Le même jour, le 22 janvier 2025, deux scènes que tout oppose parlent d'open source comme d'un bien commun sous-financé : à Grenoble, la keynote XZ Utils ouvre un Snowcamp centré sur les fondamentaux (sécurité, architecture, outillage), à Paris le POSAIS plaide pour une IA vraiment ouverte, données comprises, et une troisième voie européenne par les communs. L'IA, centrale à Paris, est absente des retours grenoblois.
Paris · Institut de France, centre de conférences (3 rue Mazarine, Paris 6e)
Un sommet militant, à trois semaines de l'AI Action Summit, pour qui l'IA « vraiment » open source exige les données d'entraînement, porté par le lancement de LUCIE (OpenLLM France) et par la conviction qu'une troisième voie européenne passe par les communs, la mutualisation public-privé et la confiance plutôt que par des montants à la Stargate.
Une 9ᵉ édition affichée complète (600 places parties en trois heures) dont les sessions les plus commentées parlent de fondamentaux plutôt que d'IA : sécurité de la chaîne open source (keynote XZ Utils), architecture modulaire (pattern Hive), reprise en main du legacy et stratégie de test, avec une keynote de clôture sur la négociation salariale.
Février 2025 est surtout connu par Touraine Tech, une édition « #BackToSchool » éclectique où l'artisanat logiciel et les sujets humains (prise de parole, KPI, salaires, inclusion) pèsent plus que l'IA. Le même jour, la Journée Agile au Mans partage le même ancrage régional et universitaire, mais son contenu reste inconnu.
Une 9e journée AgiLeMans sous le thème « Demain commence aujourd'hui », à l'ENSIM, ouverte aux étudiants comme aux professionnels (~200 attendus), dont le programme et les retours n'ont pas pu être retrouvés : seule une conférence de Néosoft sur l'agilité et le numérique responsable est attestée, par l'annonce du sponsor.
Tours · Faculté des Sciences et Techniques de l'Université de Tours (Grandmont)
Une édition « #BackToSchool » très éclectique et très humaine : des keynotes sur les robots spatiaux, les méta-lois et le cloud open source des Restos du Cœur, beaucoup d'artisanat logiciel (JVM, architecture hexagonale, sécurité sans secret) et une forte place des sujets humains (prise de parole, KPI, grilles de salaire, inclusion), saluée pour sa diversité et son ambiance.
En mars 2025, rendez-vous agiles et conférences tech (architecture, React, PHP) partagent une même envie de ralentir et simplifier : le marathon plutôt que le sprint, le monolithe modulaire et les iframes avant les patterns à la mode, moins de useState et de JavaScript. Côté agile, les dynamiques humaines occupent les scènes ; côté tech, l'organisation pèse sur l'architecture, l'existant évolue sans big bang, et l'IA reste un assistant à piloter ou un sujet en marge.
Le PIAF 2025 a demandé aux agilistes de ralentir : sortir du culte du sprint et de la croissance, redéfinir le succès au-delà du financier, produire moins mais mieux et simplifier les organisations, avec en toile de fond la question de savoir si l'agilité est en fin de cycle ou en mutation.
Une édition d'architecture pragmatique et sans dogme : iframes avant Module Federation, monolithe modulaire avant microservices, Brownfield avant refonte, moins de tests mais mieux ciblés, plateformes conçues comme des produits, avec l'IA traitée en assistant à piloter plutôt qu'en révolution.
React 19 et les Server Components entrent dans le quotidien : moins de `useState` et de JavaScript, plus d'URL, de HTML natif et de serveur, sur fond de premiers usages concrets de l'IA dans le front et de rappels insistants sur l'accessibilité à l'approche de l'European Accessibility Act.
Sous le thème « Embarquez pour le prochain millénaire » (millénaire de Caen), le Printemps Agile 2025 (plus de 400 participants, gratuit) a surtout parlé de dynamiques humaines (feedback, effet du témoin, résistances, ralentir) et d'agilité hors du logiciel (festival, école, secteur public, numérique responsable), avec 10 conférences en replay sur Canal-U.
