Capitole du Libre 2025
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Week-end gratuit consacré au logiciel libre et à la culture libre. Programme Pretalx : 114 créneaux (environ 90 conférences, une vingtaine d'ateliers, devroom Guix & Nix, table ronde du samedi soir), village associatif. Bilan relayé par Stéphane Bortzmeyer : 1 400 participants, 93 exposés.
Une édition très fréquentée (1 400 participants annoncés, contre 1 200 en 2024) où le Libre s'est affirmé comme projet politique et condition de la souveraineté numérique, porté par des retours concrets de migration (Échirolles, Restos du Cœur) plus que par la technique pure.
28 sessions résumées · 27 vidéos · mise à jour le vendredi 9 octobre 2026
Sources lues et limites de cette synthèse
Corpus : Programme Pretalx complet (114 créneaux), trois billets de blog de Stéphane Bortzmeyer (bilan, Typst, atelier eBPF), environ 90 messages Mastodon et Fediverse (#CapitoleDuLibre, #cdl2025, #CDL) publiés du 13 au 21 novembre 2025, le bilan du stand OpenStreetMap, le fil de l'équipe Murena sur le forum /e/OS, quelques commentaires YouTube et 17 transcripts YouTube lus en septembre et octobre 2026 (dont, en octobre, UX design, interfaces libres, Ceph, Typst, Debian chez Evolix, Confluence vers XWiki, OSPO, observabilité de l'IA, accessibilité et table ronde sur le livre).
Limites : Le corpus participant reste mince : une vingtaine de comptes Mastodon, un seul blog détaillé (celui d'un intervenant) et le forum d'un exposant ; de nouvelles recherches en octobre 2026 (LinkedIn, blogs, Bluesky) n'ont rien donné de plus, et l'article de La Dépêche n'a pas pu être lu. Les sessions transcrites en octobre n'ont presque aucun retour de salle, leur résumé repose donc surtout sur le discours des speakers, et les vidéos sont peu vues (de quelques dizaines à environ 700 vues) ; plus de 60 conférences et ateliers restent sans aucun contenu.
Synthèse globale
1. Le Libre assumé comme projet politique
Le fil rouge du week-end est politique, et il est revendiqué comme tel. Khrys relie technique, guerre, patriarcat et colonialisme (« Féminisme et antifascisme, même combat »), Skeptikon présente le libre comme un outil de résistance face à l'extrême droite et à la désinformation, et Bortzmeyer résume : dans ce contexte, le libre est « une des armes pour préserver sa liberté ». Côté public, les retours sont chaleureux (« salutaire remise en perspective », marbredouille ; un « triptyque » selon stephanepaillet). Ce cadrage tranche avec des conférences tech plus neutres : ici, le contexte Trump, Chat Control et la coupure des comptes d'un juge de la CPI sont des références partagées.
2. Souveraineté numérique : le libre comme condition, pas comme label
La table ronde du samedi soir a donné le ton, relayé par La Dépêche : pas de vraie souveraineté sans logiciel libre, parce qu'un acteur français peut abuser de son pouvoir, être racheté ou disparaître (Dubost, Bortzmeyer). Le mot lui-même est discuté : Bortzmeyer préfère « liberté » ou « autonomie », Vivant distingue souveraineté et souverainisme et ramène tout à la dépendance. Le débat déborde sur l'infrastructure (DNS, résilience, exemple ukrainien) et revient le lendemain dans les questions posées à Skeptikon sur les noms de domaine.
3. Des migrations racontées par ceux qui les font
Les deux retours d'expérience les plus riches sont des récits de terrain. Nicolas Vivant (Échirolles) donne une méthode sans fard : commencer par les décideurs et par les applications, recruter en annonçant la migration, renoncer aux objectifs chiffrés et à la pureté, avec 350 000 € par an d'économies revendiquées. Julien Briault montre comment une équipe de bénévoles a monté un cloud OpenStack sur 10 tonnes de serveurs donnés pour les Restos du Cœur, avec une règle qui parle à tout le monde : un euro dépensé, c'est un repas en moins. Côté entreprises, XWiki raconte cinq ans de migrations depuis Confluence, déclenchées par la fin des offres auto-hébergées d'Atlassian : le principal frein n'est pas le prix mais le risque, et les processus sont à repenser parce qu'ils étaient des compromis avec l'ancien outil. L'écho de ces récits reste difficile à mesurer : seule l'équipe Murena qualifie l'exposé des Restos du Cœur de « pépite ».
4. L'expérience utilisateur, angle mort reconnu du libre
Plusieurs sessions posent la même question : pourquoi le libre peine-t-il à séduire le grand public ? Natouille pose le diagnostic, un logiciel « pensé par les experts, pour des experts » qui attend que les gens « montent la pente » du terminal, et propose des rôles d'accueil et d'« UX champion ». Gwenn Le Bihan répond par une boîte à outils très concrète (hiérarchie, Content First, annuler plutôt que confirmer, prototyper avant de coder). Amaury Carrade élargit à l'accessibilité, jusqu'à la ligne de commande, angle rarement traité, et Khrys en fait une condition de la « liberté zéro ». Dans les deux salles UX, le public a surtout demandé comment trouver et écouter ses utilisateurs ; la réponse convergente est de les observer en silence. Le seul désaccord visible vient de Natouille : supprimer les bordures au nom de l'épure peut nuire à la lecture.
5. L'IA, présente mais à distance critique
Contrairement à beaucoup d'événements de 2025, l'IA reste un sujet parmi d'autres (trois conférences sur plus de 90). Linagora y défend une IA « open source de bout en bout » et sobre (Lucie, RAG), et la présentation Ceph s'affiche « Garantie sans IA ». Samuel Desseaux plaide pour surveiller les modèles après leur déploiement (dérive, injections, conformité, empreinte), mais reconnaît que l'outillage libre reste un patchwork fragile, sans standard ; la salle n'a pas obtenu de réponse claire sur le calcul de ses indicateurs. Khrys plaide pour financer l'accessibilité plutôt que l'IA. Aucun retour participant n'a été trouvé sur ces sessions.
6. Faire, fabriquer, créer : le libre au-delà du code
Les retours les plus enthousiastes vont souvent à des sujets hors logiciel : la machine à dentelle open hardware Nodus (« énorme coup de cœur » du podcast Projets Libres), le clavier Quacken (tous les prototypes partis, une quinzaine de claviers vendus à prix libre selon l'équipe), la conférence dessinée de David Revoy sur Krita, l'escape game de l'April. La table ronde sur le livre rappelle l'envers économique : Gee et David Revoy disent gagner moins qu'un SMIC, surtout grâce au financement participatif, même si des éditeurs (Glénat, PVH Éditions) acceptent désormais les licences libres sans effet négatif annoncé sur les ventes. Côté technique pure, Typst et l'atelier eBPF ont eu droit à des comptes-rendus détaillés de Bortzmeyer, plutôt élogieux mais lucides sur les limites (export HTML de Typst, gouvernance d'entreprise).
