Paris Open Source AI Summit 2026
Thème : IA open source et souveraineté : données communes, calcul, cadre juridique, écosystème
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2ᵉ édition, vendredi 10 juillet 2026, Studio 104 de la Maison de la Radio et de la Musique (800 places) ; gratuit sur inscription ; organisé par LINAGORA et la communauté OpenLLM France/Europe, sous le haut patronage du Président de la République ; animé par Mehdi Medjaoui. Une journée, 3 tables rondes, 2 keynotes, 2 firesides, 4 démos.
Une journée « pour ceux qui font » l'IA ouverte, où le consensus est clair : les open weights ne suffisent pas. Sans données, recettes et code ouverts, pas de confiance. Le goulot d'étranglement européen n'est pas le talent mais la donnée et le calcul, que les acteurs (LINAGORA, Fraunhofer, Apertus, GENCI, BAAI) proposent de mutualiser en communs.
12 sessions résumées · 12 vidéos · mise à jour le samedi 3 octobre 2026 · synthèse à compléter
Sources lues et limites de cette synthèse
Corpus : Programme officiel, chaîne YouTube de LINAGORA (vidéos 2026 publiées du 16/07 au 08/09), 13 transcripts de sessions lus (dont le fireside d'Ayah Bdeir, récupéré le 03/10), l'aftermovie et 7 interviews vidéo de speakers (Bdeir, Requena, Lavrovsky, Flores-Herr, Vaughan, Bachelet, Duignan, publiées fin août et début septembre), un compte rendu de presse indépendant (mesinfos, 22/07), l'annonce GoodTech du 08/07 et le billet de Current AI sur AI Potluck (09/07).
Limites : Malgré une nouvelle recherche le 03/10 (7 requêtes web, LinkedIn, blogs, presse), aucun post LinkedIn ni billet de participant n'a été trouvé : la synthèse repose sur ce qui a été dit sur scène, sur les interviews de speakers publiées par l'organisateur et sur un seul article de presse. LINAGORA occupe une large part du programme (ouverture, trois démos, fireside, conclusion) et produit aussi les interviews. Transcripts automatiques, parfois approximatifs sur les noms propres (celui du fireside Bdeir est détecté comme suédois mais retranscrit en anglais).
Synthèse globale
1. Une conférence de militants et de « doers », en contrepoint de RAISE
Organisé le lendemain du RAISE Summit, gratuit et tenu dans le Studio 104 de la Maison de la Radio, le POSAIS se veut « une conférence tech pour les gens de la tech » et non « une nouvelle conférence marketing » (Alexandre Zapolsky). Le ton est ouvertement politique : haut patronage présidentiel, référence au film sur de Gaulle, appel à ne pas « confier notre destin aux hyperscalers » et à peser sur la Commission européenne. L'absence de Mistral AI, invitée mais sans réponse, est reprochée publiquement à Arthur Mensch. mesinfos en fait l'un des faits marquants de la journée.
2. Consensus : les poids ouverts ne suffisent pas
Toutes les tables rondes convergent. Un modèle réellement ouvert publie code, checkpoints intermédiaires, données et documentation : c'est le cas de Luciole et OpenLLM France (Julie Hunter, Michel-Marie Maudet), d'Apertus (Oleg Lavrovsky) et de BAAI, qui revendique le niveau d'ouverture le plus élevé du Model Openness Framework. Les formules varient : « openness is a journey » (John Ashley, NVIDIA), « trust me, bro » pour qualifier l'open weights (Anastasia Stasenko), « partager un gâteau sans la recette » (Vincent Bachelet), « open weights is somewhat meaningless without open data » (Thom Vaughan). Le débat reste ouvert à l'OSI sur l'obligation de données ouvertes (Gaël Blondelle).
3. Le goulot, c'est la donnée, puis le calcul
Les constructeurs de modèles le répètent : le talent n'est pas le problème. La donnée l'est, surtout hors de l'anglais (Hunter la juge « horrible », souvent synthétique). Viennent ensuite le calcul nécessaire aux expériences et le passage à l'échelle. Les réponses proposées sont des communs : Common Crawl, Common Corpus (Pleias, 2 M de téléchargements), jeux de données publiés par OpenLLM, Docto-BERT de Doctolib, accès gratuit à GENCI contre publication, futur exascale « souverain » Alice Recoque avec processeurs SiPearl. Deux visions coexistent : viser la frontière (Sophie : 120B chez Fraunhofer) ou parier sur les petits modèles proches des données (Luciole 1B, manifeste LINAGORA de 2023).
