Agile Tour Montpellier 2024
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Une journée (lundi 30 septembre), pour la première fois au Parc des Expositions (le Corum accueillait les éditions précédentes), plus de 300 participants. 21 sessions sur 4 salles (Holodeck, Tesseract, Pandore, Atlantide) : 2 keynotes, conférences de 30 et 50 minutes, ateliers de 50 et 85 minutes, plus un « atelier surprise » des organisateurs. Feedback recueilli via OpenFeedback ; vidéos publiées de novembre 2024 à février 2025.
Une édition centrée sur les humains autour de l'équipe (managers, coachs, collègues à distance) et sur la mesure qui sert plutôt que celle qui surveille, où les talks les plus applaudis (KPIs de Graveaud, Lean de Ploquin, managers de Lambert) ont été ceux qui racontaient une histoire concrète.
22 sessions résumées · 14 vidéos · mise à jour le vendredi 9 octobre 2026 · synthèse à compléter
Sources lues et limites de cette synthèse
Corpus : Programme officiel (page « Conférences et ateliers » archivée en septembre 2024 et données de la grille), 14 transcripts automatiques des vidéos de la playlist officielle « Agile Tour Montpellier 2024 » (publiées de novembre 2024 à février 2025), la vidéo récapitulative de 3 minutes, et 164 commentaires anonymes déposés sur l'OpenFeedback de l'édition (30 septembre et 1er octobre 2024), avec les compteurs de votes par session.
Limites : Les commentaires OpenFeedback sont anonymes et courts : on sait ce que la salle a ressenti, pas qui l'a dit. Aucun post LinkedIn, blog ou sketchnote n'a été retrouvé par la recherche web. Les 7 ateliers et l'atelier surprise n'ont ni vidéo ni description de leur déroulé réel. Transcripts automatiques : noms propres et chiffres à prendre avec prudence (celui d'Éthique et Innovation est très dégradé).
Synthèse globale
1. Mesurer pour comprendre, pas pour surveiller
Le fil le plus solide de la journée, porté par trois des talks les mieux notés. Graveaud démonte les KPIs imposés d'en haut (80 % de couverture de code, vélocité décrétée) et propose de partir des pratiques observables de l'équipe, du catalogue Accelerate et d'un formulaire anonyme pour faire remonter la réalité du terrain. Goodwin outille la même idée côté planification : le diagramme de flux cumulés confronte un « 90 % fini » à la réalité et sert de base à une conversation avec les sponsors. Ploquin, en Lean, commence chaque journée par les indicateurs d'une semaine réussie. Yharrassarry (beta.gouv) en tire une leçon voisine : arrêter de compter ses propres actions et mesurer l'état de la communauté. Théocari ajoute la limite : un score de maturité (« 42 ») ne dit rien sans observation ni partage des résultats.
2. Le manager, angle mort de l'accompagnement
La keynote de clôture de Lambert a donné son nom à un thème qui traverse la journée : on accompagne les équipes, rarement leurs managers. Pour lui, le coach doit construire un mandat qui inclut le manager et cesser d'en faire le coupable. Le même schéma apparaît ailleurs : chez Graveaud, le manager qui ne comprend pas tout mais soutient Kevin parce qu'une confiance existe déjà ; chez Urvoas, une charte de management étendue à 3 000 personnes ; chez Ouali, le FOMO qu'on ne traite vraiment qu'au niveau de l'organisation, faute de mandat. Un manager présent a écrit qu'on parlait « enfin de nous et de nos vrais problèmes ».
3. Les humains et le lien, à distance comme en salle
Une bonne moitié du programme parlait de relations plus que de méthodes : confiance et peur (Urvoas), FOMO et hyperconnexion (Ouali), télétravail et espaces virtuels type Gather (Zakaria), posture de coopération en réunion (Leclercq), lien humain pour faire grandir une communauté de designers (Yharrassarry). Le mercato d'ITK, où chacun choisit son équipe à chaque PI, en est la version organisationnelle ; sa suspension en 2024 a d'ailleurs fait réagir les équipes. Morvan pousse l'idée hors de l'IT : demander aux salariés pourquoi ils partent a suffi à réorganiser un traiteur et à recruter.
