DevFest Strasbourg 2025

Dev, cloud & sécu27 novembre 2025Strasbourg, Campus CCI Strasbourg6e édition

Thème : Disco

6e édition, une journée (27 novembre 2025) au Campus CCI Alsace, 4 salles (dont une dédiée aux ateliers), 2 keynotes et 30 sessions (conférences de 40 min, formats courts de 20 min, 3 ateliers de 2 h) ; organisée par le GDG Strasbourg et Capitale Dev, 600+ participants annoncés, billet à 49 € (19 € en tarif réduit).

Une journée généraliste et très « craft » où l'IA s'invite partout sans tout dévorer (revue de code, tests, agents, LLM locaux, sécurité des LLM), aux côtés d'un fort bloc observabilité / troubleshooting de prod et d'un fil numérique responsable (smartphones réemployés, keynote Fairphone × Commown).

20 sessions résumées · 18 vidéos · mise à jour le jeudi 8 octobre 2026 · synthèse à compléter

Sources lues et limites de cette synthèse

Corpus : Programme officiel complet (site devfest25.gdgstrasbourg.fr et sa base Firestore publique : 2 keynotes + 30 sessions dont 3 ateliers, fiches speakers), les 18 talks publiés le 14 décembre 2025 sur la chaîne GDG Strasbourg (plus un aftermovie), tous transcrits (sous-titres automatiques FR, EN pour Maud Nalpas et Federico Tomassetti), quelques pages de speakers (Strumenta, Kilian Valkhof) et une recherche Bluesky/Mastodon (seuls deux posts de speakers avant ou pendant l'événement).

Limites : Aucun retour de participant n'a pu être lu : la synthèse repose sur le programme et sur ce qui a été dit sur scène, pas sur la réception du public. Les keynotes (Martin Keary, Agnès Crépet & Adrien Montagut) et 12 autres sessions (dont les 3 ateliers) n'ont pas été filmées ou publiées ; les transcripts sont des sous-titres automatiques (noms propres parfois déformés) et les vidéos ont peu de vues (6 à 60 à J+10 mois).

Synthèse globale

1. Un DevFest généraliste, ancré localement

Le programme de la 6e édition (thème « Disco », 600+ participants annoncés, une journée, 4 salles dont une réservée aux ateliers) couvre tous les rayons : web (Node.js natif, HTML/CSS à la place de JS, Angular), mobile (Flutter dans les applis France Info pour les JO), cloud et DevOps (ArgoCD, Docker, OpenTelemetry, everything as code), langages (Rust, Neovim), sécurité, data et IA, plus quelques sujets « plaisir » (émulateur Chip-8, bot de poker, console de salon maison, Unreal Engine). Côté speakers, Sopra Steria est très présente (10 speakers, et sponsor), aux côtés d'entreprises locales (Hager, INSA…) et de speakers venus de plus loin (Google Chrome, AWS, Microsoft, OVHcloud, Strumenta, Kilian Valkhof).

2. L'IA partout, mais en outil plutôt qu'en sujet unique

Environ un tiers des sessions touchent à l'IA, sous des angles très concrets : revue de code (PR-Agent chez Sopra Steria), tests avec GitHub Copilot, agents (Strands, Microsoft Agent Framework, maître du jeu multi-agents), LLM locaux et RAG en atelier, personnalisation de modèles sur AWS, IA dans le navigateur (API Built-in AI de Chrome), prototypage avec Firebase Studio, et sécurité des LLM (« Je malmène ton LLM en direct avec 10 failles »). Sur scène, le ton reste mesuré : Alice Simon présente PR-Agent comme une aide utile, qui ne remplace pas la revue humaine (l'outil ne voit que le diff et rate les suppressions), et Grohmann & Vincent reconnaissent avoir généré slides et code de démo par IA, sans en faire le cœur du message. Plusieurs talks plaident pour des modèles plus petits ou plus proches : Gemini Nano exécuté dans Chrome sans requête réseau (Maud Nalpas, qui prévient de ne pas en attendre les performances d'un gros modèle), petits modèles fine-tunés en LoRA qui battent un modèle généraliste sur une tâche ciblée (Paul O'Mahony). Jules Duarte Vala constate même qu'un simple prompt à Llama 70B fait jeu égal avec un bot de poker fondé sur l'équilibre de Nash. À l'inverse, la session Microsoft sur les tests avec Copilot (MCP, coding agent, Azure Load Testing) reste un discours d'éditeur, en démos préenregistrées.

