Agile Tour Montpellier 2025

Agile & Lean15 septembre 2025Montpellier, Corum14e édition

Une journée au Corum, plus de 300 participants attendus, 21 sessions retenues (2 keynotes, conférences de 30 et 50 minutes, ateliers de 50 et 90 minutes) sur 4 salles. Habillage gréco-romain (programme « péplum », mascotte Rico le toucan). Deux créneaux annulés le jour J, soirée « Get Together » au French Kiss.

Une édition très « retour aux fondamentaux » : la transformation compte plus que l'étiquette agile, on mesure ce qui est terminé et utile au client plutôt que les story points, et on regarde le système et les humains avant les rituels.

12 sessions résumées · 12 vidéos · mise à jour le mercredi 30 septembre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Programme officiel (page des sessions et grille PDF), 9 transcripts automatiques de vidéos de la playlist officielle « Agile tour Montpellier 2025 » (publiées de février à avril 2026), un article du blog Synanto (septembre 2025) et la page de remerciements aux sponsors. Les renvois d'un speaker à l'autre dans les transcripts servent de retours indirects sur les keynotes.

Limites : Aucun retour de participant public n'a été trouvé : les résumés disent ce qui a été dit sur scène, pas ce qu'en a retenu la salle. Les deux keynotes ne sont documentées que par leur descriptif et par les allusions des autres orateurs. Les 7 ateliers et 2 conférences n'ont ni vidéo ni retour. Transcripts automatiques : noms propres et chiffres à prendre avec prudence.

Synthèse globale

1. La transformation avant l'étiquette agile

La keynote d'ouverture (Cabanne et Cervilla) a donné le cadre, et plusieurs orateurs y ont renvoyé explicitement : l'agilité n'est qu'un moyen, ce qui compte est la transformation, avec une vision partagée et un coût assumé. Zakaria le décline en négatif avec l'agile washing (rôles renommés, rituels vides, « cycle en V » servant d'abri au freestyle) ; Lesage en langage systémique, avec le changement de niveau 1 qui refait la même chose en plus fort (la « flèche bleue » de la keynote) ; Cloarec en version insurrectionnelle, où l'on transforme depuis la base faute de sponsor. Point commun : « l'agile n'y est pour rien, c'est la façon dont on l'a mis en place » (Zakaria).

2. Mesurer ce qui est terminé et utile, pas ce qui est occupé

Le fil le plus concret de la journée. Ploquin et Ahnine (OCTO) montrent qu'un PI « à 68 % » en story points n'a que 35 % d'épiques terminées, et que compter les épiques finies, limiter l'encours et piloter les dépendances fait bondir la livraison (+74 %, +85 %, +31 % selon leurs trois REX). Cappello pousse plus loin, de l'output vers l'impact : des key results qui décrivent un changement de comportement utilisateur, « pas d'impact, pas de dev ». Zakaria rappelle que la vélocité mesure une cadence, pas une performance. Le chiffre des 6 % de fonctionnalités utilisées (Rivière), repris par Cappello, a servi de refrain à ce thème.

3. Aller au terrain et tester avant de construire

Le design et le produit étaient bien représentés. Rivière (pretotyping puis prototyping), Amami (design thinking, service design, parcours « phygital » pour des infirmières libérales) et Cappello (Jobs to be done, support client vu comme une mine d'or) convergent : l'œil de vérité est chez l'utilisateur, pas dans le fichier Excel ni dans l'avis du mieux payé. Rivière rappelle aussi la limite pratique : sans les bonnes personnes ni les bons accès (le cas de la banque), le test tourne court.

4. Lean et agile, même combat

Deux sessions l'ont dit sous des angles différents. Pour Almendra et Bonhomme, Lean et agile sont « bonnet blanc et blanc bonnet » ; on compare surtout leurs terrains, et les métiers du savoir ont à apprendre de l'industrie, qui sait dire non quand il n'y a plus de place. Ploquin et Ahnine appliquent le Toyota Production System à SAFe, avec Gemba, Pareto et PDCA hebdomadaires. Cloarec, lui, invite à dépasser le kaizen incrémental par le kaikaku quand on est coincé dans un optimum local.