4. L'IA, en ouverture et en questions
L'IA a ouvert la journée avec la fiction de Le Guillou (une IA d'équipe en 2027 qui lit les émotions, écrit les user stories et prépare les rétrospectives) et revenait dans deux ateliers (agilité et IA générative, compétences du Scrum Master « ×0 ou ×1 000 ») et dans le talk de Naully Nicolas sur l'éthique (responsabilité, inclusion, transparence). Le ton dominant reste interrogatif : la keynote se conclut sur ce que l'on veut garder d'humain, et Graveaud ne cite l'IA que pour débiaiser les questions d'un formulaire.
5. Formats : le récit l'emporte, l'atelier doit en être un
Les sessions les plus plébiscitées par l'OpenFeedback racontent une histoire concrète, avec personnages et chiffres : Graveaud (25 commentaires, « storytelling »), Ploquin (« va au bout des sujets »), Lambert. À l'inverse, les participants ont sanctionné les sessions jugées trop denses ou abstraites (Leclercq, 19 votes « pas clair » ; Naully Nicolas, 30 minutes jugées trop courtes) et l'atelier talents d'Auzillaud, perçu comme « 100 % conférence ». Les ateliers ludiques (Fearless Journey, cartes des « villains », Story Mapping) ont reçu des retours brefs mais positifs.
6. Tensions et critiques
La keynote d'ouverture a divisé : mise en scène appréciée, mais plusieurs commentaires très soutenus la jugent « pas adaptée à une ouverture », trop abstraite et légère sur l'impact écologique. La pertinence de certains sujets a été discutée : le REX de Morvan a enthousiasmé mais « aucun rapport avec l'agilité » pour d'autres, et ITK n'a pas parlé de product management malgré son titre. Ploquin a agacé quelques participants par ses piques contre les rétrospectives, alors que d'autres voient Lean et agilité comme compatibles. Sur la vie de l'événement, le nouveau lieu (Parc des Expositions) partage : « froid et impersonnel », loin, sans places assises ni tables pour déjeuner, ateliers complets (une préinscription est suggérée), machines à café trop rares ; d'autres saluent la logistique, le traiteur local, une densité de programme allégée par rapport à 2023 et une orga « ultra efficace ». Un commentaire soutenu regrette des conférenciers trop locaux.
7. Biais du corpus
Les retours participants viennent uniquement de l'OpenFeedback : 164 commentaires anonymes, courts, déposés le jour même et le lendemain, sans aucun post LinkedIn ni article retrouvé. Les talks sont bien couverts par 14 transcripts automatiques ; les ateliers ne le sont que par leur descriptif et quelques commentaires.
Actions concrètes citées
- Face à une demande de KPIs, ne pas subir : rendre mesurables les DORA metrics à partir de l'historique Git, rattacher les pratiques de l'équipe au catalogue Accelerate et sonder l'équipe avec un formulaire anonyme bien construit (Graveaud).
- Un KPI se juge sur trois critères : son intention est-elle claire, la donnée qui l'alimente est-elle fiable, crée-t-il de l'énergie ou de la démotivation (Graveaud).
- Le coach doit construire un mandat qui inclut le manager, au lieu de n'accompagner que l'équipe ; les managers sont plus souvent victimes du système que responsables (Lambert).
- Trier les problèmes de l'équipe en zones de contrôle, d'influence et de préoccupation pour agir sur ce qui est actionnable (Lambert).
- En Lean, définir avec l'équipe ce qu'est une semaine réussie, puis traiter chaque écart au poste de travail plutôt qu'en rétrospective (Ploquin).
- Utiliser les diagrammes de flux cumulés (CFD) pour réaligner sponsors et équipe sur l'avancement réel, puis présenter des options aux décideurs (Goodwin).
- En télétravail, découper les longues cérémonies, allumer les caméras et recréer des lieux de rencontre informels (espaces virtuels type Gather) (Zakaria).
- Pour évaluer une organisation agile, préférer l'observation au déclaratif et partager les résultats, faute de quoi le diagnostic démobilise (Théocari).
- Mesurer l'état de la communauté plutôt que le nombre de ses propres actions, et créer du lien humain pour diffuser une culture (Yharrassarry, beta.gouv).
Session par session
Lundi 30 septembre
Keynote▶ vidéo + transcript
2027 : Voyage au Cœur de l'IAgilité
Aurélie Le Guillou — Turn-On.fr
Retours : OpenFeedback (11 commentaires anonymes)
- Keynote d'ouverture, annoncée au programme sous le titre « Comment les applications de l'IA changent mon quotidien de Product Manager et de Coach ». Sur scène, une fiction située en 2027 : une IA nommée Nina accompagne l'équipe de Medinova, une start-up santé montpelliéraine imaginaire, et ouvre la journée par un clip pour faire danser la salle.