3. La prod au centre : observabilité, run et troubleshooting

Un bloc cohérent porte sur ce qui se passe après le déploiement : Sébastien Ferrer (OVHcloud) sur le run d'une cinquantaine de projets (« restaurer le service avant de corriger le bug », « un bon run, c'est avant tout un bon build »), Yann Gloriau sur /proc, vmstat et strace quand la supervision manque (« slash proc is life », avec la mise en garde qu'un strace mal détaché peut bloquer la prod), l'atelier OpenTelemetry d'Ippon, le GitOps avec Argo CD « app of apps » (Paul Vulliemin, qui garde prune désactivé en prod) et la policy-as-code de Grohmann & Vincent. Point commun : outiller et normaliser en amont (logs structurés, alertes sur métriques, dépôts Git uniques, politiques automatisées) pour limiter les nuits d'astreinte.

4. Numérique responsable et réemploi

La keynote de clôture (Agnès Crépet pour Fairphone, Adrien Montagut pour la coopérative Commown) défend un modèle à deux piliers : un smartphone réparable et maintenu longtemps, et la location avec service pour casser l'incitation au renouvellement, avec l'open source comme garant de la longévité logicielle. Le talk de Bruno Verachten (un vieux smartphone Android recyclé en agent Jenkins via Termux, en s'appuyant sur le chiffre de l'ADEME selon lequel 84 % de l'impact d'un téléphone vient de sa fabrication) et l'optimisation des images Docker (Mélissa Pinon) prolongent ce fil. La keynote d'ouverture de Martin Keary (Tantacrul) portait, elle, sur le design et l'UX dans l'open source, à partir de la refonte d'Audacity.

5. Le craft « sous le capot » et les REX honnêtes

Un fil traverse plusieurs talks : comprendre ce que font les outils plutôt que les empiler. Benjamin Buléon démonte l'IDE (lexer, Tree-sitter, Language Server Protocol, Debug Adapter Protocol), Rémy Godin reconstruit un Chip-8 en C++, Modeste Assiongbon recense ce que Node.js fait nativement pour se passer de dépendances npm, Federico Tomassetti détaille un pipeline de migration RPG vers Python étape par étape. Les retours d'expérience assument leurs limites : Thibaut Cantet reconnaît qu'une chorégraphie d'événements est moins lisible qu'une orchestration, l'équipe Apps42 liste ce qu'elle n'a pas pu livrer pour France Info, Tomassetti admet que prouver l'équivalence d'une application migrée reste le problème majeur, et le bot de poker finit à 0 €.

6. Limites du corpus et points de vigilance

Cette synthèse s'appuie uniquement sur le programme et sur les transcripts des 18 talks publiés : aucun retour de participant (post, blog, sketchnote) n'a été trouvé, ni sur LinkedIn ni sur Bluesky ou Mastodon. On ne sait donc rien de l'accueil des sessions, en particulier des keynotes, qui n'ont pas été publiées en vidéo. Autres biais : une part importante du programme est portée par des sponsors ou des éditeurs qui présentent leurs propres outils (Microsoft/GitHub Copilot, AWS, Atyos, Firebase), et les 18 vidéos publiées ont une audience très faible (quelques dizaines de vues). Côté organisation, l'aftermovie annonce une édition 2026 « dans un nouveau format » ; d'après le fichier de l'événement, la suivante est finalement prévue le 23 mars 2027.