7. Exploiter et gouverner le libre au quotidien
Une série de sessions moins militantes parle du libre comme d'un métier. Evolix détaille comment maintenir un millier de serveurs Debian hétérogènes : automatiser la préparation et le post-traitement, garder les mises à jour majeures manuelles, machine par machine, avec un wiki public tenu depuis Debian 5. Probesys présente Ceph sans enjoliver : ce n'est pas une sauvegarde, et les pertes de données viennent surtout d'erreurs humaines sous le coup de la panique. L'OSPO de Thales montre comment l'OSPO Alliance outille la gouvernance de l'open source dans les grandes organisations, avec le Cyber Resilience Act en ligne de mire. Ces exposés ont attiré beaucoup de questions techniques en salle, mais presque aucune trace écrite ensuite.
8. Un événement communautaire qui grossit
Bilan relayé par Bortzmeyer : 1 400 participants, 93 exposés, 10 kg de café, 500 repas aux camions de nourriture. Lapineige note « moins de conférences et plus d'ateliers » que d'habitude et 1 200 préinscriptions avant le week-end. Le village associatif (April, FDN, OSM, Borsalinux-fr pour Fedora, La Contre-Voie, entre autres) est très actif ; le stand OSM relève une forte demande sur la contribution et l'usage des données. L'idée d'entrées à prix libre pour financer l'édition 2026 circule (aaribaud), et les vidéos ont été publiées un mois après, sur PeerTube et YouTube.
9. Tensions, ratés et biais du corpus
Les frictions restent modestes : grand amphi B00 jugé trop chaud, puis « très peu de monde » pour la conférence Grist (marnic), Wi-Fi absent le dimanche matin et dans les salles d'atelier, créneau de 25 minutes découvert sur place par Gee, OSPO présenté sans son co-speaker, sous-titrage en direct raté pendant la conférence sur l'accessibilité, échange houleux sur les noms de domaine pendant les questions de Skeptikon. Le corpus a ses propres biais : il vient presque entièrement de Mastodon, d'une communauté militante déjà convaincue, et le principal compte-rendu est celui d'un intervenant (Bortzmeyer). Les transcripts ajoutés en octobre 2026 donnent le contenu réel de 17 sessions, mais ils restituent le discours des speakers (dont plusieurs éditeurs, XWiki, Linagora, Gritix) plus que la réception ; les vidéos elles-mêmes sont peu vues et presque pas commentées. Les sessions sur l'embarqué, Yocto, Rust ou Kubernetes restent sans aucune trace.
Actions concrètes citées
- Pas de souveraineté sans logiciel libre : remplacer un GAFAM américain par un GAFAM français ne règle rien, une entreprise peut être rachetée ou abuser de son pouvoir (table ronde, Bortzmeyer, Dubost).
- Pour migrer une organisation, commencer par les décideurs et par les applications (LibreOffice, Firefox, Thunderbird) avant Linux, et annoncer la migration dans les offres d'emploi (Nicolas Vivant, Échirolles).
- Ne pas se fixer d'objectif chiffré ou daté ni viser la pureté : « Vous n'obtiendrez jamais 100 % de machines sous Linux » (Vivant).
- Mesurer l'infrastructure dans l'unité du métier : aux Restos du Cœur, un euro dépensé est un repas non distribué, et le cloud libre bâti sur du matériel donné revendique plus de 12 millions de repas économisés (Julien Briault).
- Rendre une équipe bénévole durable par l'infrastructure en code, la documentation obligatoire et des sessions de partage de 30 minutes (Briault).
- Faire de l'UX une compétence du libre : parler aux utilisateurices et les observer, concevoir avec du vrai contenu, proposer d'annuler plutôt que de demander confirmation (Natouille, Gwenn Le Bihan, relayés par Bortzmeyer et Natouille).
- Pour exploiter du libre à l'échelle, automatiser tout ce qui peut l'être sans perdre la main sur chaque mise à jour (Evolix, un millier de serveurs Debian) ; un cluster Ceph est facile à monter mais difficile à opérer (Probesys).
- Financer l'accessibilité et l'existant (NLnet, projets déjà en place) plutôt que de nouveaux projets « souverains » ou l'IA (Khrys, Bortzmeyer).
- Exiger d'une IA dite ouverte le code, les poids et les données d'entraînement, faute de quoi elle n'est qu'« open weight » (Linagora).
- Le libre ne se limite pas au logiciel : matériel ouvert (Nodus, Quacken), livre, jeu et culture libres ont suscité certains des retours les plus enthousiastes.
Session par session
Samedi 15 novembre
Conférence▶ vidéo + transcript
C'est quoi l'UX design et pourquoi le libre aurait à y gagner en intégrant ces profils ?
Natouille
Retours : Stéphane Bortzmeyer (blog), Natouille (speaker, Mastodon)
- Sur scène, une lead UX designer spécialisée en stratégie de contenu définit le design comme l'art de concevoir des produits utiles, utilisables et utilisés, pour tous les publics, y compris techniques, en limitant frictions, risques et déceptions.
- Idées reçues démontées : « on connaît nos utilisateurs », « les UX veulent tout transformer en cliquodrome » (on s'adapte au public, ligne de commande comprise), « ouvre un ticket ».
- Diagnostic : le logiciel libre est « pensé par les experts, pour des experts » et valorise d'abord les contributions techniques ; il veut l'adoption massive mais attend que les gens « montent la pente » du terminal (exemple de la désinscription d'une liste Mailman).
- Pistes : une communauté qui accepte ces rôles, une personne chargée de l'accueil, un « UX champion » écouté, des ponts entre designers et mainteneurs ; exemple d'un questionnaire utilisateurs lancé pour YunoHost.
- Échanges avec la salle (environ la moitié du créneau) : un mainteneur de bibliothèque Python qui ne connaît ses utilisateurs que par les tickets se voit conseiller un court questionnaire puis des entretiens ; un participant suggère d'observer les utilisateurs face à l'interface, la speaker insiste : se taire et prendre des notes.
- Ce qu'en retient Bortzmeyer : l'UX n'est pas réservée aux « cliquodromes », et les développeureuses devraient parler avec leurs utilisateurices et les observer ; formule citée : « Il y a utile, utilisable et utilisé ». Après coup, la speaker a relancé la discussion sur Mastodon (speaker).
Conférence▶ vidéo
La malédiction du bug 323 de GCC
Gee
Retours : Gee (speaker, Mastodon), aaribaud (Mastodon)
- Récit d'enquête (programme) : en avril 2023, en cross-compilant son jeu libre Superflu Riteurnz pour Windows 32 bits, l'auteur de Grise Bouille tombe sur un plantage qui n'apparaît que sur une plateforme et disparaît dès qu'on l'observe dans un débogueur.
- Côté salle, simple signal de découverte (« Je découvre le bug [...] de gcc avec @gee », aaribaud).
- Côté speaker : conférence répétée pour 40 minutes, découverte sur place d'un créneau de 25 minutes, tenue « quasi-pile » au détriment des questions (speaker).
Conférence▶ vidéo + transcript
Ceph : Présentation d'une solution de stockage distribué
Stéphane Parunakian — Probesys
Retours : Stéphane Bortzmeyer (blog)
- Sur scène, un administrateur système de la coopérative Probesys (et co-organisateur des JDLL de Lyon) part d'un constat : conserver des données a toujours été difficile, et le RAID n'est pas une sauvegarde, tout en restant limité à une seule machine.