- Nina analyse les émotions de l'équipe en temps réel, propose des pauses santé mentale, extrait citations, actions et user stories des transcripts d'ateliers utilisateurs, mesure les temps de parole, archive les tickets de plus de 6 mois, suggère l'objectif de sprint, prépare le script de la review et une rétrospective nourrie par les données émotionnelles.
- Conclusion lue par la speaker : la démonstration est inspirée d'outils qu'elle utilise déjà ; en relisant la première valeur du Manifeste, l'IA pourrait « amplifier les interactions humaines » plutôt que les supplanter, mais mesurer les émotions pose la question de ce que l'on fait de ces données.
- Accueil très partagé (votes : 19 « drôle/original » et 19 « pas clair ») : la mise en scène et l'angle de l'IA coopérative ont plu, mais plusieurs commentaires jugent la forme « pas adaptée à une ouverture », regrettent l'absence de cas concrets, l'idée de « se baser sur l'IA pour contrôler les émotions » et une réponse jugée faible sur l'impact écologique ; d'autres saluent une conférence « didactique et inspirante ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Au secours ! Mon manager me demande des KPIs !
Geoffrey Graveaud — ArianeGroup
Retours : OpenFeedback (25 commentaires anonymes)
- Récit à personnages : Kevin, lead dev, reçoit de son responsable trois demandes (mesurer la performance collective, atteindre 80 % de couverture de code, mesurer les DORA metrics) ; Eline, coach agile, l'aide en trois leçons. Exemples réels en ouverture : 80 % de couverture imposés à 80 développeurs en 3 mois, vélocité décrétée par un directeur.
- Leçon 1, « rends clair ce qui est obscur » : les DORA metrics se calculent simplement à partir des horodatages de commit et d'un tag de mise en production dans Git. Message du speaker : « foutons-leur la paix, aux développeurs », mesurons plutôt les processus et les flux de communication de l'organisation.
- Leçon 2, « révèle ce qui est invisible » : partir des 29 capacités du catalogue Accelerate, lister les actions observables qui les mettent en œuvre, y associer des chiffres qui forment un système interconnecté.
- Leçon 3 : recueillir l'avis de l'équipe par un formulaire anonyme construit selon la psychométrie (échelle de Likert à 6 niveaux, formulation neutre, champ libre). La couverture bloquée à 58 % s'explique par un code non modulaire ; diffusé à 100 personnes par la coach, le constat fait effet de masse et convainc le manager.
- Conclusion : une démarche top-down devient puissante complétée par du bottom-up ; un KPI se juge sur intention, attention, émotion, pour devenir « keep people interested ».
- Session la mieux notée de l'OpenFeedback (40 votes « très bon orateur », 30 « très enrichissant ») : storytelling, exemples concrets et structure claire sont salués ; une participante hors tech dit en repartir avec l'énergie de « réfléchir à une nouvelle dynamique de KPI » avec sa manager. Seul bémol relevé : un peu plus d'interactivité.
Conférence▶ vidéo + transcript
Le FOMO en entreprise : manifestations, conséquences et gestion
Emna Ouali — Reacteev
Retours : OpenFeedback (6 commentaires anonymes)
- Le FOMO (fear of missing out), né sur les réseaux sociaux et exploité par le marketing, s'invite au travail : 42 % des salariés le ressentiraient selon une étude citée. Trois formes d'exclusion redoutées : relationnelle, informationnelle, liée à la production.
- Trois tendances qui l'amplifient : outils collaboratifs calqués sur les réseaux sociaux (Teams, Slack), arrivée des générations Y et Z, accélération des innovations de rupture.
- Impacts : une stratégie de suiveur (projets pilotes en série, dispersion des équipes) et une atteinte au bien-être et à la performance individuelle.
- Cas de « Thomas », qui multipliait les réunions : pleine conscience, approche cognitivo-comportementale, objectifs revus avec son manager, découverte du JOMO (joy of missing out) ; côté équipe, rationalisation des canaux Teams et management visuel à jour.
- Au niveau de l'organisation (non mis en œuvre faute de mandat) : sensibilisation avec les RH, droit à la déconnexion, système d'évaluation qui ne valorise pas l'hyperconnexion, comitologie allégée, et questionnement des croyances et valeurs (niveaux logiques).
- Retours : sujet jugé intéressant (13 votes « super intéressant »), mais plusieurs commentaires auraient voulu plus de profondeur et de solutions éprouvées ; un participant y voit des « portes ouvertes ».