Actions concrètes citées

  1. Brancher un assistant de revue IA (PR-Agent) en job CI apporte surtout description de MR et suggestions ; il ne voit que le diff et ne signale pas ce qui a été supprimé : la revue humaine reste indispensable (Alice Simon).
  2. Tout « as code » (infra, config GitOps, policies, doc, pipelines, slides) rend les choses versionnables et testables, au prix d'une inflation de YAML (Grohmann & Vincent).
  3. Avant de déployer une stack d'observabilité, apprendre à lire /proc, vmstat et strace permet déjà de diagnostiquer une prod en feu, conteneurs compris ; mais un strace mal détaché peut bloquer la prod (Yann Gloriau).
  4. Traiter un incident de prod comme une enquête méthodique : outils, organisation et logs/monitoring préparés à l'avance (Sébastien Ferrer).
  5. Réduire ses dépendances npm en exploitant les fonctionnalités natives de Node.js (--watch, fetch, --env-file, node:sqlite, type stripping, test runner) (Modeste Assiongbon).
  6. Beaucoup de patterns JS (accordéons, dialogs, auto-suggest) sont désormais faisables en HTML/CSS, avec de meilleurs effets sur l'accessibilité (programme, Kilian Valkhof).
  7. Réemployer un vieux smartphone Android comme agent Jenkins via Termux : 84 % de l'impact d'un téléphone vient de sa fabrication, selon l'ADEME citée par Bruno Verachten.
  8. Découpler les étapes d'un workflow complexe par des events (chorégraphie plutôt qu'orchestrateur) simplifie les tests, au prix d'un flux moins lisible qui exige une équipe mature (Thibaut Cantet).
  9. RAG pour retrouver de l'information, fine-tuning (LoRA/QLoRA) pour un jargon de niche ; un petit modèle fine-tuné pour 1,5 $ peut battre un gros modèle généraliste sur une tâche ciblée (Paul O'Mahony).
  10. En GitOps avec Argo CD « app of apps », garder prune désactivé en prod et confier les mises à jour d'outils à Renovate (Paul Vulliemin).

Session par session

Jeudi 27 novembre

Keynoted'après le programme

Improving the UX design of Open Source Software

Martin Keary (Tantacrul) — Muse Group (Audacity)

  • Keynote d'ouverture (30 min, en anglais sous-titré en français), par le VP Product de Muse Group, qui porte la refonte d'Audacity et de MuseScore.
  • Selon le descriptif : les projets open source sont menés par des développeurs, à hiérarchie plate et portés par des bénévoles, ce qui fragmente la réflexion design et néglige l'expérience d'ensemble.
  • Exemples réels de tests utilisateurs montrant comment des plans bien intentionnés finissent par dérouter les utilisateurs.
  • Seconde partie annoncée : bâtir une culture pilotée par le design dans l'open source — tests utilisateurs efficaces, chartes publiques et élections, standards de contribution clairs.
  • Contenu résumé d'après le programme uniquement : pas de vidéo publiée ni de retour participant trouvé.

Keynoted'après le programme

Vers un Numérique Vraiment Responsable avec Fairphone et Commown

Agnès Crépet — Fairphone, Adrien Montagut — Commown

  • Keynote de clôture (30 min) par la Head of Software Engineering de Fairphone et le cofondateur de la coopérative Commown.
  • Constat : le coût environnemental et social du numérique (extraction minière, conditions de travail, déchets électroniques).
  • Modèle à deux piliers : un smartphone éthique (modularité, réparabilité, longévité logicielle, matériaux plus responsables) + l'économie de la fonctionnalité (location avec service), qui découple l'usage de la possession et inverse l'incitation au renouvellement.
  • Rôle annoncé de l'open source pour garantir la longévité logicielle et la liberté des utilisateurs.
  • Contenu résumé d'après le programme uniquement : pas de vidéo publiée ni de retour participant trouvé.

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Pimp My Review : L'IA au service de vos revues de code

Alice Simon — Sopra Steria

  • REX d'une ingénieure DevOps de la plateforme engineering interne de Sopra Steria, qui met à disposition des LLM via une infra sécurisée (Azure + cloud privé OVH).
  • Outil : PR-Agent (open source, maintenu par Qodo), démontré en direct sur une merge request GitLab : description automatique, estimation de l'effort de review, points d'attention, suggestions de code justifiées, changelog.
  • Intégration sous forme de composant CI/CD GitLab préconfiguré (seuls les jobs description + review activés par défaut) ; un mode agent déclenché par webhook et piloté par commandes slash existe aussi. Déployé début 2025, adopté largement par un gros projet.
  • Retours des équipes rapportés par la speakeuse : confort sur la documentation, suggestions pertinentes (coquilles, noms de variables), aide pour les développeurs juniors.
  • Limite avouée sur scène : « il manque toujours un petit truc » — l'outil ne voit que le git diff, ne signale pas les suppressions (il n'a pas relevé qu'elle avait supprimé le reste du pipeline) ni les impacts en cascade ; peu de personnalisation du prompt, résultats très dépendants du modèle.