- Ceph : stockage distribué logiciel, sous LGPL, sans point de défaillance unique, issu de la thèse de Sage Weil et stable depuis 2012. Par défaut, chaque objet est stocké en trois exemplaires, au plus un par machine : trois serveurs minimum, trois fois l'espace, et une auto-réparation quand un disque tombe.
- Usages montrés : stockage objet compatible S3 (Nextcloud), système de fichiers partagé (volumes Docker), block device (Proxmox), jusqu'à une infrastructure répartie sur trois sites ; erasure coding pour réduire le surcoût.
- Points de vigilance : ce n'est pas une sauvegarde ; un cluster est facile à monter mais difficile à opérer ; les pertes de données vues par le speaker viennent d'erreurs de conception ou d'erreurs humaines sous le coup de la panique ; coût élevé (environ 70 % de l'espace brut absorbé par la réplication).
- Longue session de questions : rançongiciels (snapshots et réplication asynchrone vers un autre cluster), comparaison avec le RAID, mises à jour sans interruption, trois machines Proxmox et Ceph combinées jugées viables.
- Lecture critique de Bortzmeyer : l'exposé l'a « plutôt convaincu que cette solution [...] n'était pas pour moi », non parce que le logiciel serait mauvais mais parce qu'il répond à un besoin précis (disponibilité permanente des données) qui n'est pas le sien.
Conférence▶ vidéo + transcript
Comment nous avons transformé les Restos du Coeur en Cloud Provider
Julien Briault — Restos du Cœur (bénévole)
Retours : Grégory Colpart (Mastodon), équipe Murena (forum e/OS)
- Contexte (sur scène) : 163 millions de repas par an, 78 000 bénévoles, 35 000 utilisateurs informatiques, 113 entités juridiques et 2 348 lieux d'accueil ; règle cardinale : « un euro dépensé, c'est un repas qui n'est pas distribué ». Le cloud public, payé à l'usage, n'était pas tenable pour une association qui grossit chaque année.
- Du PC posé sur une palette à un cloud bâti avec du matériel donné : environ 10 tonnes de serveurs récupérés (99,9 % de dons), 3 régions de 3 datacenters, les Restos devenus opérateur réseau avec leur propre numéro d'AS ; équipe passée de 1 à 11 bénévoles organisée en « chapters ».
- Règles d'équipe : tout en code (Pulumi, OctoDNS, Ansible, GitLab), pas de connexion directe aux serveurs (Teleport), conformité CIS et CVE (Wazuh, Rudder), infrastructure immuable (MAAS, Packer), tout documenté, « share sessions » de 30 minutes pour transmettre.
- Pile : OpenStack sur Kubernetes (Kubespray, ArgoCD, Velero), Ceph, Proxmox, NetBox comme source de vérité, serveurs éteints à la demande pour limiter la consommation.
- Résultats exprimés en repas économisés : plus de 30 services et « plus de 12 millions de repas » ; exemple des sondes de chaîne du froid à base d'ESP32 à 30 € par chambre froide contre 1 500 à 4 000 € par an ; « Linux du Cœur » vise 25 000 postes et le parc compte désormais plus de PC sous Linux que sous Windows. Le projet a « explosé » depuis le retour de Trump.
- Limites reconnues : dépendance aux bénévoles (compensée par la documentation obligatoire), pas de financement des projets amont, ouverture à d'autres associations jugée « politique ».
- Échos de salle : l'équipe Murena, exposante, la qualifie de « pépite » parmi les conférences du week-end ; plus anecdotique, le Wi-Fi de l'événement bloquait le site de documentation de l'infrastructure présentée (Colpart).
Conférence▶ vidéo + transcript
Passer au libre, c'est changer de monde !
Nicolas Vivant — Ville d'Échirolles
- Passer au libre n'est pas remplacer des logiciels : budget, reporting, commandes, contrats de maintenance, recrutement, tout le fonctionnement est à revoir (programme). Échirolles a lancé sa migration en 2021 à la demande des élus, pour des raisons d'autonomie, d'environnement, d'inclusion, de protection des données et de bon usage de l'argent public.
- Erreurs à éviter : objectifs chiffrés ou datés (« 80 % sous Linux en 2 ans »), recherche de pureté, distribution maison, commencer par Linux ou par les écoles. « Vous n'obtiendrez jamais 100 % de machines sous Linux. »
- « Être fourbe » : faire migrer les décideurs d'abord (le directeur général des services est sous Linux depuis 2021, le déploiement pour les agents n'a commencé qu'en septembre 2024). Le recrutement est « la clé » : annoncer la migration dans les offres d'emploi.
- Ordre recommandé : LibreOffice, Firefox et Thunderbird sous Windows, puis Linux (Zorin OS choisi après 3 mois de tests) ; déploiement par phases : bêta-test, volontariat (environ 10 % du parc), incitation jusqu'en 2028 (environ 20 %), puis décision sur Linux par défaut.
- Chiffres : environ 1 000 agents et 1 500 postes, 350 000 € par an (150 000 € d'économies réelles, 200 000 € de coûts évités), 20 % du temps d'un développeur consacré aux contributions, contrats de support payés pour financer des projets amont ; collectif France Numérique Libre (250 collectivités).
- Questions de la salle sur la gendarmerie (GendBuntu) et sur les graphistes restés sur Mac et Adobe. Aucun retour de participant trouvé en ligne.
Conférence▶ vidéo + transcript
Se réapproprier les techno-logies : un point de vue libroféministe
Khrys
Retours : marbredouille (Mastodon), stephanepaillet (Mastodon)
- Question posée (programme) : que peut apporter le féminisme au discours sur les techniques, et comment l'articuler avec le Libre « à l'époque des techbros fachos » ?
- Qui définit la « technique » ? Surtout des hommes, qui en ont exclu des savoirs féminins (exemples de la combinaison d'Apollo 11 cousue par Playtex, de Bertha Benz) ; les femmes invisibilisées derrière les grands auteurs (mère d'Adam Smith, Helene Demuth, Mary Burns, Eileen O'Shaughnessy).
- Technique et guerre : IA financée par la DARPA dès les années 1950, aviation, agro-industrie issue de l'armement ; le « progrès » ne profite pas à tout le monde (extraction, colonisation, biais médicaux des IA).
- Critique aussi des courants anti-industriels (Ellul) qui font de « la machine » un bouc émissaire plutôt que de viser patriarcat, capitalisme et colonialisme.
- Pour le Libre : faire de la « liberté zéro » un droit, donc financer l'accessibilité (via NLnet) plutôt que l'IA ; « Féminisme et antifascisme, même combat. »
- Réception : « Salutaire remise en perspective », « première fois que j'entends parler de pilule et de règles dans une conférence informatique » (marbredouille) ; conférence vue comme le troisième volet d'un triptyque de l'autrice (stephanepaillet).
Conférence▶ vidéo
Grist, un outil no-code au service des agents publics
Aude
Retours : marnic (Mastodon)
- Programme : Grist, entre tableur et base de données, libre et collaboratif, pour créer des applications métier (suivi de projets, de budgets, de congés, gestion de clés ou de bois d'affouage) accessibles aux novices.