Conférence▶ vidéo + transcript
ITK : Un an d'une organisation « drivée » par le produit
Bruno Pinchedé — ITK, Véronique Cucchi — ITK
Retours : OpenFeedback (7 commentaires anonymes)
- ITK produit des outils d'aide à la décision pour l'agriculture (végétal, élevage). Équipes pluridisciplinaires (agromodélisateurs, développeurs, UX, QA, IoT, PO) dont la taille varie selon la stratégie produit, du « power trio » à l'« orchestre symphonique ». Récit à deux voix (le responsable IT arrivé fin 2023, juste après un rachat, et une PO de 13 ans d'ancienneté), sur une métaphore fromagère.
- Organisation : une petite partie de SAFe (PI planning trimestriel de 2 jours) et le « mercato » : avant chaque PI, les PO présentent leurs chantiers, un tableau montre les besoins de chaque équipe et chacun choisit où il va, environ 40 personnes concernées.
- 2024 : le mercato a été suspendu deux fois (stabiliser les équipes et résorber la dette, puis l'été), décision prise collégialement mais annoncée tard ; des équipes ont alors demandé si la liberté de mouvement était finie.
- Questions de la salle : une stack technique commune facilite les mouvements ; le lien avec un faible turnover est supposé mais pas mesuré.
- Retours : le concept du mercato a intéressé (« Concept du Mercato intéressant !! », +3), mais plusieurs participants attendaient du product management d'après le titre et se disent déçus de n'entendre parler que d'organisation d'équipe ; un autre doute de sa transposabilité.
Conférence▶ vidéo + transcript
L'agilité à l'ère du télétravail : retour d'expérience et bonnes pratiques
Yassine Zakaria — Smartview
Retours : OpenFeedback (4 commentaires anonymes)
- Relecture du télétravail par le Manifeste agile : interactions entre individus, face-à-face, travail quotidien avec toute l'équipe (métier compris), confiance envers des individus motivés. Contre-exemple cité : un manager exigeant que ses équipes restent connectées en permanence.
- Risques : réunions trop longues (un sprint planning d'un mois ferait 8 heures en visio), caméras éteintes, isolement, perte du non-verbal (statistiques de communication présentées par le speaker avec réserve : « ça vaut ce que ça vaut »).
- Pratiques : découper les longues cérémonies, s'accorder sur un objectif, allumer les caméras, management visuel partagé, moments conviviaux volontaires, canaux de communication permanents.
- Espaces virtuels type Gather ou WorkAdventure : formations, PI planning à plus de 150 personnes, bureaux de Smartview modélisés avec un bar virtuel. À éviter : un daily en visio quand toute l'équipe est sur site.
- Retours : l'idée des espaces type Gather a été retenue (+4), mais les commentaires les plus soutenus jugent le sujet « pas mené jusqu'au bout », avec des exemples trop anciens, sans données de satisfaction sur le télétravail, et un discours « très orienté ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Lean en action : Améliorer la performance pour améliorer la satisfaction des collaborateurs
Nicolas Ploquin — OCTO Technology
Retours : OpenFeedback (10 commentaires anonymes)
- REX d'accompagnement Lean d'une équipe réseau de 10 personnes d'un grand groupe, au centre des projets de plus de 100 chefs de projet : pas de backlog, sollicitations par sept canaux différents (mail, téléphone, machine à café…), clients mécontents des délais, manager au bord des larmes. Le programme annonçait un NPS équipe passé de -50 à +28 et une production doublée.
- Démarche : immersion, mesures, puis atelier de 3 jours sur qualité, coûts, délais et satisfaction client, restitué à un sponsor qui protège l'équipe pendant l'amélioration.
- Définir ce qu'est une semaine réussie : les pièces qui traversent le processus (tickets de support, ouvertures de flux, activités projet). Rythme mesuré de 10,5 activités projet par semaine, objectif fixé à 20 ; seuls 36 % des projets avaient un jalon.
- Amélioration au poste de travail : en observant un expert, la création d'un sous-réseau isolé est automatisée pas à pas, de 2 heures à 10 minutes en six semaines environ. « On n'a jamais fait de rétrospective » : chaque écart est traité dès le stand-up, avec la question « qui doit apprendre quoi pour réussir ? ».
- Épilogue : un an après, l'entreprise rappelle OCTO pour l'équipe d'architecture, dirigée par un ancien membre de l'équipe réseau.