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Everything as code : quand le code prend le contrôle

Nicolas Grohmann — Sopra Steria, Matthieu Vincent — Sopra Steria

  • Talk à deux voix très humoristique (sketch sur une procédure de mise en prod manuelle dans un Word « V7 de 172 pages »), démos sur une appli fictive « Pet Shop » hébergée sur OVHcloud.
  • Historique : config-as-code, infra-as-code (Terraform en live sur un cluster Kubernetes, OpenTofu, Pulumi), pipeline-as-code (GitLab CI, GitHub Actions, Jenkins, Dagger), jusqu'à la philosophie « Everything as Code ».
  • GitOps avec Flux (préféré à Argo pour son intégration GitLab) : un commit Git fait scaler un déploiement.
  • Policy-as-code en live : Trivy/Snyk, Open Policy Agent (Rego), Kyverno pour bloquer les images hors registry autorisé ; quelques couacs de démo assumés (« Il fallait bien que ça arrive »).
  • Aussi : doc-as-code (AsciiDoc, GitLab Pages, Swagger), database-as-code (Liquibase/Flyway), workspace-as-code (devcontainers, CDE), et slides-as-code (Slidev) ; slides et code de démo en partie générés par IA.
  • Réserve des speakers eux-mêmes : on devient des « ingénieurs YAML », un langage peu ergonomique. La question « devs-as-code ? » posée par le descriptif reste en filigrane.

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Détectives de la prod : résoudre l'enquête avant le crash

Sébastien Ferrer — OVHcloud

  • REX d'un ancien « pur dev » (« git commit, git push… et s'il y a un problème en prod, c'est pas le mien ») devenu responsable du run dans une équipe qui gère une cinquantaine de projets en production chez OVHcloud, en rotation une semaine sur cinq.
  • Comment se forger une intuition sur des projets qu'on ne connaît pas : morning check sur un dashboard très synthétique (vert/orange/rouge), suivi des métriques TTA (time to acknowledge) et TTR (time to restore), priorités P5 à P1 à requalifier selon l'impact réel, et rôle de point de contact de l'équipe.
  • Troubleshooting « comme une partie de Cluedo » : root cause analysis en drill-down, bottom-up (du physique vers le logiciel), 5 pourquoi pour prendre du recul et rédiger les postmortems ; l'intuition « on a déjà vu ça » est jugée trompeuse.
  • Message central, illustré par des astreintes de nuit réelles (trafic basculé sur la seule VM saine, rate limiting relevé temporairement face à un client à 140 req/s) : la priorité est de restaurer le service, pas de corriger le bug.
  • Seconde moitié : « un bon run, c'est avant tout un bon build » — logs structurés par champs (request ID, opération en cours) plutôt que des phrases, ni manque de données ni bruit ; alertes Prometheus sur métriques ; error wrapping en Go ; archétypes de microservices, bibliothèques communes et linters pour l'amélioration continue.

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Biomimétisme et cybersécurité : s'inspirer de 3 milliards d'années d'évolution pour mieux se protéger

Ludovic Lefebvre — Peaksys (filiale tech de Cdiscount)

  • Par l'architecte « plateforme » de Peaksys, qui protège Cdiscount face à des pics comme le Black Friday (~1 200 commandes/minute évoquées) ; exemples présentés comme issus de POC et de production, code publié sur son dépôt.
  • Trois niveaux de biomimétisme (forme, matériaux/processus, écosystème) appliqués à la sécurité, dans une démarche « orientée solution » (partir du vivant pour trouver le problème qu'il résout).
  • Niveau 1 — camouflage et leurre : stéganographie LSB (un message caché dans une image « 100 % similaire ») ; un composant JavaScript à base de MutationObserver qui détecte en temps réel les modifications de page — il a révélé une extension de cashback qui remplaçait les bannières publicitaires de Cdiscount.
  • Niveau 2 — processus : le mimosa pudica inspire un rate limiting très ciblé (on « referme une feuille », pas la plante : bloquer une IP ou un comportement, par exemple les bots sur les PS5) ; les sentinelles suricates inspirent des rôles tournants dans un SOC.
  • Niveau 3 — écosystème : l'immunité adaptative mène aux algorithmes génétiques, utilisés pour pondérer les signaux de détection de bots (plus de 51 % du trafic web mondial serait non humain en 2025, selon lui) et pour nettoyer les règles d'un WAF (+25 % de trafic malveillant bloqué, de 30 à 6 règles sur son exemple) ; le réseau mycorhizien inspire la propagation d'indicateurs de compromission entre nœuds via un bus NATS.
  • Conclusion : la nature comme bibliothèque, la simplicité comme boussole (ne pas confondre avec simplisme), la coopération (informatique émergente, jeu de la vie de Conway).