Paris · Cité internationale universitaire de Paris
Une édition anniversaire (20 ans de Symfony) centrée sur la DX et le découplage : Symfony qui « scale to 0 » avec Hello et Solo, nouvel ObjectMapper, API Platform 4 tourné vers les DTO, FrankenPHP qui accélère le développement, et Messenger décliné en asynchrone comme en synchrone ; l'IA n'apparaît encore qu'en lightning talks.
Un forum ouvert lillois où les jeux de construction et de communication sous contrainte (pont de Léonard, labyrinthe, Barnga) ont surtout montré une chose aux participants : sans communication claire et sans accueil des nouveaux, le collectif patine.
Avril 2025 réunit six événements très différents (flux et lean, cybersécurité, JavaScript, Android, Java, éthique tech) autour d'une même prudence : l'IA est traitée comme un outil à évaluer, pas comme une promesse, et ce sont les fondamentaux (architecture, mesure, performance) qui retiennent l'attention. En toile de fond, la question de qui détient le pouvoir sur nos systèmes, des dépendances au numérique américain jusqu'au code qui fige l'organisation, traverse les scènes.
FlowCon 2025 a déplacé la question du flux vers celle du pouvoir et des systèmes : qui décide, qui garde le code, qui dépend de qui. Les retours d'expérience chiffrés (Cdiscount, Esker, Evaneos, Zalando) côtoient des talks plus politiques (Bayart, Dufour, Harmel-Law, Pezziardi), avec un fil commun : mesurer l'impact plutôt que l'activité, et confier la conception du travail à ceux qui le font.
Sous le thème « Au-delà du Zero Trust, la confiance pour tous », le FIC 2025 s'est tenu en pleine rupture transatlantique (droits de douane annoncés le 2 avril) : la tribune a surtout parlé de dépendance au numérique américain et de souveraineté, l'ANSSI a mis en avant NIS 2 et la loi Résilience pour les petites structures, et le Zero Trust a été présenté comme une philosophie de « confiance contextuelle » plus que comme un produit.
Pour ses dix ans, dotJS a fait du navigateur et de l'appareil de l'utilisateur le centre de gravité (local-first, IA via WebGPU, Navigation API, compression par dictionnaires partagés) tout en ouvrant la porte aux agents IA (MCP, GenAIScript) et à la robustesse en production (OpenTelemetry dans Deno, mémoire de Node.js).
Une édition très technique et assez peu « IA » : passage à l'échelle des grosses apps (modularisation, build, dette, ownership), qualité et performance mesurées, accessibilité et éthique portées par la communauté française, l'IA restant cantonnée à des outils (Gemini dans Android Studio) et à des expérimentations assumées comme bricolées.
L'édition « retour aux sources » a remis l'IA à sa place d'outil : keynotes qui démystifient (Luc Julia), contestent (Monsieur Phi) ou politisent (Coelho, Mielczareck) l'IA, et un programme où les talks les plus suivis portent sur l'architecture, la performance, la sécurité et le produit.
Une édition dominée par des keynotes de sciences humaines (robustesse du vivant contre culture de la performance, critique des chiffres, réseaux sociaux et démocratie, design militant), prolongée côté tech par un retour aux fondamentaux de l'architecture (Martraire, pattern Hive, feature flipping) et un regard lucide sur l'IA (RAG, LLMs, interprétabilité).
En mai 2025, quatre événements très différents (produit, UX, PHP, agilité) se retrouvent sur une idée : le concret l'emporte sur le grand discours, qu'il s'agisse de retours d'expérience chiffrés, d'un legacy modernisé pas à pas ou d'un CFD tenu dans un tableur. L'IA y prend toutes les places, de l'affiche de La Product Conf à la quasi-absence chez les développeurs PHP et les agilistes strasbourgeois, et l'UX rappelle ce que le produit a laissé hors champ : la responsabilité sociale et écologique.