5. L'humain et le système avant les rituels

Côté accompagnement et management, la journée a surtout parlé de posture. Boudewyn fait apprendre à « Martine » à ne plus être le centre de son équipe, à se montrer vulnérable, à dire « ce qui m'empêche de dire oui » et surtout à donner du sens. Lesage demande au coach de lire le système (homéostasie, doubles contraintes, jeux qui se répètent) et d'assumer sa propre part dans la dynamique ; la sécurité psychologique « ne se décrète pas ». Côté REX, la transformation de Berger-Levrault (Hamdi et Pichon, via le blog Synanto) insiste sur l'implication des équipes et l'accompagnement humain.

6. Tensions et limites du corpus

Peu de débats contradictoires sont visibles : chaque talk est cohérent avec les autres, et plusieurs orateurs se citent entre eux, ce qui donne une impression de consensus. Deux nuances pourtant : Cloarec reconnaît que la guérilla « n'est pas pour tout le monde » et oppose le kaikaku au kaizen défendu par OCTO ; les chiffres de ROI (millions d'euros, pourcentages) viennent des speakers eux-mêmes. L'IA, présente au programme (atelier Plato's Dilemma, atelier gouvernance IA non maintenu dans la grille finale), reste marginale dans ce qui est documenté. Biais du corpus : aucun retour de participant public n'a été trouvé ; cette synthèse repose sur 9 transcripts, le programme et un article d'entreprise. Les deux keynotes, les ateliers et deux conférences restent à documenter.

Actions concrètes citées

  1. Définir un problème comme un écart de performance chiffré vu du client : les story points ne sont pas de la valeur, compter les épiques terminées (Ploquin et Ahnine, OCTO).
  2. Commencer par terminer avant de commencer : limiter l'encours et piloter les dépendances chaque semaine a fait passer un train de 33 à 62 fonctionnalités livrées par PI (Ahnine).
  3. Pas d'impact mesurable, pas de dev : relier chaque livraison à un changement de comportement utilisateur (Jobs to be done, OKR bien construits, pitch à la Shape Up) (Cappello).
  4. Tester avant de construire : pretotyping (fausse porte, turc mécanique, précommande) pour mesurer l'appétence, puis prototype pour vérifier la compréhension (Rivière).
  5. Repérer l'agile washing : rôles renommés sans changement, daily en reporting, review sans parties prenantes, comité de pilotage en doublon (Zakaria).
  6. Avant de « réparer » une équipe, lire le système : homéostasie, doubles contraintes, jeux qui se répètent à tous les niveaux, coach sans mandat (Lesage).
  7. Pour un manager en contexte agile : se montrer vulnérable, demander et donner du feedback, dire « ce qui m'empêche de dire oui » plutôt que non, et donner du sens au travail (Boudewyn).
  8. Dans les métiers du savoir, le flux entrant est illimité (mails, demandes) : apprendre de l'industrie à dire « non, il n'y a plus de place » (Bonhomme et Almendra).

Session par session

Lundi 15 septembre

Keynote▶ vidéo

L'enjeu majeur d'une transformation agile, c'est la transformation, pas l'agilité

Benjamin Cabanne, Laurent Cervilla — TITANA

Retours : Allusions d'autres speakers dans leurs talks : Jérôme Lesage, Yassine Zakaria, Nicolas Cappello, Nicolas Ploquin, Alfred Almendra