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Client-Side AI: smart APIs right in your browser

Maud Nalpas — Google (Chrome)

  • Format court (en anglais) sur les API d'IA intégrées à Chrome, démontrées sur une critique d'album (Saturday Night Fever) : résumé, traduction en français, question oui/non ; panneau réseau vide, « no network request […] No API key ».
  • Summarizer (key points, headline, TL;DR, teaser), Translator en streaming, et la Prompt API comme socle (le Summarizer n'en est que du « syntactic sugar »), avec sortie JSON structurée et entrée image.
  • Modèle : Gemini Nano (2B ou 4B paramètres) sauf pour la traduction ; « do not expect Gemini 3 performance ». Un benchmark local décide si l'appareil est assez puissant.
  • Disponibilité : certaines API en Chrome stable, les autres via flags, origin trial ou early preview ; repli cloud pour les autres navigateurs (Firebase AI hybride, Vercel AI SDK). Usage suggéré : tester une fonction IA gratuitement sur une partie des utilisateurs ; standardisation en cours (WebMCP cité).
  • Limites reconnues sur scène : « not exactly free » (l'utilisateur télécharge le modèle, d'où une barre de progression conseillée), Chrome desktop uniquement, exigences matérielles ; aucun chiffre de taille ni de latence.

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La prod est en flammes ? Pas de stress, j'ai strace (et ses copains)

Yann Gloriau — Sopra Steria

  • Par un spécialiste des prods en feu chez Sopra Steria (jusqu'en Nouvelle-Calédonie) ; posture du canard : « parfaitement smooth en surface », en pédalant à fond dessous.
  • « slash proc is life » : cpuinfo, meminfo, puis /proc/<PID>/cmdline, exe et fd pour retrouver le log d'une appli Petclinic sans connaître la machine ; un ps réécrit en trois lignes de shell.
  • vmstat : une charge CPU sans le load n'a pas de sens (analogie des caisses de supermarché, règle « à la Yoda » sur le load au double du nombre de cœurs).
  • ltrace puis strace (-fp, -e, -c, -s 4096) : sockets, ports décodés depuis /proc/net/tcp (PostgreSQL), HTML échangé et requête SQL vus sans se connecter à la base. Un conteneur reste « un process comme les autres », inspectable depuis l'hôte (root requis).
  • Mise en garde du speaker : strace met le process en debug et, mal détaché, bloque la prod (« j'ai déjà hangé des plateformes de prod »). Approche pensée pour des machines isolées, pas pour le distribué.

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Une application ArgoCD pour les gouverner toutes

Paul Vulliemin — Sopra Steria

  • Rappel GitOps : déclaratif, Git comme source de vérité, et mode pull (Flux ou Argo CD surveillent le dépôt) plutôt que push ; Argo CD repose sur la CRD Application.
  • Pattern « App of Apps » : une application racine pointe vers un dépôt d'Applications, qui pointent vers les charts Helm ; idéal pour le « cluster bootstrapping ».
  • Démo : un dépôt GitLab avec Velero, supervision, ingress NGINX et cert-manager ; un simple push ajoute un GitLab Runner qui apparaît tout seul.
  • Conseils : selfHeal contre le drift, prune à false en prod ; Renovate ouvre les MR de mise à jour ; secrets via Sealed Secrets ou External Secrets (Sealed Secrets devient « chiant » en multicluster). En questions : chart « umbrella » comme alternative, ApplicationSet pour le multi-environnement.
  • Limites citées : plus de complexité, et l'accès au dépôt devient sensible puisque tout YAML poussé est créé dans le cluster.

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Node.js peut faire ça !! Exploitons les fonctionnalités natives de Node.js

Modeste Assiongbon — Freelance

  • Constat : un npm install par problème alourdit les projets (« à peine 300 KB » de code pour des gigaoctets de paquets) et expose aux attaques de la chaîne npm (vols d'identifiants récents) et aux incompatibilités.
  • Remplacements natifs : --watch (nodemon), fetch et client WebSocket (axios, ws), --env-file et loadEnvFile (dotenv), styleText (chalk), node:sqlite (base embarquée, encore expérimentale), node --run (sans hooks pre/post).
  • Test runner natif à la place de Mocha/Chai/Sinon : styles BDD et TDD, mocks, couverture.
  • Type stripping : Node exécute du TypeScript en retirant les types sans les vérifier ; préférer type à interface, éviter les namespaces, import type explicite. require() d'un module ESM synchrone depuis Node 22.
  • Lecture critique : un catalogue sur slides, sans mesure du gain réel ; plusieurs API sont encore expérimentales et la migration d'un projet existant n'est pas abordée.