- Seul retour trouvé : « Très peu de monde en salle B00 pour la conf Grist » (marnic), dans le grand amphi et en fin d'après-midi. Un atelier Grist (usage et auto-hébergement) complétait le sujet le dimanche.
Table ronde▶ vidéo + transcript
Souveraineté numérique : pourquoi le logiciel libre est stratégique
Stéphane Bortzmeyer — Afnic, Ludovic Dubost — XWiki SAS, Nicolas Vivant — Ville d'Échirolles, Aline Paponaud (animation)
Retours : Stéphane Bortzmeyer (speaker, blog), La Dépêche (via Frédéric Couchet, Mastodon), équipe Murena (forum e/OS)
- Traditionnelle table ronde du samedi soir, précédée d'un mot du sponsor Bootlin (Thomas Petazzoni, cofondateur de l'événement) qui appelle chacun à contribuer au libre, même par un rapport de bug.
- Le mot « souveraineté » discuté : souvent compris au sens étroitement national ; Bortzmeyer préfère « liberté », « autonomie » ou « indépendance » et rappelle la souveraineté du citoyen face à son propre État (Chat Control). Vivant insiste sur la différence entre souveraineté et souverainisme : « le problème c'est le problème de la dépendance ».
- Pourquoi le libre et pas seulement le « français » : une entreprise française peut abuser de son pouvoir, être rachetée ou disparaître ; seul le libre permet de vérifier le code et d'écarter un « kill switch » (Dubost, exemple du F-35). « Je veux pas plus un GAFAM français qu'un GAFAM américain » (Dubost). Consensus rapporté par Bortzmeyer : pas de vraie souveraineté sans logiciel libre, qui protège l'utilisateurice et pas seulement l'État.
- Déclencheurs récents : le juge de la CPI privé de son compte Microsoft, l'aveu de Microsoft devant le Sénat sur l'accès des autorités américaines aux données hébergées en France. Infrastructure et résilience : exemple de l'Internet ukrainien, décentralisé ; Échirolles réplique son infrastructure dans une autre commune et garde un DNS secondaire chez un hébergeur français.
- Désaccords sur le financement : Dubost plaide pour une vraie industrie du libre (« Trump nous fait une fleur, faut foncer », OpenDesk financé 50 M€ face aux quelque 30 Md$ d'Office 365) ; Bortzmeyer préfère financer durablement l'existant (NLnet, fonds souverain allemand) plutôt que des projets « souverains » confiés à des entreprises ; Vivant refuse, avec de l'argent public, les modèles fermés ou facturés à l'utilisateur.
- Conclusion : le libre est une condition nécessaire mais pas suffisante (Bortzmeyer). Pas de questions du public, renvoyées au buffet. La Dépêche a titré sur un Capitole du Libre qui « défend la souveraineté numérique face aux géants du numérique », et l'équipe Murena cite cette conférence de clôture parmi celles qui l'ont intéressée.
Conférence▶ vidéo + transcript
Typst, une alternative à LaTeX
Patrick Massot
Retours : Stéphane Bortzmeyer (blog dédié et fil Mastodon), Fabrice Mouhartem (Mastodon), commentaires YouTube
- Sur scène, un mathématicien qui n'a « absolument rien à voir avec le développement » de Typst et l'utilise depuis moins d'un an : un compilateur de texte (comme LaTeX ou Markdown) et non un traitement de texte, donc reproductible, sans clics à documenter, utilisable avec n'importe quel éditeur.
- Projet lancé en 2022 par deux développeurs allemands, écrit en Rust, licence Apache, avec une offre propriétaire à côté. Arguments avancés : environ 40 Mo contre plus de 1 Go pour TeX, un même outil du brouillon de dix lignes au livre de 500 pages, des messages d'erreur compréhensibles, des PDF balisés et accessibles par défaut.
- Démonstrations : balisage léger, mode mathématique sans antislash (mais fondé sur les espaces, le point qu'il aime le moins), paquets Typst Universe téléchargés à la première compilation, compilation incrémentale quasi temps réel, fonctions et règles
set/show, imports sans effet de bord (contre les conflits d'ordre d'import connus en LaTeX). - Ce qu'en retient Bortzmeyer : vrai langage de script plutôt que des macros, écosystème de paquets (Touying pour les diapositives) ; limites : export HTML très limité, compilation Rust exigeante (« 433 crates à compiler »), inquiétude de gouvernance face à une entreprise qui vend des extensions propriétaires.
- Écho prolongé : Fabrice Mouhartem avait fait ses supports CryptPad en Typst ; sous la vidéo, un enseignant de lycée dit ne plus quitter l'outil depuis novembre 2025 (« Adieu LibreOffice, LaTex, TexMaths »). Un atelier « Essayer Typst » suivait le dimanche.
Conférence▶ vidéo + transcript
« Visuellement vos alternatives libres c'est toujours horrible »
Gwenn Le Bihan
Retours : Natouille (Mastodon)
- Point de départ (sur scène) : un message reçu quand l'association étudiante de la speaker utilisait CryptPad ou Framaforms plutôt que Google Forms, « vos alternatives libres là, c'est toujours horrible ». Elle y voit un dédain du libre pour le visuel, alors que l'apparence est la première impression d'un logiciel (exemples de barres d'outils de Framacalc, VLC et GIMP, sans vouloir « taper » sur des bénévoles).
- Principes d'interface : hiérarchie et espace blanc (ne pas craindre le défilement), padding généreux, moins de bordures (inspiré de Refactoring UI), icônes au trait et homogènes issues de packs, « Content First » (ce que fait l'utilisateur prime sur l'outil), concevoir d'abord en niveaux de gris, couleurs réservées au sens.
- Principes d'UX : proposer d'annuler plutôt que de demander confirmation (les trois pop-ups de GitHub contre l'annulation d'envoi de Gmail), mises à jour optimistes, réaction immédiate à chaque action, ne pas calquer l'interface sur la base de données, animations avec courbes d'accélération, dogfooding et observation silencieuse d'un nouvel utilisateur, prototyper avant de coder (Penpot), accessibilité (contraste, zones tactiles, liens jamais « ici »). « Si vous avez besoin d'écrire un manuel pour votre interface, c'est que votre interface est pas assez intuitif. »
- Questions : un participant regrette le passage d'Inkscape aux icônes creuses, qu'il ne distingue plus ; la speaker répond qu'il faut tester et différencier les formes. Autre question sur la possibilité de couper les animations (préférence de réduction des mouvements).
- Retenu par Natouille : le Content First, « Utilisez du vrai contenu pour concevoir vos outils », des conseils « globalement très bons » ; bémol : supprimer les bordures n'a rien d'automatique, elles peuvent faciliter la lecture.
Conférence▶ vidéo + transcript
Mises à jour Debian sur 1000+ serveurs hétérogènes
Jérémy Lecour — Evolix, Grégory Colpart — Evolix
Retours : Jérémy Lecour (speaker, Mastodon), commentaire YouTube
- Contexte (sur scène) : Evolix, 16 personnes, environ 150 clients et un millier de serveurs Debian aux piles très variées ; plus de 70 % du parc en Debian 11, 12 ou 13, une longue traîne jusqu'à Debian 7, et environ 220 serveurs passés en Debian 12 en un an.