  • Propos annoncé (programme) : passer d'un déploiement de l'agilité à une vraie transformation d'entreprise (vision partagée, leadership, cohésion et engagement), à partir de retours d'expérience de deux coachs.
  • Ce que les autres orateurs en ont repris (retours indirects, transcripts) : une boucle vision puis transformation, avec la « flèche bleue » du raccourci qui consiste à changer sans vraiment changer (Lesage, qui la rapproche du changement de niveau 1).
  • La vision comme fil rouge : « être leader du marché, ça veut dire quoi ? » (Lesage), la keynote « parlait de vision » (Cappello) ; la métaphore de l'arbre et du nombre de fruits (Ploquin, qui y oppose le goût du fruit, la valeur business).
  • Une transformation a un coût, c'est un investissement (Zakaria, qui note avec humour que les keynoters avaient annoncé ne pas parler d'agile « mais en ont quand même pas mal parlé »).
  • « C'est parce qu'on s'y jette que le chemin se construit » : formule de Benjamin Cabanne citée par Alfred Almendra.
  • Vidéo en ligne mais transcript non récupéré : résumé à compléter.

Conférence▶ vidéo + transcript

Martine est devenue manager

Vincent Boudewyn

  • Récit en fil rouge : Martine, promue manager dans une grosse boîte tech en contexte agile, fait le bilan de sa première année. Contexte VUCA : on demande aux développeurs autonomie et proactivité, mais le rôle de manager, lui, n'a souvent pas changé.
  • Tuckman (forming, storming, norming, performing) : ajouter ou retirer un membre fait reculer l'équipe de plusieurs étapes, donc ajouter des devs ne fait pas aller plus vite.
  • Leçon la plus dure : Martine n'est plus le point d'ancrage des décisions ; la peur de perdre le contrôle pousse au micromanagement. Le besoin de visibilité de la hiérarchie n'est pas celui de l'équipe (« tu voudrais pas qu'on fasse les tâches plutôt que de les estimer ? »).
  • Pratiques : se montrer vulnérable (atelier « ring de boxe » où le Scrum Master se fait critiquer en premier), feedback (chiffre cité de +23 % de productivité en un an et demi d'effort centré sur le feedback dans une entreprise, non sourcé en détail), passer de la position haute à la position basse, dire « ce qui m'empêche de dire oui » plutôt que non.
  • Slide « à retenir » : donner du sens au travail (anecdote des stagiaires dont on raconte l'impact réel du CV placé). Ensuite : sécurité psychologique, leadership situationnel (y compris neurodivergence), intelligence collective, communauté de managers.
  • Lectures conseillées : Team Topologies, Escape the Build Trap, Coaching Agile Teams, Turn the Ship Around.

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Les métiers du design méconnus en France : le secret des entreprises qui cartonnent aux États-Unis

Rania Amami

  • En France, « design » évoque le dessin ; aux États-Unis et en Europe du Nord, c'est la conception. Métaphore du théâtre : UI (look and feel), UX (utilisabilité), CX (tout le parcours client), EX (expérience employé, le backstage), design des organisations, business design, et le service design qui englobe le tout.
  • Exemples américains : Airbnb (design thinking, photos pro et avis pour la confiance), Netflix (A/B testing, lean startup), Spotify (design des organisations), Slack (une amélioration jugée décevante par les designers, 8 % d'adhésion, mais très rentable selon les commerciaux), design sprint de Jake Knapp.
  • Cas français : refonte d'une interface technique avec utilisateurs et devs en atelier ; hôpitaux de Marseille (un petit outil non numérique sur les portes des chambres pour rassurer les familles) ; infirmières libérales pour qui la speaker propose un parcours « phygital » (formulaire papier puis OCR) au lieu du tout-écran ; organisation en trois pôles pour une plateforme de bénévolat de la ville de Grenoble.
  • Astuces : outil Stark pour le contraste et l'accessibilité, « prétextes à discussion » sur le terrain, outils de médiation pour cartographier une organisation.
  • Conclusion : design et agilité partagent client first, intelligence collective et test and learn.

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Pretotyping & prototyping : tester pour dérisquer !