4. Ouverture à tous, y compris à la Chine, et pragmatisme
L'appel d'ouverture invite explicitement les acteurs chinois dans la gouvernance d'OpenLLM. Yonghua Lin (BAAI) plaide pour la coopération Chine–Europe, fait don de la plateforme d'évaluation de BAAI à la fondation Eclipse et présente FlagOS pour s'affranchir de la fragmentation des puces. La table ronde « Open Models, Trusted AI » introduit un contrepoint utile. Olivier Debeugny (Dragon LLM) n'a « pas de vision religieuse » : pour lui, l'open source est une stratégie de challenger. Galadrim constate que seuls ~10 % des clients demandent Mistral, et le fine-tuning est décrit comme « encore de la R&D ».
Ayah Bdeir (Current AI) pousse la logique des communs jusqu'au produit. Avec AI Potluck, elle oppose à la « course à l'IA » un repas partagé où chacun apporte sa brique : Alpha Chat assemble Apertus, du calcul LUMI, l'inférence Hugging Face et l'orchestration Mozilla. Elle y voit aussi l'occasion de concevoir autrement une fois la pile maîtrisée : un assistant qui ne dit pas « je », ne flatte pas, affiche sa consommation d'énergie et montre ses composants (vue « X-ray »).
5. Tensions, critiques et biais du corpus
- Des démos fragiles : résultats de LinTO jugés « mitigés » par mesinfos, démo NVIDIA annulée faute d'alimentation électrique sur scène. Zapolsky l'assume comme la preuve que ce n'étaient « pas des démos marketing ».
- Poids de l'organisateur : LINAGORA porte l'ouverture, trois démos, un fireside et la conclusion. L'événement sert aussi de vitrine à ses produits (LinTO, Twake, Luciole).
- Pari à vérifier : Maudet parie publiquement que les modèles ouverts combleront l'écart avec les modèles fermés d'ici un an.
- Biais du corpus : la synthèse repose presque entièrement sur les transcripts des sessions (très peu vues : quelques dizaines de vues par vidéo) et sur un seul compte rendu de presse. Les interviews vidéo publiées ensuite par LINAGORA (Bdeir, Requena, Lavrovsky, Flores-Herr, Vaughan, Bachelet, Duignan) donnent la parole aux speakers, pas au public. Aucun retour de participant n'a pu être lu.
Actions concrètes citées
- Exiger plus que des poids ouverts : code d'entraînement, checkpoints intermédiaires, données et rapports techniques sont nécessaires pour reproduire, auditer et adapter un modèle (Julie Hunter, Oleg Lavrovsky, Vincent Bachelet).
- Connaître précisément les corpus d'entraînement d'un modèle de base avant de le fine-tuner ou de poursuivre son pré-entraînement (Nicolas Flores-Herr).
- Budgéter le calcul d'expérimentation : les tests faits sur un petit modèle ne se transposent pas forcément au modèle cible (résultats inversés entre 1B et 8B chez OpenLLM France).
- Miser sur les petits modèles déployables au plus près des données sensibles, combinés à des agents ou des algorithmes déterministes (Luciole 1B personnalisé en LoRA sur un portable en moins de 20 min).
- Mesurer le coût d'un agent au niveau système : capacité du modèle + efficacité en tokens + efficacité matérielle (Yonghua Lin, BAAI).
- Ne pas sous-estimer le fine-tuning : c'est encore de la R&D, souvent vingt itérations avant d'atteindre les KPI, et certaines grandes banques sont revenues aux modèles fermés (panel Open Models, Trusted AI).
- S'appuyer sur les infrastructures publiques de recherche (GENCI, AI Factories) : accès gratuit contre publication, avec un accompagnement des startups qui se met en place.
- Rejoindre et gouverner ensemble les communs (OpenLLM France/Europe, Common Corpus, Common Crawl) plutôt que multiplier les initiatives isolées (appel d'Alexandre Zapolsky).