- Parmi les sessions les plus appréciées (24 votes « super intéressant », 23 « très bon orateur ») : « la meilleure de la journée de loin », « va au bout des sujets ». Une critique soutenue : un ton « je suis votre sauveur » et des piques contre l'agilité (« on n'a même pas fait de rétro ») jugées peu pertinentes.
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Évaluer le bon fonctionnement d'une organisation agile : retours d'expérience, pièges et conseils
Elie Théocari — SmartView
Retours : OpenFeedback (4 commentaires anonymes)
- Définitions d'abord : « organisation » au sens large (équipe, programme, association…), évaluation comme regard sur ce qui fonctionne et ce qui coince.
- Outils passés en revue : checklist Scrum de Kniberg, Squad Health Check de Spotify (cartes rouge/vert discutées en équipe), Agile Strides (90 questions et un score, « 42 », dont le speaker dit qu'il ne veut pas dire grand-chose), Business Agility Assessment de SAFe, diagnostic sur mesure, plus adapté mais exigeant.
- Qui doit le faire ? Sondage de la salle : majoritairement l'équipe elle-même, très peu le sponsor.
- REX du speaker : de restitutions très structurées à un document de 20 pages avec recommandations, chaque format ayant ses limites à la restitution.
- Pièges : manquer de courage, se fier au déclaratif plutôt qu'à l'observation (analogie du DPE), ne pas partager les résultats, ne pas appliquer les recommandations, ce qui désengage vite.
- Retours : orateur bien noté (12 votes), présentation jugée intéressante mais « orientée pour un public plutôt scrum et coach » ; un participant regrette qu'elle n'aille pas jusqu'au « quoi questionner » et au « pourquoi ».
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Comment j'essaierai de participer à mes réunions désormais
Paul Leclercq — epauler.fr
Retours : OpenFeedback (6 commentaires anonymes)
- Un « torréfacteur de data » (développeur data) partage ce qu'il a retenu d'une formation de 6 jours de l'organisme Fertile sur la posture apprenante de coopération.
- Distinguer objectif et intention d'une réunion (l'intention réelle derrière une mise à jour serveur est la cohésion du groupe), définir des principes communs vus comme un espace de liberté, distribuer des rôles qui ont une autorité réelle (garde du temps, garde de l'intention, facilitation responsable du contenant).
- Ouverture avec une météo prise au sérieux, clôture, prochains petits pas et célébration : remercier avec des mots précis et apprendre à accepter les compliments.
- Conclusion : « il n'y a pas de mauvaises personnes, il faut juste du temps et de bonnes méthodes », le « facteur humain » n'est pas une excuse.
- Session la plus contestée dans l'OpenFeedback (19 votes « pas clair ») : présentation jugée trop dense, sujets intéressants (roue des privilèges, objectif vs intention) noyés, diction difficile en fond de salle, et un passage politique en ouverture critiqué par plusieurs (+3). En face, le commentaire le plus soutenu (+4) : difficile à appliquer, mais « voir quelqu'un d'engagé comme ça fait du bien ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Éthique et Innovation : L'équilibre entre progrès et responsabilité
Naully Nicolas
Retours : OpenFeedback (2 commentaires anonymes)
- Formateur genevois, auteur et concepteur d'un jeu de société sur l'éthique. L'éthique comme morale, mais « quelle morale ? » : chacun a la sienne.
- Fil conducteur par le cinéma (Ultron, Blade Runner, Westworld, Jurassic Park, Douze hommes en colère) et trois axes : le grand récit culturel sur la technologie, l'éthique dans la technologie, la justice sociale.
- Questions clés : responsabilité (qui est responsable de l'accident d'une voiture autonome ?), vie privée et RGPD, inclusion des personnes éloignées du numérique et des zones blanches, transparence des algorithmes, neutralité et intérêt général.
- Le programme annonçait le framework PLATON pour intégrer l'éthique dans l'IA ; le transcript, très dégradé, ne permet pas d'en restituer le détail.
- Retours : « le modèle était pas super clair » (8 votes « pas clair », 8 « pas assez de démo ») et un format de 30 minutes jugé trop court pour s'attarder sur les questions du jeu.
Conférence▶ vidéo + transcript
Tu n'infligeras point d'aide. Ou comment passer de 10 à 70 designers dans un service public sans hiérarchie ?
