usage et supprimer ce qui ne sert pas ; à chaque nouvelle feature, demander « laquelle on va enlever ? », après avoir posé des trackers.
  • Accessible : charge cognitive minimale pour l'utilisateur ; pour l'équipe, contre la rétention d'information, des ADR, une documentation qui dit le pourquoi, du mentoring et des standards.
  • Durable : un client lié à vie à Salesforce Commerce Cloud illustre le risque ; viser l'interchangeabilité, tester les sauvegardes, surveiller CVE et dépendances, réduire la surface d'attaque.
  • Exemple chiffré : la refonte de l'API Sirene de l'Insee (6 millions de requêtes par jour), avec une offre revue, passerait de 1,7 To à 420 Go de mémoire et de 304 à 80 cœurs (migration en cours).
  • Débat dans la salle sur un LLM local présenté comme « durable », un participant objectant le coût du matériel. Règle finale : ne faire que ce qui coche au moins deux des trois critères.

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Les formats office nuisent gravement à votre productivité

Manuel Raynaud — DINUM, Virgile Deville — DINUM

  • Contexte : à la DINUM, une mission fournit des alternatives open source à la bureautique pour environ 2,5 millions d'agents ; les speakers portent l'édition de texte (Docs).
  • Histoire des formats : les binaires Office 97-2003, l'ODF normalisé via OASIS, puis l'OOXML adopté « avec grandes difficultés » en 2008 ; Microsoft n'implémente que la variante transitionnelle, liée à ses anciens binaires, ce qui ruine l'interopérabilité.
  • Les éditeurs en ligne existants (Collabora, OnlyOffice, Euro-Office) ne sont pas natifs web : lourds à faire passer à l'échelle, éditions communautaires limitées (20 connexions), support coûteux après recompilation d'OnlyOffice.
  • Le problème d'usage : la page blanche skeuomorphique et plus de 1 000 options de mise en forme ; à l'inverse, un pad Markdown a plafonné à 3 000 utilisateurs, faute de mise en forme.
  • Docs, le juste milieu : un éditeur par blocs (BlockNote, ProseMirror, Yjs en CRDT) avec moins de 10 options de mise en forme, des raccourcis clavier et des documents vivants façon wiki ; Word reste pour la mise en page finale.
  • Adoption annoncée : 1 million de documents, 200 000 utilisateurs dont 50 000 mensuels, 5 000 à 10 000 noms de domaine différents.
  • Prochaine version : attribution des modifications et suggestions en branches réconciliables, en finançant Yjs et un nouveau serveur de collaboration. Les speakers saluent une décision allemande de bannir l'OOXML de l'administration (selon eux).

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Archéologie logicielle : reconstruire un jeu sans son code source

Charles-Meldhine Madi Mnemoi

  • Contexte : avec la fin de Flash, Motion Twin (coopérative, devenue célèbre avec Dead Cells) ferme ses jeux web en 2020. La communauté Eternaltwin lance des reprises open source, dont celle de Mush, jeu multijoueur asynchrone de 2013 ; le speaker, ingénieur IA, en a été co-mainteneur de 2022 à 2025.
  • Pas de spec, beaucoup de traces : un wiki complet mais imprécis, des joueurs experts, de rares captures, les logs de 1 700 parties (8 millions de lignes), et un code source partiel publié en 2022 qui ne compile pas. Le travail consiste à transformer ces traces en règles métier.
  • Méthode 1, les combats : remplacer les questions vagues aux joueurs par des situations précises, façon BDD (given, when, then), confrontées à leurs cas réels. Après 86 messages sans retrouver la règle exacte, l'équipe tranche pour la plus cohérente.
  • Méthode 2, la courbe des incidents : rétro-ingénierie statistique sur les logs avec des hypothèses simplificatrices ; un test statistique valide la formule jusqu'au jour 16, au-delà les joueurs experts trouvent le jeu « un peu trop facile ».
  • Les scénarios deviennent des tests automatisés, avec des fixtures et des fonctions métier (« s'il faut écrire 80 lignes de setup pour écrire un test, personne n'écrit de test ») : les règles retrouvées ne se perdent plus dans Discord ou des notebooks.
  • Organisation : licence (A)GPL contre la prédation commerciale, merge requests toutes relues (risque supply chain), une version toutes les deux semaines. Les joueurs, présents sur le même Discord, ont fait passer les vaisseaux ennemis et les explorations avant les recherches : « moi, ça m'a mis une grosse claque ».
  • Qui décide quand personne n'est le chef ? Une fois le jeu presque reproduit, le pouvoir de « ceux qui codent » ne suffit plus (écho explicite au talk de Florent Zara) : création du « 42e étage », instance réunissant mainteneurs, développeurs, modérateurs et trois joueurs, avec une charte de trois piliers (enquête, survie, roleplay). Bilan annoncé : 6 ans, plus de 150 releases, plus de 30 contributeurs, plus de 200 joueurs par jour.

Sessions sans retour trouvé (8)

  • Votre back-office vous ment, avec Compose Multiplatform (Guillaume Rossignol)
  • Ils sont fous chez TanStack, ils ont mis une DB dans le front ! (Delphin Aubin, Lucas Audart)
  • Workshop : Vous croyez connaître Git ? Challenge Accepted (Anthony Pena, Yann-Thomas Le Moigne)
  • Workshop : Créer son propre Jeu de Rôle en Agentic AI avec Spring AI (Arnaud Jean)
  • Workshop : Atelier LLM, multimodalité et contexte étendu (Laurent Picard)
  • Workshop : De Java à l'IA, votre premier système d'agents (Antoine Sabot-Durand, Emmanuel Hugonnet, Yann Blazart)
  • Workshop : Maîtrisez vos déploiements avec OpenFeature et les Feature Flags (Alexandre Touret)
  • Workshop : Deepagents et Opensandbox, des coding agents dans votre infrastructure (Keurcien Luu)

Sources