Lille, Lyon, Poitiers · Théâtre La Comédie (Lille), CPE Lyon (Lyon), Chez Maurice (Poitiers)
Une journée PHP très « artisanat logiciel » dans trois villes : reprise de legacy et clean architecture, performance (cache prédictif, lazy-loading, workers, Black Friday), qualité des tests et sécurité de l'écosystème, avec une IA encore très discrète au programme.
Une édition dominée par l'IA (produits IA différenciants, interfaces qui disparaissent, IA au quotidien du PM), avec en contrepoint un fort retour aux fondamentaux business : ROI du produit, product-led growth, modèles économiques et dynamiques d'équipe.
Sous le thème de la transmission, l'édition 2025 a surtout parlé de responsabilité du designer (écologie, vivant, inclusion, accessibilité) et de l'IA comme amplificateur à cadrer, avec des REX concrets (PayFit, La Redoute, beta.gouv) mieux reçus que les grands discours.
Une édition agile « généraliste », tournée vers les personnes et l'organisation plutôt que vers l'IA : redonner leur place aux managers (Lambert), une équipe qui survit un an sans PM ni QA (Breda), des CFD pour prévoir sans se raconter d'histoires (Goodwin), Org Topologies pour outiller le design d'organisation (Moreau), le tout dans un format gratuit d'une journée avec speed coaching.
Juin 2025 oppose deux récits de l'IA : à VivaTech, Mistral Compute et les usines à tokens font de l'infrastructure IA un enjeu de souveraineté ; dans les conférences communautaires, l'IA est tenue à distance ou abordée par sa surface d'attaque (RAG qui fuient, MCP, code à relire). Ailleurs, le mois parle craft et tests, plateformes jugées à leur adoption, autonomie numérique par l'open source, et d'une agilité qui répète que le problème n'est pas le framework mais la culture et la confiance.
Paris · Paris Expo Porte de Versailles (halls 1 et 2.2, Dôme de Paris ; NVIDIA GTC Paris en hall 7.3)
VivaTech 2025 a été l'édition de Mistral Compute : la keynote de Jensen Huang et la session avec Emmanuel Macron et Arthur Mensch ont fait de la souveraineté de l'infrastructure IA (calcul, cloud, puces) le récit central, pendant que l'IA, désormais présente chez 40 % des exposants, passait de la promesse aux agents et à l'IA physique.
Une 11e édition de proximité, centrée sur l'humain plus que sur les frameworks : transformation, décision collective, management, relation au travail et jeux sérieux, sans aucune session consacrée à l'IA.
Un forum ouvert de deux jours placé sous le signe de l'expérimentation, où la keynote d'Assâad El Akremi sur la confiance et l'optimisme lucide dans un monde BANI a donné le ton, et où l'IA dans les équipes agiles a été le sujet de débat le plus récurrent.
Une première édition sous le nom DevLille très « craft » et très humaine : l'IA est partout mais abordée sous l'angle de la sécurité, de l'enseignement et de l'architecture, les sessions les mieux notées parlent de tests, de qualité et de culture d'équipe, et deux keynotes engagées (langue inclusive, écologie) divisent le public.
Une journée 100 % retours d'expérience où l'on industrialise à l'échelle (2 000 clusters Kubernetes, 400 projets CI/CD, 200 applications OpenShift), où l'on mesure l'empreinte du cloud avant de la réduire, et où l'IA générative apparaît outillée et encadrée (assistant de code maison, revue de code par agent, transcription Whisper) plutôt que magique.
Lille · Université Catholique de Lille (bâtiment Michel Falise)
Une édition très « transformation » : de Spotify vu de l'intérieur à Lectra, AXA ou une DSI ops bancaire, les speakers martèlent que le problème n'est jamais le framework mais la culture, les dirigeants et le dialogue, et que copier un modèle (Spotify, SAFe) sans ses valeurs produit du « fake agile ».
Un BreizhCamp résolument artisanal et peu porté sur l'IA (deux sessions seulement) : craft et architecture modulaire, accessibilité, sécurité et sobriété dominent, et la keynote des Restos du Cœur devenus « cloud provider » open source donne le ton, « 1 € dépensé, c'est un repas qui n'est pas distribué ».