Raphaël Yharrassarry — iErgo
Retours : OpenFeedback (4 commentaires anonymes)
- Mission de designer transverse à beta.gouv.fr de 2020 à l'été 2022, dans une équipe de 5 designers aux profils complémentaires, avec une consigne : « tu n'infligeras point d'aide ». Contexte : des startups d'État autonomes, sans hiérarchie, faites de freelances (exemple de Trackdéchets, dont l'usage est obligatoire pour les professionnels).
- En un an, la communauté passe de 10 à 70 designers. Puis remise en question : compter ses propres actions ne servait à rien (les formations design étaient chronophages pour peu d'impact) ; l'équipe choisit de mesurer l'état du design dans la communauté par questionnaire et entretiens, et découvre des besoins communs (espaces authentifiés, formulaires, API).
- Outils : une grille de compétences en T pour définir les profils à recruter, aide à la rédaction et à la diffusion des offres.
- Événements : un séminaire des designers en présentiel, une journée écoconception au printemps 2022 avec Lunaweb, leboncoin et Designers éthiques, dont l'impact a été plus fort chez les partenaires qu'à beta.gouv.
- À retenir selon le speaker : pour faire grandir une communauté, il faut du lien humain, voire un peu de friction. Retours : REX jugé clair et concret ; un participant ironise sur des conditions (moyens, pas de contrôle) qui « donnent surtout envie de travailler pour beta.gouv ».
Conférence▶ vidéo + transcript
L'innovation ce n'est pas que de la tech
Ghyslain Morvan
Retours : OpenFeedback (5 commentaires anonymes)
- Un dirigeant de traiteur événementiel, « pas un mec de la tech », sans diaporama. Son secteur manque de bras (100 000, puis 200 000, puis 300 000 postes non pourvus selon les chiffres qu'il cite).
- Démarche empruntée au commerce : demander aux salariés pourquoi ils partent, comme on interroge des clients. Réponse : la polyactivité (charger, conduire, servir, décharger) et l'absence d'équilibre de vie.
- Réorganisation en trois structures (cuisine centrale, logistique et transport, service) : activité multipliée par 2,5, 80 recrutements, de 50 à 70 à 150 collaborateurs, chiffre d'affaires de 5 à 12 M€ malgré le Covid (chiffres du speaker). Une association nationale doit diffuser le modèle à d'autres traiteurs.
- Second projet : un « food corner » d'entreprise qui recrute des personnes en situation de handicap en partant des moyens de compensation, avec des bornes de commande pour les aider : « la tech doit aider l'humain et pas l'inverse ».
- Retours : orateur dynamique et belle histoire (+4), mais « aucun rapport avec l'agilité » pour plusieurs (+3), difficilement transposable, et un mot jugé déplacé (« gonzesse ») relevé par un commentaire soutenu (+3).
Conférence▶ vidéo + transcript
La confiance, la clé d'une équipe agile performante
Jérôme Urvoas — Lectra
Retours : OpenFeedback (5 commentaires anonymes)
- Ouverture sur une citation d'Éric Tabarly (« la confiance est un élément majeur, sans elle aucun projet n'aboutit »). Prérequis : dépasser la peur, sans sécurité psychologique la confiance ne se développe pas.
- Deux confiances (trust et confidence) : interpersonnelle et organisationnelle. Elle sert la performance individuelle, collective et la capacité à changer.
- Quatre idées : accepter de lâcher prise, construire la confiance par itérations, tenir compte du contexte (« la confiance aveugle n'existe pas », anecdote du fils qui va seul à la boulangerie mais pas à l'école), changer de regard sur les autres.
- Leviers : intention, comportement, compétence, vulnérabilité ; côté organisation, reconnaître les besoins individuels (moving motivators), une charte de management passée de 40 managers à 3 000 personnes chez Lectra, des espaces de délibération (les rituels Scrum). Une « équation » met au dénominateur les tabous et l'absence de vision.
- Invitation finale : quelle petite chose changer dès demain ? Retours : orateur bien noté (17 votes), conférence « vivante » dont certains repartent avec de nouvelles clés ; un participant y voit au contraire « de l'enfoncement de portes ouvertes ».
Conférence▶ vidéo + transcript
Planification et prévisions, les métriques Kanban à la rescousse !
Sébastien Goodwin — Kudja
Retours : OpenFeedback (2 commentaires anonymes)
- Point de départ (2013) : un programme de migration d'infrastructure annoncé au board « à 90 %, fini dans 3 mois », alors que l'ingénierie pense le contraire. Clé : choisir la bonne granularité (les équipes migrées, pas les serveurs ou les utilisateurs).