Session par session
Vendredi 10 juillet
Keynote▶ vidéo + transcript
Opening
Alexandre Zapolsky — LINAGORA, Mehdi Medjaoui — FOST (maître de cérémonie)
Retours : mesinfos (Anne Moreaux)
- Ouverture précédée d'un extrait vidéo d'Emmanuel Macron sur l'open source dans l'IA ; l'événement est placé sous son haut patronage.
- Mot d'ordre : une conférence « pour les doers », « no blah blah ». L'événement doit devenir le point de départ de coopérations concrètes.
- Cadre politique : pour Zapolsky, nous sommes à un tournant où il faut décider si l'on accepte de confier notre destin aux hyperscalers. Il salue l'action de la Commission (paquet souveraineté numérique, Henna Virkkunen) tout en dénonçant les lobbies, et annonce officieusement que la semaine open source de l'ONU se tiendra à Paris l'an prochain.
- Appel à ouvrir la gouvernance d'OpenLLM (Eclipse, Inria, CNRS, universités, NVIDIA, Nebius, Apertus… et même des acteurs chinois : « open source is open to everyone »).
- « L'éléphant absent » : Mistral AI, invité mais sans réponse. Message public à Arthur Mensch, qui commettrait « all the mistakes that young entrepreneurs do ». mesinfos retient ce regret.
Table ronde▶ vidéo + transcript
Open by design: Europe's sovereign model-training initiatives
John Ashley — NVIDIA, Oleg Lavrovsky — Apertus (Swiss AI Initiative), Nicolas Flores-Herr — Fraunhofer IAIS (projet Sophie), Julie Hunter — LINAGORA (OpenLLM France)
Retours : mesinfos (Anne Moreaux), Oleg Lavrovsky (interview vidéo LINAGORA, speaker), Nicolas Flores-Herr (interview vidéo LINAGORA, speaker)
- Définir « ouvert » : pour OpenLLM France, c'est tout ce qu'il faut pour refaire le chemin, à savoir code, checkpoints intermédiaires, données sous leur forme d'entraînement et rapports techniques (Hunter). Pour Apertus, « l'ouverture est un objectif scientifique » sous licence Apache 2.0 (Lavrovsky). « Openness is a journey » : on est parti des open weights, qui ne suffisent pas (Ashley).
- Deux publics, deux transparences : les chercheurs veulent la reproductibilité et des jeux de données publiables (la clé de leur reconnaissance scientifique) ; les industriels veulent connaître précisément les corpus pour fine-tuner (Flores-Herr).
- Goulots : le calcul (entraînement sur Jean Zay avec GENCI/IDRIS), surtout pour les ablations. Les tests sur des modèles 1B donnaient des résultats inversés à l'échelle 8B. Mais surtout la donnée, jugée « horrible » pour le français, souvent synthétique. Le talent n'est pas le problème (Hunter). Il a fallu environ un an pour entraîner les modèles.
- NVIDIA se présente comme un éditeur de logiciels plus que comme un fondeur ; recettes Nemotron ouvertes, et exemple de Viettel, arrivé premier au benchmark vietnamien avec un Nemotron fine-tuné. « The open source ecosystem… is going to be critical for European AI » (Ashley).
- Sophie (Fraunhofer) entraîne un modèle de 120B sur le cluster IA de Telekom (~15 MW) et le fait tester en bêta par Bosch et Mercedes pour sortir du réflexe « on publie sur Hugging Face et c'est fini ».
- Questions de la salle sur la monétisation des contributeurs open source, l'éthique d'usage dans les pays du Sud et la « pensée en anglais » des modèles.
- Dans leurs interviews vidéo (speakers) : pour Lavrovsky, « artificial intelligence should be a digital public good » et Apertus se construit « not just for Switzerland, but also for the world » ; Flores-Herr appelle l'Europe à arrêter de débattre pour construire (« we did our talking homework ») et à viser une IA de frontière européenne.
Keynote▶ vidéo + transcript
Keynote — Beijing Academy of Artificial Intelligence
Yonghua Lin — BAAI
- Présentation de BAAI, institut de recherche à but non lucratif créé en 2018 : plus de 100 jeux de données et 115 modèles publiés sur Hugging Face (le modèle d'embedding BGE approche 600 M de téléchargements). Plusieurs fondateurs de labs chinois (Zhipu/GLM, Kimi) y sont passés.