Sunny Tech 2025 a tourné autour de l'autonomie technique : souveraineté et open source (keynote de Jean-Baptiste Kempf, IA auto-hébergée, xz-utils), sécurité des usages de l'IA (MCP, RAG, keynote de Brian Vermeer) et pratiques d'équipe pragmatiques (tests, legacy, revue de code en mob), le tout dans une ambiance estivale saluée par les rares retours publics.
Sous un thème d'ouverture alarmiste sur l'IA, leHACK 2025 est resté une convention de technique pure : Active Directory et Windows toujours au centre, retours de terrain sans filtre marketing, et une nuit de wargame que les participants racontent comme le cœur de l'expérience.
Juillet 2025 réunit trois mondes : un sommet business de l'IA (RAISE), une conférence de développeurs (Riviera DEV) et une journée agile (Agile Lyon). Le contraste porte sur le rythme : RAISE répète que la vitesse d'exécution est le seul avantage durable, quand Riviera DEV et Agile Lyon défendent le contexte, la mesure et l'erreur regardée en face plutôt que le modèle à copier. Point commun des deux scènes techniques : le code généré accélère, mais la vérification devient le goulot.
Une édition tournée vers l'erreur comme matériau d'apprentissage et vers l'autocritique des coachs agiles : dogmatisme, transformations imposées et matrices de maturité y sont démontés, au profit de l'invitation, de la sécurité psychologique et d'une agilité « fluide » qui accepte le cycle en V quand il sert.
Une édition très ancrée dans le terrain : l'IA est présente (keynote de Monsieur Phi contre les « perroquets stochastiques », RAG, coder avec l'IA), mais ce sont les retours d'expérience concrets (Restos du Cœur devenu cloud, Amadeus, Spotify, backdoor XZ) et l'esprit « We're not just coders » qui donnent le ton.
Un sommet business de l'IA plus que technique : infrastructure et énergie, souveraineté européenne, agents en entreprise et argent (levées, ARR, valorisations) dominent, avec une conviction partagée par la plupart des intervenants : la vitesse d'exécution est le seul avantage durable.
En septembre 2025, sept événements aux publics très différents se rejoignent sur une idée : ce qui compte se mesure au contact des vrais usages, pas dans les indicateurs de façade. Côté IA, AI Engineer Paris et le JUG Summer Camp disent la même chose des agents : le contexte compte plus que le modèle, et l'autonomie se dose. Ailleurs, l'IA est tenue à distance au profit du flux, du craft, d'une agilité regardée sans complaisance, de l'ouvert et de l'inclusion.
Une 16e édition très IA agentique et MCP (Laforge, Grall, Remise, Gonzalez), contrebalancée par un fort courant retour aux fondamentaux : transactions Postgres, types métier, HTMX, terminal, ADR, sécurité offensive, le tout ouvert par une keynote sur le quantique et la souveraineté européenne.
Retour d'Agile Pays Basque après la pause Covid, sur une journée dense à trois salles : une programmation sans langue de bois sur les dérives de l'agilité (« Dark Agile »), équilibrée par des REX de devs impliqués dans le produit et de craft appliqué au legacy.
Une édition très « retour aux fondamentaux » : la transformation compte plus que l'étiquette agile, on mesure ce qui est terminé et utile au client plutôt que les story points, et on regarde le système et les humains avant les rituels.
Pour sa première édition européenne, AI Engineer Paris a montré une ingénierie IA qui passe de la démo à la production : agents outillés par MCP, contexte et mémoire comme vrai problème, évaluation continue plutôt que benchmarks, et une scène parisienne qui mise sur l'ouvert et l'efficace (Mistral, Kyutai, H, ZML, pyannote, BFL).
Sophia Antipolis · Université Côte d'Azur, Campus SophiaTech, site Les Templiers (bâtiment F)
Une édition entièrement filée sur la métaphore culinaire (« L'agilité, ça se cuisine ensemble »), ouverte par un chef pâtissier et dominée par les ateliers de simulation (restaurant, cuisine, cheese toast) pour apprendre le flux, le WIP et la collaboration, avec en contrepoint des conférences sur la vélocité, les prévisions Kanban et une refonte SAFe à l'Urssaf.