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Donnez une seconde vie à votre smartphone Android : un agent Jenkins écolo et performant

Bruno Verachten — CloudBees

  • Chiffres d'ouverture cités par le speaker : « 5,3 milliards de smartphones » jetés dans l'année, 90 % des téléphones remplacés encore fonctionnels, moins de 20 % recyclés.
  • Argument clé, attribué à l'ADEME : 84 % de l'impact vient de la fabrication ; garder son téléphone 5 ans au lieu de 3 réduit son empreinte de 31 %. Un vieux smartphone bat souvent un single-board computer récent.
  • Android n'est pas un Linux classique (Bionic, ART) : la clé est Termux (pkg, OpenSSH sur le port 8022, Java 17/21), puis Jenkins lancé avec java -jar en contournant l'absence de /tmp et de polices.
  • En faire un vrai serveur : termux-services, Termux:Boot et termux-wake-lock, optimisation de batterie désactivée ; agent SSH sur localhost et pipeline Maven depuis GitHub (le téléphone annonce « C'est Jenkins qui vous parle »). Playbooks Ansible fournis pour reproduire.
  • Limites avouées : « ça marche pour moi », crainte des batteries lithium-ion (il éteint son labo en partant), Docker sur Termux hors de portée, aucun temps de build ni chiffre de consommation. Fait écho à la keynote Fairphone × Commown.

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Comment j'ai pas gagné d'argent en liant IA et poker ?

Jules Duarte Vala — Sopra Steria

  • Projet perso sur le Spin & Go (poker en ligne à 3 joueurs, 15 blindes), réduit à une décision avant le flop : tapis ou se coucher.
  • Bot 1, mathématiques de Nash : espérance de gain par main, tables GTO de 720 situations scrapées (malgré des captchas) ; 42 % de victoires au bouton contre un joueur aléatoire sur 10 000 parties.
  • Bot 2, apprentissage par renforcement inspiré de Pluribus : après 30 000 parties contre lui-même, bon seulement au bouton. Bot 3, un simple prompt à un LLM (Llama 70B) : 41 % au bouton, à la surprise du speaker.
  • Duel final à trois : chaque bot gagne 33 %. Et les sites interdisent bots et conseils en temps réel : « conclusion finale 0 € mais j'ai appris quand même plein de choses ».
  • Autocritique : le GTO n'est optimal que si tout le monde le joue, l'entraînement par renforcement était trop court, le protocole perfectible ; l'expérience date d'un an, avant les modèles de raisonnement.

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Building a Language Migration Pipeline: Architecture for Modernizing Legacy Systems

Federico Tomassetti — Strumenta

  • (En anglais.) La modernisation du legacy est un enjeu de continuité d'activité ; exemple : un industriel de la région lyonnaise dont tout l'ERP tourne en RPG sur AS/400 depuis les années 90 et veut passer à Python.
  • Arguments chiffrés : sortir du matériel propriétaire IBM, 336 développeurs RPG contre 49 000 en Python sur LinkedIn dans la région du client, ~700 000 projets sur PyPI contre zéro pour RPG. Mêmes cas avec VB6, les L4G, SAS ou COBOL.
  • Pipeline : parsing en AST, résolution des symboles (un type « 7P2 » devient un Decimal), analyse de flot de contrôle pour transformer les GOTO, AST Python intermédiaire optimisé vers des formes idiomatiques, impression à la fin.
  • Chaque étape produit un fichier au standard LionWeb, inspectable dans un navigateur ; migrations écrites en Kotlin et suivies dans un tableau de bord.
  • Limites avouées : prouver que l'application migrée fait exactement la même chose, « le problème majeur que nous avons en tant que communauté » (traduit) ; changer de paradigme ; documenter le code généré. Slides illisibles en salle, de son propre aveu ; l'IA générative n'est jamais évoquée.