Noémie M. Rivière

Retours : Nicolas Cappello (speaker, qui reprend un chiffre de la session dans son talk)

  • On teste surtout en fin de chaîne (QA, prod) et presque jamais en stratégie et conception. Chiffres avancés : 90 % des start-up échouent, 42 % par mauvaise lecture du marché, 6 % des fonctionnalités réellement utilisées.
  • Pretotyping (Alberto Savoia, « make the right it before you make it right ») : mesurer l'appétence du marché avec le turc mécanique, le Pinocchio, le MVP, la fausse porte, le réétiquetage… L'utilisateur ne doit pas savoir que c'est un test ; l'engagement se gradue (like, données personnelles, précommande).
  • Prototyping : vérifier que la solution répond au besoin et qu'elle est comprise (écrans, maquettes cliquables, no-code), sans questions biaisées ; les deux se combinent, par exemple dans un design sprint.
  • REX : un programme de fidélité testé par flyers, réseaux sociaux, site fictif et newsletter, puis prototype Figma, a abouti à un budget validé. Échec dans une banque : sans les bonnes personnes ni les bons accès, impossible de toucher les clients.
  • Écho dans la journée : Nicolas Cappello a repris l'après-midi le chiffre des 6 % de fonctionnalités utilisées.

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Lean en action : Améliorer la performance de programmes Agiles de 100 à 500 personnes

Nicolas Ploquin — OCTO Technology, Samuel Ahnine — OCTO Technology

  • Suite d'un REX de 2024 sur une équipe de 10 personnes : « OK, mais à l'échelle ? ». Lecture Lean (Toyota Production System) de SAFe : quelle pièce, quel processus, quelle valeur pour le client. Un problème est un écart de performance chiffré, vu du client.
  • Leçon 1, piloter la valeur opérationnelle (programme de 500 personnes, 36 équipes) : le RTE annonce 68 % du PI atteint en story points, mais seulement 35 % des épiques sont terminées ; les équipes choisissaient les stories « à gros points ». Pareto des causes (dépendances en tête), pilotage des épiques terminées : 116 puis 141 puis 202 épiques par PI (+74 %).
  • Leçon 2, synchroniser les processus (banque, 15 équipes, 5 product managers, NPS métier à -14) : 94,6 fonctionnalités embarquées par PI pour 33,4 livrées, stock de 296, lead time de 255 jours, 55 % des non terminées bloquées en test. Priorités claires par fonctionnalité, management visuel, « commencer par terminer » : 33,4 à 62,5 fonctionnalités par PI (+85 %), engagement de 26 % à 78 %, NPS à +75.
  • Leçon 3, diffuser le kaizen par les managers (100 personnes, 13 équipes) : managers au Gemba sur chaque écart, mesure du « right first time », petites actions PDCA ; +31 % de livraison.
  • Les gains financiers (2,6 M€, 6,9 M€, 3,1 M€) sont des estimations des speakers, présentées comme validées par la DSI pour l'une d'elles.

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Et si votre roadmap vous éloignait du vrai problème à résoudre pour vos utilisateurs ?

Nicolas Cappello — IKKI League

  • Ouverture debout : la salle se rassoit au fil de quatre questions (conformité à la spec, problème résolu, feedback utilisateur, impact mesuré) ; presque personne ne tient jusqu'au bout.
  • Trois fausses croyances : la roadmap donne l'illusion du contrôle (« 152 points livrés ») ; le produit digital n'est qu'un bout de l'expérience client ; l'agile est devenue « une machine à fragmenter les responsabilités », qui récompense le respect du processus plutôt que l'impact. Question posée : qui est le « CEO » de votre produit ?
  • Outils : Jobs to be done (le milkshake de Christensen), value proposition canvas, support client vu comme une mine d'or à ne pas sous-traiter.
  • « Pas d'impact, pas de dev » : des key results qui décrivent un changement de comportement utilisateur, pas une déclinaison des objectifs ; RICE puis BRICE (ajout du business), niveau de confiance fondé sur la donnée plutôt que sur l'avis du mieux payé (HiPPO).
  • Pitch et appétit à la Basecamp (Shape Up), une hypothèse testée à la fois avec des idées de tests rapides et peu chères ; rétrospectives qui doivent mettre à jour les standards de l'équipe.