Pour ses 20 ans, Paris Web a fêté son ADN inclusif (LSF, vélotypie, salle calme) et martelé une idée : la conformité ne suffit pas, il faut tester avec les personnes concernées et s'attaquer aux causes systémiques de l'exclusion, sur fond de méfiance assumée envers l'IA.
Paris · Cité des Sciences et de l'Industrie, Centre des Congrès
PyData Paris 2025 a montré un écosystème scientifique Python qui mise sur la performance et l'interopérabilité (array API, free-threading, Arrow, Polars) et sur la santé de ses communautés open source, avec une IA générative abordée surtout sous l'angle de la fiabilité en production et de ses effets de bord.
En octobre 2025, onze événements parlent d'IA mais trois seulement en font leur vedette, avec un même verdict : elle remplace des tâches, pas l'expertise, se traite en ingénieur, et l'agentique reste surtout au stade du POC. Le mois est aussi celui d'un retour aux fondamentaux (SQL, run, petits pas, fondations data), d'une souveraineté qui passe du discours aux licences, d'une agilité qui fait son examen de conscience et d'une attention forte à l'humain, l'inclusion et la sobriété.
Ouverte par Cédric Villani sur la souveraineté et le coût écologique de l'IA, l'édition 2025 a mis l'IA agentique partout dans le discours, mais les retours les plus solides rappellent qu'on en est encore au RAG, aux assistants et à des fondations data (lakehouse, data mesh, gouvernance « offensive ») à consolider avant de passer à l'échelle.
Une conférence communautaire au ton artisan : l'IA générative s'y construit à la main (petits modèles locaux, MCP, évaluation), la souveraineté numérique passe du discours de Linagora aux licences et aux alternatives open source, et la track Découverte célèbre la transmission entre générations de makers.
Une journée mono-track sur la qualité logicielle vue comme une affaire de sens et de pragmatisme : nommer, modulariser, typer, rendre accessible et observable, avec en fil rouge l'idée que l'IA ne dispense pas des développeurs qui savent ce qu'est un bon code.
Swift Connection 2025 s'est jouée entre deux nouveautés d'Apple décortiquées (Liquid Glass, Foundation Models) et l'irruption du développement agentique jusque dans la keynote de clôture, avec en fil rouge un conseil très pragmatique : s'appuyer d'abord sur ce que la plateforme fournit (composants natifs, accessibilité, SDK) avant de réinventer.
En 2025, l'IA entre à Agile en Seine par la porte de la crise d'identité : pendant que keynotes et démos montrent des agents capables de produire le travail d'une équipe produit en quelques minutes, le métier de coach agile fait son examen de conscience, et le consensus se dessine : l'IA remplace des tâches, pas l'expertise, qu'elle rend au contraire plus nécessaire.
Marne-la-Vallée · Hotel New York – The Art of Marvel, Disneyland Paris
Pour ses 30 ans, PHP s'est montré moins nostalgique que tourné vers l'avenir : un écosystème qui se modernise en supprimant (Symfony 8, PECL remplacé par PIE), qui mise sur FrankenPHP et la PHP Foundation pour sa performance et sa soutenabilité, et qui aborde l'IA de façon pragmatique, en rappelant que le code n'a jamais été le but.
Un DevFest très IA mais pas seulement : les talks les plus commentés sont des REX concrets et des sujets de fond (PostgreSQL, Kubernetes, run en prod, accessibilité, Factorio), dans une ambiance « Contes & Légendes » unanimement saluée.
Une journée Kubernetes et cloud native très concrète (scale-to-zero, secrets, observabilité, tests, migration de cloud), où l'open source est discuté sous l'angle gouvernance et licences et où l'IA apparaît à la fois comme outil, menace et facture carbone.