- Pourquoi ni tout manuel ni tout automatique : SSH à la main ne passe pas l'échelle, unattended-upgrades est fait pour « ne pas y penser », un Ansible intégral est trop déconnecté pour réagir. Principe : automatiser tout ce qui peut l'être et garder la maîtrise (clients à coordonner, ordre des serveurs redondants, services qui ne redémarrent pas).
- Mise à jour majeure en quatre phases : préparation automatisée (Ansible, instantané de la configuration), mise à jour manuelle machine par machine (téléchargement préalable, puis upgrade en trois temps et conservation des anciennes configurations), post-traitement automatisé, finalisation manuelle guidée par des tâches codifiées renvoyant au wiki public tenu depuis Debian 5. Feu vert explicite du client avant et après, 2 heures annoncées dont environ 1 heure de coupure.
- Mises en garde : ne jamais exécuter un script téléchargé et passé directement au shell sans l'avoir lu ; préférer les paquets Debian officiels et des miroirs maison.
- Supports et scripts publiés ensuite sur la forge d'Evolix (speaker). Seul écho extérieur : sous la vidéo, un spectateur juge l'approche « intéressante mais [qui] semble time consuming » et demande comment sont gérés les changements cassants.
Conférence▶ vidéo + transcript
Nodus, une machine open source et open hardware pour prototyper et produire de la dentelle
Maud Bernhardt
Retours : Projets Libres (podcast, Mastodon)
- Constat de départ : entre la dentelle à la main et la dentelle industrielle (métiers Leavers, plus fabriqués depuis 1970), aucun outil intermédiaire ne permet d'intervenir à une échelle amateure ; machines inaccessibles, notices inexistantes.
- Démarche : stage en manufacture, étude de brevets, premières maquettes en balsa et carton pendant le confinement de 2020, puis CAO et impression 3D (passage de Fusion 360 à FreeCAD) ; la bobine est passée de 1 cm à 7 mm, contre moins de 1 mm pour une bobine Leavers.
- Le libre comme raison d'être : « Le projet, il a aucun sens s'il est pas dans le libre » ; objectif de médiation et de transmission d'un savoir de tullistes largement immatériel. Environnement entièrement libre (Debian, FreeCAD, Inkscape, Krita, OBS).
- État réel : 5 ans de travail financés par des emplois à mi-temps, preuve de concept avec des tensions encore réglées à la main, plans pas encore publiés ; des lives Twitch ont beaucoup fait avancer le projet, un financement participatif est en préparation et des industriels de Calais s'y intéressent.
- Réception : « énorme coup de cœur » du podcast Projets Libres, seule mention spéciale d'une conférence dans son bilan du week-end.
Conférence▶ vidéo + transcript
Et si l'IA n'était plus une boîte noire hors de contrôle ?!
Benjamin Bellamy — Linagora, Julie Hunter — Linagora
- Sur scène, ouverture en autodérision sur le lancement raté de Lucie (janvier 2025) : le public attendait un « ChatGPT » alors que le modèle n'avait reçu qu'un léger instruction tuning, sans l'étape d'alignement sur les préférences.
- Pédagogie des étapes d'un modèle construit « from scratch » : tokenisation (un tokenizer entraîné surtout en anglais coûte cher en français), pré-entraînement, instruction tuning, préférences ; très peu d'acteurs français entraînent des modèles depuis zéro.
- « Open source de bout en bout » : licence sans restriction, code, poids, données d'entraînement et « secret sauce » publiés ; distinction nette avec les modèles open weight. Les données d'entraînement étant ouvertes, droit d'auteur et RGPD deviennent vérifiables.
- Consortium OpenLLM France (financement BPI jusqu'à septembre 2026) : modèles compacts, multilingues, au moins 30 % de données en français ; environ 500 000 heures GPU pour entraîner Lucie, « tout petit » face aux grands acteurs.
- Plaidoyer pour des IA sobres : des modèles de langage plutôt que de connaissance, adossés à un RAG (OpenRAG de Linagora) qui répond à partir des documents fournis et sait dire « je ne sais pas ».
- Aucun retour de participant trouvé ; résumé fondé sur le seul transcript (speakers d'un éditeur, donc discours en partie promotionnel).
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5 ans de migrations de Confluence vers XWiki : ce que nous avons appris
Ludovic Dubost — XWiki SAS, Anca Luca — XWiki SAS
- Contexte (sur scène) : XWiki SAS, société française sans investisseur extérieur, plus de 70 personnes et plus de 5 M€ de revenus, éditrice de XWiki et CryptPad et partenaire d'OpenDesk ; modèle fondé sur le support de logiciels qu'elle écrit elle-même.
- Déclencheur : en octobre 2020, Atlassian annonce la fin de Confluence Server (février 2024). Restent une offre Data Center à partir de 27 000 € pour 500 utilisateurs ou le cloud, environ trois fois plus cher ; des universités perdent leurs remises.
- Démarche : un premier client, puis le constat que le manque principal tient aux macros ; un tableur d'analyse par client (ignorer les macros utilisées sur moins de 50 pages), des outils packagés (Confluence Migrator Pro, Pro Macros), pages de comparaison et webinaires. Résultat annoncé : plus d'1 M€ de ventes de migration en deux ans, alors que la vente en ligne d'outils est restée sous 100 000 €.
- Grands comptes : migrations longues avec reprise sur panne, reporting qualité demandé par le Parlement européen, partenariat OpenProject pour remplacer Jira, travail avec le TOSIT ; fin de la vente au détail des outils au profit du support. « Il faut pas finalement avoir aussi peur du prix » : pour les gros clients, le risque compte plus que le coût.
- Nouvelle vague : en octobre 2025, Atlassian annonce la fin de Data Center (2029) ; l'enjeu devient la souveraineté des données, avec un afflux de prospects et un passage à l'échelle via des partenaires.
- Leçons : les processus sont des compromis avec l'outil d'origine ; les utilisateurs résistent quand le management veut changer, d'où le conseil d'associer les utilisateurs à la décision. Aucun retour de participant trouvé ; discours d'éditeur, en partie commercial.
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Réussir le déploiement d'un OSPO pour une meilleure maîtrise de l'open source
Sébastien Lejeune, Boris Baldassari (absent)
- Sur scène, le responsable de l'OSPO de Thales présente seul (Boris Baldassari, de la fondation Eclipse, n'a pas pu venir) l'OSPO Alliance : initiative fondée en 2021 par des fondations open source (dont Eclipse, OW2 et OpenForum Europe), une cinquantaine de membres, sans cotisation.
- Good Governance Initiative (GGI) : guide d'une cinquantaine de pages traduit en huit langues, 25 activités regroupées en objectifs, déclinées en scorecards et dans un tableau de bord prêt à importer dans GitLab ou GitHub en quelques minutes.
- Étapes d'un OSPO : évangéliser en interne (juridique, achats, managers parfois farouchement opposés), outiller les processus, contribuer (tickets, correctifs, financement : Thales sponsorise le Capitole du Libre), puis venir parler dans les événements. 85 % des solutions de Thales reposent sur de l'open source ; l'OSPO y tient sur trois ou quatre personnes et s'appuie sur des ambassadeurs.