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L'Art de la Guérilla Corporate : Transformer l'Entreprise de l'Intérieur

Jean Cloarec

  • Point de départ : les transformations par slide decks de consultants restent « douces et incomplètes » face à la résistance, à la bureaucratie et à l'homéostasie. Inspiration assumée : Guerrilla Warfare de Che Guevara, relu comme guerre asymétrique.
  • Principes : être « personne » dans l'organigramme est une force ; l'influence des minorités (Moscovici : consistance, pensée systématique, flexibilité, identification) ; voyager léger, sans gros framework ; construire des réseaux par les histoires et la machine à café.
  • Tactiques : cartographier le pouvoir réel plutôt que l'organigramme, économiser chaque « munition », aider les gens à résoudre leurs vrais problèmes pour gagner le soutien, frapper vite (un workshop plutôt qu'une initiative de six mois).
  • Au-delà du kaizen, oser le kaikaku (rupture) pour sortir d'un optimum local.
  • Travail intérieur : à force d'interagir avec le système, on risque de devenir le système. Le but final est de changer le récit de l'organisation. Le speaker précise que l'approche « n'est pas pour tout le monde ».

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L'Approche Systémique en Agilité : Repenser l'Accompagnement des Équipes

Jérôme Lesage

  • Session ajoutée dans la grille finale (absente de la première liste). Constat : on nous a appris à penser linéaire (action, réaction), alors que les organisations sont une pelote de fils emmêlés.
  • École de Palo Alto (Watzlawick) : le changement de niveau 1 refait la même chose en plus fort (ajouter des devs) jusqu'à ce que la solution devienne le problème ; le niveau 2 change de cadre. Lien explicite avec la « flèche bleue » de la keynote du matin.
  • Un système : boucles de rétroaction, homéostasie (l'élastique qui ramène à l'état initial), normes implicites (« ici on ne montre pas ses émotions »).
  • Le reflet systémique : ce qui se passe entre coach et coaché fait écho au système ; nos réactions émotionnelles sont des informations, pas des erreurs ; les jeux se répètent à tous les niveaux ; le coach apporte aussi sa propre dynamique et en est responsable.
  • Quatre cas réels discutés avec la salle : équipe dépendante (reflet d'un micromanagement), commanditaire en double contrainte (« de l'agilité mais rien ne bouge »), coach sans mandat ni sponsor, équipe démobilisée par perte de sens ou réunion où personne ne parle (la sécurité psychologique « ne se décrète pas »).

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Le Lean ce n'est pas pour les Services et l'Agile ce n'est pas pour l'Industrie

Alfred Almendra, Damien Bonhomme — 3Conseils

  • REX de deux indépendants (l'un plutôt agile, l'autre plutôt Lean) qui vendent et animent à deux depuis 2015 : un qui mène l'échange, l'autre en position méta qui sketchnote en verbatim. Les sketchnotes finissent dans les devis et les contrats.
  • Contrat agile « Stop ou encore » : durée et coût connus, contenu ouvert, sortie possible à chaque échéance sans justification ; utile quand l'interlocuteur n'est pas le décideur final.
  • Ce qui n'a pas marché : l'offre packagée construite entre indépendants, qui « ne séduit pas » en entreprise ; ce qui marche : une boîte à modules assemblés au cas par cas. Un diplôme universitaire co-construit (validation par mise en pratique, mémoire et soutenance).
  • Travailler à deux coûte plus cher en apparence mais vise un « délai zéro » : support de formation livré dans les 5 minutes, à la manière du pair programming.
  • Fond du propos : Lean et agile, « bonnet blanc et blanc bonnet » ; on compare surtout leurs terrains. Dans les services, le flux entrant (mails, notifications) est illimité et invisible ; l'industrie, elle, sait dire non faute de place. Outil partagé : le SIPOC. Un livre sur ces routines est en recherche d'éditeur.