Une édition résolument centrée sur l'humain (bien-être, posture managériale, décision collective, rapport à l'échec) où le public a plébiscité le concret incarné (analyse de processus pas à pas, REX de transformation, mises en situation) et sanctionné sans ménagement les talks jugés improvisés ou trop auto-promotionnels ; l'IA, omniprésente ailleurs en 2025, n'y apparaît qu'en toile de fond.
Une édition entièrement tournée vers la question « quel impact réel a l'agilité ? » : un programme de bilan lucide (agilité mimée, mesure, effets secondaires) où l'IA n'occupe qu'une place minoritaire face aux sujets humains, systémiques et régénératifs.
Une PyConFR communautaire, gratuite et très « libre » pour les 20 ans de l'AFPy : beaucoup d'outillage concret (tests, packaging, docs, htmx, lakehouses), une IA abordée avec prudence et esprit critique, et un fil rouge fort sur l'inclusion et le soin des personnes.
Quatorze éditions, de Gardanne au Grand Palais, disent la même chose sous des angles différents : l'IA amplifie ce qui existe, elle ne décide pas, sa fiabilité vient de l'ingénierie qui l'entoure, et ni un modèle, ni un framework, ni une méthode ne font la transformation. La valeur vient de la qualité interne et des basiques tenus dans la durée, et la souveraineté se ramène partout à la maîtrise de ses dépendances, de ses coûts et de son énergie.
La souveraineté a cessé d'être un slogan pour devenir une discipline d'architecture et de gestion du risque, du data centre (réseau électrique saturé, acceptabilité locale) jusqu'au pipeline DevOps (FinOps, agents, LLMOps), avec la confiance et la gouvernance présentées comme le vrai avantage compétitif européen.
Gardanne · École des Mines de Saint-Étienne, Gardanne
Une dernière édition annoncée comme telle, faute de sponsors et d'inscrits payants, dont le programme (33 sessions) penchait vers l'humain et le collectif : intelligence émotionnelle, sens du travail ensemble, préserver l'agilité quand l'entreprise grandit.
Une journée sur la fiabilité de l'IA en production : typer et contraindre les sorties des LLM (Gupta, Louf), confier aux petits modèles les tâches ennuyeuses (Potencier), faire collaborer des agents qui se vérifient entre eux (Polu), tout en rappelant que l'humain reste dans la boucle et que l'autonomie des agents en production n'en est qu'au niveau 2 (Palcuie).
Une édition resserrée sur le retour aux fondamentaux du craft (qualité interne, TDD, trunk-based development, décision et modélisation) face à l'IA présentée comme un amplificateur qui ne remplace pas la théorie du programme portée par l'équipe, et la dernière avant une pause de NewCrafts en 2026.
Pour ses dix ans, BDX I/O a placé l'IA au centre sans en faire un sujet unique : une keynote sur l'impossibilité de prédire le futur, un développeur qui passe de la syntaxe au jugement, des REX chiffrés sur le coût (réel et carbone) des LLM, et à côté, des sessions très techniques et sans IA (Kafka 4, Kyverno, live coding de labyrinthes) parmi les plus saluées.
Labège · Centre de Congrès et d'Exposition Diagora
Un DevFest généraliste à six salles où les rares retours publiés dessinent un fil conducteur inattendu : la sobriété logicielle, de l'architecture d'Another World (1991) au backend tout-Postgres et à l'IA locale sans LLM géant.
Une édition très fréquentée (1 400 participants annoncés, contre 1 200 en 2024) où le Libre s'est affirmé comme projet politique et condition de la souveraineté numérique, porté par des retours concrets de migration (Échirolles, Restos du Cœur) plus que par la technique pure.
« L'agilité et au-delà » : une édition qui prend ses distances avec l'agilité de façade (frameworks plaqués, métriques détournées, rôles transformés en postes) pour revenir au vivant et au système — robustesse et polarités (Iordanoff), intelligence collective mesurée (Moussaïd), transformations centrées sur le sens et les humains — tandis que l'IA reste un outil au service du jugement humain, abordé avec prudence.