- Ouverture « classe 1 » du Model Openness Framework : code d'entraînement, d'inférence, de benchmark et données ; la plateforme d'évaluation (1 000+ modèles évalués) a été donnée à la fondation Eclipse pour un usage européen.
- En Chine, « we already move from the model race to the deployment race » : le goulot des systèmes agentiques est le calcul, à mesurer en efficacité token au niveau système (modèle + framework agentique + logiciel/puces).
- FlagOS, une pile logicielle ouverte pour faire tourner les modèles sur tout matériel (32 puces de 18 fabricants, dont NXP). Elle est née du constat que plus de 95 % du parc chinois ne pouvait pas exécuter DeepSeek V4 tel quel.
- Appel explicite à la coopération Chine–Europe. Une présence qui fait écho à l'appel d'ouverture de Zapolsky.
Keynote▶ vidéo + transcript
Keynote — GENCI
Stéphane Requena — GENCI
- GENCI donne un accès gratuit au calcul contre publication : 2 400 projets l'an dernier, dont 70 % liés à l'IA (≈1 700, un record en Europe) ; Jean Zay compte ~4 000 GPU NVIDIA, avec une seconde machine AMD dans le sud de la France. La santé est le premier utilisateur IA.
- Futur exascale Alice Recoque : GPU AMD MI400 (400+ Go de mémoire), réseau Bull et processeurs européens SiPearl. Présentée comme « le supercalculateur le plus souverain d'Europe », disponible fin de l'année prochaine. « It's also important to have people acting on sovereignty » (applaudissements).
- AI Factory française centrée sur 12 verticales (santé, robotique, défense/cyber…), avec un bureau de 12 VC et un incubateur avec Station F en cours de déploiement.
- Exemple de modèle ouvert : Docto-BERT de Doctolib, entraîné chez GENCI sur des données médicales validées par le CHU de Nantes, publié avec son jeu de données.
- Dans son interview vidéo (speaker), Requena résume trois priorités : un calcul public gratuit pour les chercheurs, plus de souveraineté dans l'infrastructure et le soutien à l'open source, pour que l'Europe trouve une troisième voie entre les États-Unis et la Chine. « The war is not over ».
Table ronde▶ vidéo + transcript
Open and lawful: building generative AI Europe can trust
Anastasia Stasenko — Pleias, Thom Vaughan — Common Crawl Foundation, Gaël Blondelle — Eclipse Foundation & OSI, Vincent Bachelet — chercheur, droit de l'IA open source
Retours : Thom Vaughan (interview vidéo LINAGORA, speaker), Vincent Bachelet (interview vidéo LINAGORA, speaker)
- Common Crawl : 19 ans de crawl mensuel, ~12 Po, source principale de « basically every foundational model » (plus de 80 % des données de GPT-3). Pour Vaughan, « open weights is somewhat meaningless without open data ».
- Pleias : Common Corpus dépasse 2 M de téléchargements. Stasenko critique le modèle open weights du type « trust me, bro » et plaide pour une confiance réciproque fondée sur des données ouvertes. La donnée reste « le parent pauvre » de l'IA.
- Bachelet : on ne peut faire confiance qu'à ce qu'on peut répliquer ; publier des poids sans données, « c'est partager un gâteau sans la recette ».
- Blondelle rappelle la démarche de l'OSI (les quatre libertés appliquées à un système d'IA) et la controverse sur l'obligation de données ouvertes.
- En interview (speakers) : « we must defend the commons », le savoir commun étant menacé (Vaughan) ; même si l'IA diffère radicalement du logiciel, un cadre juridique pour une IA vraiment open source est possible (Bachelet, post-doctorant à Paris 1 et consultant chez Inno3).
- Attention : sur YouTube, cette table ronde est publiée sous le titre de la suivante (« Open Models, Trusted AI »).
Session▶ vidéo + transcript
Démo : Luciole
Michel-Marie Maudet — LINAGORA
- Nouvelle version de Luciole publiée la veille : famille de modèles « truly open source » (1B, 8B hybride Transformer–Mamba développé avec les recettes NVIDIA Nemotron, 23B) avec tous les checkpoints intermédiaires et un jeu de données publié.
- Choix assumé de répartition linguistique : le français représente plus de 40 % des données (contre moins de 1 % dans Llama, selon lui), avec l'italien, l'espagnol, l'allemand et des langues régionales.