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Agile Washing : comment éviter de faire semblant d'être agile

Yassine Zakaria — Smartview

  • Test debout : vision stratégique claire et priorisée, équipes cross-fonctionnelles, livraisons itératives, feedback, amélioration continue. Quasiment toute la salle se rassoit.
  • L'agile washing, c'est un coup de peinture sur la façade : les MOA deviennent PO, le chef de projet devient Scrum Master et continue de tout piloter, le « cycle en V » sert d'abri à un fonctionnement freestyle.
  • Symptômes : pas de vision stratégique priorisée (six chantiers lancés pour trois équipes), rituels sans but (daily en reporting, « garde à vue »), sprint planning bâclé, review sans parties prenantes ou en PowerPoint, vélocité prise pour de la performance, recette complète dans six mois, comité de pilotage en doublon.
  • Conséquences : désillusion, perte de crédibilité du sponsor, turnover, et un mot « agile » devenu péjoratif ; « l'agile n'y est pour rien, c'est la façon dont on l'a mis en place ».
  • Remèdes : diagnostic, formations ciblées et pratiques, travail de la vision avec le management, transparence, amélioration continue. REX anonymisé : +30 % de satisfaction des clients internes et -15 % de turnover en 18 mois (chiffres du speaker). Posture : ne pas arriver « avec ses gros sabots », mais tenir le cap (le directeur doit être là).

Conférence▶ vidéo

Scrum Runner : la quête chaotique de l'équipe autonome

Malik Hamdi — Synanto, Christophe Pichon — Berger-Levrault

Retours : Blog Synanto (entreprise du speaker)

  • Titre final du « REX Transformation agile chez Berger-Levrault » annoncé au programme : accompagnement des équipes SEDIT (80 personnes) vers Scrum, de novembre 2023 à août 2025.
  • Selon l'interview publiée par Synanto : structuration du travail autour de trois pôles complémentaires, DEV, QA et OPS, pour sortir des silos ; l'autonomie et l'implication des collaborateurs, ainsi que la gestion des conflits, ont été décisives.
  • Résultats annoncés : équipes plus motivées, meilleure qualité des livrables, mise sur le marché plus rapide (sans chiffres publics).
  • Conseil de Malik Hamdi : « impliquer les équipes dès le départ, adapter les pratiques à son propre contexte, et ne jamais négliger l'accompagnement humain » (speaker).
  • Vidéo en ligne mais transcript non récupéré.

Keynote▶ vidéod'après le programme

Bricorama et Bricomarché ont construit le magasin du futur grâce à l'agilité

Jean-Christophe Pagès — Make You Agile

  • Keynote de clôture, résumé fondé sur le seul descriptif officiel. « Et si l'Agile sortait enfin de l'IT ? » : Bricomarché et Bricorama ont construit deux prototypes de magasin pour réinventer l'expérience client.
  • Pas de code, mais des sprints, des équipes très pluridisciplinaires, du feedback client en temps réel sur le terrain, et un concept co-construit avec les équipes magasin et siège, les fournisseurs et les clients.
  • Angle annoncé : l'agile comme levier humain, stratégique et orienté valeur hors du numérique.
  • Vidéo en ligne mais transcript non récupéré : résumé à compléter.

Sessions sans retour trouvé (8)

  • Plato's Dilemma : jouer avec l'éthique de l'IA pour réinventer la prise de décision collective (atelier, Naully Nicolas & Daniel Larose)
  • Conversations agiles en action (atelier, Elena Julia)
  • Agile Undercover (atelier, Foucault Dupleix, Meritis)
  • Atelier Agora (atelier, sans animateur indiqué)
  • Big Team Game : la taille compte (vraiment) (atelier, Adrien Daudel, Klee Group)
  • App mobile : quelle orga ? quels rituels ? pour livrer toutes les 3 semaines (atelier, Arnaud Mazens & Marjorie Rico, Crédit Agricole)
  • Et vous, pourquoi vos Sprints durent-ils {1, 2, 3, 4} semaines ? (Emmanuel Sunyer)
  • Atelier Artistes & Spécifieurs : découvrir les bases de l'agilité (Théophile Joly)

Sources