- Secteur public : initiatives citées à l'ONU et à l'échelle européenne pour fédérer les OSPO publics.
- Questions : recouvrement avec le TODO Group ; Gaël Blondelle (Eclipse, cofondateur de l'alliance) explique depuis la salle le choix d'une structure adaptée aux entreprises européennes et sans adhésion. Le Cyber Resilience Act pourrait devenir une nouvelle activité du guide. Aucun retour de participant trouvé.
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IA en roue libre ? Superviser, observer et corriger avant le crash
Samuel Desseaux — Gritix
- Thèse (sur scène) : on se demande peu ce qui se passe après le déploiement d'une IA ; or un modèle dérive (données, modèle, concept), peut produire des résultats biaisés ou dangereux, et « on peut pas corriger ce qu'on ne voit pas ». S'y ajoutent conformité (RGPD, AI Act) et soutenabilité économique et environnementale ; « la confiance [...] ça se décrète pas, ça se construit ».
- Quoi surveiller, filé en métaphore automobile : données (le carburant), modèle (le moteur), variables d'entrée (les capteurs), inférence (latence, erreurs), dérive, sécurité (injections), explicabilité, GPU, conformité (le code de la route), boucles de retour, coût et empreinte.
- Démonstration d'un lab libre (OpenTelemetry, Prometheus, Tempo, Grafana, OpenSearch) en trois scénarios : nominal, dérive par prompts ambigus, attaque par injection de prompt.
- Limites reconnues : pas de plateforme open source couvrant tout le cycle, un patchwork complexe, coûteux et fragile, une explicabilité très limitée et aucune standardisation.
- Côté salle, plusieurs questions demandent comment les scores sont calculés à partir des réponses ; faute de temps après de nombreuses interruptions, le speaker renvoie à une autre conférence. Aucun retour de participant trouvé en ligne.
Dimanche 16 novembre
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Histoire de la guerre des navigateurs
Ludovic Hirlimann
Retours : Natouille (Mastodon), Ludovic Hirlimann (speaker, Mastodon)
- Programme : la « guerre » des navigateurs de 1991 à nos jours, perspective historique et enjeux sociétaux.
- Réaction de Natouille, en désaccord sur le fond (« mon opinion (négative) ») : de plus en plus de gens n'utilisent Internet que via des applis sur smartphone et ne savent même plus ce qu'est un navigateur.
- Le speaker a publié ses transparents en recommandant plutôt la vidéo, « beaucoup plus de contenu » (speaker).
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Créer avec Krita : une conférence dessinée
David Revoy
Retours : Lapineige (Mastodon), dascritch (Mastodon)
- Format singulier : l'auteur de la BD Pepper&Carrot improvise en direct une peinture numérique dans Krita en commentant fonctionnalités et actualité de la communauté.
- Moments rapportés : « Ce qui est super dans la peinture numérique, c'est la façon dont la peinture sèche très vite » (rires dans la salle) ; le tableau final représentait Sintel, clin d'œil à la communauté Blender (Lapineige).
- Appel entendu dans la salle : l'un des rares traducteurs de Krita signale un fort besoin d'aide pour la traduction française, idéalement par des gens qui connaissent le graphisme ; de grands pans, dont la documentation, restent non traduits (Lapineige).
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Accessibilité et logiciel libre : concrètement, comment les concilier quand j'y connais rien ?
Amaury Carrade
- Ouverture (sur scène) en langue des signes, pour placer la salle en « situation d'accessibilité inversée », puis la vidéo d'un lecteur d'écran sur un réseau social qui répète « image image image » faute de textes alternatifs.
- Le handicap n'est pas qu'une maladie : vision, audition, mobilité, cognition, mais aussi handicaps situationnels (écran en plein soleil, bras cassé, métro sans écouteurs, langue mal maîtrisée). Objectif : un contenu perceptible, utilisable, compréhensible et robuste.
- Priorité absolue, la sémantique : rôles et étiquettes exposés aux technologies d'assistance, en HTML comme en GTK, Qt, Swift ou Android. Le PDF est jugé « atrocement complexe » : préférer HTML, PDF/A ou CSV.
- Lisibilité : contraste d'au moins 4,5 pour 1, langage clair, FALC pour les contenus critiques, textes alternatifs selon le contexte, ne jamais coder l'information par la seule couleur, cohérence des interfaces.
- Angle rare, la ligne de commande : beaucoup d'utilisateurs de lecteurs d'écran vivent dans le terminal, où aucune sémantique n'existe ; les tableaux en caractères sont lus ligne par ligne, avec des résultats variables selon VoiceOver, Orca ou NVDA. Renvoi à une étude d'ingénieurs de Google sur l'accessibilité des interfaces en ligne de commande.
- Le sous-titrage en direct tenté pendant la conférence n'a pas fonctionné. Aucun retour de participant trouvé.
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Le livre et le Libre
Gee, David Revoy, Bookynette
Retours : aaribaud (Mastodon)
- Sur scène : une libraire (Bookynette, présidente de l'April) et deux auteurs de BD libres, Gee (Grise Bouille) et David Revoy (Pepper&Carrot), tous deux publiés d'abord sur le Web puis remis en page pour le papier (format colonne refondu, longues planches redécoupées dans Inkscape).
- Économie de l'art libre : le papier est le support sur lequel on peut gagner un peu d'argent, puisque le numérique libre circule gratuitement ; mais les deux auteurs disent gagner moins qu'un SMIC, l'essentiel venant du financement participatif, et rappellent que la grande majorité des auteurs ne vivent pas de leur art.
- Éditeurs et licences : Revoy publié chez Glénat sans contrat d'édition ni droits proportionnels, l'éditeur étant son principal mécène sur Patreon ; Gee chez PVH Éditions, qui a passé toute sa collection sous licence libre, « aucun impact négatif sur les ventes » selon l'éditeur cité par Gee.
- Chaîne du livre (Bookynette) : le distributeur est celui qui gagne de l'argent ; les retours d'invendus expliquent la lenteur des éditeurs à payer ; l'autoédition reste difficile faute de diffusion. Coup de cœur pour Agneau, BD née sur Mastodon et éditée sous licence CC BY-SA.
- Licences libres comme bac à sable commun : les deux auteurs croisent leurs personnages sans risque juridique, contrairement au droit de parodie, au domaine public (le premier Mickey) ou au fair use américain, zone grise où un procès est déjà perdu en frais.
- Seul écho de salle trouvé : « Tu ne pourras pas lire plus de 8000 livres dans toute ta vie » (Bookynette, citée par aaribaud).
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Les types de média, c'est quoi, et à quoi sert l'haptique ?
Stéphane Bortzmeyer — Afnic
Retours : Stéphane Bortzmeyer (speaker, blog), Grégory Colpart (Mastodon), mherrb (Mastodon), Thierry Stoehr (Mastodon)
- Toute ressource Web est étiquetée d'un type de média (ex-type MIME,
text/plain,image/png) renvoyé par le serveur HTTP : structure, attribution, procédure pour en obtenir un nouveau, illustrée par le dernier type de premier niveau,haptics(programme). - Supports publiés par le speaker, faits en LaTeX et non en Typst (speaker).