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Tester c'est douter ! Devenez un maître des Tests avec GitHub Copilot

Philippe Didiergeorges — Microsoft, Lucile Jeanneret — Microsoft

  • Point de départ : les fausses excuses (« le test c'est trop cher ») et la pyramide des tests ; Copilot présenté comme un « quatrième amigo » aux côtés du dev, du testeur et du PO.
  • Tests unitaires : en mode agent, Copilot lit la user story via le serveur MCP de GitHub, écrit, exécute et corrige les tests (120 au vert annoncés) ; fichiers copilot-instructions pour garder un cadre commun.
  • Tests end-to-end : scénarios Gherkin publiés dans l'issue, puis le coding agent de GitHub, avec le MCP Playwright, ouvre une PR avec captures et corrige ses tests seul.
  • Tests de charge (plan JMeter, Azure Load Testing, montée à 1 000 utilisateurs) et un agent personnalisé de tests d'accessibilité qui produit un rapport transformable en issues.
  • Lecture critique : discours éditeur avec démos surtout préenregistrées ; qualité des tests générés jugée « de prime abord » seulement, et une affirmation de code « 100 % sécurisé » grâce au scan de l'agent, non démontrée.

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Au secours, de la data dans mon projet ! Streamlit à la rescousse...

Nicolas Foussard — INSA

  • Format court par un étudiant de 21 ans (INSA Lyon) : Streamlit, bibliothèque Python open source résumée en « simplicité et interactivité ».
  • Live coding sur un dataset Pokémon : read_csv puis st.dataframe (tri et recherche intégrés), rechargement automatique à chaque sauvegarde.
  • Filtres interactifs reliés aux données (multiselect, slider, radio), histogramme, colonnes et page large, image chargée par URL avec gestion d'erreur.
  • Résultat : une appli complète « en seulement 10, 12 minutes » et 35 lignes de code.
  • Limites signalées : pour l'IA/ML, Gradio est plus adapté ; sur des centaines de milliers de lignes Streamlit peine (alternative citée, probablement Taipy). Déploiement et cache non abordés.

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Intelligence Artificielle Générative sur AWS : Personnaliser des modèles fondamentaux

Paul O'Mahony — Atyos

  • Deux stratégies : gros modèles généralistes (polyvalents mais propriétaires, coûteux, lents, sujets aux hallucinations) contre petits modèles spécialisés (efficaces et maîtrisés, mais qui demandent de la R&D).
  • PEFT plutôt que fine-tuning complet : avec LoRA (rang 16), une matrice d'environ 1 million de paramètres se réduit à 32 768 paramètres entraînés ; QLoRA quantifie en plus le modèle de base pour tenir en mémoire GPU.
  • Démo d'un agent météo : Amazon Nova Pro invente 22,5° à Strasbourg, quand un duo de petits modèles fine-tunés (dont Qwen3 4B) trouve les bons 3,6° ; entraînement sur SageMaker en 1 heure pour 1,5 $, « un café ».
  • Règle donnée en questions : RAG pour retrouver de l'information, fine-tuning pour un jargon de niche (santé, juridique) ; versionner modèles et datasets (MLOps).
  • Lecture critique : démo biaisée de son propre aveu (« j'ai fait plus ou moins exprès de mal le développer »), un seul essai sans évaluation systématique, tout sur AWS ; speaker d'un sponsor (Atyos).

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Redonner vie au Chip-8 !

Rémy Godin — Onepoint

  • Projet perso né d'une PS2 impossible à brancher en HDMI, puis d'un émulateur Game Boy abandonné (plus de 500 instructions, boucle infinie dans le BIOS).
  • Repli sur le Chip-8 (fin des années 70) : documentation de moins de 10 pages et 35 instructions, mais « une seule erreur quelque part dans vos instructions et votre programme est planté », sans débogueur.
  • Reconstruction composant par composant en C++ : 4 096 octets de RAM, programme à 0x200, pile et 16 registres (VF comme drapeau) ; cycle lire l'opcode, avancer le PC, exécuter.
  • Affichage via SDL (« un enfer à implémenter »), sprites dessinés par XOR ; démos d'un labyrinthe, d'une ROM de test et d'un Tetris.
  • Coût réel avoué : plus de 4 mois de travail derrière l'apparente simplicité ; le talk explique l'architecture plus que la compatibilité.