- Le diagramme de flux cumulés (CFD) : construction, méthodes de collecte (dates de transition des tickets, avec perte d'historique en cas de retour arrière), reconstruction du passé à partir des comptes-rendus et des mails.
- Usages : projeter une tendance, déclencher des alertes avec souvent 3 à 9 mois pour réagir, engager la conversation avec sponsors et clients en leur présentant des options (staffing, périmètre, jalons) et les laisser arbitrer. Premières réactions souvent émotionnelles : le CFD confronte à la réalité.
- La variabilité est déjà dans la mesure ; seules des causes spéciales (changer le système) modifient la tendance. Un tableur suffit pour commencer, avant des méthodes probabilistes. Slides publiées sur le site du speaker.
- Retours : « une bonne révision (d'une partie) de Kanban », outil simple si la collecte est automatisée ; 3 votes « trop complexe ».
Keynote▶ vidéo + transcript
Arrêtons de tout mettre sur le dos des managers !
Jean-Pierre Lambert — Scrum Life
Retours : OpenFeedback (10 commentaires anonymes)
- Keynote de clôture. Constat : beaucoup de transformations de façade (cargo cult, rôles renommés) et un réflexe, « c'est la faute du manager ». Pour le speaker, le vrai problème est que les managers sont peu ou pas accompagnés, notamment parce que les Scrum Masters sont souvent d'anciens contributeurs individuels.
- Sondage de salle : environ un quart de managers ; parmi les accompagnants, la moitié environ a déjà managé. Mises en situation vécues (répartir un budget d'augmentations contraint, quotas d'évaluation) pour susciter de l'empathie : le manager est souvent victime du système plus que responsable.
- Le « bel escalier » : le manager mandate le coach pour l'équipe, la flèche ne remonte jamais. Il faut construire un mandat qui inclut le manager (« c'est juste être professionnel ») et dépasser ses croyances limitantes.
- Avec l'équipe, trier les problèmes en zones de contrôle, d'influence et de préoccupation ; obtenir des résultats dans le cadre donné pour devenir un allié du manager, puis une coalition de managers peut faire bouger le système.
- Retours : orateur très apprécié (28 votes « bon orateur », 26 « drôle »), un manager se réjouit qu'« on parlait enfin de nous et de nos vrais problèmes » ; d'autres trouvent le traitement « discutable », avec des évidences et une durée jugée trop longue.
Atelier
« Fearless Journey » : un jeu pour sortir de l'impasse lors d'un changement de culture d'entreprise
Sabina Lammert — Sabina Lammert Consulting
Retours : OpenFeedback (5 commentaires anonymes)
- Atelier de 85 minutes (descriptif officiel) : jeu créé en 2011 par Deborah Preuss à Play4Agile, joué ici dans sa version française traduite par la communauté, sous licence CC BY-SA.
- Principe : l'équipe fixe un objectif, liste en 5 minutes ses obstacles réels, puis les résout avec les patterns du livre Fearless Change.
- Retours : « très bonne démo de serious game », jeu inspirant et bien conduit, à adapter au contexte ; deux participants signalent des cartes difficiles à comprendre, peut-être un problème de traduction.
Atelier
Booster la compréhension de vos user-stories avec l'atelier Example Mapping
Bruno Boucard — OCTO Technology
Retours : OpenFeedback (2 commentaires anonymes)
- Atelier de 85 minutes (descriptif officiel) : le BDD est trop souvent réduit à l'outillage alors qu'il sert d'abord à rapprocher le métier et ceux qui font le logiciel. L'Example Mapping, que le speaker dit avoir importé en France en 2013, reste peu connu.
- Déroulé annoncé : concepts de base, pratique sur un cas métier, débrief collectif.
- Retours brefs : « atelier au top », 6 votes « très enrichissant ».
Atelier
Comment s'appuyer sur les principes et les mécanismes agiles pour mieux appréhender l'IA générative ?
Katia Bradtke — SmartView, Christophe Monnier
Retours : OpenFeedback (1 commentaire anonyme)
- Atelier de 85 minutes (descriptif officiel) : agilité et IA générative portent chacune une promesse d'efficacité ; les participants construisent ensemble des réponses sur les ressources de l'agilité pour profiter de l'IAG, éviter ses effets secondaires et en minimiser les risques.
- Un seul commentaire (« très intéressant ») : contenu réel non documenté.