- Retours de salle : « Toujours un plaisir d'écouter @bortzmeyer surtout sur des sujets qu'on croit connaître » (Colpart) ; mherrb y voit un sujet de formats de données qui devrait plaire aux défenseurs des formats ouverts (Thierry Stoehr).
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Libérer - Délivrer, un escape game pour découvrir les logiciels libres
Bookynette — April
Retours : Stéphane Bortzmeyer (blog et Mastodon), Natouille (Mastodon)
- Conception d'un jeu de logique en cartes de l'April pour présenter le libre au grand public (né pour le public des Geekfaeries) : genèse, tests, outils utilisés (programme).
- Cité parmi les « moments passionnants » du week-end par Bortzmeyer, qui ne détaille pas pour ne pas divulgâcher le jeu.
- Réaction de Natouille : « Y'a @bookynette qui a fumé mon cerveau », en comparant le jeu au Cul de Chouette.
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Le logiciel libre est un projet politique
Association Skeptikon
Retours : Stéphane Bortzmeyer (blog, Mastodon et intervention depuis la salle), aaribaud (Mastodon)
- Contexte posé sur scène : second mandat Trump, patrons de la tech alignés, Grokipedia contre Wikipédia ; exemples de censure et d'ingérence (app ICEBlock retirée de l'App Store, vidéos d'ONG sur Gaza supprimées, juges de la Cour pénale internationale coupés des services numériques américains).
- Le libre comme outil de résistance, notamment contre les mensonges et le discours anti-scientifique ; dans le contexte de montée de l'extrême droite, « une des armes pour préserver sa liberté » (Bortzmeyer).
- Pistes d'action : contribuer à Wikipédia, travailler l'accessibilité, utiliser le Fediverse (Mastodon, PeerTube) avec des listes de blocage, prolonger la vie du matériel à la fin de Windows 10, soutenir Internet Archive et la campagne « Public Money, Public Code », lutter contre Chat Control.
- Signaux cités : Linux au-dessus de 5 % de parts de marché aux États-Unis (StatCounter) ; administrations qui migrent (Copenhague, Aarhus, ZenDiS en Allemagne, Échirolles, Lyon, Strasbourg).
- Conclusion : s'organiser aussi hors du numérique (syndicats, manifestations) ; « résister dans le numérique comme sans oublier l'analogique ».
- Point de friction pendant les questions : à une question du public (« les noms de domaine, c'est américain »), les échanges improvisés ont fait réagir Stéphane Bortzmeyer depuis la salle, qui dit avoir entendu « une quantité d'énormités assez fracassante » et demande de ne pas traiter le sujet sans une vraie introduction, en pointant le décalage avec l'appel à une approche scientifique. Autres questions : construire « pour » et pas seulement lutter « contre », usage du libre par l'extrême droite, licences « post-libres ».
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Web Push/UnifiedPush - Libérons les notifications
Téo Pisenti
Retours : tournesol (Fediverse)
- Programme : sur Android, toutes les notifications passent par un serveur de Google ; présentation des standards Web Push (W3C) et UnifiedPush et de leurs liens.
- Déclic rapporté par une participante : une application distributrice dialogue avec un serveur push et coordonne les notifications de toutes les applis compatibles ; une seule connexion, donc économie de batterie, et le choix d'un serveur autre que Google ou Apple.
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WEB Single Sign-On : Ce qu'on devrait vous expliquer avant tout !
Frédéric Cabestre
Retours : Frédéric Cabestre (speaker, Mastodon)
- Programme : prendre du recul avant de plonger dans SAML, OIDC ou CAS et le déploiement d'un fournisseur d'identité (Keycloak), pour comprendre le sens profond du SSO Web.
- Planches publiées en ligne ; le speaker annonce les ajuster suite aux « remarques très pertinentes de membres de l'audience » (speaker).
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Quacken : un clavier ergonomique, libre et polymorphe
NuclearSquid
Retours : fabi1cazenave (équipe des Ergonautes, Mastodon)
- Programme : entre claviers ergonomiques « premium » onéreux et designs libres à souder soi-même, un clavier sans soudure, facile à assembler et adaptable à chacun.
- Bilan publié par l'équipe (pas un retour indépendant) : tous les prototypes sont partis, une quinzaine de claviers vendus ou commandés sur place, le prix libre a bien fonctionné ; le clavier « tombe sous les doigts des expert·e·s et reste accessible aux néophytes ».
- Enseignements produit tirés du stand : la moitié des acheteurs gardent le clavier en monobloc (d'où le nom « Flex »), deux tiers en 42 touches ; configuration des touches de pouce plébiscitée.
- Limite reconnue : beaucoup d'utilisateurs Bépo ne tapent pas en méthode dactylo stricte, ce qui passe sur un ortholinéaire mais pas sur un clavier radial comme le Quacken.
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L'hébergement éthique comme Commun
neox — Libre en Communs
Retours : neox (speaker, Mastodon)
- Programme : Libre en Communs, association d'intérêt général, héberge gratuitement des projets relevant des Communs sur une infrastructure présentée comme la seule au monde, avec celle de la FSF, où tous les logiciels sans exception sont libres.
- Précisions du speaker : serveurs installés dans les garages des membres, reliés par la fibre de FDN ; « c'est du vrai matos, des vrais circuits et de la vraie électricité », d'où un appel aux dons (speaker).
Atelier
Maîtriser eBPF et XDP : créez un bloqueur de publicités réseau haute performance
Alexis Lothoré, Maxime Chevallier
Retours : Stéphane Bortzmeyer (compte-rendu détaillé et Mastodon)
- Atelier progressif : d'un « Hello world » eBPF jusqu'à un filtre DNS en C qui capte l'UDP sur le port 53 et bloque les domaines d'une liste noire, chargé à chaud avec
tc, avec l'aide de Quentin Monnet pour le débogage. - Rappel retenu : eBPF permet « d'ajouter des fonctions au noyau, sans modifier et recompiler celui-ci et sans redémarrer la machine » ; le vérificateur s'assure que le programme « ne va pas jardiner n'importe où dans le noyau ».
- Limites du résultat notées par le participant : noms exacts seulement (pas les sous-domaines), pas de réponse NXDOMAIN, contournable via DNS sur TCP.
- Verdict : atelier « passionnant » et « excellent », malgré l'absence de Wi-Fi au troisième étage.