Une journée gratuite et éclectique où l'IA est partout mais regardée sans naïveté (reviewer plutôt que builder en UX, failles des LLM, MCP, assistants open source), encadrée par trois keynotes hors code — pédagogie et agilité (Thomas Chopin), souveraineté numérique (Quentin Adam), handicap et accessibilité (Luca Chapiteau) — et des REX d'équipes qui misent sur les basiques tenus dans la durée (feature flags, découpage, clean archi).
Pour le retour d'Octave Klaba à la direction générale, OVHcloud a fait de l'IA agentique et de l'inférence (partenariat SambaNova, agent SHAI, serveur MCP, CLI) le fil rouge d'une keynote qui se présente en « acteur systémique européen », avec la souveraineté portée par les clients invités (LCH, Commerz Real, Bitdefender, Bouygues) plutôt que par OVHcloud.
Un DevFest à taille humaine et très communautaire (~300 personnes chez Epitech), au programme éclectique plutôt que tout-IA : une keynote « bidouille » sur un ordinateur 8 bits construit transistor par transistor, de la sécurité des applications LLM, de l'accessibilité et des « méta-lois » de l'organisation, avec une IA traitée en outil plutôt qu'en remplaçant.
Pour sa première édition, Adopt AI a posé un diagnostic partagé : la technologie est prête, le goulot d'étranglement est l'adoption (processus à refondre, données, formation, dialogue social), le tout porté par un fort discours politique de « préférence européenne » et de souveraineté.
Une journée généraliste et très « craft » où l'IA s'invite partout sans tout dévorer (revue de code, tests, agents, LLM locaux, sécurité des LLM), aux côtés d'un fort bloc observabilité / troubleshooting de prod et d'un fil numérique responsable (smartphones réemployés, keynote Fairphone × Commown).
Une première édition saluée à l'unanimité pour son organisation (complète un mois avant, 314 propositions pour 16 créneaux), au programme dominé par l'IA appliquée à des cas concrets et par un web qui se rapproche du natif (View Transitions, WebGPU).
Décembre fait passer la souveraineté numérique du discours au chantier (cartographier ses dépendances, migrer, acheter européen) et place les agents en production sous condition : le contexte, la gouvernance et l'identité comptent plus que le modèle, et le métier de développeur glisse vers la relecture et l'intention.
Une édition entièrement consacrée à l'IA vue par les CTO, « de la hype à la réalité » : géopolitique et souveraineté, transformation du métier de développeur par les agents, retours d'expérience de scale-ups et grands groupes, et une forte dose d'éthique et d'impact, avec la promesse d'un discours « zero bullshit » ; les rares retours (invités du podcast enregistré sur place) retiennent surtout qu'il faut être acteur, sans viser de petits gains.
Une 3e édition placée sous le signe « Smarter, Faster, Everywhere » : Yann LeCun y a martelé que les LLM ne suffiront pas et que l'avenir est aux world models, pendant que la scène parisienne présentait robotique (UMA, Mirokaï), voix (Gradium) et agents en production (Dust, Mirakl, Mistral), le tout sur fond d'annonces Scaleway pour une IA européenne souveraine.
Une édition entièrement tournée vers l'IA agentique vue par la lorgnette des API : le message dominant de la scène principale est que concevoir des outils MCP, c'est toujours faire du design d'API — et que l'identité, la gouvernance et le contexte, pas les modèles, sont les vrais freins en entreprise.
Une 6e édition 100 % REX et en français où la souveraineté devient un critère de choix d'infrastructure assumé (quitter AWS, S3NS, Scaleway, Clever Cloud, SecNumCloud) et où l'IA passe du POC à la production (plateformes, code review, RAG, LLMaaS), le tout sur fond de pragmatisme : standardiser plutôt qu'empiler des outils, et ne pas mettre du Kubernetes partout.
Une édition entièrement tournée vers la souveraineté numérique européenne : les keynotes ont martelé que le problème n'est plus l'offre mais la demande (achats publics et privés), que l'open source est nécessaire mais pas suffisant, et que l'Europe doit proposer des offres intégrées capables de rivaliser avec les bundles américains.