Atelier
Rien ne sert de courir, il faut choisir le plus court chemin
David Garduno — GE Vernova, Thomas Arquimbau — Funcom
Retours : OpenFeedback (2 commentaires anonymes)
- Atelier de 85 minutes (descriptif officiel) sur le Story Mapping : si 20 % des fonctionnalités couvrent 80 % des besoins, l'enjeu est d'en produire moins et de choisir l'ordre, face au client pour qui « toutes les fonctions sont importantes ».
- Annoncé : relier fonctions, besoins et motivations des utilisateurs sur un cas réel, prioriser, écrire des stories, définir un MVP.
- Retours brefs et positifs : « un moment très sympa pour prendre conscience d'une méthode utile ».
Atelier
Les « villains » de l'agilité : Comment gérer vos personnages ?
Samyr Rakoto — Klanik, Fabien Vandeschrick
Retours : OpenFeedback (4 commentaires anonymes)
- Atelier de 50 minutes (descriptif officiel) : des anti-patterns de l'agilité capturés sur des cartes et incarnés par des personnages de fiction (l'œil de Sauron qui traque le temps passé, Terminator qui impose les priorités…), avec conseils pour y réagir, joués en théâtre ouvert.
- Le jeu est proposé en open serious game ; les participants repartent avec les cartes.
- Retours courts et positifs (6 votes « drôle/original ») : « hâte de découvrir les prochaines cartes ! ».
Atelier
Révélez le potentiel de vos équipes grâce au Coaching des talents
Olga Auzillaud — Reacteev
Retours : OpenFeedback (6 commentaires, dont une réponse de la speaker)
- Atelier de 50 minutes (descriptif officiel) : moins de 20 % des salariés interrogés par Gallup disent faire chaque jour ce qu'ils savent faire de mieux ; l'approche proposée, inspirée de Gallup, s'appuie sur les points forts plutôt que sur la correction des faiblesses.
- D'après les retours, la session a présenté la motivation des salariés, l'arrivée de l'IA et le test CliftonStrengths.
- Critique principale : « 100 % conférence / 0 % atelier » (10 votes « pas assez de démo/exemple »), diapositives peu visibles ; un participant aurait voulu cartographier les talents autour de chaque table. La speaker répond que le test, payant, demande 30 minutes et une expertise d'interprétation, d'où le choix de présenter l'approche globale (speaker).
Atelier
Scrum master et Coach Agile à l'ère de l'IA, impacts et perspectives de leurs compétences
Thomas Serre — Smartview, Emmanuel Sunyer
Retours : OpenFeedback (1 commentaire anonyme)
- Atelier de 50 minutes (descriptif officiel) parti du tweet de Kent Beck : 90 % de ses compétences valent zéro avec ChatGPT, l'effet de levier des 10 % restants est multiplié par 1 000. Tables rondes thématiques pour cartographier collectivement les compétences du Scrum Master et du coach qui vaudront « 0 € ou ×1 000 ».
- Seul retour : animer autant de monde en si peu de temps est salué, mais les résultats sont jugés biaisés par la technique de vote choisie.
Atelier
Atelier surprise
Agile Montpellier (organisation)
Retours : OpenFeedback (3 commentaires anonymes, plus un commentaire sur la journée)
- Atelier non annoncé dans le programme, porté par l'association, sous forme de discussion à partir de post-its tirés au sort et animée par deux personnes (d'après les retours).
- Accueil contrasté : « mention spéciale pour l'atelier surprise qui était excellent » (commentaire sur la journée), discussions bienveillantes et animateurs complémentaires ; mais un participant de sa table décrit un monologue d'une personne centrée sur son expertise (le Lean) qui a empêché les autres de s'exprimer.
Sources
- Page de l'édition 2024 (nouvel onglet) ↗
- Conférences et ateliers 2024 (descriptifs, archive Wayback Machine du 18 septembre 2024) (nouvel onglet) ↗
- OpenFeedback de l'édition (votes et commentaires anonymes) (nouvel onglet) ↗
- Grille des sessions utilisée par l'OpenFeedback (JSON, horaires et salles) (nouvel onglet) ↗
- Playlist YouTube « Agile Tour Montpellier 2024 » (nouvel onglet) ↗
- L'Agile Tour Montpellier 2024 en 3 minutes (vidéo) (nouvel onglet) ↗
- Photos de l'édition 2024 (nouvel onglet) ↗
- Posts LinkedIn et blogs : aucun retour de participant 2024 retrouvé par la recherche web