Sessions sans retour trouvé (67)
- Maîtriser l'informatique grâce aux logiciels libres (Matthieu Hazon)
- Android autrement : publier et installer hors du Play Store (Pierre Boulc'h)
- Quoi de neuf dans le noyau Linux ? (Thomas Petazzoni)
- Apache Arrow (Sylvain Wallez)
- Réponse à incident et forensics en collaboratif et open source (Romain Gayon)
- Intégrité et authenticité de fichiers sur Linux via un HSM (Valentin Geffroy)
- 20 ans de « hacking » du financement de XWiki et CryptPad (Ludovic Dubost)
- Metal-As-A-Service : gérer son bare-metal avec MaaS (Julien Briault)
- Reprendre le contrôle de sa virtualisation avec Proxmox (François-Xavier Guidet)
- Un blindtest libre de bout en bout (Alexis Lothoré, Maxence Fiorina, Raphaël Roy)
- (Ne) détruisons (pas) le capitalisme avec une coopérative (Arthur Vuillard, Agnès Haasser)
- Député⋅es, attrapez-les toustes ! (Étienne Gonnu)
- La Contre-Voie débarque sur Facebook (Neil)
- (Glitcher un microcontrôleur) quand on sait pas faire (Fabien Trégan)
- Top 3 des outils de l'OWASP (Florian Bernard)
- CryptPad : la sécurité par construction (Fabrice Mouhartem)
- Un VPN libre et auto-hébergé avec Headscale (Samy Djemaï)
- Security project for QGIS (Julien Cabieces)
- Plakar : moteur de sauvegarde immuable (Gilles Chehade)
- À la poursuite de KDE Neon Core (Kevin Ottens)
- Émancipation numérique des associations par le Libre (Bauchet, Emilio W, Denis Velin)
- LoRa, Meshtastic, réseaux maillés et LPWAN (Romain Bellan)
- Questionnez Docker, accueillez Podman ! (Yann Mougenel, Mathieu Bacou)
- Bridges Matrix sur Raspberry Pi et NixOS (Téo Pisenti)
- Pourquoi l'industrie adopte l'InnerSource (Marius Moulis, Frédéric Sicot Mouret)
- Xenomai 4 (EVL) (Pierre Ficheux)
- Atelier : premier InnerSource Gathering de Toulouse (Marius Moulis, Frédéric Sicot Mouret)
- A11Y 101, introduction à l'accessibilité (Sébastien Benard)
- Refonte de flop!, gestion coopérative des emplois du temps (flop!)
- Matomo Analytics (Jean-Marc Courtiade)
- Cartographier un SI sans perdre le Nord (Yann Mougenel)
- Intégration de bibliothèque C en Python (Ayowel)
- Méta-programmation en Rust (Didier Plaindoux)
- Design patterns en Rust : un bestiaire (Kevin Ottens)
- Restoring fun at every level of web programming (Xavier Van de Woestyne)
- Devroom Guix & Nix (Guilhem Saurel)
- Diffusez des vidéos avec PeerTube (Booteille)
- Linux embarqué : comment se lancer ? (Michael Opdenacker)
- Un Linux dans la poche : où en est-on ? (Arnaud Ferraris)
- Utilisation et développement de logiciels : quels sont vos besoins ? (Guilhem Saurel)
- Introduction au local-first (Loris)
- Supabase, l'alternative open source à Firebase (Jason Lagarde)
- Les applis local-first et l'exemple d'Anytype (Walid Nouh)
- Construire une distribution Linux sur mesure avec Yocto (Rémi Subra)
- Mise à jour sous Yocto avec SWUpdate (Pierre Ficheux)
- Autorisation fine pour OpenStack avec Open Policy Agent (Adrien Cunin)
- Bareos, sauvegardes 100 % libres (Bruno Friedmann)
- Construire ses propres images Ubuntu (Gauthier Jolly)
- Biais cognitifs et loyauté des services en ligne (Jean-Yves Jeannas)
- Un modèle économique sur du libre non logiciel : les éditions Metacartes (Mélanie Lacayrouze)
- Enseigner la culture du Libre : le cours CCN de l'université de Lille (Jean-Yves Jeannas)
- Introduction à la monnaie libre (Matiou)
- Commun logiciel et communauté : Duniter v2 (Hugo Trentesaux)
- Votre jumeau numérique 3D sur le web (Augustin Trancart, Sébastien Guimmara)
- Retrouver un web agréable et respectueux de la vie privée (Denis Dordoigne)
- LaserMagic : du dessin à l'objet en 24 minutes (MadSquirrel)
- Le charme discret de Blender pour l'illustration technique (Arnaud Dusch)
- Surveiller l'intelligence sans devenir parano : gouvernance de l'IA (Samuel Desseaux)
- Développer dans les nuages avec code-server et Kubernetes (Thierry Beigbeder)
- Quoi de neuf dans Haiku ? (mmu_man, PulkoMandy)
- Systèmes centralisés, fédérés et pair à pair vus par la théorie des graphes (Amaury Joly)
- Programmation fonctionnelle avec Snap! (Olivier Azeau)
- « Libérés, Délivrés » : vos Chromebooks sans ChromeOS (Guillaume Allée)
- Kinect dans un environnement libre en 2025 (Vincent Giraud)
- Navigation Vim : la vie après HJKL (kazé)
- Ateliers du dimanche sans retour : Inkscape, CloudNativePG, LaserMagic, Wikisource, flop!, Godot, Grist, traduction bénévole, FusionDirectory, podcasts libres, mots de passe, Typst
- Ateliers d'accueil : installation et dépannage Linux, initiation à la programmation
Sources
- Programme officiel (Pretalx, 114 créneaux) (nouvel onglet) ↗
- Site de l'édition 2025 (nouvel onglet) ↗
- Vidéos sur la chaîne YouTube Capitole du Libre (83 vidéos 2025, décembre 2025 et janvier 2026) (nouvel onglet) ↗
- Vidéos sur le PeerTube Capitole du Libre (72 vidéos 2025) (nouvel onglet) ↗
- Stéphane Bortzmeyer, « Capitole du Libre 2025 (et un exposé sur les types de média) » (nouvel onglet) ↗
- Stéphane Bortzmeyer, compte-rendu de l'exposé Typst (nouvel onglet) ↗
- Stéphane Bortzmeyer, compte-rendu de l'atelier eBPF (nouvel onglet) ↗
- Bilan du stand OpenStreetMap France (forum OSM, lhirlimann) (nouvel onglet) ↗
- LinuxFr.org, annonce de l'édition (12e édition, plus de 100 conférences et 20 ateliers) (nouvel onglet) ↗
- CNLL, annonce de l'édition (1 200 participants en 2024) (nouvel onglet) ↗
- April, présence au Capitole du Libre 2025 (nouvel onglet) ↗
- La Dépêche, « À Toulouse, le Capitole du Libre défend la souveraineté numérique face aux géants du numérique » (non lu, page inaccessible ; relayé sur Mastodon) (nouvel onglet) ↗
- Fil Mastodon/Fediverse #CapitoleDuLibre, #cdl2025, #CDL (environ 90 messages lus, 13 au 21 novembre 2025) : bortzmeyer, Natouille, Lapineige, aaribaud, gcolpart, jlecour, marnic, gee, fabi1cazenave, chouhartem, marbredouille, stephanepaillet, projetslibres_podcast, tournesol, dascritch, usul, fcabestre, neox, mherrb, ThierryStoehr, pboulch, Mozilla FR (nouvel onglet) ↗
- Forum /e/OS, « Équipe Murena au Capitole du Libre 2025 Toulouse » (retour du stand et conférences citées) (nouvel onglet) ↗
- Transcripts YouTube (sous-titres automatiques) de 17 sessions, lus en septembre et octobre 2026
- LinkedIn : seulement des annonces (compte officiel, Debian), aucun retour d'après-événement trouvé via la recherche web (septembre et octobre 2026), pas plus sur Bluesky