- Pari des petits modèles (manifeste de 2023) : le 1B tourne sur un smartphone ou un portable modeste et se personnalise en LoRA en moins de 20 minutes sur un Mac M4 ; il se combine à de l'agentique ou du déterministe.
- Communauté OpenLLM : plus de 1 000 personnes sur Discord. Appel à construire un harness agentique open source.
Table ronde▶ vidéo + transcript
Open Models, Trusted AI: How Open Source Changes the Research Game
Olivier Debeugny — Dragon LLM, Yann Gasté — European Trustworthy AI Association, Benjamin Drighès — Galadrim
- Contrepoint assumé : « I'm sorry of not having at all a religious view on open source » (Debeugny). Pour lui, publier en open source est une stratégie de challenger : c'est ce que fait la Chine, et ce que l'Europe devrait faire.
- Le fine-tuning reste de la R&D : l'état de l'art change toutes les trois semaines et il faut parfois vingt essais pour atteindre les KPI sans dégrader d'autres benchmarks. De grandes banques dotées d'« AI factories » de 200 personnes viennent pourtant chercher de l'aide pour fine-tuner ; un panéliste évoque JPMorgan Chase, revenu aux modèles fermés après des dizaines de millions dépensés.
- Côté intégrateur (Galadrim, 800+ clients), il n'y a pas d'idéologie : il s'agit de choisir le meilleur compromis coût/performance/souveraineté. Environ 10 % des clients demandent explicitement Mistral (« bravo to Mistral »). L'IA open source, c'est aussi l'outillage : moteurs d'inférence, harnais, frameworks d'évaluation.
- Il est rappelé pendant l'échange que Qwen tenait pour la première fois un stand au RAISE Summit deux jours plus tôt.
Session▶ vidéo + transcript
Démos : LinTO, Twake.ai & OpenRAG, NVIDIA
Benjamin Bellamy — LINAGORA, Benjamin André — LINAGORA, Andrzej Neugebauer — LINAGORA, Meriem Bendris — NVIDIA
Retours : mesinfos (Anne Moreaux)
- LinTO : transcription, diarisation, traduction et résumé, avec un moteur au choix (Whisper pour la démo), utilisés au Parlement européen et à la Commission. Démo en direct de la propre intervention du présentateur ; mesinfos juge les résultats « mitigés ».
- Twake.ai & OpenRAG : assistant intégré à l'espace de travail open source de LINAGORA qui cite ses sources et agit (rédiger un e-mail, produire un .docx à partir du drive et des mails).
- NVIDIA : construire et déployer des agents en local sur une DGX Spark (LLM + harness). La démo live a dû être abandonnée à cause d'un problème d'alimentation électrique sur scène.
- Zapolsky assume en conclusion des démos « pas marketing », faites « parfois avec des difficultés ».
Table ronde▶ vidéo + transcript
Fireside Chat — Ayah Bdeir (Current AI)
Ayah Bdeir — Current AI
Retours : Ayah Bdeir (interview vidéo LINAGORA, speaker)
- Arrivée de Genève (UN Global Dialogue, AI for Good), Bdeir dit sentir pour la première fois un consensus entre gouvernements, entreprises et consommateurs : il y a un problème dans l'IA, et une large part de la solution passe par l'open source (peur de perdre l'accès aux modèles, de bâtir ses produits sur une pile peu fiable).
- Current AI : organisation à but non lucratif basée à Paris, lancée au Sommet pour l'action sur l'IA de 2025 et cofondée par l'État français, avec 10 gouvernements partenaires (dont Finlande, Allemagne, Suisse, Kenya, Maroc, Chili, Brésil). Avantage du non-lucratif : « people trust your motives » ; inconvénient : un secteur associatif jugé lent pour une entrepreneuse.
- AI Potluck, lancé la veille : remplacer la métaphore de la course par celle du repas partagé, où chacun apporte ce qu'il fait de mieux. Une cartographie de ~24 000 outils open source (notés sur l'ouverture, la capacité et l'adoption) a précédé le lancement ; feuille de route publique et sprint de 12 mois.
- Alpha Chat, assemblé en quelques semaines à partir de briques existantes : modèle Apertus (Suisse), calcul LUMI (Finlande), inférence et stockage Hugging Face, outils de sécurité, orchestration Mozilla.