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France Info x Collect'OR : comment un jeu Flutter s'est infiltré dans une appli native pour les Jeux Olympiques

David Fournier — Apps42 / Stolanapp, Vincent Bencardino — Apps42

  • REX JO 2024 : un jeu pour l'appli France Info (« plus d'un million d'utilisateurs par mois »), deadline intangible, et des équipes natives de deux développeurs par plateforme à solliciter au minimum.
  • Le jeu Flutter est livré comme un SDK (AAR Android, framework iOS) ; le moteur est démarré à la demande et non à l'ouverture de l'appli, pour ne pas ralentir des centaines de milliers d'utilisateurs dont peu joueront.
  • Le module n'est « jamais vraiment standalone » : des method channels gèrent la connexion (un hash sans donnée personnelle) et la sortie (le natif ferme la vue et détruit le moteur).
  • Le jeu : 70 cartes d'athlètes, matchs asynchrones, classement temps réel sur Redis, kill switch par remote config, accessibilité exigée. Bilan : 10 000 joueurs quotidiens, « zéro lag », arrêt à la fin des Paralympiques.
  • Limites listées par les speakers : environ 5 Mo de plus pour l'appli, un seul module Flutter possible sur iOS à l'époque, deep links abandonnés faute de temps ; chiffres de conversion restés vagues.

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Ce que les IDE ne veulent pas que vous sachiez !

Benjamin Buléon — Gojob

  • Ouvrir la boîte noire des IDE, démos en TypeScript dans un Neovim configuré pas à pas en Lua.
  • Coloration : un lexer (« un gros moteur de regex ») produit des tokens ; avec le parsing en AST (Tree-sitter), l'éditeur relie définitions et usages et repère une parenthèse manquante.
  • À l'échelle du projet : le Language Server Protocol, un serveur par langage qui dialogue en JSON-RPC (trames réelles montrées : références, diagnostics, code actions). « L'IDE ne fait que représenter ce que le serveur lui a dit » ; Copilot ou ESLint s'y branchent de la même façon.
  • Démo d'un mini-serveur qui signale les magic numbers, « généré en 10 minutes avec Claude », puis le Debug Adapter Protocol (points d'arrêt et variables fournis par le débogueur natif).
  • Lecture critique : il admet qu'une règle ESLint aurait suffi pour son exemple ; débogage survolé, coûts des serveurs de langage non abordés. Titre YouTube traduit automatiquement en « What nurses don't want you to know! ».

Conférence▶ vidéo + transcript

Du chaos à l'élégance : refactorer des workflows complexes avec des events

Thibaut Cantet — Néosoft

  • REX de la billetterie de Roland-Garros (FFT) : prestataire de paiement, back-office qui transforme le panier en commande, service client.
  • Cas métier combinés avec ou sans 3DS : paiement refusé, commande refusée donc transaction annulée, et le pire, échec de l'annulation (« on a payé mais on n'a pas de billet »), traité par un mail au service client.
  • Point de départ en clean architecture : une orchestration à embranchements, avec des tests redondants et « beaucoup de stubs » (jusqu'à 5 cas par test).
  • Live coding vers une chorégraphie : command handlers qui émettent des événements (PaymentSucceeded, CancelTransactionFailed…), listeners qui déclenchent la commande suivante, bus faits main, tout reste synchrone. Gain : au plus 3 cas par test, flux composable, non-régression garantie par Cucumber.
  • Réserve du speaker : une chorégraphie est « moins lisible » et exige une équipe mature, de la documentation et des logs ; démo simplifiée, et rien n'est dit de ce qui a été déployé en production.

Sessions sans retour trouvé (12)

  • Stop using JavaScript for that: moving features from JS to CSS and HTML (Kilian Valkhof)
  • Je malmène ton LLM en direct avec 10 failles de sécurités (Gaëtan Eleouet — meritis)
  • Créer un maître du jeu (de rôle) multi-agents avec Strands (Olivier Leplus — AWS)
  • Microsoft Agent Framework et OpenAI : le mariage parfait (Christophe Gigax — Hager)
  • Vous, moi et Firebase Studio (Julien Salvi — Aircall)
  • Angular, 10 ans de fun, d'aventures et de changements ! (Pierre Fervel)
  • Sauvez des baleines, optimisez vos images Docker (Mélissa Pinon — Sopra Steria)
  • Gaming et Industrie : la double vie d'Unreal Engine (Enora Landurein & Benoit Chable — Sopra Steria)
  • Xbox, PlayStation : à notre tour de créer une console (Nicolas Focqueu — Sopra Steria)
  • Atelier : 2h chrono pour traquer tout ce qui bouge dans ton backend avec OpenTelemetry (Vivien Maleze & Hugo Joubert — Ippon)
  • Atelier : Créez votre premier microservice en Rust (Youssef Nait Belkacem — Decathlon, Jean-Eudes Couignoux — Capco)
  • Atelier : Explorez l'intégration de LLM ouverts en local, du RAG aux multi-agents (Yacine Touati)

Sources