- Concevoir autrement grâce à une pile publique : le chatbot ne dit pas « je », pas de flatterie ni de relance pour capter l'attention, boutons de consommation d'énergie, de temps passé et d'effacement, et une vue « X-ray » qui montre les composants sollicités.
- Appel à contributions (techniciens, financeurs, communautés, entreprises, gouvernements). Questions de la salle : Michel-Marie Maudet propose d'y intégrer les petits modèles de LINAGORA (réponse : la pile est modulaire) ; une chercheuse d'Auckland interroge l'ouverture au Sud global (premier programme de subventions d'un million pour quatre organisations en Afrique, au Moyen-Orient et en Amazonie, axé sur les langues et cultures).
- Dans son interview vidéo (speaker) : « open source AI is for all of us and we have to get involved », et l'exemple de Linux, parti petit avant de devenir le standard.
Session▶ vidéo + transcript
Session posters des équipes de recherche
Liam Duignan — CEA
Retours : Liam Duignan (interview vidéo LINAGORA, speaker)
- Seul témoignage disponible : Liam Duignan, ingénieur de recherche au CEA, dit être venu présenter des jeux de données mathématiques en français construits dans le cadre d'OpenLLM (vraisemblablement lors de cette session posters, sans confirmation).
- Son argument : fine-tuner uniquement sur des données traduites importe les biais de la langue d'origine. Un chatbot éducatif pour la France doit s'appuyer sur de vraies données écrites par des professeurs et utilisées par des élèves français.
- « AI is not here to replace us as long as we are the ones who are in control » (Duignan, speaker).
Table ronde▶ vidéo + transcript
Fireside Chat — Guillaume Grallet & Alexandre Zapolsky
Guillaume Grallet — Le Point, Alexandre Zapolsky — LINAGORA
- Échange autour du livre de Guillaume Grallet sur les « pionniers » de la tech. Le journaliste dit s'intéresser davantage aux figures méconnues qu'aux Altman, Zuckerberg ou Musk.
- Il cite Gaël Varoquaux (Inria, à l'origine de scikit-learn, cofondateur de Probabl, ancien enseignant d'Arthur Mensch) et la cofondatrice de Lelapa AI, rencontrée au Deep Learning Indaba, communauté africaine qui publie ouvertement sa recherche. Il oppose cette démarche à celle de Neuralink, qui ne publie pas.
- Seul le début du transcript a été lu en détail.
Session▶ vidéo + transcript
Conclusion
Alexandre Zapolsky — LINAGORA, Michel-Marie Maudet — LINAGORA, Mehdi Medjaoui — FOST
- Pari public de Maudet : d'ici un an, les modèles open source auront comblé l'écart de performance avec les modèles fermés et seront le premier choix pour de nombreux cas d'usage. Le pari est enregistré en vidéo.
- Annonce d'un track physical AI / IA incarnée pour 2027, avec l'envie de robots sur scène.
- Zapolsky veut voir OVHcloud, Scaleway, Nebius et Mistral sur scène l'an prochain et appelle chacun à rejoindre le Discord OpenLLM : « open source is not only about sharing code… it's about to act and to engage ».
- Clôture de Medjaoui, qui cite Harari (« prehistorical emotions, medieval institutions, and god-like technology ») puis lance : « stay human ».
Sources
- Programme officiel POSAIS 2026 (nouvel onglet) ↗
- Playlist YouTube POSAIS (chaîne LINAGORA) (nouvel onglet) ↗
- mesinfos — L'écosystème européen de l'open source parle souveraineté à Paris (Anne Moreaux, 22/07/2026) (nouvel onglet) ↗
- GoodTech — Paris Open Source AI Summit 2026 : line-up et intervenants (08/07/2026) (nouvel onglet) ↗
- Inscription Luma (nouvel onglet) ↗
- Portail du numérique ouvert — agenda POSAIS (nouvel onglet) ↗
- Current AI — Join the AI Potluck (Ayah Bdeir, 09/07/2026) (nouvel onglet) ↗
- Chaîne YouTube LINAGORA : vidéos POSAIS 2026 (sessions, aftermovie, interviews de speakers) (nouvel onglet) ↗
- LINAGORA — POSAIS 2026 : interview d'Oleg Lavrovsky (nouvel onglet) ↗
- Aucun post LinkedIn de participant n'a pu être lu pour cette édition (recherches du 25/09 et du 03/10/2026).